Aujourd’hui, je jase avec JD Saint-Martin, président chez Lightspeed, une compagnie qui offre des services des gestion d’entreprise pour les PME dans le domaine de la restauration, du retail et du golf.
Lightspeed c’est 1.2 milliards de chiffre d’affaires, 3000 employés, 15 bureaux et 146K entreprises qui utilisent le logiciel à travers le monde
On retrace le parcours de JD : Grandir un peu partout avec des parents diplomates, ses études en finance et son passé en tant qu’investisseur
On couvre ensuite plusieurs points, comme :
<strong>JD St-Martin:</strong> Si vous êtes déjà allé à Orlando, c'est là où les rêves vont pour mourir, mais... Il n'y a rien de glamour d'être un entrepreneur, honnêtement, puis surtout pas au début. Si tu veux que ta compagnie fonctionne, tu vas travailler comme un malade. J'ai deux problèmes dans la vie. Je suis un « control freak » . OK. J'en prends trop tout le temps. À la base, je suis quelqu'un de très compétitif. Si tu joues contre moi au Monopoly, je vais te clencher, je vais tout faire pour gagner.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Sur LinkedIn et ailleurs, tu as annoncé que tu allais « step down » . de ton rôle à titre de président chez Lightspeed. C'est un gros move, une grosse décision. Moi, je veux savoir...
<strong>Public:</strong> What's next ? All right.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> honnêtement, si jamais vous voulez prendre une photo du sasper Noël, c'est là, man. Parce que, genre, j'ai chaud, man. Je comprends pas. Les old school dudes qui font ça dans les malls, les shopping malls, c'est des génies, man.
<strong>JD St-Martin:</strong> C'est une belle appréciation pour le rôle.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Une autre affaire. J'ai toujours regardé les hommes avec plus de virilité puis de pilosité que moi avec jalousie. Pis là, je suis comme, man, je suis même pas capable de respirer tellement que j'ai une moustache, man. Fait que je sais pas. Je sais pas comment que vous faites, j'ai encore plus de respect pour vous autres. Mais ouais, on va commencer ça tranquillement. C'est cool de voir une aussi belle gang. Je vais juste prendre une seconde, J2, si tu permets. Parce que là, t'arranges-toi-tu ?
<strong>JD St-Martin:</strong> T'enlèves ta barbe au moins, là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est trop chaud, non ? Yeah, tu crois ? Ah Ouais T'sais, man, j'ai passé ça, c'est dépense de compagnie, en plus. Le comptable a dit, as-tu la facture costume Père Noël plus 16 ? T'sais, j'ai juste gardé la brand, puis on va ouvrir ça un peu. All right. J'ai des cheveux un peu partout. J'ai dit, c'est le moment awkward où que je vais faire les remerciements que j'ai à faire.
<strong>Public:</strong> Go for it.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis, me déshabiller en même temps. Le premier remerc... J'ai les cheveux dans la face. Ça n'a pas de sens. Le premier remerciement que j'ai à faire, premièrement, c'est à vous. C'est tout le temps ça. Il y a du beau monde, du monde bright, intéressant, qui font des trucs le fun, qui se pointent. À chaque événement, SaaSpasse. Puis ça serait fucking awkward si vous n'y venez pas. Fait que merci beaucoup d'être là. C'est le dernier qu'on fait live cette année. Ça a été une grosse année pour une petite équipe, honnêtement. On l'a tenue dans le rod. On a lancé beaucoup de... nouilles sur le mur, pis y'en a trop qui ont collé. Dans ce temps-là, soit tu rock'n'roll ou ben tu sors la spatule pis t'essayes de... On verra, hein ? On va prendre les fêtes pour réfléchir, j'dis, j'te parlerai pas de tout ça tout de suite.
<strong>JD St-Martin:</strong> C'est quoi le Père Noël pour recharger ? C'est quoi ton plan ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Le Père Noël, man, ça permet quelque chose de très pas hardcore founder qui va vibe-coder pendant les fêtes, mais je prends un mois off, man. Ouais, j'vais peut-être un peu vibe-coder parce que Claude Codd, de 4.5, s'est rendu rock'n'roll en tabarouette. Mais le deuxième remerciement, Jidé, pendant que tu fais ça, voici ma transition. Deuxième remerciement, évidemment, c'est Lightspeed. Fait que, je veux dire, le bureau, la bouffe, les drinks, notre interviewee, le staff qui a aidé. Je veux juste qu'on dise un gros merci à Lightspeed de nous accueillir. C'est vraiment nice.
<strong>JD St-Martin:</strong> Merci tout le monde de Lightspeed.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Sinon, moi, j'ai quelques annonces en mitraille à faire. Puis après ça, on va rentrer dans le creux de la conversation avec Jidé. First and foremost, on a un prochain show live le 29 janvier chez Nexap et Axify à Québec. Fait que le monde qui sont plus dans mon hood de Québec, vous viendrez nous voir là. Ça va être un jeu du soir. On annonce les billets la semaine prochaine sur Evenbright puis sur la bannière de notre site web. Il y a une job du mois cette semaine, cette semaine, ce mois-ci dans le fond pour SaaSpasse. La job du mois de décembre, c'est Matador AI. C'est du conversational AI et plus pour des concessionnaires. Ils cherchent un marketing manager. J'ai eu une cool convo avec Nick Cossette, le co-founder. Donc, vous pouvez aller voir sur saspace.com slash lajob du mois. Ça prend un S, moi. C'est bon. All right. Moving on. Sinon, SaaSpasse, ça serait pas possible de vivre puis de grandir si on n'avait pas des partners annuels. Nos partners annuels certifiés, je veux toujours leur faire un shout-out. Donc, on a le chiffre, bras droit, finance, puis fiscal. Ouh OK, les chiffres sont venus, man. Let's go. J'ai pas mes lunettes. Je vois rien, man. Tabou. Oh shit, oh shit, ça sait comment utiliser des fichiers Excel dans le bac. Cool, Anne-Marie, honnêtement, une chance qu'elle est là, puis qu'elle m'aide, sinon ça ferait dur en tabarouette mes finances. Le chiffre, bras droit, finances, fisca et plus des entrepreneurs tech. Sinon, on a Léviat Legal, je ne sais pas si les boys et girls de Léviat ont pu se pointer, je pense qu'il était squeezé entre plein d'affaires. Il se passe beaucoup de choses le 4 décembre, mais bon, une firme d'avocats qui parle le langage des founders tech, une icône. qui sont un certified partner, qui ont gagné un prix avec AWS récemment, qui s'appelle le Canada Rising Star Consulting Partner of the Year. C'est long, un crisque comme prix, mais félicitations, honnêtement, c'est comme une étoile polaire, puis ils ont un SaaS maintenant, la gang de unicorns qui s'appelle Stable pour vos fin-ups, vous irez voir ça. Sinon, j'ai Baseline, les geeks et les doers qui font du high-level, low-level, des high, ils vous accompagnent, ils ont un paquet de manières de travailler avec des workflows de l'automation, mais de la donnée puis des modèles modernes. Puis last, but definitely not least, on a un nouveau qui se joint au Crew l'année prochaine. Un nouveau partner. Moi, j'ai toujours voulu avoir un partner financier parce que je n'ai pas d'argent. Puis entre autres, blague à part, comme le Capital, c'est un produit qui aide à nourrir puis faire grandir les business. Fait que je trouvais ça un non-sens qu'on n'ait pas un partner financier. Puis l'année prochaine, on a Finalta Capital, qui est un des plus gros fonds de financement non dilutif pour les entreprises tech au Québec et au Canada, pardon. Finaltechcapital.com, on va faire du content avec eux. On va vous les faire découvrir, leur expertise, leur gang. Mais je veux juste dire merci à tous ces partners-là. Puis j'ai fini mes annonces. Merci à tous. JD Saint-Martin, comment tu vas, mon vieux ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Ça va très bien. Ça va très bien.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> En peu de temps, c'est la deuxième fois que je partage un stage avec toi. Oui,
<strong>JD St-Martin:</strong> exact. La dernière fois, c'était à Revstar. Revstar, c'était notre MC.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'était insane. C'était un sacré bel event. Puis là, dans le fond, ça va être mieux, Rassour.
<strong>JD St-Martin:</strong> There you go. C'est un événement, SaaSpasse, c'est normal.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> GD, pour le monde qui ne te connaissent pas déjà, qui sont la première fois dans vos bureaux, ton nom profile rapido, qu'on catche le personnage.
<strong>JD St-Martin:</strong> Oui, mon nom, en fait, tout le monde m'appelle GD ou JD, mais mon vrai nom, c'est Jean-David. Alors, pour info, c'est juste ma femme et ma mère qui m'appellent comme ça, donc ne commencez pas à m'appeler Jean-David. JD Saint-Martin, je viens d'Ottawa. Techniquement, je suis né à Ottawa de parents diplomates. Pourquoi je vous dis ça ? J'ai grandi dans huit différents pays quand j'étais jeune, durant ma... formation scolaire et académique. C'était quel ton préféré, le J2 ? Mon préféré, c'est une question difficile. Je pense que ça va être le Maroc.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Charlotte à Fatima, une collègue de SaaS-Port qui travaille du Maroc.
<strong>JD St-Martin:</strong> Let's go Je ne m'attendais pas à ça. Plein de surprises. Let's go, Fatima Ouais, fait que c'est ça. Donc ça, ça a été un peu ma jeunesse, mon enfance et mon éducation. J'ai fait des études en comptabilité et finances. J'ai commencé ma carrière. En fait, mon premier stage en tech, c'était chez Nokia. On en avait parlé rapidement à Revstar, donc D-BAC 2007. Puis ensuite, j'ai commencé une carrière peut-être plus professionnelle après mes études à la maîtrise chez G-Equity à Londres, donc en investissement. Après, Téralis Capital, shout-out à Téralis. Probablement certains qui vont écouter le pod qui sont chez Téralis. Donc, j'ai commencé ma carrière dans le monde de l'investissement en tant qu'investisseur. Puis, j'ai pris la piqûre. Puis, j'ai décidé de lancer ma business avec mon collègue à l'époque de Téralis, qui est Guillaume, qui était sur ton pod. Guillaume Jaquet.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Bonjour, Guillaume.
<strong>JD St-Martin:</strong> Exact.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'ai les cheveux dans la face.
<strong>JD St-Martin:</strong> Puis, d'ailleurs, d'autres qui sont venus sur ton pod. J'ai vu Alexis qui était chez Chrono. donc euh Donc voilà, on a lancé ça pendant six ans, puis cette business-là a été achetée par Lightspeed. Donc c'est comme ça que je me suis joint à Lightspeed en 2019.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis aujourd'hui, ton titre, je dis, c'est président.
<strong>JD St-Martin:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis pour un noob des compagnies publiques comme moi, j'ai toujours eu de la misère à comprendre la différence entre président et CEO pour une compagnie de ton emploi. Fait que peux-tu juste me scouler un peu là-dessus ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Oui, pour être honnête, c'est un titre qui veut tout et rien dire. C'est un gosse. Donc je t'en veux pas.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>JD St-Martin:</strong> Puis, c'est plus récent qu'on parle de ce titre-là. Je te dirais, c'est plus dans les 5-10 dernières années que ce titre-là a fait émergence. C'est plus en anglais parce qu'en français, c'est un peu confusing. Président, c'est le CEO. Mais concrètement, ce que ça veut dire, en tout cas, chez Lightspeed, c'est que je m'occupe de toutes les équipes de go-to-market. Donc, marketing, vente, customer success. support, tout ce groupe-là est sous mon giron. Typiquement, tu dirais que ça, c'est un rôle de CRO, souvent. En fait, avant, mon rôle était de Chief Revenue and Customer Officer. Donc, c'est une évolution de ce rôle-là. Mais on avait aussi une équipe qui était plus du côté stratégie, plus GM de nos business units. Puis, on a fusionné ces deux équipes-là. Ça a donné mon rôle, je pense. OK.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il y a plein de monde qui sont là qui savent probablement ou déjà c'est quoi Lightspeed, mais il y en a un en particulier que je ne nommerai pas qui me dit je ne sais pas c'est quoi Lightspeed.
<strong>JD St-Martin:</strong> OK.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pour ce dude-là, dans la salle, comment tu ferais un pitch d'ascenseur ? Ça ne doit pas être ton premier ascenseur. Il y en a des ascenseurs ici. J'en ai pris un avec toi jusqu'à la salle que je suis supposé d'aller à Boardroom.
<strong>JD St-Martin:</strong> Frank a vu le Boardroom. Il y a 10 personnes qui ont accès à cette pièce-là ici. Bon, qu'est-ce que fait Lightspeed ? Premièrement, nous sommes dans... trois industries. L'industrie du commerce de détail, le retail. Nous sommes dans la restauration et nous sommes dans le golf, le business que j'ai fondé. Nous offrons des solutions de gestion, avant tout de gestion d'entreprise pour ces business-là, pour ces commerces-là. Donc, petites et moyennes entreprises qui ont besoin d'un logiciel de gestion qui va gérer leur inventaire, qui va gérer leurs ventes, leurs solutions marketing, leurs programmes de loyauté, l'intégration avec le logiciel comptable. Donc, typiquement, on appelle ça un point de vente. Donc, à la base, Lightspeed s'appelait Lightspeed POS. Puis, on a rebrandé ça à Lightspeed Commerce parce que, de fil en aiguille, on est venu vraiment à une plateforme pour gérer tout ton commerce. Donc, c'est ça Lightspeed. On a aujourd'hui plus de 146 000 retailers, restaurants et terrains de golf à travers le monde qui utilisent notre logiciel.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est global quand même. Est-ce qu'il y a une concentration à quelque part en particulier ?
<strong>JD St-Martin:</strong> En termes de clientèle, tu veux dire ? Donc, en commerce de détail, on est très, très fort aux États-Unis. Et en restauration, on est très fort en Europe. Donc, on a un peu cette bipolarité-là qui existe depuis déjà un bon moment parce que notre première acquisition qui nous a amené dans la restauration date de 2015. Donc, maintenant 10 ans. Mais Lightspeed en tant que tel a été fondé il y a 20 ans, en 2005, par DAX, qui est le CEO encore aujourd'hui. Oui,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il est sur ma liste de Pokémon pour le podcast. Je vais t'amener Dax.
<strong>JD St-Martin:</strong> Il va falloir que tu le fasses en anglais, par contre.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> I'm gonna do it in English, my friend.
<strong>JD St-Martin:</strong> That's right.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'ai le goût que le monde ait un sens de taille. En termes de staff, en termes de bureaux, ça ressemble à quoi l'ampleur Light Speed 1 ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Si on parle d'ampleur, peut-être un premier point en termes de revenus. La compagnie, ce qu'on a guidé cette année, évidemment, est une compagnie publique, donc je peux vous dire ce qu'on publie. C'est à peu près 1,2 milliard de chiffre d'affaires, 3000 employés, 3000 plus. Le tiers est ici au Québec. On a quand même une grosse présence au Québec. On est à travers 15 bureaux à peu près de différentes tailles. Définitivement, le château Lightspeed, comme on l'appelle, est le... plus gros des bureaux, mais on a un bureau à Londres, entre autres, qui est un peu comme notre siège social européen. On a un paquet de bureaux en Europe. On a des bureaux en Australie, en Nouvelle-Zélande, donc on est un peu partout. Puis c'est en fonction de où sont nos clients, finalement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> La question qui tue, c'est, y a-tu un drapeau Lightspeed de planté sur le top des 15 bureaux ? Non, non,
<strong>JD St-Martin:</strong> pas les 15, malheureusement. On y travaille très fort. Parce que moi, je suis arrivé à Québec,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> mon GPS de Québec, le monde de Montréal aime ça, le monde de Québec. Je sais pas c'est où, il y a un château avec un drapeau, tu peux comme pas vraiment te tromper.
