Aujourd’hui, je jase avec Cyndie Feltz et Nicholas Milot, cofondateur chez Yack, une entreprise spécialisée en cybersécurité offensive.
Yack c’est presque 3 ans, 3 employés et une croissance de 200% dans la dernière année
On retrace leur parcours : leur background avant le hacking, leur passé entrepreneurial et leur rencontre.
On couvre ensuite plusieurs points, comme :
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
<strong>Nicholas Milot:</strong> Vos comptes courriel, guys, vos gmails, vos emails, c'est la fois la plus importante que vous allez acquérir. Ça, il devrait toujours y avoir le multifacteur MFF là-dessus.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Un bâton dans les roues, c'est quand t'as un info stealer ou un ransomware. Là, il y a un bâton en route qui plante à terre, c'est fini. T'sais nous on est en tech là, un password manager, on le sait c'est quoi mettons pis on l'utilise pas tout le temps. Imagine le monde qu'ils sont même pas en tech.
<strong>Nicholas Milot:</strong> On a fait faire des... ils ont fallu qu'ils te déplacent quelqu'un en hélicoptère à cette dite centrale-là, faque on parle d'une 50... 4000, et puis on avait failli faire inonder aussi toute une ville. On s'est fait un petit peu d'attention.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Toi Cindy, mettons, t'es pas une hacker à bord. Non,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> c'est connu en prison.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est sûr.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Beaucoup de gens disent, avec l'AI, la cyber ça va venir à non-perf. C'est comme tout, c'est que les attaquants ont plus de tools.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais wow, faudrait pas qu'on découvre ton bon point.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Bon courage. Qu'est-ce qui se passe ? Ça va être justement, si SaaSpasse 0.1, ça va être si SaaSpasse 0.2. Puis SaaSpasse 0-3.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Qui vous a dit que c'était...
<strong>Nicholas Milot:</strong> C'est Jean ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Cindy, Nicolas, bienvenue sur SaaSpasse.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Thanks.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Merci. Comment ça va ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Très bien et toi ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Solide. Pour commencer, pour les gens qui ne vous ont peut-être pas déjà découvert, qui ne vous connaissent pas encore, Cindy, tu veux-tu me faire un genre de 30 secondes sur tes keys ? C'est quoi le chapeau que tu portes aujourd'hui ? Puis on va expliquer YAC après.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Je n'ai pas une aussi belle tuque orange que toi, mais Cindy Fels, cofondatrice de YAC, YAC Sécurité Inc. pour le nom officiel. Cofondatrice, j'aime le dire. Donc moi, j'appuie ce qui va être le business, les ventes, le marketing, le recrutement, etc.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Puis Nico ? Co-founder, je m'occupe de tout ce qui est technique, les opérations. Puis je trouve que hacker, c'est le plus beau challenge mental. Donc, c'est ce qui me fait triper.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Très bien dit. Cindy, mettons un elevator pitch très bref de YAC. Comment tu définis la business ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Yes, nous en fait, on vient hacker votre entreprise comme le ferait un attaquant à votre demande, il faut le préciser. Sauf qu'à la place de déployer un ransomware ou partir avec vos données, on vous explique comment est-ce qu'on est rentré et comment est-ce qu'il faudrait corriger la situation.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que c'est les gentils hackers. Exactement. Hacking for good. Pouvez-vous me donner une couple de chiffres, peut-être Cindy, genre juste en termes de, tu sais, ordre de grandeur de la compagnie ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Fondée en mai 2023, donc As Do Co-Founder. On est trois aujourd'hui. En termes de chiffres, croissance 50% entre l'année 1 et 2 et là on va sûrement toucher le croissance de 100% entre le 2 et 3.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Cool Belle croissance organique en plus comme Cindy dit. Yes, exactement.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Quasiment que d'organique. Que d'organique.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Notre meilleur mois en octobre dernier, donc... C'est cool.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Good job.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Vous avez été un des commentateurs à la SaaSpasse con. D'ailleurs, Cindy, tu rock l'édition spéciale.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Il n'y a eu pas une autre meilleure occasion que de le porter en plus de SaaSpasse con.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais on avait fait de quoi de cool. Je trouve que c'était cool, mais il y avait tellement de bruit et il y avait tellement de monde à droite, à gauche que je pense que le monde n'a pas... La majorité... Ce n'est pas tout le monde qui a entendu puis compris toutes les anecdotes funky de hacking que vous avez amenées dans votre genre de quiz. C'était quoi le fucking...
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Cahoot.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'était le fun Pire UX ever mais le tout il est cool Ouais exact c'est ça la job to be done Est bien faite même si c'est lettre En tout cas Il y avait vraiment des anecdotes de hacking le fun là dedans Je me suis dit je me garde je veux que vous m'en fassiez Une ou deux mettons qu'on avait fait Puis que tout le reste de l'audience ne soit pas écouté Anyway fait Nico mettons
<strong>Nicholas Milot:</strong> Une fois avec un client on faisait Des scans le client était supposé d'avoir De bien segmenter donc J'étais pas supposé d'être en mesure d'atteindre Certains appareils chez lui mais finalement, ce n'était pas bien segmenté. Puis on a take down des appareils outils qui fournissaient une centrale d'eau aux États-Unis. Donc c'était, je pense, c'était soit avant Noël ou soit avant le jour de l'an. Donc c'était soit genre le 27-28 décembre. Ils ont fallu qu'ils déplacent quelqu'un en hélicoptère à cette dite centrale-là. Fait qu'on parle d'une cinquante-quelques mille. Puis on avait failli faire inonder aussi toute une ville aux États-Unis.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On précise encore une fois que les tests d'intrusion ne font pas ça, c'est qu'il y a eu une erreur de segmentation. Et d'ailleurs, on avait dit au client, si un simple... C'était même pas le scan, c'était le ping est capable de mettre down ta centrale. C'est pas le ransomware que tu devrais avoir peur. N'importe qui de l'extérieur qui pingue ta centrale, il pourrait faire ça. OK,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> donc ce n'était pas un pen test spécifiquement ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On n'était même pas encore rendus au pen test.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ok, c'était juste comme une phase avant ça. Discovery.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On discovery le réseau,
<strong>Nicholas Milot:</strong> on n'avait même pas lancé le scan encore. Puis ça a bien fini avec le client, évidemment, t'es pas heureux de la situation de faire déplacer tous ces gens-là, et ce genre d'efforts-là à ce temps-là de l'année, mais ils se sont rendus compte qu'il y avait plein de flots, c'est beaucoup mieux que ça arrive avec nous.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Ah oui.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Définitivement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, vraiment. Puis c'est des appareils Internet of Things, genre IoT ? Non, OT,
<strong>Nicholas Milot:</strong> c'est Operational.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah, excusez-moi, c'est quoi que ça veut dire ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> C'est des genres d'appareils qui font fonctionner ta chaîne de prods, puis des trucs comme ça. PLC,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> tu as déjà entendu parler de PLC ? Des composants industriels, vraiment, et c'est beaucoup plus sensible que l'IT.
<strong>Nicholas Milot:</strong> C'est très sensible, c'est ce qui ramène le cash souvent.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, puis ça veut dire quoi, excuse, OT ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Operation Technology. OK,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> wow. Y'avait-tu une autre anecdote comme ça que vous voulez me dropper ? Ouais,
<strong>Nicholas Milot:</strong> j'en ai une autre. Il y a la fois, je faisais un... Avec un collègue, je faisais comme un mini test physique puis il y a aussi un test Active Directory, les autres genres de tests qu'on fait. Je roussais à rentrer.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Test physique, là, tu veux dire genre... Fallait que je rentre,
<strong>Nicholas Milot:</strong> je me rende dans la salle des serveurs. OK, c'est bon. Puis c'était une nouvelle location qu'il y avait, donc un nouveau campus qui est ouvert puis c'était de voir ce que je suis capable de passer en avant la réceptionniste puis bon. Ce que je réussis, c'est en fin de session, ça a été long. Il fallait attendre un élève, il n'y avait plus personne. Bref, je me rends dans la salle des serveurs, je faisais mes trucs. Puis là, j'entends la porte. Ça faisait comme une heure et quelques que j'étais là. J'avais commencé à avoir chaud, j'avais enlevé mon oubli. J'entends la porte en arrière de m'ouvrir et il n'y a pas personne qui est supposé d'ouvrir cette porte-là. Fait que là, déjà là, je fais... Puis je me retourne. Puis il y a le responsable de la place. Puis, il était avec un policier.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Holy moly Fait que là...
<strong>Nicholas Milot:</strong> Qu'est-ce que t'as fait ? Mais là, je me suis dit, y'a pas de façon qu'il savait que j'étais là. Il serait venu me voir avant ça.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Avant d'appeler la police, tu viens voir t'es qui, tu fais quoi ici ? T'appelles pas la police directement.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Fait que là, j'étais comme ça. Autant que t'avais le shit, tu fais comme si tu bélanges. Ouais. Fait que j'ai fait, hey, what's up ? Je suis qu'un fournisseur, je me souviens plus exactement de ce que j'ai dit. J'ai fait comme si je bélongue, puis j'ai continué mes affaires. Puis le policier, finalement, il était venu voir le campus parce que la veille, genre vers 11h, minuit, il était arrivé quelque chose en ruelle à côté, puis il voulait les shots de la caméra dans la ruelle. Ah,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est vrai,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> c'était un mauvais timing, genre le worst timing ever,
<strong>Nicholas Milot:</strong> mais c'est pas grave. Mais t'en es sorti ? Je m'en suis sorti, oui. Après ça, le responsable, il est revenu, il était là, « Toi, t'es qui et tu fais quoi là ? » Mais ce n'était pas avec le policier et tout. Ce que les gens, il faut que ils sachent aussi, c'est que dans ce genre de situation-là, on a un « get out of jail card » . c'est-à-dire qu'on a une carte signée par la personne avec un autre contact comme ça quand tu te fais pogner, l'idée c'est de voir si t'es capable d'endormir la personne qui t'a pogné first pis si t'es vraiment pas capable ben là tu montres ça.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> L'idée c'est pas que tu fasses de la prison non plus Oui c'est parce que c'est une lettre qui est signée par le client par la personne contact dans l'entreprise avec ses coordonnées généralement dans ce cas-là on leur demande aussi même de prendre des documents à leur en tête et pas le nôtre qui est comme une attestation qui explique on est en train de faire un test s'il y a jamais un besoin, appelez telle personne parce que c'est arrivé pas dans notre cas mais il y a des gens qui ont On finit au poste, t'sais. Non, non, mais je vous jure, j'étais engagée. Oui, oui, oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, oui. Endormir, quand tu dis endormir le monde, c'est pas genre en prise de l'ours. Non, non,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> mais jusqu'au bout, t'essayes de faire ça poigné, de justifier, oui.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Le garde ou la personne qui te pogne devrait vraiment vérifier t'es qui. T'sais, il devrait pas se dire, « Ah, ok, t'es good » , t'sais. Il devrait pousser, il devrait appeler quelqu'un. Si je dis que je viens de Vidéotron, il devrait appeler ses gars comme on avait dit Vidéotron. Moi,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> validé, est-ce que Vidéotron est vraiment censé venir ici ? Que tu rentres dans n'importe quelle entreprise, tu mets un tout telus Vidéotron, n'importe quoi, tu viens avec un escabeau sous le bras. Dans la grande majorité des cas, les gens vont t'ouvrir la porte et ils vont te laisser aller.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Les tests d'intrusion ou d'offensive physique...
<strong>Cyndie Feltz:</strong> mettons vous en faites moins pour des SaaS c'est plus pour d'autres types de compagnie ça prend des bureaux généralement ça c'est pas mal en télétravail on va pas essayer de rentrer chez toi mettons ce serait un weird un peu en fait je ferais pas de blague sur chez moi au cas où il y avait des espèces de malais volants j'écoute ou whatever souvent
<strong>Nicholas Milot:</strong> si tu as fait une couple de tests avant avant d'arriver tu vas faire ta base pis tout fait que quand t'arrives à tester à moins que tu sois vraiment des trucs particuliers c'est rare au Québec encore que les compagnies et ce niveau de maturité là on en fait vraiment peu ou des contextes souvent très précis genre hey peux-tu tester telle affaire
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Parce que mine de rien, tu vas faire un test à grandeur, c'est un énorme coup parce qu'il faut que tu prépares ton test, que tu te déplaces. À masse les heures, ça fait quand même une grosse facture à la fin. Ouais, ouais, ouais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fair enough. Puis, mettons, c'est quoi votre background ? Parce que là, on est rentrés dans le vif du sujet et je trouve ça sick, mais toi Cindy, mettons, t'es pas une hacker à base. Non,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> on s'est connues en prison.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est vrai ? Non Je ne sais pas que ça va être du bonbon, mais... Ouais, c'est ça. Comment tout arrive en cyber maintenant ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> J'ai eu beaucoup de vie dans... J'ai commencé dans l'autorité de restauration à la base quand j'avais 20 ans. Au niveau des ventes. J'ai fait ça quelques années. J'ai beaucoup voyagé aussi. J'ai vécu en Australie, en Espagne, etc. Et surtout dans un profil de vente. Ma avant-dernière expérience de vente, c'était chez Audi. J'ai même vendu des chars. Donc, j'ai vraiment fait toutes les catégories de...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> et je suis sortie de là parce que j'en avais marre qu'on me dise de vendre ma mère pour vendre un char. Tu sais, la pression à la vente. Les caricatures du vendeur de char vend quoi qu'il arrive, bouchite ton client tant que tu closes. je voulais faire des ressources humaines. Mais j'étais au Québec en permis de travail fermé, je ne pouvais pas étudier et j'ai eu l'opportunité d'aller dans une compagnie de cybersécurité. Petit start-up qui s'appelait CyberSwat. Et je suis rentrée pour, à la base, être adjointe aux ventes, la troisième employée. Fait que rapidement, le marketing, ça me tente. J'ai pris le marketing. La vente, ça me tente.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'ai pris la vente.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> je l'ai recruté. Et j'en ai quand même bâti l'équipe pendant quelques années. Et c'est là-dedans que je dis, mais c'est tellement le fun en cyber. Et ce que j'aime dire, moi, j'ai un hôtellerie de restauration de luxe qui est censé, en France, être le métier passion par excellence. Dès que j'arrivais à mes équipes dans les hôtels, encore un dossier, ça chialait, c'était jamais content, genre tout le temps négatif. Et je suis arrivée là et je parlais à Nick ou à l'autre genre d'équipe. Je parlais à un client, j'ai besoin d'aide pour aller pricer un pen test. Oh, ça a l'air malade. On n'a pas gagné. Il fallait que je les calme. On n'a pas encore gagné le test. Les gens étaient tellement allumés et passionnés que c'est communicatif, et j'ai commencé à triper au bout.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il y a un parallèle, je vais faire un peu de narcissisme conversationnel, mais quand moi, je suis tombé un peu par hasard en tech, l'enthousiasme puis la passion des devs, parce que Snipcart, le produit qu'on vendait, c'était pour des devs, ça m'allumait tellement. Je voulais comprendre, puis faire ça avec eux autres. Je suis tombée de même,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> je suis allée sur TryHackMe pour me former par moi-même si je n'ai pas d'études, etc. Et mine de rien, surtout que là, c'était une compagnie de cybersécurité généraliste. Un besoin client, c'est un client qui dit « Hey, j'ai besoin d'améliorer ma cybersécurité. » Au vendre, ce n'est pas genre tu fais mon produit. Finalement, si tu fais des mini-audits, de comprendre ce qu'ils ont en place et leurs enjeux. Par là-bas, tu commences à avoir retenu des audits pas mal en quelques années. Tu arrives avec l'équipe et je suis juste tombée là-dedans. Mine de rien, tu as un impact aussi. Tu n'es pas en train de vendre quelque chose d'inutile. Là, tu protèges les compagnies.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> 100 %. C'est Cindy qui t'a fait rentrer chez Smer ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Swat.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Swat, c'est ça ? Oui. Puis ton background, toi, c'était quoi ? Toi, tu étais plus sûrement dans la cave à l'ordinateur de la famille à faire des niaiseries.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Pas vraiment, en fait. Moi, j'ai un background un peu weird. J'ai un background entrepreneurial à la base. Parle-moi. Tu as eu dans... Un de tes guests a été Francis de... Hello Darwin ? Oui, exactement. Lui, il a fait Vitronette. Oui, c'est vrai. Moi, j'ai fait Qualité étudiant qui est comme la version peinture de Vitronette.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, shit.