<strong>JD St-Martin:</strong> C'est quand même baller. C'est sûr qu'il y a un côté un peu mégalo à tout ça, mais il s'avère qu'on a tous les étages de la façade du building. Pour ceux qui écoutent et qui sont pas venus ici, c'est la gare Vigée à Montréal. On a toute l'ancienne gare Vigée qui est une gare de train. Il y a un hôtel, puis qui est aussi maintenant, aujourd'hui, le bureau Lightspeed, le château Lightspeed. Comme on a tous les étages, c'était logique d'ajouter le petit drapeau au-dessus du château.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ton histoire actuelle, en tout cas, le cliffhanger, c'est ça qu'on fait en storytelling. On dit, JD a fait une grosse annonce, puis il a dit qu'il y avait un nouveau chapitre qui s'en venait. On va en parler tantôt. Vous êtes comme, je n'ai pas le choix de rester, je ne peux pas aller aux toilettes, il faut que je sache. C'est comme ça qu'on va le faire, mais ton histoire est en train de se terminer, l'histoire dans le château. Mais elle a commencé, genre, avec Guess, dans les chiffriers Excel, puis après, sur les terrains de golf.
<strong>JD St-Martin:</strong> Ouais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Right ? Ouais. Fait que là, comment qu'un analyste en investissement, c'est ça ton titre chez Terralis,
<strong>JD St-Martin:</strong> je pense,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> fait genre, tu sais quoi, fuck it, j'ai la piqûre, founder, moi, je lance un SaaS, genre. Ouais. Comment ça arrive ? Moi,
<strong>JD St-Martin:</strong> mon background, puis à la base, ma genèse, je fais des études en comptabilité et finances, donc finances d'entreprise. Puis en effet, bon, quand je travaillais chez Terralis ou G, j'étais dans des modèles financiers all day, every day. Qu'est-ce qui m'a amené à lancer une entreprise ? Bien, honnêtement, chez Téralis et même à certains égards chez GE, je côtoyais des entrepreneurs qui sont parmi vous, la plupart d'entre vous sont dans la pièce, vous êtes des entrepreneurs. Puis, il s'avérait qu'on investissait dans des compagnies comme les vôtres. Puis, j'avais vraiment ce sentiment que c'était un peu étrange finalement de vous donner des conseils puis d'investir dans vos business puis franchement pas savoir c'est quoi au quotidien d'être un entrepreneur. Donc, à la base, ça vient vraiment de... de cette curiosité-là. Je suis quelqu'un de quand même très curieux à la base. Puis je me suis toujours dit, depuis le début, que ça me rendrait un meilleur investisseur. de vivre la raide d'entrepreneur. C'était vraiment ça qui a lancé, de mon côté, le souhait de lancer quelque chose en me disant « Worst case scenario, ça ne marche pas, no big deal. Je finirais quand même par retomber sur mes pieds et je retournerais en finance et travailler en finance. » C'est un peu ça qui a démarré le truc.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ce que je trouve intéressant, c'est que, mettons, en investissement, tu dealais déjà avec le concept de risque, mais le risque était quand même distant, right ? toi, tu devais le calculer, tu devais le modéliser, tu devais faire des shots en fonction... Ces business-là vont-ils fonctionner ou pas si on investit là-dedans ? Y'a-tu une bonne chance qu'il y ait un ROI ou pas ? Mais quand tu mets les culottes ou les souliers de founders, là, c'est comme ton... Le risque, il est moins distant. Il est genre... Il est toi, genre, c'est ton network, ton nom, ta réputation, toutes ces affaires-là. Fait que, t'avais-tu déjà un appétit pour le risque ? T'avais-tu déjà pris des risques pendant le perso ? Comment tu voyais ça où t'étais juste YOLO ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Je te dirais qu'en termes de personnalité, je suis toujours quelqu'un de partant. No matter what, let's go. Je suis quelqu'un d'hyper intense qui est toujours on the go. Ça, c'est sûr que ça vient me chercher au niveau de l'entrepreneur. Par rapport à la prise de risque, j'ai envie de dire, comme je disais à l'instant, lancer sa business quand tu es à la fin vingtaine, tu n'as pas d'enfant. À l'époque, j'étais au... au début d'une relation, qui est maintenant ma femme, avec qui je pense, Sabrina, et on a deux enfants. Mais à l'époque, tu sais, il n'y avait pas les grosses responsabilités, on n'avait pas d'enfants. Donc, pour vrai, je n'avais pas l'impression qu'on prenait beaucoup de risques, honnêtement. Puis, je trouve qu'on crée peut-être un peu ce sentiment-là pour ceux qui veulent peut-être se lancer, que c'est vraiment risqué de se lancer, mais tu sais, lancez-vous, puis vous allez apprendre plein de choses. Puis moi, c'était un peu ça la mentalité. Je me disais... Peu importe ce qui va se passer, ça va me rendre plus pertinent dans le métier que je faisais à l'époque. Fait que c'était vraiment dans cette logique-là. Après, à la base, je suis quelqu'un de très compétitif. Si tu joues contre moi au Monopoly, je vais te clencher, je vais tout faire pour gagner. Dans ce contexte-là, ou n'importe quel autre jeu, by the way. Fait que c'est sûr qu'après, je suis tombé dans le concept de dire, je me suis lancé dans cette affaire-là, il faut que je gagne. Comme, no matter what, I have to win at this game. Mais je ne me suis jamais vraiment posé la question de est-ce que c'était risqué en tant que tel, pour vrai.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que c'est quoi le delta ou la diff la plus forte entre ton passé d'investisseur et quand tu es arrivé sur la réalité de terrain d'être founder ? C'est quoi que tu t'es, opérationnellement, ou au jour le jour, tu as fait, « Oh shit, je ne m'attendais pas à ce que ça soit de moi, mais je ne l'ai pas vu venir, mettons. »
<strong>JD St-Martin:</strong> Je te dirais, il y a ce que les gens lisent, puis là, je vais parler aux entrepreneurs de la pièce, ils vont dire comme « no shit » , mais il y a ce que les gens lisent sur l'entrepreneuriat puis la réalité d'être un entrepreneur. Puis bon, moi qui étais analyste à SoShit dans un fonds d'investissement qui gagnait quand même bien sa vie, puis qui avait un cadre, un environnement quand même assez confortable. Il n'y a rien de glamour d'être un entrepreneur, honnêtement, et surtout pas au début. Je pense que le « oh shit » moment, pour revenir à ce que tu viens de dire, c'est de réaliser à quel point tu fais tout, et tu es vraiment dans la poutine au quotidien. Tu as des problèmes dix fois par jour, non-stop. C'est ça. Ce que tu as lu sur TechCrunch et la réalité, ça n'a rien à voir. Mais moi, je suis tombé amoureux de ce grind-là. Fait que tu sais, je dis toujours à la blague, nos premiers bureaux, tu sais, c'est moi qui sortais les poubelles, c'est moi qui faisais la déco, c'est moi qui amenais les plantes pour que ça a l'air un peu nice pour les premiers recrues. Puis ça me dérangeait pas, comme j'aimais faire ça, j'ai apprécié le journey qui vient avec ça, mais c'est sûr que ça a été un sacré choc. Puis tu sais, à Revstar, je faisais la blague pour ceux qui étaient là de montrer mon T4 de cette année-là quand on a parti la business où, tu sais, je suis passé d'une job qui faisait, tu sais, six chiffres à... un très petit chiffre l'année d'après avec une hypothèque et tout, c'est sûr que ça pince un peu. Mais ça fait partie du jeu. Puis je pense que c'est important de tomber un peu, à mon avis, de tomber un peu amoureux de ce journey-là puis de réaliser à quel point ça fait partie de cette aventure-là puis c'est important de le vivre, ce côté-là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pourquoi ce jeu-là s'est traduit par... Une business qui aidait les golf club owners ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Beaucoup trop de vin. Vraiment, là ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est juste trop de vin, en fait. Vino brainstorm avec Guy, puis... En fait,
<strong>JD St-Martin:</strong> Guillaume, mon cofondateur, on est devenus quatre cofondateurs. On a fait plein de conneries au début. On était un plus, etc. On pourra parler de ça si tu veux. En fait, Guillaume Jaquet, qui est mon partner dans cette business-là, partner principal dans la business, était mon collègue. Donc, nous, on est deux financiers purs et durs, à la base. Mais le frère de Guillaume, c'est un professionnel de golf, Frédéric Jaquet, qui est en fait à la genèse de la business. C'est vraiment Fred.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je ne savais pas ce bouton.
<strong>JD St-Martin:</strong> Oui, puis Fred, à l'époque, pour ceux qui connaissent la région Ottawa-Gatineau, travaillait au Château-Cartier. Let's go. Clif de golf, Château-Cartier à Gatineau. Puis autour d'une soirée bien trop arrosée, avec trop de vin, du bon vin. Ils viennent de Bourgogne, les deux, donc c'est de l'excellent vin qu'on boit avec ces deux personnes que j'affectionne particulièrement. En fait, il nous parlait de son quotidien avec le logiciel vraiment boboche qui était utilisé au Château-Cartier à l'époque. Puis Guillaume et moi, on s'est regardés et on est comme « Dude, there's something here » . Puis en fait, on voulait lancer quelque chose et c'est comme la première idée vraiment. sur laquelle on a accroché puis and we never looked back. C'est comme ça que c'est parti. Puis après, on a rencontré notre développeur qui est devenu le CTO, Seb et tout.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Ça veut dire que vous n'étiez pas en mode dogfooding, genre on règle notre propre problème. Vous, vous n'étiez pas nécessairement des joueurs, owners.
<strong>JD St-Martin:</strong> Je te dirais Fred, oui, parce que Fred utilisait le logiciel. Revenons au Founder Market Fit. C'était lui le Founder Market Fit. Comme lui, il savait ce que c'était d'opérer un terrain de golf. Quand je dis un professionnel de golf, encore juste pour ajouter, j'ai parlé du Château-Cartier c'est pas glamour, il est pas sur le PGA Tour je sais qu'il aimerait ça mais il s'est jamais rendu là malheureusement Fred, mais il est un super bon golfeur nevertheless il s'est jamais rendu PGA c'est vraiment, c'est comme jouer dans la Ligue Nationale c'est compliqué mais il est un amoureux de golf, un excellent pro de golf donc un enseignant à la base, c'est un pro de golf, c'est un enseignant dans un terrain de golf puis il travaillait derrière le le comptoir aussi pour gérer la boutique du terrain de golf. Donc, c'est comme ça que, bon, bon an, mal an, il a réalisé c'était quoi l'infrastructure tech d'un terrain de golf. Fait qu'il y avait du dogfooding. Puis, en fait, nos premières ventes, au début, c'était Fred avec son bâton de pèlerin qui allait voir des terrains de golf dans son réseau puis qui voyait s'il y avait un intérêt. Puis, là, on s'est tous mis à faire ça. Puis, moi aussi, là, j'allais voir des terrains de golf pour...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> All right, folks. Petit shout-out à Unicorn, partenaire certifié, SaaSpasse. Si ta facture AWS te surprend chaque mois, on a quelque chose pour toi. Unicorn, c'est une équipe Keb certifiée AWS qui t'accompagne dans ton infracloud. En plus, ils ont bâti Stable, leur propre SaaS pour réduire et prédire tes coûts en temps réel. Les gens en DevOps puis en FinOps qui l'utilisent capotent. Check them out sur saaspass.com slash partenaire avec un S. Écoute aussi l'épisode 126 avec Éric Pinet, leur cofondateur. OK ? De retour au pod.
<strong>JD St-Martin:</strong> Vois-tu, je me serais dit qu'il aurait peut-être été plus avec son bâton de golf. ouais c'est vrai que ça a un bâton de pèlerin j'ai un problème mental quand je vois une joke plâtre je suis comme faut pas je le dise faut pas je le dise pis là je le dis pis là après ça faut que je dise une affaire de même si tu le connaissais comme personnage il y a tout le temps un bâton de golf dans les mains fait que ça je le vois vraiment ce que tu viens de dire ça me fait penser à GTA 5 avez-vous déjà joué à GTA 5 ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> ah ouais fait que chrono ok chrono ce qui est intéressant c'est que vous avez levé du cash quand même tôt dans le processus ish genre 3 rounds relativement rapide Merci.
<strong>JD St-Martin:</strong> Ouais, fait que nous, Guillaume et moi, on travaillait full-time, puis on travaille sur ce projet-là part-time pendant à peu près, je dirais, un bon 18 mois. Fait que c'était des 100 heures semaine où est-ce qu'avant de lever du financement, on est allé chercher des premiers clients et on finançait la business avec le salaire que Guillaume et moi faisaient. Puis quand on s'est rendu à un stade où on avait une certaine traction, on s'entend traction, c'était on avait comme une quinzaine de clients, mais on avait du vrai revenu. C'était, je ne sais pas, 30, 40, 50 000 $ de recurring revenue. C'est là qu'on a lancé la ronde qu'on a closée en 2014. On avait commencé à travailler sur le projet dès, j'essaie de me rappeler des chiffres, mais tu sais, comme l'été 2012, je pense qu'on avait comme trois terrains de golf qui étaient sur la plateforme. L'été d'après, il y en avait dix. Puis après, on s'est lancé dans le temps, on est un peu plus...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Très cool. On dirait que j'ai le goût de de bloquer un mini peu là-dessus. Il y a beaucoup de monde qui vont sortir la philosophie du genre burn the boats, go all in, fais pas une transition hybride où ton attention est focus sur X et ta business est Y. Pas ça que vous avez fait. Vous avez juste pas burné le boat, juste doublé les heures.
<strong>JD St-Martin:</strong> C'est tout.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Looking back, tu es comme, make sense, tu le recommanderais à des founders ou pas tant ?
<strong>JD St-Martin:</strong> C'est une façon d'aller chercher une première validation de marché et d'aller valider avant de « burné tes boats » si you're actually solving a pain. C'est une chose d'en parler autour du bon vin, mais il faut aller voir s'il y a un réel besoin. C'est un peu ça la logique. Au début, on a vendu la plateforme sur un PowerPoint, on n'avait pas de produit. Puis après, on est comme, shit, on a trois commandes. Fait qu'on va essayer de trouver des développeurs qui peuvent développer quelque chose qui a un peu d'allure. Puis tu sais, on a commencé comme ça. Mais oui, à un moment, c'est inévitable. You have to burn the boats. C'est juste qu'au début, on voulait aller chercher une certaine traction, une certaine validation. Parce que si cette idée-là n'aurait pas fonctionné, on aurait pivoté sur un autre truc. Donc, on voulait au début juste nous assurer de voir s'il y avait un fit.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis ça a pris combien de temps avant la soirée, Vino, puis la première ronde de financement, mettons ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Moi, je te dirais un bon 18 mois. OK. Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis, c'est quoi ? Parce que levé du capital, la première fois, c'était 2014 ?
<strong>JD St-Martin:</strong> 2014, première ronde, oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Levé du capital en 2014 à Montréal pour une startup, pour un SaaS, à quel point c'est différent d'enlever aujourd'hui ? Je veux que tu me fasses, genre, comment le market a bougé pour les founders qui « raise » ? Parce que c'est tellement alien pour moi, ce monde-là, que j'aime mieux avoir des témoignages de monde qui savent un peu plus.