<strong>Nicholas Milot:</strong> J'avais 19, 20, 21. J'ai fait ça depuis... deux ans dans ces alentours-là. Porte à porte, en janvier, à Tassier de te vendre une teinture de deck pour être le premier à en profiter au début d'été. Ça,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est une école hard knock.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Il a fallu que j'en fasse. Tu montes des équipes de porte à porte, après ça, des équipes de prod. Je vais faire un aparté là-dessus. Probablement, avec du recul, je suis complètement débile d'avoir fait ça. Je ne sais pas si je le referai aujourd'hui, mais je suis tellement content de l'avoir fait. parce que je ne savais pas en tout ce dans quoi je m'embarquais. Puis, je vais toujours me souvenir de la fois où j'ai vendu mon premier deck. Je vais me souvenir de ça toute ma vie. Je n'avais jamais atteint un deck de ma vie. Je suis sorti de chez le client avec un dépôt de 25 % et j'ai fait « Merde, tu peux faire ce que tu veux dans ta vie » .
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah oui, c'était genre…
<strong>Nicholas Milot:</strong> Oui, j'ai fait « Merde » . Tu peux faire... Genre je viens littéralement de vendre un deck, je ne sais pas teindre encore. Puis comme on est en février, genre janvier, puis il y a de la mâche sur le deck là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est comme un early boost de confiance genre.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Exact.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah ouais.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Puis après ça, la brode arrive, tu commences à chier un peu dans tes pantalons parce que tu fais comme comment je vais faire ça. Ouais. Mais ouais, c'était vraiment... Fait que ça a été une de mes premières expériences. Après ça, j'ai été à l'UQAM. Ok. J'ai un certificat en comptabilité en perfectionnement de gestion. Donc, j'étais pas tech à la base. Non, c'est ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'essaie de voir c'est quand que tu te droppes dans le sauce.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Après ça, j'ai starté une petite place de coworking avec des gens de ma famille dans mon bout de pays. Fuck yeah Puis ça a arrivé au sud de Montréal. Pendant ce temps-là, ma mère se partait un site web avec son ami. Il y avait quelqu'un qui était supposé les aider. Il y avait du linge puis il voulait vendre. Il y avait encore du linge qui était beau puis il voulait le vendre. OK. Je leur faisais bien simple. Puis la personne qui était supposée de les aider, ne les aidait pas. Fait que j'ai fait « Ah, je peux sûrement vous aider. » Tu sais comme, on peut tout faire. On est jeune, on peut le gérer. On peut tout faire. Puis là, j'ai commencé à voir bon, comment je peux monter un serveur Linux ? Comment j'associe mon domaine ? Comment tu peux aller sur mon site ? Comment je peux prendre mon domaine ? Comment je fais des updates ? Comment j'ajoute les produits sur le site ? Fait que là, ça a comme été, j'ai appris Linux, monté des web servers. Dans ce temps-là, c'était beaucoup la LEMP stack. Donc Apache. C'est un site en magento, donc s'il y a des gens qui connaissent ça, c'est un peu plus compliqué que WordPress. Donc j'ai appris comme ça puis à un moment donné sur YouTube, j'ai vu une vidéo comme comment hacker ton Wi-Fi avec une Raspberry Pi et je me suis fait « Crème, ça a l'air cool ça » . Je me suis commandé une Raspberry Pi sur Amazon puis j'ai commencé à hacker mon Wi-Fi et là j'ai fait « Crème, c'est nice » . Je ne sais pas s'il y a des sites que je peux pratiquer, j'ai découvert avec The Box. À la deuxième box de Hack the Box que j'ai faite, je ne pouvais pas arrêter.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quoi Hack the Box ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Hack the Box est une plateforme pour te pratiquer tes skills de hacking. Tu te fais donner un adresse IP et le but c'est que tu rentres dans la box et après ça tu te rends au-delà de la box.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est mieux qu'essayer sur des vraies entreprises. C'est comme un environnement safe et legit où tu peux apprendre.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est comme un jeu d'évasion mais tu n'as pas besoin d'être en vraie prison.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Exactement.
<strong>Nicholas Milot:</strong> C'est juste un VPN, c'est correct.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais t'avais-tu dans ta psychologie des jeunes ou d'ados T'étais-tu le genre de dude qui essayait de trouver des détours, de hacker des affaires ? Ou c'était comme un genre de fibre latente en toi qui n'avait jamais encore résonné jusqu'à ce moment-là ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> J'ai tout à l'heure été quelqu'un qui ne se faisait pas trop pogner. À part peut-être... Je vendais des dessins au primaire où on s'était fait pogner par le directeur. On n'avait pas le droit de faire ça. On en avait à 10 cents, à 25 cents dans une pièce. - Ça fait que ça, on s'était fait poigner. Mais sinon, en général, j'ai comme un bon esprit de pas se faire poigner. Je suis quelqu'un qui aime résoudre des puzzles. Donc, ça a comme fait avec le hacking, ça a été... Puis c'est aussitôt que j'ai fait une boxe ou deux sacs de boxe. J'arrivais chez nous ce soir, je faisais ça. J'étais avec des amis, je voulais faire ça. Je voulais juste... - La révélation. - C'était comme... En ce temps-là, en plus, je pensais même pas que ça pouvait être ma job. J'ai hacké, j'ai aidé mon mec, c'est tout. Situé où j'avais fini, je continue à hacker sur Actabox. Juste avant le COVID, j'ai commencé à me dire que je pensais que je pouvais vraiment faire ça. Je pourrais faire ça de ma vie. Je me suis inscrit à une certification. À l'école, tu peux être hacker. C'était mieux d'aller par certification. J'allais à la polytechnique pour avoir un certificat. Tu n'apprendras rien de technique. Tu ne seras pas quelqu'un qui peut tout hacker parce que tu es allé à Polytechnique, right ? OK. Je me suis inscrit à une certification qui est beaucoup reconnue dans le marché qui s'appelle l'OSCP, d'Offensive Security. Puis je me suis inscrit au moment où on savait qu'on allait être confinés, mais qu'on ne l'était pas encore. Donc j'ai eu accès au Lab la journée de ma fête, donc le 28 mars. J'ai eu accès directement. Puis j'ai tout le temps du confinement. Avec des amis, on ne faisait que ça. Oh Tous les jours, genre toutes les heures, comme on dormait. C'est la seule autre activité qu'on faisait à part hacker. On faisait notre OSCP. Puis j'ai fini mon OSCP en deux mois et ish, qui est relativement rapide en général. Puis je suis rentré chez CyberSweat, je pense en août ou septembre, quand le COVID a terminé.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> T'as appliqué en haut 2020,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> je me souviens. Mais toi, Cindy, mettons... Les autres staffs que vous avez fait rentrer chez CyberSwaat, ou même là, il y a Jacob qui travaille avec vous autres. Est-ce que tu mets ton OSCP ? C'est-tu genre un must ? Alors,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> il y a différents profils. Là, on est vraiment sur... Bien, Yac, nous, on est spécialisés en pentest. Effectivement, en pentest, pas pour du SaaS, parce que le OSCP, c'est pour des têtes d'intrusion de réseau interne.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est pas mal le 5 grâles. Et ces gens qui écoutent et qui veulent justement se lancer dans le hacking, pas mal la certification qui va t'ouvrir les portes.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est comme un STEM de... OK, parce que c'est un examen. pour en parler mieux que moi c'est lui qui l'a fait mais oui tu as d'une putain à qui un réseau mais tu as aussi le rapport à produire kikiki quand on a beau dire tu peux être le meilleur à coeur du monde s'est pas produit un rapport à un livrable en entreprise n'a pas de valeur oui c'est vrai parce que jusqu'à et je suis rentré c'est ça personne a payé pour ça et les autres employés qu'on avait qu'on a aussi beaucoup de la cybersécurité c'est ça a l'air un être une spécialité mais qu'à 56 métiers en cybersécurité ok j'imagine là est comme une piste Un document avec toutes les certifications qui est énorme. Mais il y a beaucoup justement de gouvernance. Il y a des gens qui vont plutôt vous accompagner pour de la conformité, par exemple. Il y a aussi la sécurité opérationnelle, manager les consoles, mais plus en mode défensif. Du blue team et red team.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, oui.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Ça dépend vraiment.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Blue, bleu, défense, red, offense.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Exact.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Puis tu sais, je suis pas sûr. L'OSCP, tu vas voir un petit peu l'application. Tu vas voir surtout à faire de l'énumération. Tu feras pas nécessairement des API. À moins qu'ils l'aillent ajouter. À ma connaissance, il n'y avait pas beaucoup d'API.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> De l'énumération, en tout cas, ça veut dire, Nick ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> de te faire donner un URL, de juste, OK, c'est quoi la tech que tu lis ? C'est quoi, genre, si tu es du PHP, du Angular, du JavaScript. Tu sais, c'est juste de faire l'énumération, de voir un peu comment ça fonctionne.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> La reconnaissance.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Je te dirais qu'avoir ton OSCP, moi j'engagerais quelqu'un sans qu'il ait son OSCP parce que je suis capable d'avoir son OSCP. Pour rien que le chéter. Parce que je vais être capable. Sauf que ça aide quand il n'y a qu'un client qui dit, c'est quoi qu'ils ont comme certification, l'OSCP, ça t'ouvre la porte des RH. Si ce n'est pas nous qui t'engage, si tu veux rentrer dans une plus grosse place, rapport au RH. J'ai déjà vu du monde pas de WSAP bien meilleur que des gens qui en avaient un.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Alright folks, un petit shout-out à Finalta Capital, partenaire certifié, SaaSpasse. Tes crédits d'impôt, c'est du beau cash, mais attendre le remboursement pendant des mois, ça te ralentit big time. Finalta, c'est du financement non dilutif qui te permet de transformer tes crédits d'impôt en liquidité tout de suite, avec des décaissements qui peuvent arriver avant même que tes dépenses soient faites. C'est particulièrement pertinent si tu as au-dessus ou environ 250 000 en crédit annuel et que tu veux prolonger ton renouée sans te diluer ou juste soutenir ta croissance. plusieurs SaaS du québec font déjà affaire avec final t check them out sur SaaSpasse point comme slash partenaires avec un s ok de retour au pot puis quand est ce que dans votre relation vous êtes vous avez eu peut-être un aperçu de crime on travaille vraiment bien ensemble peut-être qu'on pourrait faire plus que juste à être collègues puis faire notre propre truc ensemble ça y est je pense trois ans après deux ans et demi trois ans après effectivement travailler beaucoup ensemble d'une parce que autant j'étais cap
<strong>Cyndie Feltz:</strong> les soumissions pour de la gouvernance c'est souvent un forfait égal un pricing donc si j'ai identifié le besoin avec un client, j'envoie une offre de service. Du pentest il faut qu'on estime le nombre d'heures, c'est vraiment chaque entreprise est différente et c'est plus technique, fait que je suis capable en gouvernance etc, je suis très à l'aise d'en parler. Pour des pentests surtout à l'époque, je voulais que Nix soit là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Un gouvernement ça veut dire quoi ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Tout ce qui va être faire des politiques, un audit de sécurité plus un bonnet du fort mais en mode interrogation, est-ce que vous avez... Un EDR.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Un peu comme la CNSSC qui me dit qu'il faut que j'aille...
<strong>Nicholas Milot:</strong> Pense à l'assurance qui est sur un pain.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est des formulaires, gouvernance. Justement, je vais aller chercher ce SOC de type 2. Comment est-ce que je fais ça ? Parce que oui, le test d'intrusion est un requis, mais ceux qui nous écoutent, qui sont passés par de la conformité, savent que si c'était juste un pen test, ce serait facile.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça fait que c'est la partie plus admin, comme clients. Exactement, oui.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Pas seulement comme gouvernance d'entreprise. On est beaucoup plus dans les processus, les procédures, les politiques. Après, il y a le volet Blue Team opérationnel. Get the shit done. Et non, vous voulez plus rétimes, c'est comment est-ce qu'on get your shit undone.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On commence à s'assurer que le shit est bien done. Bien done,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> exactement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> All right, OK. Moi,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> ça a duré trois ans. C'est qu'on a vraiment toujours eu une bonne relation, on avait la même approche, on avait toujours les mêmes feelings aussi des fois. Tu parles à un prospect, on était « Ah, on a envie de travailler avec moi » , à l'inverse, genre « Hum, on ne le sent pas » . C'est vraiment juste un feeling naturel qui s'est fait.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> nice. Et à un moment donné, on était comme genre… Plus des personnes qui préfèrent être "do one thing and one thing good" qu'être un généraliste et c'est là où on se reconnaissait un petit peu moins... à la place où on était. Ce qui était pas mal d'ailleurs, la norme dans le marché c'est quasiment que des one shop fit all.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> One stop shop ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> One stop shop merci. Ok ok ok ouais. Ouais c'est un mélange de one size fit all et de one stop shop ça finit...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> I got you girl.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Ah le milieu là, c'est parce que quand tu es au Québec c'est beaucoup de généralistes en général. Ok.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Et puis là vous autres vous étiez comme : bah il me semble la partie red team, la partie offensive, on tripe là dessus, y a comme... niveau de créativité peut-être.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On n'aime pas l'Excel.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Bon, on le sait. Mais ça c'est une chose de triper plus sur une des dimensions, mais c'est complètement une autre chose de faire... En tout cas, on start une business. Quand est-ce que c'était... Qu'est-ce qui vous a motivé à starter votre propre business ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Je pense qu'on savait qu'on était capable de le faire. Il nous fallait un peu de timing, un peu de... Les deux, il fallait qu'on aille un peu d'argent de côté pour pouvoir le faire.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Shooting ? Oui.