<strong>JD St-Martin:</strong> Bien, je t'avoue que... que Guillaume et moi, ça, c'était notre super power. Il faut dire que par rapport à d'autres qui auraient été dans nos circonstances, nous, on avait un edge. C'est que chez Terralis, on investissait dans des fonds. Il y a de l'investissement direct. Terralis, d'ailleurs, est investisseur à l'époque dans Lightspeed, mais principalement, c'est un fonds de fonds. Donc, en fait, tout le réseau de Guillaume et moi, c'est beaucoup des fonds d'investissement que vous connaissez encore aujourd'hui, comme j'ai fait le dossier d'Innovia à l'époque, Georgian, des fonds comme ça. Donc, on avait quand même un avantage, disons… particulier dans ce contexte-là. Il en demeure pas moins que lancer un vertical SaaS il y a 11 ans, 12 ans de ça, c'était pas aussi sexy qu'aujourd'hui. Il y avait pas d'AI en plus. Fait qu'au début, bon, c'est sûr que c'était pas autant sexy. Mais ce qu'on a fait, en fait, c'est qu'on a utilisé nos relations existantes. Donc, en fait, nos investisseurs, à l'époque, qui nous ont suivis par la suite, c'était Inovia. T'avais Étienne sur ton pod récemment. Donc, Étienne, à l'époque, était pas là. Mais Louis et Varun... de Télégraph, Early Believers. Oui, c'est vrai. Shout-out to them. Inovia, donc shout-out à David Nault, qui est maintenant chez Luge, mais à l'époque, David était chez Inovia. Et puis, Ange-Québec, on a fait la tournée d'Ange-Québec où on a pitché notre projet. Donc, shout-out à Ange-Québec aussi. Puis à l'époque, en fait, le monde de la réaction, c'était « Wow, du vertical SaaS dans le golf, les gars. Vous avez fumé. C'est quoi l'idée, là ? » Vous avez fumé. Pour eux, c'était un très petit marché, des terrains de golf. Qu'est-ce qu'on va faire avec ça ? Ils avaient du mal à se projeter sur ce que ça peut devenir. Fun fact, Lightspeed Golf, aujourd'hui, c'est une business de 60 millions. You can build something with that, for sure.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Little did they know qu'ils allaient vendre ça à Lightspeed. Tu veux ça ?
<strong>JD St-Martin:</strong> They all made money. Ceux qui y ont cru, ils ont bien fait.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On ne pourra pas s'éterniser sur chrono, même si c'est un bout vraiment riche et dense, mettons, de ton histoire, parce que je veux qu'on se rende à Lightspeed et à What's Next.
<strong>JD St-Martin:</strong> Oui, ceux qui sont intéressés, écoutez, c'est le pod de Guillaume. Je pense qu'il couvre un peu aussi cette aventure-là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, c'est l'épisode numéro. Joël, tu googleras ça, puis on va le mettre en post-prod. Ça va avoir l'air que j'ai connaît tout, Thomas. All right.
<strong>JD St-Martin:</strong> Tu peux utiliser Eleven Labs, puis là, tu mets le nom en-tour. Non,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> tu dois les voir, Keb. dans Eleven Labs, c'est hit or miss en tabarouette pour ceux qui ont taponné un peu. En tout cas, t'as vendu à Chrono. Non. En quel an ? Ciborne. Excuse-moi, tu m'as mêlé.
<strong>JD St-Martin:</strong> Lightspeed a vendu à Chrono. Ça aurait été beau.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Exact. T'as vendu Chrono à Lightspeed en 2019. Cette exit-là, pourquoi tu l'as faite ? Est-ce que c'était déjà dans les plans au début, genre, on va scaler un SaaS pendant un bout, on va l'exit puis après ça, on fait d'autres choses ? Ou comme c'est une opportunité un peu « whoop » qui est sortie dans le parc. Non, non, vraiment pas.
<strong>JD St-Martin:</strong> Donc, en fait, pour ceux qui n'ont jamais mis les pieds dans un terrain de golf, qu'est-ce qu'il y a dans un terrain de golf ? Bien, évidemment, il y a un terrain de golf. Mais il y a une boutique qu'on appelle un « pro shop » en anglais. Donc, un commerce de détails. Puis souvent, il y a un service de restauration. Ça peut être un snack bar super simple qui vend des hot dogs. Ou ça peut être… Un restaurant très sophistiqué, très huppé, etc. Donc, en fait, nous, rapidement, dans notre aventure avec Chrono, on a réalisé que d'avoir une intégration avec un point de vente puis une plateforme de paiement physique dans les Terrain Golf, bien, ça ferait beaucoup de sens. Mais on avait été très frugal dans nos levées de fonds. Nous, on était très conscients de la dilution, finalement, qu'on pouvait subir en tant que... C'est un terme peut-être un peu agressif, mais qu'on pouvait subir en tant qu'entrepreneur. Et on se faisait tellement dire que c'était un petit marché qu'on était comme, bon, si c'est un petit marché, on ne va pas lever trop d'argent. Fait qu'on était un peu conscients de ça aussi. On avait un petit chip en un chaudre, je pense. Mais donc, tout ça pour te dire qu'on a réalisé qu'il fallait un point de vente. pour offrir une solution complète à ces terrains de golf-là. Puis on a décidé qu'on n'allait pas bâtir un autre point de vente parce qu'il y en avait déjà assez dans le marché.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça popait à cette époque-là.
<strong>JD St-Martin:</strong> À l'époque, il y avait Lightspeed. Il y avait un autre joueur, d'ailleurs, qu'on a racheté qui s'appelait Vend. Je ne sais pas si à ton époque de Snipcart, tu avais regardé Vend. Mais bref, on a intégré 4-5 différents POS.
<strong>Public:</strong> OK.
<strong>JD St-Martin:</strong> Je t'évite cette aventure-là. On pourrait en parler pendant des heures. mais en 2004, 2015, on avait notre intégration. On commençait à avoir des clients en 2015. 2016, on gagne Partner de l'année de Lightspeed. Puis 2016 jusqu'à 2019, on est devenu de loin le plus gros partner de Lightspeed. On revendait Lightspeed à même notre plateforme et notre solution. Puis out of nowhere dans la niche du golf, je veux dire, on était de loin leur plus gros partner. Puis on allait à tous les Partner Summit, on rappelait tous les prix et tout. En fait, le rapprochement avec cette compagnie-là a eu lieu très tôt dans notre aventure. On est devenus amis avec l'équipe ici. On partageait beaucoup de valeurs. On partageait nos clients. En fait, nos clients, c'était des clients Lightspeed. On avait fait des intégrations avec d'autres POS. Mais la suite Lightspeed était la meilleure parce qu'il y avait la suite retail et la suite restaurant, ce qui est génial pour un terrain de golf. Puis nous, on a bâti plein de tech au-dessus de ça. Ça revient à mon point. En tant qu'entrepreneur, il faut que tu aies de l'optionalité, puis il faut que tu commences à réfléchir à ton exit assez early. Nous, on parlait déjà en 2016 que Lightspeed pourrait être un acquéreur naturel de chronogolf. Après, ce qui s'est passé, c'est qu'en 2019, donc on a levé trois rondes, des petites rondes, 2014, 2016, 2018. En 2019, on a reçu deux offres d'acquisition de joueurs qui sont plus traditionnels dans le space.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Unsolicited.
<strong>JD St-Martin:</strong> Bien, unsolicited. Je veux dire, on les côtoyait, puis on les faisait mal parce qu'on prenait leurs clients. Puis notre tech était plus avancée. Tu sais, c'était le virage vers le cloud. Puis il y avait beaucoup de trucs legacy, on-prem. Donc, on était comme the fresh kids on the block. Puis on commençait vraiment à avoir une belle progression. Alexis, Enco, toute l'équipe de vente, marketing, on faisait une belle job. Fait qu'on commençait à jouer dans leur tête, si je peux dire ainsi. Puis donc, oui, on a eu deux offres. à l'époque, des deux plus gros joueurs dans le space. Moi et Guillaume, on ne se voyait vraiment pas prendre l'avion jusqu'à Orlando à chaque semaine. On était comme « Wow, ça va être vraiment une histoire assez plate, post-acquisition. » Si vous êtes déjà allé à Orlando, c'est là où les rêves vont pour mourir. En tout cas... Bref, mais donc... Donc... random. Mais tout ça pour dire que là, on a deux offres sur la table, puis forcément, ce n'est pas des offres dégueulasses. On regarde ça, on est comme, OK, c'est quand même intéressant financièrement. Puis on est allé voir Lightspeed, et puis à cette époque-là, désolé pour le grand détour, mais Lightspeed venait juste de sortir public où ils étaient en train de préparer à l'époque, quand on commençait nos conversations, un IPO sur le TSX qui a eu lieu en mars 2019. OK. Puis la première acquisition de Lightspeed après l'IPO. est devenu chronogolf en mai 2019. Donc, en fait, Lightspeed, très simplement, a dit, ben non, c'est pas vrai que vous allez être racheté par ces joueurs-là. Vous êtes notre plus gros partner. Puis, on peut bâtir quelque chose d'incroyable à même les murs de Lightspeed. À l'époque, on sortait Lightspeed paiement, qui est très, très intéressant dans un contexte de terrain de golf parce qu'un terrain de golf génère quand même beaucoup de volume. Fait que c'était vraiment un plan de, certes, se faire racheter par Lightspeed, mais... continuer à bâtir golf et créer une division de golf à même light speed.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'ai une autre question un peu noob, man. Moi, la joke dans la communauté, c'est genre si vous ne saviez pas, j'avais vendu ma compagnie. J'en ai parlé plein de fois depuis que j'ai lancé SaaSpasse, mais nous, c'est une petite compagnie privée qui est achetée par une un peu plus grosse compagnie privée que tu connais, Duda. Est-ce que c'est plus simple ou au contraire plus quand même compliqué de se faire acheter par une compagnie public. Ça implique-tu plus de scrutiny ou plus de vérification diligente ? On dirait que... Ah,
<strong>JD St-Martin:</strong> c'est sûr que c'est plus lourd en termes de due diligence, comme tu dis. C'est un processus qui est peut-être un peu plus complexe. Après, peut-être que la simplicité... dans ce genre de contexte-là ou de transaction-là, c'est que nous, la transaction était en partie cash, mais en partie en équité. Puis bon, comme tu le sais, quand tu as de l'équité dans une compagnie privée, bien, you know, like you're kind of rolling the dice, puis idéalement, ça va bien à ce moment-là, mais tu sais, c'est plus difficile de monétiser ta position.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je le sais.
<strong>JD St-Martin:</strong> Tu passes par du secondaire, potentiellement, exact. Fait que tu sais, nous, c'est sûr que je ne te cacherai pas que C'était plus intéressant pour nous, les fondateurs, mais les employés aussi, tout le monde qui avait des stock options dans la compagnie parce que par la suite, ces options, ces actions-là sont aussi devenues monnayables après un laps de temps. Je te dirais qu'il y a du plus et il y a du moins, mais c'est sûr que le moins, il y a beaucoup plus d'attention aux détails. Ce n'est pas juste l'attention des détails de l'équipe interne de Lightspeed, c'est qu'après, tu as toute la communauté d'analystes qui analyse le deal, puis est-ce que c'est un bon deal ? C'est tout. tu as toujours cette dynamique-là quand tu es public. Tu ne peux jamais t'en sortir, mais c'est ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il y a beaucoup de yeux qui regardent ce que vous faites.
<strong>JD St-Martin:</strong> Hell yeah. Et encore, on n'est pas une si grande compagnie dans le grand scheme of things.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis le deal a duré combien de temps, mettons, à partir du moment où on a fait, bien là, on a eu ces autres offres-là. Vous autres, vous vouliez peut-être nous acheter combien de temps ça a pris ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Honnêtement, quelques mois. Je dirais que ça a été quand même assez rapide.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis là, dans ton identité de founder, il y a dû y avoir, là j'assume, un update. Un moment donné, t'es quand même dans les bureaux. Je sais pas si vous étiez là à l'époque.
<strong>JD St-Martin:</strong> En fait, pour revenir à cette époque-là, nous, on était dans le Myland. Pour ceux qui connaissent bien le Myland, on était dans le coin de Casse-Grain, Symbiateur, dans la tour de Panthère-Verte. Je sais plus si Panthère-Verte est encore là aujourd'hui. Où est-ce qu'il y avait Frank & Oak pis tout ça. Great vibe. On avait un super beau bureau. On adorait le coin. Mais veux, veux pas, je veux dire, c'était quand même super convenient. On a mis l'équipe pis notre stock dans une coupe d'autobus pis on est juste... descendu Saint-Laurent, puis on est arrivé ici. C'était quand même une intégration post-acquisition très chill. Je pense que tu as vécu un autre monde, complètement, littéralement. Donc, nous, c'était sûr que d'un point de vue culturel, on avait déjà cette proximité physique, les valeurs, etc. On était quand même super proches, donc ça a été facile. Mais oui, après, c'est sûr que c'est un changement. Après, pour vous donner une idée, quand on arrive chez Lightspeed, Lightspeed, à l'époque, faisait 75 millions de chiffres d'affaires. Il y a eu quand même plusieurs chapitres après, de 75 millions à 1,2 milliard aujourd'hui. Mais à l'époque, en 2019, Lightspeed venait juste de clôturer une année à 75 millions dans le contexte de l'IPO.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais moi, ce que je veux savoir, pis tu me dis si tu veux qu'on en parle ou pas, là, c'est juste toi pis moi, anyway. Ça, c'est une facile en passant. À chaque fois que je la fais, c'est comme... Ouais. Mettons, le ownership, le sentiment de c'est moi qui call les shots, d'avoir ton autonomie, j'imagine que c'est une manière d'exister. T'as-tu un problème avec l'autorité ? J'étais dans le fond de doute. T'étais-tu all good une fois que t'as été acquis et que c'était plutôt le boss ?
<strong>JD St-Martin:</strong> J'ai aucun problème avec l'autorité. Ouais, Alright. Non, vraiment. Non, mais dans le sens où je veux dire, j'ai commencé ma carrière, j'avais dans un cadre hyper… Je vais un peu loin, mais relativement rigide. Surtout GE, je veux dire, quand même. Nokia. Donc non, je n'ai aucun problème. Après, il ne faut pas non plus trop exagérer. Je comprends Lightspeed, on a cette perception que c'est une grande entreprise. Mais encore une fois, je vais réitérer, à l'époque, c'est une business qui fait 75 millions de chiffres d'affaires. Ce n'est pas si gros que ça. Golf, aujourd'hui, est quasiment aussi gros que Lightspeed à l'époque. Donc quand on arrive, je veux dire, on a quand même... C'est une plus grande entreprise, mais on a une... proximité très, très proche. Puis je veux dire, la mentalité chez Lightspeed, encore aujourd'hui, c'est quand même une mentalité très flat. Fait que nous, on arrive, puis on a déjà cette proximité à JP à l'époque, qui était le président à l'époque, à DAX, à toute l'équipe de direction. Je pense que ça avait été, d'autres circonstances, une plus grande entreprise. Je pense que j'aurais eu des problèmes avec l'autorité pour revenir à ta question initiale. Mais là, je n'avais vraiment pas ce sentiment que j'étais freiné. Je pense qu'au contraire, une de mes grandes fiertés depuis qu'on est arrivé chez Lightspeed, c'est que les gens qui sont joints à notre aventure avant Lightspeed et qui sont venus avec nous chez Lightspeed, ont continué à avoir des super belles carrières chez Lightspeed. Ils ont grandi dans l'organisation. Ensuite, d'autres ont lancé des business par la suite. Mais ça a été vraiment un super fit culturel pour les employés. Puis ça a été aussi un super bon fit pour nos clients. Nos clients, ils ont compris pourquoi on faisait ça. On est vraiment comme une histoire malheureusement plate à raconter dans le sens où je n'ai rien de négatif à dire. Je n'ai aucun drama. Puis tu sais, veux, veux pas l'autre truc que je ne peux pas vous... vous nier, on est arrivé, le stock était à 16$, puis il est monté à 160$, fait que tout le monde souriait bien longtemps, là, tu sais, par la suite. Malheureusement, c'est plus le cas aujourd'hui, mais je veux dire, à cette époque-là, c'était une autre époque, fait que je vous dirais, les 2, 3, 4 premières années de l'acquisition, c'était une certaine euphorie où everything was going up, everything was going well, happy days.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Très cool.
<strong>JD St-Martin:</strong> Happy days.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis pour revenir au vertical SaaS, real quick, avant qu'on passe à la prochaine section, mettons, tu disais, quand on était des young kids on the block, il y avait du monde qui ne voyait pas nécessairement le potentiel d'un SaaS verticalisé puis spécifique à une industrie. Aujourd'hui, la game a vraiment changé, mettons. Puis je suis curieux de voir, mettons, machine à simulation, tu dois absolument te repartir un SaaS, ta vie en dépend, demain, mettons. Tu irais-tu encore dans une track verticale avec toutes les avancées avec les haïs ou tu essaierais de te craquer un play un peu plus horizontal ? Je suis curieux.
<strong>JD St-Martin:</strong> Pour moi, ultimement, ça revient à une question de capital avant tout. Donc, je veux dire, la réalité, c'est que de bâtir une business horizontale, ça va être très, très, très dispendieux. Bâtir une business horizontale, c'est méconnaître son ICP parce que tu as vraiment quand même une grande variation de type de client que tu as là-dedans. Donc, c'est quand même très, très difficile, à mon avis, pour un modèle startup de commencer horizontal from day one. Tu peux peut-être te rendre horizontal avec le temps, mais tu sais, encore une fois, dans un contexte où tu as des ressources, tu as des contraintes au niveau de tes ressources, tu as des contraintes au niveau de ton capital, puis tu es encore au balbutiement de comprendre qui est ton client idéal pour ton produit. Si tu commences horizontal... tu vas vraiment en mode Rambo style. Good luck. Ça va être difficile, mais écoute, je ne vais pas vous freiner dans vos idées si vous voulez faire ça, mais si vous me posez moi ce que je ferais, j'irais vertical, certainement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est sûr que tu as un biais d'expérience aussi où tu as réussi à l'envoyer en dehors du parc avec du vertical.
<strong>JD St-Martin:</strong> Oui, c'est sûr.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Les boys de deck.co sont venus sur sa sport sur le pod. Il n'est pas encore sorti, mais justement, eux autres, ils veulent faire un play infrastructure.
<strong>JD St-Martin:</strong> J'en suis conscient, ouais. J'ai suivi un peu leur histoire. J'en ai jamais parlé, mais beaucoup de respect.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Deux bons Rimbaud. Deux bons Rimbaud, man.
<strong>JD St-Martin:</strong> J'ai hâte.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'ai hâte de voir. Sweet, man. J'ai le goût... Tu sais, une question qui est comme... Je veux pas dire paparazzi ou genre fan ou whatever, mais c'est comme... OK, t'étais founder d'un SaaS. Cool, cool, cool. Tu raises un peu de cash. Tu fais un bel exit. T'avais un partner fit avec ton acquéreur. Pas de drama. N'en reste pas moins que fast forward à aujourd'hui. t'es le président de cette compagnie-là. Puis genre, au début, tu me disais, « Ah man, je m'en foutais, je sortais les vidanges, puis tout ça. » Puis quand je suis arrivé, t'étais pas en train de sortir les vidanges ici, mettons.
<strong>JD St-Martin:</strong> Non, j'allais bouger le bol de chips, puis on m'a dit d'arrêter. C'est Gabriel qui m'a dit, « Fais pas ça » Mais,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> ouais. En fait, ce que je veux que tu nous racontes un peu, un genre d'insider view, c'est comme le day-to-day d'un président d'une compagnie en tech publique. Ça ressemble à quoi ? Y a-t-il des affaires que tu faisais, t'étais même pas proche de penser que t'allais faire quand t'étais founder de Chrono ? Aujourd'hui, c'est au core de ton D2D.
<strong>JD St-Martin:</strong> C'est sûr que c'est très différent à plusieurs niveaux parce que ce ne sont pas les mêmes stakeholders. En fait, tu ajoutes le fait que c'est une beaucoup plus grande entreprise. Comme on disait à l'instant, chez Lightspeed, on n'est plus 3000. Dans mon groupe, à moi, on est 2000 employés, give or take. Si on regarde juste l'équipe de vente ou l'équipe qui a un quota au quotidien, ce mois-ci, on est à 725 reps. C'est des 1. beaucoup, beaucoup de monde. Donc, c'est sûr que ça change ton quotidien, veux, veux pas. Deux, bon, là, quand t'es privé, t'as un board, mais là, quand t'es public, t'as un board, puis t'as la communauté investisseur, analyste, etc., donc ça ajoute une autre dimension, puis il y a un certain volet de représentation qu'il faut faire, qui vient pas juste avec beaucoup de monde, tu fais de la représentation à l'interne, mais tu dois aussi faire plus de représentation à l'externe.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Comme ce soir-là, tu représentes.
<strong>JD St-Martin:</strong> Ouais, ça, c'est un exemple de... Non, mais c'est vrai, ça fait partie de mes tâches de... de faire de la représentation. Je t'adore particulièrement. Pour moi, ce n'est pas de la job, mais je dois faire des trucs comme ça. C'est sûr, ça fait partie de mon rôle. Il y a quelques mois, je m'étais amusé à calculer ce que je fais pour vous donner un aperçu. Moi, mon rôle est quand même plus porté vers l'interne. Contrairement à Dax, qui est beaucoup plus vers l'externe. Moi, j'ai vraiment un rôle principalement interne. Je suis vraiment dans les opérations de la business. 50 % de mon temps, et passer dans ce que je dirais être le day-to-day grind de gérer les opérations d'une équipe commerciale puis d'une compagnie de notre taille. Fait que je passe mon temps à être dans des one-on-one, des skip meetings, rencontrer des clients, des team meetings, des huddles. On a une cadence, on a une vélocité hebdomadaire chez Lightspeed. Fait que c'est vraiment une cadence à chaque semaine. Quels sont les chiffres ? Où est-ce qu'on se situe par rapport aux chiffres ? Fait que je dirais 50 % de mon temps est vraiment plus dans le tactique des opérations.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>JD St-Martin:</strong> Puis ça, c'est une journée qui ressemble au bureau 9 à 6 avec 12 meetings. Le matin, c'est le gym. Puis le soir, c'est deep work. Fait que disons, le soir, je retourne chez moi. On couche mon fils, ma fille et tout. Puis là, je travaille jusqu'à 11 heures à peu près. OK,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> tu te crinques une late night session tranquille. Il y a une autre chose,
<strong>JD St-Martin:</strong> man. Parce que durant la journée, je n'ai pas le temps de réfléchir. Je suis juste dans des meetings non-stop. Ça, c'est 50 % de mon temps. Puis généralement, ça, SaaSpasse à Montréal. Après… 25% de mon temps, c'est plus de la stratégie avec des off-site parce qu'on rassemble les exécutifs de la compagnie. Et là, souvent, on le fait aussi en voyageant. Donc, ça ne va pas être à Montréal. Donc, on va aller visiter des bureaux. Orlando. Pas Orlando, mais... Ça,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est un call-back.
<strong>JD St-Martin:</strong> Good job. Puis, le remaining 25%, je te le ferai en deux, 12.5, disons, pour faire simple. La moitié du 25, c'est gestion du board, gouvernance avec le board. Sixième étage. Sixième étage, exactement. Puis il y a un autre 12.5 qui est plus de la représentation, soit interne, on fait des gros summits, on fait des gros trucs, parce que là, c'est plus un show. Puis là, il faut que je fasse mon show, ou externe, comme on fait aujourd'hui. Ça donne un peu un... C'est top, parce que dans le prep, tu m'as dit, donne-moi une semaine régulière de Jean-David chez Lightspeed. Il n'y a jamais une semaine régulière. Par contre, les trimestres se ressemblent beaucoup. C'est les mêmes patterns à chaque trimestre.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Une des réalités que tu as aujourd'hui, c'est justement que dans une compagnie publique, il y a beaucoup de stakeholders, right ? Puis, ce que je veux savoir, c'est lequel type de stakeholder t'a demandé la plus grande adaptation personnelle ? C'est-tu justement le type de staff ? Je pensais que c'était la cloche que j'avais tantôt. On a-tu fini, même ? You're getting pulled off the stage.
<strong>JD St-Martin:</strong> You have to leave.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que mettons, call it les clients, les employés, les marchés financiers, les conseils d'administration, c'est ton rapport avec lequel de ceux-là qui était le plus rough ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Je te dirais, sincèrement, je dis pas ça pour ma voix à la veille, mais c'est pas ça que j'ai trouvé le plus rough, c'est plutôt je suis, j'ai deux problèmes dans la vie. Je suis un control freak. OK. Et j'en prends trop tout le temps.
<strong>Public:</strong> OK.
<strong>JD St-Martin:</strong> Fait que... Quand tu ajoutes ça à 3000 employés, ça, c'est vraiment compliqué. Pour moi, ça a été plus ça qui a été le plus difficile avec le temps. C'est d'accepter de... C'est pour ça que j'ai quand même une approche très systématique et systématisée de ce que je fais. C'est pour quand même garder un contrôle, mais sans le faire day-to-day. Ça a été ça qui a été la plus grande adaptation. Quand on était chez Chrono, je veux dire, à l'époque de l'acquisition, je pense qu'on était... All in, all in. J'ai inclus l'équipe de dev, tout le monde. On était à peu près 60 employés. Je pouvais tout voir à vue d'œil et j'avais l'impression d'être en contrôle. C'est beaucoup plus difficile d'être en contrôle quand on est une compagnie de notre taille. Ça a été ce qui m'a demandé le plus d'adaptation, le plus de travail sur moi. Encore aujourd'hui, j'en prends comme 10 fois trop. Tout le monde me le dit. C'est comme, aïe, aïe, pourquoi tu fais ça ? Je suis juste de même. Je suis en train d'en prendre trop, mais c'est ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> All right, folks. jeudi, le 29 janvier, SaaSpasse débarque dans les bureaux de Nexap à Québec pour un podcast live le 1er de 2026. Donc, on reçoit Jonathan Lessard, président et co-founder de Nexap et AxeFi, leur produit. Puis au menu, on va parler justement de comment une shop de services tech lance sa propre sasse, de la culture entrepreneuriale boss run, puis de l'impact de l'AI sur leur pratique, leur business. Networking, bouffe, drinks, comme d'habitude, question du public, les places sont limitées, les billets sont sur Evenbright. sur la bannière sur notre site web saspace.com ou tu peux juste t'abonner à l'infolette pour voir ça passer. OK ? De retour au pod.
<strong>Public:</strong> Bien, ça me ligne,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> ça me porte vers mon autre question que j'aime poser à tout le monde. Qu'est-ce qui est le plus dur à propos de travailler avec toi ? C'est-tu dans cette veine-là,
<strong>JD St-Martin:</strong> genre ? Bien, tu sais, c'est toujours difficile de répondre à cette question-là parce que il faudrait peut-être le demander, tu sais, à mes collègues. Ils seraient peut-être plus à l'aise de te le dire ouvertement. Mais ce qu'ils me disent à moi et ce que j'entends, c'est que je suis très intense. Je pense que je suis quelqu'un qui est... Je suis facile de... Comment dirais-je ? Tu as différentes personnalités dans les rôles comme le mien. Je pense que je suis quelqu'un avec qui c'est facile de s'entendre et de travailler. Je suis très approchable. Je suis très social. I care deeply. I really care. Je vais vraiment m'intéresser et je vais être très curieux, mais je suis très intense. Puis je veux que ça aille vite. C'est sûr que pour certaines personnes qui préfèrent prendre un peu plus leur temps, ça ne va jamais assez vite à mon goût. Puis ça, ça a été amplifié avec le temps. Je te dirais la différence, peut-être, à l'époque de Chrono, j'étais comme ça, mais je ne savais pas c'était quoi la barre. Je n'avais pas une bonne idée. jusqu'à où tu peux pousser. Mais là, j'ai une bonne idée de jusqu'à où tu peux pousser jusqu'à ce que l'élastique pète. Fait que l'élastique, il est beaucoup plus étiré aujourd'hui, quand tu travailles avec moi aujourd'hui que peut-être à l'époque avec Chrono.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est intéressant, man. On a une troisième ligne audio pour les questions. On va faire venir ton staff puis on va leur faire répondre devant la caméra puis devant l'audience. Chez Lightspeed, je pense que c'est fair de dire que vous... Tu sais, d'un point de vue d'un petit SaaS bootstrap, c'est comme un géant, Lightspeed, right ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Ouais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Grosse compagnie, public, unicorn, vie d'un château, etc. Mais on se préparait, puis on jasait d'autres trucs, puis tu me disais, tu sais, Frank, c'est genre une question de scale un peu, genre, parce que moi, je disais, tu compétitionnes avec, genre, le grand géant vert, Shopify, tu compétitionnes aussi avec Toast. Ouais. Toast, qui est un autre gros vertical SaaS. Ouais. C'est quoi ? Comment tu te sens par rapport à ces compétiteurs-là, de façon générale ? Puis je vais creuser sur des trucs après.
<strong>JD St-Martin:</strong> Ah non, non, mais c'est ça. C'est drôle parce qu'en effet, pour être honnête, cette perception-là que tu as ou peut-être que d'autres ont, elle est quand même très québécoise ou canadienne. Parce que je veux dire, quand tu sors du Canada, tu ne reçois pas ce son de cloche-là. Mais nous, notre quotidien chez Lightfeed, on est les challengers, on est les… Les New Kids on the Block, we're the up-and-comer. On est les plus petits poussets, si tu veux, dans une histoire de David contre Goliath. On est définitivement le David, tu sais. Donc, bon, t'as mentionné Shopify dans le commerce de détail. Tu sais, c'est indéniable. C'est le 10-pound gorilla. Nous, la complexité qu'on a en plus chez Lightspeed, c'est qu'on a deux gorillas. On a le really, really big gorilla qui est Shopify, puis on a another smaller, but still, gorilla qui est Toast. Tu sais, regarde les market cap. Toast, c'est 10 fois notre taille. Shopify, c'est 100 fois notre taille.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis là, Toast, pour ceux qui ne savent pas, c'est au niveau de la restauration, right ?
<strong>JD St-Martin:</strong> C'est exactement. Donc, comme je vous disais tout à l'heure, on est dans le commerce de détails et dans la restauration. Donc, le commerce de détails, ce serait Shopify. Dans la restauration, partions aux États-Unis. Toast est très implanté aux États-Unis. C'est le leader pour le logiciel de gestion de restaurant, plateforme de paiement et tout. C'est Toast, oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis, j'ai l'impression que des fois, quand tu as un gros compétiteur qui a un bon mindshare dans le marché ou dans... chez tes cibles, il y a des choses sur lesquelles tu acceptes de butt heads, de compétitionner, mettons, directement. Que ce soit, mettons, un type d'ICP ou un type de feature, whatever, mais il y a d'autres choses que tu laisses aller. Puis que tu es comme, ça, man, on ne compétitionne pas avec vous là-dedans, on vous le laisse aller ou vice-versa. Peux-tu me donner des...