<strong>Nicholas Milot:</strong> J'avais un certain background entre Marial. J'ai toute une structure de comptabilité qui était prête, la tenue de livre et tout ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'avoue que tu avais ces acquis-là que tu pouvais amener. Exact. Toi, tu avais plein d'expérience. Admin gérien, c'est... Vente, admin, gestion.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Ce qu'on n'a pas dit, c'est qu'il a bâti la Red Team à l'ancienne place.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Exact.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Comme tu dis, on avait déjà l'expérience de bâtir quelque chose. On s'est cassé les dents aussi une couple de fois. On n'a pas créé quelque chose from scratch. On avait quand même une idée d'où on s'enlignait. Ça fait que l'exécution était facile. Et on savait ce qu'on avait envie de changer. Et on voulait simplement avoir la latitude de pouvoir faire exactement ce qu'on voulait.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Même les premiers clients chez Yak, ils se sont vite rendus compte qu'on était pro. On voulait en dire comme, tu es arrivé, Pandadoc est arrivé, tu signais le contrat, un autre email rentrait. Tout était déjà automatisé, tout était brandé. Toutes les pages... Streamlines. Oui, exactement.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On a fait des processus en partant.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Plan de projet après ça, tu sais, tout était déjà cané. Ça faisait une journée et le monde était genre « wow » . C'était déjà bien rodé. Je te dis comme oui, hier, ça fait peut-être une journée, mais ça fait déjà comme trois ans et quelques qu'on fait ça. Nous, c'est juste un print différent sur la page. Mais c'est juste mieux parce que là, c'est nous qui l'avons fait from scratch aussi. Ça fait qu'on ne traîne pas une lourdeur.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Et pour te dire pourquoi est-ce qu'on s'est parti en affaires aussi, ça va être extrêmement cliché ce que je vais dire,
<strong>Nicholas Milot:</strong> mais tu vas voir.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Les valeurs qu'on a écrites sur le site de YAK, nos valeurs, j'ai pas été genre « Qu'est-ce qu'on pourrait écrire qui fait kio ? » Tu te dis « Comment est-ce que je pourrais décrire Nick et moi qui travaillons ensemble ? » Et encore aujourd'hui dans nos évaluations, nos demandes de sondage satisfaction client, on demande à nos clients « Est-ce qu'on fit dans ça ? » Est-ce qu'on s'est retrouvés et on a 5 sur 5 à date.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quoi maintenant ? Fais-moi ça en mode pas… Alors first,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> celle qu'on préfère beaucoup c'est la no bullshit policy. Et ça, ça vient de nos expériences en général. Si j'étais dans la vente, je connais des fois la façon dont c'est vendu. Nous, on doit toujours dire l'heure juste. Que tu l'aimes ou pas d'ailleurs. Mais c'est vraiment important. Et c'est aussi pour ça qu'on est spécialisé. C'est qu'on fait des tests d'intrusion, mais on ne vend pas la solution. C'est que si on me dit quelque chose qui ne marche pas et si on te conseille un produit, on ne le vend pas. Fait qu'on n'a aucun intérêt autre de dire « Hey, tu devrais prendre tel EDR, il est vraiment meilleur que les autres. »
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quoi un EDR ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Endpoint Detection Response. C'est un antivirus enterprise.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Antivirus. Ou si on te dit « Fais telle affaire, on ne vend pas. » On ne bouge pas là-dessus.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il y avait un désir d'avoir votre autonomie, de faire les choses à votre manière, de faire spécifiquement ce qui vous tentait, la partie red, offensive. Mais c'était-tu intentionnel de vous positionner de façon différente à l'industrie de la cyber plus au Québec ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Nous, c'est l'offensive qui nous faisait triper.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il n'y en avait pas d'autre tant que ça.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Il y a des généralistes qui ont une partie pen-test. Là ça commence, on n'est pas les seuls.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On s'entend très bien avec ceux qui le font, c'est des amis à nous. On n'est pas du tout en compétition, on se parle, on explique notre challenge, etc.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Je pense que la différence c'est plus l'approche qu'on a avec le brand et tout. Je pense qu'on pousse plus l'image de marque. Je pense que pour nous c'est un aspect très important.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> double clic on l'a tué parce que c'est la première fois que j'ai été exposée à vous je pense c'est eux qui m'avaient parlé de toi justement pis j'étais comme me semble la brand a clash avec mon idée ou ma perception de la cyber sécurité dans ma tête c'est genre c'est épeurant, c'est formel, c'est sérieux, ça peut être grave whatever pis là il y a comme cette mascotte-là, yak, il y a comme le purple, il y a comme du fun quand même d'injecter là-dedans fait comment, pourquoi vous avez choisi de faire ça ? contre-intuitif peut-être ? C'est un plus ou ça peut être un moins pour certains clients ? Parlons de ça.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Déjà, pourquoi est-ce qu'on l'a fait ? C'est parce que c'est nous et toi tu l'as dit, je ne sais pas qui a dit cette phrase à l'origine mais on l'entend partout on prend notre job très au sérieux mais on se prend pas au sérieux. Nous on va avoir du fun à la job tout le temps, c'est ça qu'on fonctionne. Est-ce qu'on se prive de clients ? Peut-être, mais en même temps le feed serait pas là. Par exemple, nous on a pris la stratégie de pas du tout aller regarder pour le volet gouvernemental. Moi SEO ça me donne un PTSD. J'en ai fait dans le passé.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est beaucoup de lettres, ça. Il y en a quatre que je connais parce que je l'ai PTSD. Voilà, c'est ça.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est les documents d'appel d'offres du gouvernement formel. Le document est fait sans page. Il est zéro fait pour les startups. Bref. Donc déjà, nous, tout ce qui est vraiment très gouvernemental et procédural, ça ne nous tente pas. On a des clients formidables et d'ailleurs encore une phrase cheesy qui s'en vient, mais j'ai écrivé les cartes et j'ai quand même écrit plusieurs fois sur un certain client que si tous les clients étaient de même, la vie serait formidable. Porsche, la vie, elle est formidable et je l'écris à plusieurs de nos clients. On a du fun. Oui, c'est vrai que finalement, on monte des failles. Mais ce n'est pas parce que ce qu'on fait est critique et on parle de cybersécurité qu'on ne devrait pas avoir de fun et le faire à... On a des clients, même si on me dit, si tu rentres, je t'offre une bouteille de vin. All right ? Si tu ne rentres pas, c'est nous qui te l'offrons.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mauvaise gageuse à prendre.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Mauvaise gageuse, on ne fait jamais ça. Mais on peut avoir du fun en travaillant, même si le sujet est comme plat.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu as parlé des cartes, Cindy. Je me permets de genre... Prends un merci tellement. blague par rapport à travailler en tech et être pogné avec ta famille dans le temps des fêtes.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Ah ouais, lis-la, vas-y.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> En arrière, il y a un screenshot d'un group texte, genre un messenger, mettons. Vous avez créé le groupe Parting Nail en famille. En ligne, il y a 43 minutes. Bon, moi, mettons, je parle. Allô, voici le groupe pour planifier le Parting Nail. Je vais ramener une bûche de Noël maison de mon côté. Là, il y a quelqu'un qui répond. Merci pour le groupe. Dis... j'ai un problème avec mon imprimante depuis une semaine. Tu pourrais regarder ça vu que tu es informaticien. Puis ça, c'est ça. TI, informaticien, quand il y a du monde plus au-dessus de toi.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Inséré. On est tous informaticiens.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il y a une autre personne de la famille qui dit, ma belle soeur se lance en business et je lui ai dit que tu feras son site web. Il y a une autre personne qui dit, attends Josiane, moi aussi je peux lui faire ça, je peux lui vibe coder. J'utilise Claude depuis deux jours, c'est malade avec 2L. Il y a quelqu'un qui répond, c'est très bien que ton oncle Claude n'ait pas très à l'aise avec les internets. Puis la punchline, c'est vous avez quitté le groupe.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Ça veut dire qu'il ne se reconnaît pas dans un repas de famille à se faire demander des affaires qui souvent ont pas rapport avec ta job.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est vraiment une belle attention. En tout cas...