<strong>JD St-Martin:</strong> Très bonne question. Je te dirais que ça, ça a changé, ça revient un peu à le point que je faisais avec horizontal, vertical. Ça revient avec... les attentes capitalistiques de tes investisseurs. OK ? Fait que dans la période YOLO, ou when money was not a thing, puis où est-ce que la profitabilité n'était pas importante, pas juste Lightspeed, beaucoup d'entreprises avaient cette approche de dire « I'm gonna pick a fight with everyone. I don't care. Even if it's a gunfight, I have a spoon, I might win. » I might get you. I'm gonna poke you in the eye or some shit. Jean-Glo, ça reste. Je te dirais, aujourd'hui, quand tu regardes ça froidement, je simplifie une analyse très évidente, c'est une très mauvaise idée de faire ça. Donc, nous, ce qu'on fait, c'est que we pick fights where we're really good. Fait qu'on attend, quand t'es dans le back alley, it's dark, you can't see us coming, then we smack you real hard. Tu vois, fait que c'est plus cette approche-là. Donc, qu'est-ce que j'essaie de dire par là ? C'est dans le commerce de détails, nous, on est vraiment bons. dans des verticales où est-ce que les commerces ont beaucoup d'inventaires. Et à la genèse, DAX, le fondateur de cette compagnie, a développé un produit pour les commerces de détail physique. Donc, nous, on est vraiment physical first. Et à l'époque, le logiciel de DAX en 2005 et dans les années 2000, c'était sur un ordinateur Apple et c'était utilisé par les Mac resellers. Et toute personne qui avait une boutique avec de l'inventaire et qui voulait utiliser dans sa boutique un point de vente sur un Mac. Dax Il avait bâti le produit de feu pour ça. Donc, on a toujours gardé cette genèse-là. Encore une fois, les gens associent LightSuite avec Shopify, mais la réalité, c'est que Shopify vient du monde digital. avec e-commerce. Puis, veux, veux pas, leurs customers les ont amenés vers le monde physique. Nous, on est toujours venus du monde physique dans des verticales comme les vêtements, les boutiques de sport, les magasins de vélo, les terrains de golf, évidemment, comme on le disait à l'instant. Donc, tout ce qui a beaucoup, beaucoup de skew. Typiquement, un client light speed, il y aura 10 000 skew, 1000 skew, c'est tout à fait normal. Puis ça, ça nécessite un certain logiciel derrière qui va bien au-delà de juste comme une calculatrice qui dit combien tu dois. Dans des exemples, Specialized, pour ceux qui font du vélo, Specialized, c'est un client à light speed. Ils ne peuvent pas utiliser Shopify pour leur boutique. Ce n'est pas encore assez abouti. Donc, c'est là où on se bat. Similairement dans la restauration, en fait, depuis 2015, on est dans la restauration en Europe. Puis on est vraiment, on est le toast de l'Europe. Alors bon, c'est un plus petit marché. On se rend là, mais notre mentalité aujourd'hui, ça a été de dire, OK, c'est sûr qu'on fait de la restauration un peu à travers le monde, mais où est-ce qu'on est vraiment bon et où on va dominer, c'est en Europe. Puis pourquoi ? Parce qu'on a des fonctionnalités qui sont très spécifiques à la restauration européenne, qui ne sont pas forcément aussi pertinentes ici. Donc, on est la solution qui est la plus utilisée par les restaurants Étoilé Michelin, par exemple, pour te donner une idée. Ton sponsor Finalta, d'ailleurs, il y a un restaurant ici à Montréal, il me disait qu'il utilise Lightspeed.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Gros plug. C'est-tu fair, juste pour finir sur la compétition, c'est-tu fair de dire, j'imagine que vous compétitionnez au niveau du talent pas mal aussi ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Ben, c'est certain. Après, je te dirais encore une fois... travailler pour Shopify ou travailler pour Toast, ce n'est pas si glamorous que ça non plus. C'est une porte qui est un peu revolvante là-bas. Mais oui, c'est sûr. Que tu sois une startup de deux employés ou que tu es une compagnie de 10 000, tu es toujours en compétition pour tes talents.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça. Puis là, pour faire du pouce sur l'image que tu nous as donnée d'aller spawner quelqu'un dans une back alley, j'avais hâte de dire ça de moi.
<strong>JD St-Martin:</strong> Spooner, c'est plus de même, je pense. C'est un autre vibe, ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Different Spoon.
<strong>JD St-Martin:</strong> C'est back alley,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> tu sais. Different Spoons. Moi, man, parlant de ça, j'ai l'impression que quand tu disais, genre, quand tu racontais un peu tout ça, j'ai comme vu la flamme du gars qui aime se compétitionner, genre. Puis ça, t'as ça en toi. Puis une des affaires sur lesquelles je voulais bouncer avec toi sur le stage aujourd'hui, c'est The Last Dance. qui est une série Netflix sur l'histoire des Bulls des années 90 avec Michael Jordan, Scottie Pippen, etc. Puis quand on a organisé Revstar, tu me disais, il y a comme un peu une partie du thème, la musique qu'il va jouer qui s'est inspirée de Last Dance et des Bulls de ces années-là. Puis tu me disais, t'as écouté ça ? Je me disais, non, je n'ai pas écouté ça, j'ai le basket technique.
<strong>JD St-Martin:</strong> J'étais vraiment convaincu que t'aimais le basket parce que t'aimes le hip-hop, fait que je suis comme des années 90, fait que je voyais quand même un gros parallèle. 100%
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> même, mais genre, c'est ça. Tu m'as vraiment déçu.
<strong>JD St-Martin:</strong> Tu m'as déçu, honnêtement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ben, honnêtement...
<strong>JD St-Martin:</strong> Je me suis fait une image de toi, tu sais, à force de l'écouter dans mon char, là, tous les matins. Je me suis dit, ce gars-là, c'est sur le camion de basket.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Me semble, ouais. Anyway, dude, toi pis Guillaume, pis même David de Boréal étaient comme, genre, c'est dope, genre, tu devrais vraiment écouter cette série-là. Pis c'est rare que je me fais influencer, mais par des gens que je respecte, des fois j'accepte. Pis je me l'ai craqué. Je me l'ai craqué la série de la semaine, pis c'était insane. Genre, juste, moi, je ne trie pas sur le basketball nécessairement, mais comme, le niveau... de storytelling, de comment aller chercher l'excellence, autour de Michael Jordan ou des autres joueurs, ça m'a vraiment impressionné. Ce que je veux savoir, c'est toi, par rapport à l'excellence, y'a-tu une leçon que t'as apprise de cette série-là qu'on peut partager aujourd'hui ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Ouais, y'a tellement de beaux parallèles, pis pour ceux qui l'ont pas vu, comme voyons, on vous encourage à le regarder, pis c'est pas vraiment, comme tu disais, l'histoire de cette série-là, c'est... Le basket, c'est accessoire. Ce n'est pas vraiment le basket en tant que tel. Ce que ça vous montre, c'est « what it takes to win » . Ça, c'est « on another level » avec particulièrement Michael Jordan. Ça te montre à quel point c'est une obsession qui a permis à cette équipe-là et à Jordan en particulier d'avoir six championnats. C'est quand même... C'est vraiment impossible de gagner six championnats dans ce genre de ligue-là, que ce soit le basket ou le hockey et tout. Mais donc, les leçons à tirer, ça va très loin dans la série parce que là, le côté drôle de l'histoire, puisqu'on fait quand même beaucoup de blagues. Si vous ne savez pas, Jordan, lui, il a amené ça tellement loin où est-ce que son concept, c'était de dire, premièrement, c'est un bourrin de travail, un bourreau de travail. C'est quelqu'un qui était maniaque de travail, en rendre même maladif. Puis bon, ça, je veux dire, malheureusement, c'est la vérité. Tu sais, quand tu lances une startup, Ça va être un sacré grind, puis il faut que tu en sois conscient. Tu vas travailler comme un malade. Si tu veux que ta compagnie fonctionne, tu vas travailler comme un malade. Ça fait partie du jeu. Puis, ce n'est pas tes employés qui travaillent comme un malade. Il faut que toi, tu travailles comme un malade en premier. Puis, si toi, tu travailles comme un malade, les autres, ils vont avoir un certain respect. Puis, Michael Jordan, c'était vraiment ça. Son éthique de travail était irréprochable à tous les niveaux. Après, là, il amenait le vice quand même assez loin. c'est que lui il a c'est quelqu'un qui avait un chip on his shoulder, quelque chose qui avait l'impression de toujours avoir à se prouver. Parce que très tôt dans son enfance, si tu te rappelles même à l'époque du secondaire, comme on dirait ici, il n'avait pas été pris dans la meilleure équipe, le varsity team, l'équipe A de son secondaire, de son gros collège. Puis c'est toujours resté avec lui. Il a toujours eu cette mentalité que je dois prouver aux autres que je suis le meilleur. Quand ce n'est pas devenu assez pour lui, ce côté-là, il l'a amené encore plus loin. Il fallait toujours qu'il y ait une personne qui était l'antagoniste et qu'il devait battre cette personne-là. Il devait prouver à cette personne-là qu'il mérite le respect. Il l'inventait de fausses « beefs » , des faux conflits avec des personnes pour encourager l'équipe. à galvaniser leur énergie vers ce combat-là. Entre autres, si vous regardez la série, ils se rendent en finale contre les Utah Jazz. Puis dans un restaurant, le coach des Utah Jazz, il va au resto. Il ne remarque pas que Jordan est là. Il va souper. Il ressort du resto. Jordan, il prend ça comme un affront. Il ne m'a pas parlé au restaurant. Il ne me respecte pas. C'était des idées complètement farfelues qu'il inventait. Mais ça, lui,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est... croustille-là qu'il avait sur l'épaule, « Chips on the shoulder » , ça lui créait un feu aux fesses, man, de motivation que t'as jamais vu. Puis tu sais, tu peux genre juste googler ou checker sur YouTube, mettons, « And it became personal for me, Michael Jordan » . Tu vas voir toutes les fois où il y a des histoires dans le rime. Il y en a une, c'est genre, le joueur est fini la game, puis il dit à Michael, « Nice game, Mike » . Puis il dit, « And it became personal for me » , genre, tu sais, comme si, genre, il avait fait un affront, comme tu dis.
<strong>JD St-Martin:</strong> Exact.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pour ramener ça, pour pas trop geeker sur Netflix, pour ramener ça à toi, est-ce que t'en accentues des ennemis ou des antagonistes dans ta tête pour te driver et te craquer ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Je le mène pas si loin que Jordan, je vous rassure. Mes collègues vont être comme « Oh my God » . Mais oui, je veux dire, à certains égards, faut que la motivation... Quand tu fais quelque chose de difficile pour... franchir l'impossible, il faut que ta motivation elle va au-delà de l'aspect pécunier de l'exercice. Il faut que il y ait une motivation, une passion qui va au-delà de ça. Pour moi, c'est ça qui est l'essence de cette mission-là. Et oui, que ce soit l'histoire de chronogolf ou l'histoire encore aujourd'hui de Lightspeed, c'est complètement le cas. Puis d'ailleurs, je dirais même chez Lightspeed, ce qui est intéressant c'est qu'on a gamifié, on a systématisé ces concepts-là pas juste avec l'externe, donc évidemment on a Merci. nos nemesis qu'on vient de mentionner, Shopify, Toast, etc. Mais même à l'interne, mais de façon plus friendly, plus saine, on encourage énormément de compétition à l'interne. Même les équipes de vente. Si vous promenez dans les bureaux, au deuxième, troisième, il y a des leaderboards partout. Il y a vraiment ce côté sain de la compétition. Donc, les équipes, entre équipes, puis même à l'individuel.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Quand tu m'as montré le floor GTM, tantôt, il y avait deux doutes qui faisaient du... brésilienne jujitsu à terre. C'est quand même un gars qui est vraiment très... Jordan All right. Toi, t'en as-tu un passé d'athlète un peu ? Genre, cette éthique et discipline et teamwork-là. Des fois, je vois beaucoup de founders qui ont ce background-là genre d'athlète.
<strong>JD St-Martin:</strong> Ben, je dirais pas jusqu'à dire, tu sais, athlète, j'ai pas été aux Olympiques, j'ai pas une chance de se rendre dans ces hautes sphères-là. Je me suis arrêté à l'université au basket, donc j'ai pas fait l'équipe des GGs, freaking GGs. He didn't take me, mais... Ma femme, elle, elle s'est rendue loin en athlétisme, mais j'ai toujours été, que ce soit dans mon milieu professionnel ou sportif, j'ai joué au rugby à l'université et tout. Je n'ai jamais été le meilleur, mais je suis toujours le plus difficile. Vous pouvez s'en mettre sur ça. Ça fait que ça a toujours été ma... Puis même chez Lightspeed, je veux dire, ça ne fait aucun sens qu'aujourd'hui j'ai 39 ans, mais je me suis retrouvé dans ce rôle-là de CRO. À l'époque, j'avais 34-35 ans, je pense. Ça fait aucun sens qu'un kid de 35 ans soit le CRO d'une compagnie publique. Since day one, ça a toujours été la mentalité du compensateur par être la personne la plus préparée, la plus travaillante. Puis ça a toujours été mon objectif. Je veux que les gens se rappellent que JD est la personne la plus hard-working à Lightspeed.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quand même de la pression d'où, mettons, CRO d'une compagnie publique, 35 ans, te battre contre ces géants-là, puis tout ça. Puis une des affaires, moi, tu me comptes ça, puis j'ai angoisse. Fait que je n'imagine pas le vivre pour vrai, man. Mais moi, j'ai l'angoisse facile. Comment tu la gères, cette pression-là ? Tu sais, je t'ai fait une joke à Revstar. J'ai comme dit, toi, combien tu benches ? J'ai dit, tu es comme moins que toi, Frank. Puis j'étais comme, ben, tu gères une compagnie publique. Tu as quand même des excuses, puis tout ça. Mais je pense que le sport...
<strong>Public:</strong> Ouais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est fair de dire que c'est comme un... C'est quoi que tu m'avais dit ? Tu m'avais dit que c'est un non négociable.
<strong>Public:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est genre... C'est-tu un conseil qu'on peut donner au monde ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Je te dirais, au-delà du sport, principalement, c'est la routine. Routine ? D'ailleurs, on avait sur le stage récemment Patrick Pichette, pour ceux qui ne connaissent pas Patrick Pichette, qui est franchement un Québécois avec des accomplissements exceptionnels. qui a accompli des choses incroyables, des histoires incroyables. D'ailleurs, ça, c'est une belle personne que tu devrais avoir sur ton pod. C'est assez hallucinant.
<strong>Public:</strong> Je ne sais pas si c'est qui d'autre.
<strong>JD St-Martin:</strong> Patrick Pichette, c'était le CFO de Google. C'était le CFO de Bell. C'était le chairman de Twitter quand Elon Musk a acheté Twitter. Donc, il a fait la négo... Il était parmi ceux qui négociaient avec Elon Musk durant ces périples-là. Et il est maintenant managing partner ou partner chez Innovia. Mais c'est un...
<strong>Public:</strong> Très cool.
<strong>JD St-Martin:</strong> Mais il y a un parcours exceptionnel et un Québécois, je pense, de Montréal-Nord, à la base, c'est une super belle histoire. Je pense qu'il était parti pour être un charpentier ou quelque chose comme ça, puis de fil en aiguille. Quelqu'un brillant, je raconte en mode hard knocks. Non,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> mais c'est un brief et un pitch pour un merci de vous. Oui, vraiment. En tout cas,
<strong>JD St-Martin:</strong> salut à toi, Patrick. D'ailleurs, sur notre board, il était notre chairman et board member chez Lightspeed pendant longtemps. Pourquoi je vous raconte ça ? Où est-ce qu'on était ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Comment tu dis ça ? La routine.
<strong>JD St-Martin:</strong> La routine, merci.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'ai utilisé la foule parce que moi non plus, je m'en rappelle plus.
<strong>JD St-Martin:</strong> Je suis vraiment parti. Je pensais à Pat. Patrick, il nous a dit la même chose et il est venu vraiment me chercher. Toi, tu me parles du sport, mais en fait, c'est que moi, ma routine, le sport fait partie de ma routine. Je ne te dirais pas forcément que mon conseil, c'est il faut que tu fasses du sport, il faut que tu benches 250 livres, blablabla. Tant mieux si tu fais ça, c'est cool. Mais pour moi, gérer la pression que j'ai au quotidien pour le faire, puis en plus avoir une famille et tout, c'est vraiment à la base, c'est avoir une routine. Puis c'est une routine étirée. Je tire l'élastique vraiment loin, mais c'est se lever comme à la même heure, puis tous les matins, je vais au gym. Puis je suis comme, surtout quand je suis à Montréal, je suis la même routine. Fait que je suis assez comme routinier dans mon travail que j'étire. Puis ça, ça fait en sorte que... j'arrive à gérer la... Je crois, en tout cas pour moi, je crois que j'arrive à gérer la pression de cette façon-là. Fait que c'est ça que j'encouragerais à n'importe quel founder out there, c'est d'avoir une routine.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Très cool. On va s'en aller vers le closing puis what's next pour toi. Avant ça, j'ai juste que tu me dises une décision ou un moment, mettons, dans ton chapitre chez Lightspeed, qui a vraiment été un moment tournant, une décision clé que tu veux juste nous partager avant qu'on m'ouvre.
<strong>JD St-Martin:</strong> Un moment clé, c'était au début de la pandémie. Vous vous rappelez, en mars 2020, quelle période horrible. Moi, j'étais à l'époque un directeur senior chez Lightspeed. Et puis, je reçois un appel à l'époque de notre président, Jean-Paul Chauvet, qui est un bon ami à moi et à qui je dois tout à certains égards. Parce qu'il était très influent dans l'acquisition de Chrono aussi. Et qui m'appelle et qui me dit, j'ai dit, ton boss a décidé de quitter la compagnie. À l'époque, ce boss-là, c'était la personne qui gérait toutes les ventes à travers Lightspeed. Très bonne personne, qui était en bons termes pour les bonnes raisons. Puis, c'est toi qui vas prendre sa job. Puis en fait, si on m'avait partagé, à l'inverse, cette conversation du style, cette personne est partie, le poste est ouvert, j'ai envie d'appliquer. tu peux appliquer, je n'aurais même pas appliqué. Ça ne me serait même pas passé par la tête. Puis cette personne-là a eu tellement confiance en moi, puis il m'a comme, tu sais, « tapped on the shoulder » , puis il a dit, « Regarde, je pense que tu vas faire un excellent job, puis je pense que tu vas réussir dans ce rôle-là. » Puis ça, ça a été un tournant dans ma carrière chez Lightspeed. Donc, ça revient à ce que je disais à l'instant, c'était vraiment pas prévu que je me retrouve dans cette dynamique-là. Puis là, tu sais, c'est un concours de circonstances, un appel d'air qui fait que... Puis si ça vous arrive un jour dans votre vie, puis je vous le souhaite, bien, pour moi, c'était comme impossible que je vais décevoir cette personne-là qui a fait confiance en moi. Fait que je vais travailler comme un malade mental. Puis c'est ça qui m'a permis de me rendre où je suis aujourd'hui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Man, je vais faire un peu de narcissisme conversationnel parce que j'aime ça parler de moi, mais à une vraiment plus petite échelle. Quand je commençais ma carrière en tech, il y a quelqu'un qui me disait... Oui, Frank, stress-toi pas avec ça. Tu vas apprendre à comment construire un site web. Tu vas apprendre à comment vendre un site web. Moi, je veux t'augmenter de salaire. Je veux te donner un autre stage. Je veux qu'après l'université, tu travailles avec moi. Je me rappelle m'être dit, il est-tu calme ? Moi,
<strong>JD St-Martin:</strong> je me suis dit la même chose.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Excellent timing. Non, puis tout ça pour dire, des fois, il y a quelqu'un qui croit en toi quand toi, tu crois pas en toi. Puis c'est genre le trigger qui fait, dans le fond, j'ai le droit de croire en moi. J'ai comme l'impression que t'as vécu ça, évidemment, à une autre échelle. Fait que, oui, je trouve ça dope.
<strong>JD St-Martin:</strong> Mais il y a des personnes comme ça, des anges dans votre vie qui vont arriver et qui vont être comme, qui voient quelque chose en toi que tu ne vois pas forcément ou en tout cas que tu n'oserais même pas te dire, regarde, je vais prétendre faire ça. Je pense à ce que tu m'as dit.
<strong>Public:</strong> Je pense à ce que tu m'as dit. Je suis comme, c'est bon, man. Well deserved.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> All right, folks. Le spotlight partenaire du mois de janvier, c'est Casimir Legrand avec Fairpoint Assurance, un courtier spécialisé en tech, SaaS, AI. Donc, pas ton courtier traditionnel qui ne comprend rien à ce que tu fais avec ta business tech. Leur produit fort, c'est le tech INO, erreur et omission, mais c'est de la cyberassurance de façon plus générale qui peut couvrir des trucs comme ransomware, fraude bancaire, API compromis, name it. Dans notre capsule, Casimir me raconte d'ailleurs une histoire où un SaaS s'est fait envoyer un rançon logiciel, mais il avait besoin de 30 jours pour trouver ses backups et essayer d'esquiver ça. Pas été capable. Heureusement, il était bien assuré. La compagnie d'assurance a payé le ransomware de 8 millions de dollars. Le processus pour que Fairpoint trouve le bon produit d'assurance est super simple. C'est une douzaine de questions sur une page. Tu peux regarder ma capsule et ma convo avec Casimir dans les show notes, mais aussi sur saspass.com slash partenaire avec un S. Tu cliques sur Fairpoint assurance, leur profil, puis toutes les infos pour contacter Cas puis Fairpoint vont être là. OK ? De retour au pod. On s'en va vers le closing. J'ai le goût qu'on parle de Revstar, puis évidemment, ce qui est What's Next pour toi. Moi, j'ai hâte de le savoir. Tu n'as même pas voulu me le dire quand tu m'as appelé au téléphone. Je suis comme, « Ah, ben, veux-tu me donner un sneak peek ? » Tu es comme, « Non, tu le verras sur stage. » « All right. »
<strong>JD St-Martin:</strong> Un sascoop, je trouvais ça. Sascoop ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, oui. Let's go. Revstar, c'était un beau succès. C'était un sacré show.
<strong>JD St-Martin:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quoi ta plus grande fierté par rapport à cette première édition-là, à part l'animateur, le MC ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Ben, en fait, puis je le dis en toute sincérité, tu as fait un travail remarquable. Merci. C'était vraiment super. Puis, en fait... Je crois que tu fitais vraiment dans l'univers qu'on voulait créer.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'était stressant, honnêtement. C'était la première fois que je performais ou que je travaillais en anglais depuis un bout. C'était du monde sharp qui était là. J'étais comme, il ne faudrait pas que je dise trop de niaiseries. Finalement, je l'ai dit une couple, mais ça a quand même...
<strong>JD St-Martin:</strong> Mais c'est parce qu'on voulait, pour ceux qui... Évidemment, la plupart d'entre vous ne savez pas c'est quoi Revstar. C'est normal, c'est tout à fait normal. C'est un événement qu'on a organisé qui est vraiment axé sur la communauté du revenue operations, go-to-market excellence. Parce que je n'ai pas vraiment parlé de ça jusqu'à date sur le podcast, mais tu sais, une particularité de Lightspeed et je dirais même Chronogolf, ce qui a fait que Lightspeed s'est rendu où est-ce qu'on est aujourd'hui, c'est qu'on traite vraiment la commercialisation comme une science. puis de la même façon que tu as une approche d'ingénierie quand tu bâtis un produit, on a réellement une approche d'ingénierie de système au niveau commercialisation chez Lightspeed. Et donc, cet événement-là qui s'appelle Revstar, c'était vraiment parler de cette thématique-là qui est devenue de plus en plus populaire aujourd'hui. Mais à l'époque de Lightspeed, quand je me suis joint et même avant, on était quand même assez précurseurs dans ces approches-là. Donc, bref, cet événement-là rassemblait des entrepreneurs principalement, des opérateurs. C'était vraiment un événement organisé par des opérateurs pour des opérateurs et des entrepreneurs qui veulent amener leur commercialisation à la prochaine étape. Tu m'as posé la question, pourquoi est-ce que je suis fier de cet événement-là ? Honnêtement, à la base, c'était encore une idée de cave, d'en prendre trop. Puis, durant l'été, à l'époque, avec Guillaume et David Charbonneau, qui est dans la salle, on s'est dit, OK, il faut qu'on organise un événement, parce qu'il n'y a pas un événement comme ça à Montréal. Mais on veut que ce soit un événement quand même intime où les gens qui viennent ont vraiment un sentiment qu'ils vont ressortir de là avec des astuces, des trucs, des pratiques qu'ils peuvent mettre en place demain. Puis, assez intime, où est-ce qu'ils peuvent échanger entre eux ? Fait que l'écosystème et l'univers qu'on voulait créer, c'était un univers intime avec un vibe hip-hop et tout ça, où c'était très, très bien. Mais c'était une idée de cave parce qu'honnêtement, je veux dire, c'était littéralement un truc bien plus complexe qu'on pensait quand on disait ça. Puis on s'avérait être comme 220, 230 personnes. Puis on organisait ça littéralement en quelques mois. Fait que d'être capable de se rendre à cette idée-là, à un show qui, je pense, a été bien apprécié. Puis le moment pour moi qui m'a vraiment touché, c'est de voir quand j'étais à l'arrière de la scène, puis que toi, tu faisais ton show d'MC, le monde qui prenait des photos, tu sais, du content, des slides. Quand tu vois ça, t'es comme, OK, you know what ? You're on to something. Puis la quantité de monde qui prenait des photos dans la pièce, c'était vraiment assez magique.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> La vibe et l'esthétique du top du Fairmont aussi, la manière que... C'était très clean, le genre. Puis moi, je veux dire, de voir une légende comme Mark Roberge qui était sur le stage, il avait tellement de swagger, il était tellement smooth. C'était un pro. C'est pas son premier rodeo. Non, non, lui,
<strong>JD St-Martin:</strong> c'était un pro. C'est un idole de jeunesse, entre guillemets.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> En tout cas, je ne me rappelle pas de l'URL, mais googlez Revstar GTM, puis vous allez pouvoir trouver...
<strong>JD St-Martin:</strong> On va garder ça annuel à Montréal, puis là, on est en train de discuter de faire peut-être d'autres chapitres.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Parce qu'il y avait comme un souper...
<strong>JD St-Martin:</strong> À la base, c'était juste comme on fait ça au one shot. Il n'y avait rien d'autre.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais justement, il y avait un souper après, puis vous avez fait l'erreur de m'inviter. Du fait que... J'ai monté là, puis tout ça, puis là, t'avais comme un sourire quand même fendu jusqu'aux oreilles, puis t'étais fier, puis t'étais comme, ah man, on est déjà en train de penser à comment on va le scaler. Puis t'étais là, Chris dude, man, t'as genre beaucoup d'affaires à faire. Non, non, non,
<strong>JD St-Martin:</strong> c'est never enough.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, fait, what's next pour Revstar, tu penses ? Y a-tu des idées ou des trucs ? Ouais,
<strong>JD St-Martin:</strong> on veut vraiment animer cette communauté-là, on va animer la communauté à Montréal, on va en faire un événement, l'événement que vous avez assisté ou que t'as assisté, on va en faire l'événement phare à Montréal. Après, on va probablement réfléchir à des trucs peut-être un peu plus petits, plus workshop. Puis on aimerait faire quelque chose de similaire aussi à Toronto. Donc, on vous parlera de ça dans les prochains mois, mais pour avoir deux dates sur le calendrier. Mais vraiment regrouper la communauté autour de « Go-to-market excellence and revenue operations » .
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça va être du cool stuff, man. J'ai hâte de voir ce que vous allez builder.
<strong>JD St-Martin:</strong> Notre key MC, il y a juste de sign-up à toute une affaire.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu savais que je t'ai volé le crédit, des fois sans vouloir, pour la track de… C'est toi qui as fait la soundtrack de l'époque ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Tu te dis, je sors les poubelles, je fais la musique, je fais tout.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il y a du monde qui m'écrivait sur LinkedIn pour dire à quel point Frank, c'était vraiment sick la soundtrack. J'étais comme, thanks.