<strong>Nicholas Milot:</strong> On prend notre job au sérieux, puis on se prend pas au sérieux. Je pense que c'est important. Je pense que nos clients, ils ont une mission, c'est que je les appelle pas de mon sel. Si je t'appelle, t'appelles, à moins que tu sois mon chum, si je t'appelle, c'est probablement pas pour le beau temps. Parce que si c'était de quoi être juste médium ou comme de quoi être concerning, j'aurais envoyé sur Teams par email. Quand je t'appelle sur ton cell... c'est probablement qu'il faut qu'il y ait quelque chose qui se passe live.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah ouais ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Live, tu sais, mais on va gérer ces moments-là. Tantôt, on riait, tu sais, on comptait le bout avec la centrale, puis tout ça, mais tu sais, on a géré la situation, tu sais, à ce moment-là, on est un enterprise qui prend ça très au sérieux, puis on s'arrange pour fixer les trucs, mais oui, effectivement, on essaie un peu de démocratiser ça, cette... C'est vraiment...
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Mais quand il faut que ça marche, je veux pas dire que... Peu importe ce que tu fais dans la vie, technique ou pas technique. C'est des relations humaines. Il faut que la relation, elle passe. Il faut justement aussi que ton client te fasse confiance. Si tu es comme le méchant qui vient donner à un autre une mauvaise note à la fin...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais c'est aussi qu'en fait, Chris Mann, c'est genre un must la cybersécurité. Tant qu'à le faire, t'es mieux le faire et être capable d'avoir du fun et de parler à du monde, tu vas avoir l'impression de te faire soit juger ou de te faire obceler tout le temps. Exact. Ça,
<strong>Nicholas Milot:</strong> je ferais l'observe. Pour nous, c'est un point important. pas nos recommandations. À mon noble opinion, c'est un scandale en cyber au Québec. Les recommandations, c'est souvent « Hey, ça pourrait t'aider, by the way, on le vend » .
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est le lien vers le service dans le rapport. Quand tu présentes, tu dis « On peut t'aider avec tes recommandations, j'ai aucun problème avec ça. Peut-être que tu peux l'aider, autant l'aider. » Mais d'être directement, on l'a vu dans le rapport, à la limite, c'est le lien vers le service.
<strong>Nicholas Milot:</strong> C'est que vous,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> vous avez fait un découplage entre les choses qui doivent... les outils ou les solutions qui doivent être implémentés pour régler les failles de la sécurité et l'analyse, l'évaluation, le rapport qui les soulève.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On peut se donner le meilleur exemple pour que les gens comprennent l'enjeu en arrière. Mettons que tu confies, par rapport à ma lettre, ta tenue de livre, ta comptabilité, tu vas leur demander d'auditer ce qu'ils ont fait ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, oui, je comprends. Tu ne peux pas auditer ce que tu as fait toi-même,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> c'est un conflit d'intérêts. Et même si il y a une bonne intention en arrière, forcément, si tu audites et que tu vois de la crap, Est-ce que tu vas l'assumer, que tu ne vas pas l'assumer ? C'est une vraie question qu'on va se poser. Nous, on n'a aucun intérêt.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Si tu dis, OK, la recommandation, c'est de t'acheter une solution de backup et que c'est toi qui vends cette dite solution de backup, tu dis, OK, c'était ça la vraie recommandation ou tu veux juste faire un 12 % sur les frais de licence ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Et ça se peut que ce soit la bonne recommandation. On ne dit pas que ce n'est pas la bonne, mais ça crée tout le temps cette question de doute de est-ce que je me fais upsell ou est-ce que c'est vrai ? Et nous, on ne veut pas que les gens se posent de la question.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Tu sais, nous, notre recommandation va être voici quelques solutions que tu pourrais peut-être regarder.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Qu'on voit souvent sur le marché, on a des bons... Et ça pareil, des fois, le volet réseau est important. On a un client qui cherchait une solution en Zero Trust, par exemple, et il en regardait, on dit « Ah ben attends une seconde, on en a un qu'il l'a implémenté il n'y a pas longtemps, etc. » On peut lui demander, on les met en relation et ils se parlent. Tu sais, on prend zéro dollar là-dedans, mais c'est juste... On sait que du monde s'est cassé la tête à faire toute une étude comparative des solutions dans leur contexte. S'il est prêt à prendre une demi-heure, un café avec toi pour t'aider... Comment est-ce qu'on crée justement du lien ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Ça, c'est quelque chose qu'on détestait du milieu. Il y a beaucoup de places qui font ça, puis on est comme, merde, je ne peux pas croire que leur recommandation, c'est leur propre affaire. Tu sais, je veux dire, on comprend.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On ne parle pas des MSP qui sont à la base des expertés qui font de la cybersécurité, mais ce serait une discussion de deux heures.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est bon. Je pense que là, mettons, next step, ça va être de décyférer ou démystifier un peu les différents produits ou services qu'il y a dans votre boîte. pour qu'on puisse catcher, genre, c'est quoi cet univers-là ? Surtout l'univers, mettons, Red Team. J'en ai listé un paquet, mais c'est quoi les services principaux, mettons, que vous offrez à part les pentests ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Comme dit, la base pentest, si on peut tester, bien là, surtout, on va parler d'applicatifs, vu qu'on est à ce espace, mon fichier réseau interne, ton IP externe, réseau externe, la validée, etc., le Wi-Fi. On peut faire du physique, comme on l'a raconté avec l'anecdote de la police tantôt. Sinon, ce qu'on fait aussi... C'est que pour faire nos pen-tests, nous on a besoin de rouler des scans de vulnérabilité, qui est souvent la première étape avant de faire un pen-test. Un scan c'est un tool automatisé qui va comme te sortir full data. Sa job c'est de donner le maximum de data mais il n'exploite rien. Il fait juste dire « Hey, by the way, tu as tout ça là-dessus » . Et ça pareil, je suis obligée de prêcher pour notre mission de vie. Il y a des compagnies qui vendent des scans et qui appellent ça des pen-tests. Il n'y a rien de mal à faire un scan, mais ce n'est pas un pen-test. C'est comme si on te vendait une preuve de concept et on t'appelait ça ton site web final.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je comprends.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Ça a de la valeur, mais ce n'est pas ce que tu as commandé.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est step 0.1. Exact. On n'a pas essayé de rentrer.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Dans chacun des types de tests, il y a un éventail. Évidemment, dans les applicatifs, tu as les SaaS avec un REST API. Il y en a qui ont du GraphQL. Il y en a qui ont un paquet de tech. Il y en a qui ont un LAMP stack. En interne, c'est beaucoup des Active Directory. On fait aussi du Dark Web. partnership avec une entreprise québécoise qui s'appelle Flare.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Très beau sens. Explique-moi, c'est quoi que ça veut dire « on fait du dark web » ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> J'avoue ça.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Monitoring, je pense. J'ai pas dit monitoring. Non, t'as dit « on fait du dark web » . Ah, c'est bien d'avoir. On fait du dark web. On fait du monitoring. Bref, faut-il que j'explique c'est quoi ? Je vais l'expliquer dans le fond. J'aime mieux utiliser le deep web habituellement, mais dark web, c'est juste un peu plus marketing. Le deep web, c'est la partie non indexée de l'Internet. Souvent, on utilise le iceberg pour représenter ça. Puis c'est vrai que c'est une bonne image. C'est-à-dire que toutes les choses que tu peux trouver sur Google ou via ChatGPT, c'est les trucs qui sont indexés de l'Internet. Donc, ils sont en haut de la surface. Tout ce qui est en dessous, on appelle ça le Deep Web. Ça peut être des trucs pour des journalistes, ça peut être plein d'affaires, c'est juste des trucs que tu ne pourrais pas trouver dans Google, donc qui ne sont pas indexés. Par la nature de la chose, les trucs qui ne sont pas indexés sont difficiles à trouver. Il n'y a pas de répertoire parce que sinon on les mettrait sur Google et ils seraient indexés. Le Dark Web est la partie criminelle du Deep Web. C'est pour ça souvent qu'on le voit comme ils le mettent en bas. Le dark web fait partie du deep web, qui est la partie non indexée. C'est juste la partie où... Acheter de la drogue,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> tuer un gage.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Silk road type of stuff.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Exactement.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Aller sur tort.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Exactement. Donc, pour aller sur le dark web, il faut utiliser un deep web, il faut utiliser un navigateur qui a effectivement tort, donc qui peut aller sur des sites point oignon. Bref, ceci étant dit, quand on parle de monitoring comme ça de dark web, c'est surtout de trouver les leaks. Donc, est-ce qu'on a des employés qui se sont fait compromettre ? Est-ce qu'il y a des trucs que... sur nous qui est, par exemple, dans un GitHub, est-ce qu'il y a un ancien dev qui a pushé notre code ? C'est toutes des affaires qu'on peut trouver. On est et Flare passe tous les repo GitHub, tous les Docker images, tous les forums. Les télégrammes aussi. Tous les télégrammes channel.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est moi pour les SaaS, on est un peu trop petits. Mettons pour une grosse compagnie, si tu commences à voir sur un tunnel Telegram qui parle de ta compagnie, ça aurait préparé une attaque. Nice, you know.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Donc,
<strong>Nicholas Milot:</strong> Flare qui est un produit SaaS québécois d'ailleurs, on pourrait peut-être vous ployer. Ils ont enlevé, je ne me souviens plus combien. Ils vont bien. Ils vont très, très bien. Très, très bien.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui,
<strong>Nicholas Milot:</strong> cool. On a monté un offre avec Flair exprès pour les PME qu'on est les seuls à offrir. Donc, on est quand même bien contents de ça. Bref, on fait aussi ce genre de service-là et qu'on utilisait déjà dans nos tests d'ailleurs. Mais bref, maintenant, on l'offre officiellement dans le fond pour les PME.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Je sais qu'on n'a pas l'air cohérent quand on dit qu'on ne voulait pas vendre d'autres produits. On ne recommande jamais du Flair. Ce n'est pas notre recommandation. Le pourquoi est-ce qu'on le propose comme les scans de vulnérabilité ? C'était tout ce qu'on utilise déjà pour nous-mêmes parce que pendant la tête des tests... Le Dark Web, c'est une belle mine quand tu peux checker des passwords pour un pen test. On en trouve beaucoup et on se faisait beaucoup demander. Et le problème du Dark Web, si tu veux vraiment un outil à la plateforme, c'est qu'à la base, c'est ce produit Enterprise.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Extrêmement cher.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est 20 000 en montant par année, ce qui ne va pas faire l'affaire de la grande majorité des compagnies québécoises. Ils n'ont même pas 20 000 au début de janvier pour de la cyber,
<strong>Nicholas Milot:</strong> des fois. 20 000, c'est les outils pas chers.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Les outils pour le Dark Web.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Parce que si tu prends un step back, pense au problème que ça représente, monitorer cette data-là. Il faut que tu prennes plein de datas non indexées. que tu l'indexes, que tu le cubes, que tu puisses le permettre d'être recherché dans ton front-end. La quantité de data, c'est... Tu penses qu'il y a du data sur Google ? C'est 4 ou 5 % du web. C'est rien. Et là,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> tu vas pouvoir rechercher ton nom de domaine,
<strong>Nicholas Milot:</strong> etc. Évidemment, c'est très violent. Tu ne donnes pas accès à ça à n'importe qui. Tu as des passwords, tu as des affaires en clair. Tu trouves les passeports,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> les informations. Tu as accès à ça quand tu es la plateforme. Mais c'est un produit qui... dans un certain contexte, peut vraiment être intéressant pour une entreprise. Et on a comme parlé beaucoup à Flare et qu'ils ont créé avec nous un package PME. Où justement, on est plus dans des pricing autour de 5000, ce qui devient accessible. Et c'est un peu quelque chose qu'on voulait faire justement pour démocratiser ça aux compagnies ici qui pouvaient juste passer le pays.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Si je peux donner un exemple qui est arrivé dernièrement, je suis sûr que la personne va sûrement écouter le podcast. On lui dit salut. Un de leurs employés sur son laptop personnel a eu un infostealer. Un infostealer, c'est l'équivalent du ransomware, mais d'un consumer level. Donc, en voulant dire qu'un ransomware, ça va encrypter toute ta business. Un infostealer, ça vole pas mal tout ce qui peut voler dans ton browser, tous tes passwords enregistrés.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Une raison d'ailleurs pour laquelle ne pas enregistrer vos passwords avec les password managers Google ou autres, c'est que dans le cas d'infostealer, ça va être tes passwords.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Session cookie, donc si t'as pas logé out, ça va ramasser tes session cookies. Bref, un infostealer, c'est vraiment bad. Puis bref, cette personne-là, cet employé-là, s'était connecté à son compte d'email, à son Microsoft professionnel, sur son laptop perso.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Qui n'a pas d'EDR, pas les protections.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Donc quand il a ramassé l'infostealer, les creds d'Enterprise sont partis avec. Donc nous, avec Flair, on était capables de le pogner, de revoker toutes les sessions, demander un reset de password.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Ça arrivait un dimanche après-midi, on était tous sur Teams un dimanche après-midi.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Le lendemain, tu le voyais, les tentatives de connexion, c'était non-stop. Non-stop. Tout fail, tout fail. Mais le compte, après ça, il s'est rendu sur Telegram et tout. Fait que si t'as pas... Dans cet exemple-là, si on n'avait pas fait ça, ça aurait pu mener un ransomware à l'entreprise. C'est-à-dire que là, tu as un employé qui s'est fait hacker son laptop perso, puis son laptop perso se transforme en l'arrêt de ta chaîne de prod business.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est possible.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Tout ça parce qu'il a voulu aller checker ses emails professionnels et il n'avait pas emmené son laptop ou un affaire d'embauche.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais tu sais, man, je ne peux peut-être pas parler de cette compagnie-là. Parce que...
<strong>Nicholas Milot:</strong> La compagnie ACME.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Acme, mettons. Quand ils disent qu'on va déployer du logiciel de cybersécurité sur les laptops de tout le monde. Il y a un dude ou une dudette qui te forme et qui dit on monite ça, Voici dans ton OS Mac ou Windows où tu peux voir l'espèce de... Comment t'appelles ça ? De garde ou de l'affaire. Soit le EDR. Le software de sécurité qui t'impose Puis là, t'es comme « sure » , mais on a tous des ordis perso, on a tous des sels persos. On veut genre que ce soit commode. Moi, je me rappelle, quelqu'un que je connais, mettons, a reçu l'appel de la compagnie de sécurité d'installer ce software sur son ordi de job. La personne a fermé son ordi de job, elle a pris son ordi personnel pour le restant de l'année. C'est-tu convaincu ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est la grosse difficulté en cyber, c'est l'humain. C'est ça. Mais d'expliquer bien les risques, etc.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui.