<strong>JD St-Martin:</strong> Tu as bien raison.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Écoute, la question que j'ai le plus hâte de te poser depuis une couple de semaines, sur LinkedIn et ailleurs, tu as annoncé que tu allais step down de ton rôle à titre de président chez Lightspeed. Je pense, effectivement, jusqu'en mars ou quelque chose du genre. C'est un gros move, une grosse décision. Moi, je veux savoir, j'ai activé Siri en me posant la question la plus importante du show, of course. Ce que je veux savoir, c'est la motivation derrière cette décision-là, puis what's next ? C'est quoi que tu vas faire après ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Oui. Premièrement, en fait, je vais... C'est un peu à la blague, mais c'est vrai. Je vais avoir 40 ans à la fin du mois, le 28 décembre. Très cool, man. Donc, puis ça fait 7 ans. C'est la 7e année fiscale que je suis chez Lightspeed. Ça fait... 13 ans si j'inclus mon parcours, 13-14 ans si j'inclus mon parcours chez Chronogolf. Puis quand j'ai entamé cette année fiscale, en fait, je veux dire, en petite communauté, Dax et moi, je lui ai dit, regarde, je pense que c'est ma dernière année fiscale. Mais, tu sais, je ne suis pas le fondateur de Lightspeed, mais j'ai vraiment ce sentiment de responsabilité pour cette merveilleuse compagnie. Puis les personnes qui sont chez Lightspeed, c'est tous des amours. J'adore travailler avec eux. Pour moi, c'était super important que ce soit fait correctement avec une belle transition. Donc, d'où la raison pour laquelle je reste quand même encore longtemps. Mais mon remplaçant arrive le 15 décembre. Donc, on l'a annoncé il y a quelques semaines. Puis pourquoi je me suis commencé à me dire que c'est peut-être ma dernière année ? Bien honnêtement, dans les dernières années, je croise trop d'entrepreneurs qui me disent qu'ils vont bâtir une compagnie puis ils vont le faire à l'extérieur du Canada. Ils vont le faire à l'extérieur du Québec, ils vont le faire à l'extérieur du Canada. Puis je ne vous cacherai pas que... Ça m'énerve grandement pour rester poli. Je me suis dit, OK, ça, il faut que ça change. Je pense que je peux aider. Souvent, quand je regarde ces entrepreneurs-là qui ont ce réflexe-là, un des réflexes, c'est qu'ils disent, oui, mais moi, je veux scaler une compagnie. Je vais aller chercher beaucoup de clients. Pour commercialiser ma solution, il faut que je le fasse aux États-Unis. Je me dis, oui, mais nous, on l'a fait à Montréal. Le tiers de nos employés sont encore ici. quand même 1,2 milliard de chiffre d'affaires, 146 000 employés, 146 000 clients. Tu peux scaler une grosse business de Montréal. Donc, mon souhait, c'est d'aider ces entrepreneurs-là à scaler leur compagnie, puis particulièrement la commercialisation de leurs produits chez nous, au Québec, au Canada.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pourquoi c'est important pour toi ? Je me permets de te couper. Pourquoi c'est important pour toi que ces founders-là build ici, scale ici ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Parce que, je veux dire, la communauté m'a énormément donné. Je suis vraiment chanceux dans la vie. Puis moi, j'ai eu cette opportunité de le faire ici. Puis veut, veut pas, je veux dire, ce serait quand même triste si nos seules bêtes au Canada, c'est le sirop d'érable, puis le pétrole, puis nos arbres, puis qu'après, il y a juste des Walmart et des Starbucks. Il faut qu'on investisse dans ces technologies-là, puis il faut qu'on les garde ici au Québec, puis il faut qu'on bâtisse des belles compagnies qui emploient des fabuleuses personnes ici. Ça fait que ça passe par ça. Puis ultimement, je veux dire, tant qu'à travailler comme un fou puis comme un épais, c'est aussi bien d'avoir une belle mission derrière. Puis ça, je trouve que c'est une belle mission. Puis Lightspeed, à certains égards, la mission derrière Lightspeed m'a toujours attiré. C'était comme une belle extension de ça dans ce contexte-là, d'être des entrepreneurs, monsieur tout le monde qui bâtisse un restaurant ou un commerce de détail, blood, sweat and tears, puis ils essaient de gagner leur pain pour leur famille. Nous, on les aide avec ça, avec ces technologies-là. C'est aussi une extension un peu logique de dire, OK, j'ai envie de redonner à la communauté, mais une communauté qui m'a tellement apporté. Puis, fait que c'est ça. Fait que c'est un peu ça. C'était comme un choix logique. Comment je vais le faire ? En fait, tu m'avais demandé à l'époque pourquoi j'ai lancé une compagnie de golf quand j'étais en investissement. Je t'avais répondu, c'est vrai, ce n'est pas arrangé par le gars des vues. C'est vraiment comme ça que je réfléchissais à l'époque. Pour moi, c'était toujours dans une optique de dire je vais être un meilleur investisseur, un meilleur mentor, un meilleur coach pour les compagnies dans lesquelles on investissait, les aider à faire des bons choix. En tout cas, s'ils vont faire des mauvais choix, les faire ensemble. Je retourne dans le monde de l'investissement, tout simplement. Je retourne dans le monde du capital de risque. Il y a un fil conducteur avec ton podcast, cher Frank, parce que tu as eu sur ton plateau la personne particulière avec laquelle je vais travailler. L'équipe a évolué un peu, je vais en mentionner à l'instant. Tu as reçu un certain David Charbonneau à ton podcast. Il était aussi à Revstar. Je me joins à Boréal Ventures avec... Samuel Larivière, Larry et Sam Jobin. Puis on va monter une super franchise de capitaliste.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Congrats à vous autres, les boys. C'est huge. En plus, j'étais...
<strong>JD St-Martin:</strong> Je suis surpris que tu ne t'en doutais pas.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> David m'a blackwallé. J'étais comme, toi, tu le sais, c'est sûrement d'autres. Qu'est-ce qui se passe ici ? Aucune idée, man. Blank face live.
<strong>JD St-Martin:</strong> C'est juste le gars qui est à Revstar sur le même stage que moi, mais bon, OK. Exact.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'avais des doutes, mais c'est un bon acteur, Agus.
<strong>JD St-Martin:</strong> Il est bon, il est bon.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que tu bookes, c'est full circle.
<strong>JD St-Martin:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu retournes en VC. Oui. Mon Dieu. Parle-nous un peu de quel genre de founders vous allez vouloir aider. Tu dois déjà avoir un profil, tu en parles avec... plein, les gars, ils ont un pipeline, un deal flow, les gars, ils figurent, ce que c'est.
<strong>JD St-Martin:</strong> Oui, bien déjà, premièrement, ce que Boréal, puis c'est à leur honneur, sont ici dans la pièce, ce qu'ils ont bâti avec le fond 1, c'est absolument remarquable. Déjà, à la base, pour moi, c'était ça qui m'impressionnait beaucoup, puis le fait humain. Puis, entre autres, si vous ne connaissez pas Boréal, ce qu'il a fait, l'image de marque de Boréal jusqu'à aujourd'hui, c'est vraiment, il investissait plus dans des compagnies qui avaient une composante plus hardware, comme tu disais sur ton podcast. Des industries qui sont peut-être, disons, un peu moins front page dans les tech crunch de ce monde. Fait que cette genèse-là me séduit beaucoup. Puis, on va continuer à réfléchir dans cette logique-là, mais amener à ça un aspect commercialisation. Donc, l'idée, c'est, je pense, pas pour parler pour eux, mais ce qu'ils ont appris avec le fond 1 ultimement, c'est... Ils sont très impliqués avec leur entreprise en portefeuille, mais ils voulaient en faire plus, ils veulent en faire plus, ils veulent vraiment accompagner ces fondateurs-là. L'idée, c'est de continuer la suite logique du portefeuille du fonds 1, mais en prenant des positions beaucoup plus conséquentes dans les compagnies, donc en plus gros ownership, puis être très, très, très impliqué dans la commercialisation. Pour revenir à ta question, ça va être n'importe quel founder qui est en B2B. Je ne pense pas qu'on va faire du B2C à moins qu'il y ait un angle particulier. C'est principalement du B2B. qui va nous attirer. Si on regarde le portefeuille 1, le fond 1, c'est vraiment du B2B, mais des fondateurs qui ont déjà atteint un premier product market fit, ils ont déjà une première validation avec des clients puis là, ils se posent la question de, OK, maintenant, il faut passer à la prochaine étape, on doit commercialiser ça, on doit embaucher un VP vente, on doit embaucher nos premiers vendeurs, on doit réfléchir à nos plans de commission, on veut réfléchir à quel logiciel CRM on va utiliser, quels sont les outils qu'on va implanter. quel va être le plan pour les prochains trimestres, pour les prochaines années, une fois qu'on lève cette ronde de financement. Je veux dire, moi, je fais ça en dormant. Je pense à ça en permanence. C'est comme, I'm wired that way.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pour mettre ça plus concret, peut-être pour moi et pour le monde qui écoute, genre, c'est-tu pre-seed, c'est-tu seed ? Seed.
<strong>JD St-Martin:</strong> On va investir seed. Ça va être notre sweet spot. Donc, disons, si on veut le faire complet, compagnie qui a 500 000, 1 million de revenus récurrents, disons, mais tu sais... On ne va pas le rendre trop prescriptif non plus. On va être quand même ouvert si c'est un peu plus petit ou un peu plus haut. Mais disons, pour faire simple, 500 000 à 1 million de revenus. Puis là, OK, on veut passer à la prochaine étape. Généralement, ces compagnies-là sont rendues là. avec la force et le charisme des fondateurs. Puis là, ils sont comme, OK, maintenant, je dois scaler ce que nous, on a fait, notre petite équipe. Puis c'est là où ils ont besoin de notre aide.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis cette phase de transition-là, puis scientifiser le go-to-market, c'est beaucoup l'évangile de Guillaume qui était ton ex-co-fondateur. Avec Vasco. Full circle,
<strong>JD St-Martin:</strong> my friend. Exact.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est vraiment dope, man. Mais tu sais, comme côté plus humain, touchy-feely, je suis comme, d'où, c'est Nosti de Ride que t'as eu. Tu vas avoir 40 ans. T'as des kids. Là, oui, tu step down autour de Mars. Tu prends-tu un break ou t'es genre encore never enough ? À 40 ans,
<strong>JD St-Martin:</strong> je m'en vais en Italie avec mes amis, mes boys qu'on se connaît depuis qu'on a 12 ans. Notre objectif, c'est d'aller skier durant les Olympiques en Italie, dans les Dolomites.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Durant les Olympiques ? Durant les Olympiques,
<strong>JD St-Martin:</strong> on va pas aux Olympiques. On a essayé, mais on n'a pas été pris. Puis, on va y voir, idéalement, le match de la médaille d'or du Canada au hockey à Milan le 23 février. That's the plan.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que tu vas célébrer pis souligner ça comme il faut. That's it.
<strong>JD St-Martin:</strong> Mais that's it. This is a 10-day break and then we're back at it.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Dude, tu sais, ça va être tellement bizarre ce que je m'apprête à dire. On se connaît pas beaucoup, mais je suis fier de toi, man.
<strong>JD St-Martin:</strong> Ah
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Non, mais c'est vrai, man.
<strong>JD St-Martin:</strong> En tant que père Noël, je trouve que, tu sais, ça fait du sens. Il y a quelque chose ici, là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est fucking sick comme histoire. Merci, papa Noël. Là, on a assez jasé pis le monde va voir aller aux toilettes, poser peut-être une couple de questions. Fait que... Avant qu'on close et qu'on ouvre, on va ouvrir pour 3-4 questions, la ligne audio qui est là. Y'a-tu quoi que ce soit que tu veux shout-out, promouvoir, faire une plug, n'importe quoi, c'est le temps, man.
<strong>JD St-Martin:</strong> Ah, écoute, mes plugs, ça va être où est-ce que je m'implique. Fait que ma plug évidente, c'est Lightspeed. Lightspeed is hiring, by the way. Fait que si vous voulez travailler dans une super belle compagnie avec des super belles valeurs, check us out. C'est vraiment une compagnie formidable. T'as mentionné Vasco, donc un big shout-out à mon partner Guillaume, since day one, best friend, qui bâtit un super produit. qui va être utilisé avec les compagnies de Boréal, donc check out Boréal, boréal.vc. Puis ouais, si vous avez un beau projet sur lequel vous travaillez, envoyez-moi un message sur LinkedIn, je les check tout. Peut-être pas dans l'heure qui suit, mais donnez-moi un peu de temps, mais je les check tout.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> T'es un vrai chief, ça a été un honneur, man.
<strong>JD St-Martin:</strong> Yes, merci.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Alright, je vous ai gardé longtemps assis, mais... on se craint quand même 3-4 questions s'il y en a qui sont down d'aller à la 3e ligne qui est debout vertical là-bas pis là pas votre tendre histoire d'enfance juste votre nom votre compagnie votre question pis c'est ça allons-y hey what's up salut salut JD merci pour l'inspiration moi
<strong>Public:</strong> c'est Franck la compagnie on s'en fout mais c'est à propos de toi non non non ben je veux savoir moi c'est Tael mais en tout cas c'est pas à propos de moi c'est à propos de toi Merci. quel rôle ça joue ta famille dans ta vie d'entrepreneur je suis jeune entrepreneur jeune papa je suis curieux de voir un peu qu'est-ce que ça joue comme rôle pour toi dans tes ambitions et puis dans ta carrière dans ton futur pour toi c'est tout parce qu'en fait pour moi honnêtement quand mon fils est arrivé
<strong>JD St-Martin:</strong> Oscar dans notre vie ça a vraiment changé ma perception sur pourquoi je travaille si fort honnêtement je sais que c'est un peu cheesy mais en tant que parent ça a comme complètement changé donc tu sais Merci. À the end of the day, je te dirais, c'est une grosse, grosse source de motivation. On parlait des sources de motivation de Michael Jordan. Ça, ça en est une énorme. Après, j'ai une famille qui comprend que je suis un crainqué qui travaille 100 fois trop. Donc, je te dirais, ma femme est assez exceptionnelle dans ce domaine-là. J'espère qu'elle va écouter. Je suis toujours dans le négatif, dans les points. J'essaie de gagner quelques points positifs. Mais oui, ma famille, c'est une énorme source de motivation pour répondre à ta question. Puis je pense qu'en tant qu'entrepreneur, il y a peut-être un peu cette perception qu'il faut que tu le fasses avant d'avoir des enfants, mais c'est tout à fait, à mon avis, c'est faisable de le faire avec des enfants. Il faut l'équilibre, il faut quand même trouver la balance là-dedans. Puis ça peut être une super belle source de motivation aussi. Puis il y a une part de moi qui est de laisser quelque chose derrière par la suite, qui sait peut-être qu'un jour Oscar soit analyste chez Boreal. Who knows ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> That's it. Ça va être bien, je vais l'avoir sur le pod.
<strong>JD St-Martin:</strong> That's it, bien. Ça, ça serait... Merci beaucoup. Non,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> merci beaucoup, c'est incroyable. Merci, Franck. On peut en prendre deux ou trois autres, Max. Allons-y. Moi,
<strong>Public:</strong> je veux juste savoir, c'est quoi ton handicap au golf ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Je ne suis pas bon au golf, honnêtement. Regarde, on a eu des gens qui ont travaillé chez Chronogolf qui étaient exceptionnels. Je regarde Alexis qui est un joueur de golf de fou. J'ai grandi quand j'étais jeune. Je vous ai dit, Maroc, entre autres, mes parents étaient diplomates, donc leur réflexe, eux aussi, ils travaillaient beaucoup. Souvent, ils m'amenaient au terrain de golf, ils me laissaient au terrain de golf. J'ai un peu grandi sur un terrain de golf, mais je n'étais pas très, très bon au golf. Quand je me suis lancé dans le golf... Pour être honnête, j'ai encore moins joué au golf parce que je travaillais tellement dans le contexte du golf que moi, le dimanche, j'admirais Alexis et Fred qui allaient jouer au golf. Mais Guillaume et moi, on était comme « Man, on va jouer au volleyball if you want, like you pick another sport » . J'ai développé une passion pour aider les opérateurs de golf, mais c'est comme si ma passion du sport, de façon surprenante, a baissé. Mais aujourd'hui, quand j'aurai un peu plus de temps, quand mes enfants seront un peu plus vieux, j'aimerais ça m'y remettre. Donc, ça va venir. Je suis vraiment mauvais. Je pense que mon handicap, si j'allais jouer, je serais chanceux de jouer 90. C'est quand même mieux que la majorité. Oui. La gang qu'on avait chez Chronogolf, ça faisait pitié quand tu jouais 90. C'est pour ça que j'ai « I have a chip on my shoulder » . C'est vrai que tu comprennes ça ailleurs. C'est good. Ça,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'était Nicolas de YAC. YAC pour la Sub-Summer Security. Vous les checkerez.
<strong>JD St-Martin:</strong> Go YAC.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Salut ton nom, ta question.
<strong>Public:</strong> Salut, moi c'est Verensa. I run a LinkedIn ghostwriting agency. Je vais poser ma question en anglais. So, I'm thinking we're working on an app in healthcare and in healthcare the particularity is that the buyers and the users are not the same. And so my question for you as a founder are there some criteria where you know you're on the right path but it's just taking longer so persevere versus this is the wrong thing pivot
<strong>Public:</strong> à autre chose ? Oh, c'est une question bloquée, mon ami. Par contre, Boreal aime vraiment la santé digitale et donc, vous savez, heureux de entendre plus sur ça. Et les setup B2B2C peuvent fonctionner vraiment bien. Je pense qu'ultimement, vous voulez trouver si vous êtes sur le bon chemin. Les utilisateurs de votre produit utilisent votre produit. Et, comme... fondamentalement, c'est ce que vous faites, n'est-ce pas ? Vous résolvez quelque chose qui n'était pas là avant avec cette organisation ou cette entreprise. Et donc, même si vous avez seulement un client aujourd'hui ou deux clients, je ne sais pas la situation, mais je suis juste en train de croire que vous êtes en retard dans votre voyage. Vous saurez si vous êtes sur le bon chemin, si ce client l'utilise avec intensité. Si ils l'ont, c'est un bon signe. then you should persevere Si ils ne utilisent pas votre produit, quelque chose de mal. Donc, juste y aller. Pour nous, peut-être juste pour vous donner un peu de contexte, c'est vraiment vrai. Quand nous avons commencé notre projet, la première chose que nous avons fait, c'est qu'on est allé à un défilé de golf. C'est un défilé de golf en Montréal chaque année pour les golfistes B2C. Et derrière le counter de tous les stands du défilé de golf, le défilé de golf, ce sont les opérateurs de golf. Et nous avons pitché. every single stand and bothered them. They're like, dude, I'm here just to sell tickets to golfers. I'm like, yeah, but just give me 10 minutes. And we convinced them that we would build a product that would solve their needs. So another thing I would potentially say is like, before you build something, try to validate that there's an actual demand. That's what we did. That's literally our path. We picked three customers. We didn't want more because we knew this would be more complicated if we did. And then we started with those three. And then we just looked. Merci. Merci. Allô, bonsoir
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> JD.
<strong>Public:</strong> Merci pour le podcast. C'était très inspirant. Je te dirais que je me retrouve un peu dans la position dans laquelle j'ai été il y a quelques années. Mon nom, c'est Marvin, by the way. Il y a une question que j'ai eue dès le début, lorsque tu étais en train d'expliquer ton parcours. Je trouve que 18 mois entre l'idéation et la première levée, c'est quand même assez court. Et j'étais curieux de savoir s'il y a une approche, vu que tu avais un background en investissement qui était différent de ce que la plupart des fondeurs font, qui t'a permis d'arriver là plus rapidement et avec un contrôle de l'argent que tu as levé. Puisque tu avais du réseau, c'est sûr, mais... Il y a souvent des philosophies qui peuvent être différentes entre quelqu'un qui est plus orienté tech, quelqu'un qui est orienté finance, quelqu'un qui peut être orienté marché. Est-ce que tu penses qu'il y a un insight que tu aurais, que tu pourrais partager, qui serait inspiré de cette expérience que tu as eue de par ton background, et aussi quand tu regardes des éléments qui auraient pu permettre de rendre ça encore meilleur ?
<strong>JD St-Martin:</strong> Ouf, ben écoute. Nous, au début, comme on disait durant l'histoire avec Frank, nous, au début, quand on a lancé le projet, on l'a self-funded de notre salaire, Guillaume et moi. Puis, comme je disais à l'autre personne qui a posé la question tout à l'heure, excuse-moi, j'ai oublié ton prénom, je ne l'ai pas entendu, mais on est allé valider assez early s'il y a une demande pour notre produit avant de le bâtir. That was step one. Si tu es dans l'idéation, c'est ce que j'ai compris, et tu n'as pas encore de clients, nous, c'est l'approche qu'on a prise. On a signé des clients avant d'avoir un produit. Ensuite, la deuxième étape, c'est qu'on dit, avant d'aller voir des investisseurs, ils vont vouloir voir ce que j'ai dit à l'instant. C'est qu'ils vont vouloir voir que non seulement on a bâti un premier produit, un premier prototype, mais que ce produit-là est utilisé. Ça n'a pas besoin d'être par des milliers de clients, mais un certain nombre de clients qui viennent valider qu'il y a un réel pain que tu es en train de résoudre. Et la troisième étape, c'est l'équipe. Fait que si tu es tout seul dans ton idéation, je te dirais, ce n'est pas impossible, mais pour des investisseurs, ultimement à ce stade-là de ton aventure, on investit dans toi. Mais parfois, investir juste dans une personne, si on parle de la gestion du risque, tu mets tous tes oeufs dans un panier en tant qu'investisseur, ça peut rendre l'investisseur surtout au début. si c'est ta première compagnie, un peu nerveux. Donc, l'équipe, pour nous, était assez importante. Donc, dans ce processus de 18 mois, on a aussi constitué une équipe qui était crédible aux yeux d'investisseurs. Donc, quand on est arrivé devant les investisseurs, on avait quatre cofondateurs qui amenaient tous un angle particulier à la compagnie. Tu sais, Guillaume, c'est comme moi un financier, mais c'est quelqu'un qui est, comment dirais-je, plus dans les... plus dans les opérations cartésiennes, dans les chiffres. Moi, j'ai un côté plus anthropisme, plus vente, marketing. Donc, on se complaçait très bien. On est allé chercher un subject matter expert dans l'industrie dans laquelle on était, si tu veux. Le founder market fit, dans notre cas, c'était Fred qui venait de l'industrie. Puis, on est allé chercher un développeur parce que aucun de nous trois, puis à l'époque, tu ne pouvais pas vibe-coder des produits, là, let's be real. Il fallait quelqu'un qui puisse bâtir ce produit-là. On a fait des erreurs. Pour revenir à ta question, on a fait des erreurs dans ce parcours-là. Au début, on est allé chercher plein d'autres personnes qui se sont greffées à ce projet. Puis là, je ne veux pas parler en mal de ces personnes-là, c'est des bonnes personnes. On en avait trop. Fait qu'on a dû, avant de se présenter devant des investisseurs, on a dû racheter des parts de certaines personnes. On a dû, comment dirais-je, recentrer l'équipe sur l'essentiel pour se retrouver avec quatre fondateurs, quelques clients, un premier produit bêta. Puis là, il y a quelque chose de matériel qu'un investisseur peut venir valider. J'espère que ça t'aide dans ta question, mais dans ton processus, nous, c'est à l'époque de l'idéation, c'est les prochaines étapes qu'on a suivies par la suite.
<strong>Public:</strong> Juste si je peux follow up, c'est sûr que dans ce que tu dis, je retrouve beaucoup d'approches Lean Startup, chose qui, moi aussi, dans mon day-to-day, lorsque j'investis dans des entreprises, je prends en considération. Le point que je voulais plus souligner, c'est lorsque vous avez levé de l'argent, on a beaucoup de founders qui lèvent un peu trop.
<strong>Public:</strong> Oui.
<strong>Public:</strong> Et vous n'aviez pas d'expérience, techniquement, à part le fait d'être du côté de la personne qui investit. C'était quoi les approches au niveau du term sheet sur combien on va lever pour commencer par là ? C'est sûr qu'il y a plein de calculs que tu peux faire, mais quand tu es encore à cet âge de maturité où tu lèves du seed ou du pre-seed, ce n'est pas quelque chose qui est factuel. Mais c'était quoi l'approche pour ne pas trop lever et de rester en contrôle de cet argent-là ?
<strong>JD St-Martin:</strong> J'adore ta question. Tu viens de toucher une corde très sensible. Je crois qu'il est partagé par mes nouveaux collègues chez Boreal. Je vais te dire, honnêtement, je vais te faire un parallèle avec une compagnie publique. C'est bizarre ce que je vais te dire, OK ? T'es comme « What the fuck is this guy talking about ? » Hear me out. La genèse de Lightspeed aujourd'hui en tant que compagnie publique, on est toujours dans une dynamique de « under-promise, over-deliver » . Les compagnies qui décident de lever beaucoup d'argent très tôt parce qu'ils sont séduits. par la nouvelle qu'ils vont partager sur TechCrunch et autres, qu'ils ont levé beaucoup d'argent. Mais qu'en réalité, dans leur fond intérieur, quand ils vont dormir la nuit, réalisent à quel point they're about to over-promise and then under-deliver. That is the kiss of death of any startup. Donc, je te dirais, pour revenir à ta question, je ne peux pas te donner un chiffre prescriptif, mais je te dirais, lever trop Merci. Tôt, trop tôt, quand tu n'as pas encore réellement déterminé le modèle et les blocs que tu vas rajouter à ta tour pour ne pas que ta tour s'écrase, le risque de ces compagnies-là, c'est quand ils lèvent trop d'argent parce qu'ils sont leurrés peut-être par cet appât-là. Souvent, ils ne reviennent pas au marché par la suite ou quand ils reviennent, ils reviennent avec une très mauvaise nouvelle qui est un down round, une grosse dose d'humilité et autres. Je te dirais, là, c'est vraiment difficile de répondre à ta question prescriptivement en disant « t'as besoin de lever X, là, tu le faudrais qu'on passe plus de temps ensemble, là » , mais je veux dire, il y a eu trop d'erreurs, puis malheureusement, des super belles compagnies avec des super beaux produits, puis des magnifiques projets qui ont levé trop d'argent avec une valo démentielle. Puis la valo et l'argent que tu lèves, ce n'est pas la finalité. C'est juste le début de la game. Fait que si tu pars puis tu décides tout de suite que tu vas jouer contre les Panthers de la Floride puis tu n'as jamais joué en NHL, ça va être vraiment difficile. C'est ça à prendre en considération. Le jeu. Je fabule, je ne sais pas précisément ta situation, mais ça, c'est une corde sensible parce que j'en vois trop puis j'en vois encore aujourd'hui puis certains d'ailleurs que je côtoie. dans d'autres circonstances, puis qu'ils me disent en secret, si tu veux, « Man, j'ai fait tellement une erreur, j'aurais jamais dû faire ça. » Puis là, ils sont assis en dessous de la cap table, puis ils regardent en haut, puis ils sont comme « I don't know how I'm going to turn around this business. »
<strong>Public:</strong> Kiss of death. Donc, ne levez pas trop, puis pas trop rapidement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Merci. À moins qu'on ait vraiment une dernière très quick, on va closer ça là-dessus. Je vous invite à prendre un drink, prendre de la bouffe. Il nous reste un bon moment. J'apprécie votre attention, votre présence, votre énergie. Et puis, joyeux temps des Fêtes à tous. Tranquillez-vous ça. Merci.
<strong>JD St-Martin:</strong> Merci, merci.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Good job.
<strong>JD St-Martin:</strong> All right, folks. Avec SassPost, on a une infolette de feu hebdomadaire qui est très moitié fun, moitié fond à notre sauce.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il y a des hot takes, des expérimentations que je fais, des histoires vraies de SaaS, vraiment pour t'aider à... prendre les meilleures décisions que ce soit par rapport à ta compagnie ou ta carrière. C'est une place où je peux être 100% moi-même. Ça fait du bien. J'adore ça, écrire. D'avoir ce outlet-là, c'est complètement motivant pour moi. Il y a plus qu'il y a 850 SaaS folks et curieux qui nous suivent. Ça augmente chaque semaine. J'aimerais ça que vous en fassiez partie et qu'on se rende à 1000 et qu'on se rende à encore plus que ça. Franchement, ça me craint au bout d'avoir des nouveaux abonnés qui se joignent sur l'infolette. Ça me craint. à continuer d'écrire, à continuer de faire de la recherche, de me poser des questions, d'analyser ma conversation avec cette fondatrice-là ou ce fondateur-là. Ça pourrait être transformé en un éditorial que moi, j'amène dans l'infolette. Fait que si vous voulez aussi, vous pouvez joindre les SaaS Pals. On a un petit forfait payant qui permet de nous supporter directement comme individu ou comme compagnie. On a déjà plus que 22 personnes qui nous supportent comme ça. C'est insane. Je n'en reviens pas. Puis eux, ils font ça en échange contre des extra goodies, right ? En fait... Pense à, mettons, des updates extra que je fais avec personne d'autre qu'avec eux, des previews de la roadmap du podcast, des rabais sur les événements, puis d'autres trucs. Fait que vous pouvez aller sur saspace.com. Il y a un pop-up qui va vous apparaître d'en face, en théorie. Sinon, dans le footer, vous pouvez vous inscrire. Sinon, vous googlez Saspace puis Beehive. C'est l'outil qu'on utilise pour l'infolettre. Ça me craint vraiment de voir ça grandir. Puis ça me tient à cœur. Fait que check it out.
<strong>JD St-Martin:</strong> Puis si vous avez du feedback constructif aussi, vous pouvez me le shooter.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Alright folks, un petit shout-out aux chiffres partenaires certifiés SaaSpasses. Le chiffre, c'est le bras droit de l'entrepreneur tech. Ils ont accompagné des SaaS bootstrapped, financés et même plusieurs qui ont exit. Fiscalité, prévision financière, planification, name it, sont là pour alléger ta charge mentale puis t'aider à prendre des meilleures décisions. Moi, je suis client, autant perso qu'avec mes deux business, puis je suis plus que satisfait. Même chose pour plein de founders qui sont venus sur le pod. Check them out sur SaaSpasse.com slash partenaire avec un S. L'épisode 146 avec avec Thomas-Louis Lafleur, leur co-founder, c'est un incontournable. OK ? De retour au pod. SaaSpasse, c'est une business d'amour, une business indépendante. Il y a un paquet de choses que vous pouvez faire pour nous supporter dans notre croissance, pour qu'on puisse continuer de créer du contenu de feu, d'organiser des beaux events, puis de mousser, puis de tirer par le haut cette communauté tech qu'on a au Québec. First, si vous n'avez pas ajouté votre SaaS sur notre plateforme, allez sur saspass.com, il y a un gros bouton mauve pour faire juste ça. Vous pouvez check out le job board si vous avez une offre d'emploi quelconque, c'est gratuit, un outil super cool pour toute notre audience et notre réseau. Si vous ne nous suivez pas déjà par rapport au pod sur Spotify, Apple Podcasts, allez faire ça s'il vous plaît. Puis vous pouvez aussi nous laisser un review, ça nous aide vraiment beaucoup. Vous pouvez nous suivre sur YouTube, qu'on investit de plus en plus là-dedans, on met des shorts, le plus de contenu possible, que ce soit organique ou avec des partners. Fait que check this out. Si vous voulez venir aux événements puis pas manquer de billets parce qu'on est souvent sold out. Vous devriez nous suivre sur Eventbrite. Vous allez sur Eventbrite, vous écrivez « SaaSpasse » , vous pouvez vous abonner et avoir des notifications. On fait ça « roughly » à peu près chaque mois-ish. Puis « last but not least » , suivez-nous sur LinkedIn et Instagram. On met du beau contenu, du contenu souvent drôle. Je pense que ça vaut la peine. Je veux finir cette outro custom un petit peu en remerciant les partners certifiés de « SaaSpasse » . On a des compagnies de fous qui nous supportent. Financièrement, stratégiquement, des fois même psychologiquement dans mon cas. Sans ces compagnies-là, la majorité du revenu de SaaSPass n'existerait pas et on ne pourrait pas faire ça. Je veux que vous preniez le temps d'aller les regarder. SaaSPass.com, slash partenaires avec un S. Ils sont tous listés là, ils ont une belle fiche avec du contenu, avec des liens, des détails. Je vous les nomme rapidement. Léviat légal, des avocats qui sont tech et founder friendly. Le Chiffre, des comptables et fiscalistes qui sont calés en tech aussi. Baseline, des gros geeks pour innover avec l'AI. Unicorn, des experts cloud AWS pour optimiser et scaler votre infrastructure. On a aussi cette année des partners produits. Donc Vasco, une plateforme RevOps pour votre go-to-market. Missive, un inbox collaboratif pour vos communications de team. Puis Apollo 13, un studio no-code pour construire des MVPs et des side projects. Vous pouvez tout aller voir sur saspace.com. Pis moi, du fond du coeur, je vous dis juste merci de nous suivre pis de nous supporter. C'est insane comme aventure ce qu'on a lancé là pis je suis bien privilégié de pouvoir faire ça.
<strong>Public:</strong> Cheers Ça me semble qu'on est quand même mieux facile J'ai plus de faut pour ma life, j'ai plus de faut pour ma b...
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