<strong>Nicholas Milot:</strong> C'est un problème que je pourrais découper en deux. La partie des sales, ça c'est une chose, c'est du bring your own device. Ça, ça devrait être quand t'arrives à la business, tu le mets sur le Wi-Fi, tu devrais même pas être capable de reach les devices ailleurs dans la business. Ça, c'est un problème assez facile à résoudre, le bring your own device, les sales. Fait que ça, on le tasse. Pour ce qui est des laptops, il devrait y avoir... Tu devrais pas être capable de connecter à ton compte si ton device respecte pas ce que l'entreprise a dit. Par exemple, est-ce que t'es... tu es joint au domaine, est-ce que tu as ton TwiFi ? Dans ton cas, à toi, ça n'aurait pas été possible. Il n'aurait juste pas pu faire ça s'il y avait eu les bonnes mesures en place. Maintenant, aujourd'hui, tu peux obliger tout device qui se connecte à ton réseau d'avoir ces gens. S'il n'avait pas détecté le DR dans ton cas, il aurait fait non d'isoler, tu ne peux pas travailler.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mettons mon Google Workspace.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Exact.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il n'aurait pas laissé me connecter.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Il ne t'aurait pas laissé te connecter. Ton appareil ne respecte pas les... les mesures mises en place par l'entreprise.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'était moi la personne.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Aïe, aïe, aïe
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est comme aussi la possibilité justement de s'assurer que tu ne puisses pas te connecter dans d'autres pays. Les règles du firewall, comme on dit, pour éviter justement que tu aies du monde en Russie et autres et tu débloques tes employés quand ils partent en voyage s'ils ont besoin. C'est des bonnes pratiques qui se font pour limiter ton risque au maximum.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu sais que c'est plate,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> mais ça qui est un peu tough, c'est qu'on sait qu'on met des bâtons dans les roues aux gens. Les gens n'aiment pas ça. Et le plus gros de la cybersécurité, c'est de convaincre les gens justement Mais ça prend d'expliquer, Et le commande immortel ne va pas comprendre que des fois, justement, faire un peu n'importe quoi, ça peut mener à la fermeture complète de l'entreprise. C'est plate, mais c'est vrai.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> En fait, ce n'est pas des bâtons dans les roues. C'est comme si tu mettais une plaquette de frein un peu sur les roues. Puis ça te ralentit un peu des fois et tu es comme crée, j'aimerais s'enlever les freins. Un bâton dans les roues, c'est quand tu as un Info Stealer ou un Ransomware. Là, il y a un bâton dans la roue que tu plantes à terre, c'est fini, Exact.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Et même souvent, ce n'est même pas des... c'est que les gens le perçoivent mal parce que là, ce n'est même pas de la cyber, c'est de la gestion du changement. On arrive dans la psychologie, on demande d'utiliser des nouveaux processus et c'est là où ça...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est une ceinture au sécurité que tu t'attaches, mais il faut que j'arrête de penser à l'analogie. Ça finit plus.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Par exemple, le password manager. Essayez de mettre une des meilleures recommandations qu'on donne à n'importe quelle entreprise ou personne individue. Ayez votre password manager, un gestionnaire de mot de passe.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Au début, c'est un pain. C'est bon ? Au début,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> c'est un pain parce qu'effectivement, il faut que tu enregistres tes mots. Tu as quand même la gestion de base de les faire. Dans le meilleur des cas, souvent les gens passent de « j'utilisais Mpassword partout » , ce serait le fun que maintenant tu le changes pour avoir des nouveaux mots de passefort. Mais une fois que tu l'as, on a OnePassword, c'est tellement génial sur ton cell et clé. Tu n'as plus à te poser la question, tu as un password à connaître. Après, ce n'est pas un frein. L'implémentation est plate, mais après ça te simplifie la vie et pas juste en cyber. plus jamais je voudrais ne plus avoir One Password.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis les extensions de password managers, c'est-tu quand même genre legit ça ? Les extensions Chrome ou... Ouais ouais,
<strong>Nicholas Milot:</strong> tu tiens à jour ton Chrome, tu utilises des password managers connus pis tout là, ça va être correct. One Password,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> si ton Chrome est pas à jour, il te force à mettre ton mot de passe à chaque fois, il prend pas le Touch ID. Ah ouais ? Je l'ai appris à un moment donné où j'étais frustré. Enterprise je pense. Enterprise, ça faisait 4 jours. À chaque fois, ils me demandaient : "Voyons donc, j'en ai marre, t'as fait mon mot de passe 32 fois par jour." Puis j'ai compris que c'était à cause de la mise à jour.
<strong>Nicholas Milot:</strong> C'est Frank. Il y a beaucoup de producteurs qui ont des tiers qui sont comme, si tu veux, le SSO, soit Enterprise. La raison, c'est que les business sont trop cheap ou ils ne veulent pas faire le changement à l'interne d'offrir des password managers à tout le monde. Ce n'est pas compliqué. Si tu n'offres pas des password managers à ton staff, il faut qu'il utilise le même password partout, c'est-à-dire SSO. Il faut qu'il utilise Workspace ou Microsoft. Tu ne peux pas demander à ton staff de retenir... sans mon pass. Ton cerveau, il peut juste pas faire ça.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Ça finit en Excel sur ton bureau.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Si tu décides de pas offrir des Password Manager, il faut que tu ailles chercher le forfait entreprise. Ouais, je te fiole. Parce que sinon, tu peux pas demander ça à ton staff.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est juste irréaliste.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Si tu peux pas faire ça. En plus, c'est comme nous, on teste, mettons, multi-tenant, multi-role. on a des accès, on teste un app, on a genre 10 users. J'ai regardé cette semaine, de 2000, 2100 quelque chose. Deux mille quoi ? Item dans mon Password.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oh boy. Il ne faudrait pas qu'on découvre ton mot de passe.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Bon courage,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> d'ailleurs. En plus, c'est ta clé, ton mot de passe. Et si jamais tu les oublies, bye-bye. Une passphrase, ils n'ont pas accès. Non, sécuritaire, c'est que si tu perds tes credits, c'est comme...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est comme ton passphrase de Bitcoin. Exact.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On parlait de...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> All right, folks. Jeudi, le 29 janvier, SaaSpasse débarque dans les bureaux de Nexap à Québec pour un podcast live, le 1er de 2026. Donc, on reçoit Jonathan Lessard, président et co-founder de Nexap et AxeFi, leurs produits. Puis au menu, on va parler justement de comment une shop de services tech lance sa propre SaaS, de la culture entrepreneuriale boss run, puis de l'impact de l'AI sur leur pratique, leur business. Networking, bouffe, drinks, comme d'habitude, question du public. Les places sont limitées, les billets sont sur Evenbright, sur la bannière sur notre site web saspass.com ou tu peux juste t'abonner à l'infolette pour voir ce passer. OK ? De retour au pod.
<strong>Nicholas Milot:</strong> On parlait tantôt avec les infostealers de ne pas... On va donner des tricks aux gens, t'inquiète-y. Tu n'aurais jamais enregistré tes passwords dans ton navigateur parce que si tu te fais compromettre, tu peux les voir en clair. C'est-à-dire que ton navigateur les encrypte, mais pour pouvoir les décrypter, ta clé de décryption est dans ton ordi. Ça n'a pas le choix. Il ne peut pas caller un serveur ou quoi que ce soit pour les décrypter. Donc, si techniquement je compromets ton navigateur ou ta machine, je vais toujours pouvoir décrypter. les passwords qui sont dans ton navigateur. By design, ça fonctionne comme ça et tu sais juste de même que ça marche. Il faut que la clé de décryption soit sur ta machine. Et le MFF ? Mais avec un password manager, tu as ce qu'on appelle une master key qui est en plus de ton password. Toi, quand tu arrives pour ouvrir ton Bitwarden, tu mets ton password et tout, mais tu as une master key qui est... Si jamais tu oublies ton password, la seule affaire qui va pouvoir te sauver, c'est ça. Puis cette master key-là, c'est ça qui vient faire la grosse différence. C'est-à-dire que si tu compromets ma machine, tout est encore encrypté dans mon 1Password. Il faut que tu décryptes ma master key, donc ça va te prendre… Puis c'est encrypté en genre OS 250. Genre, au prochain Bing Bang, peut-être avec la voix.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Le danger des infos Steelers, c'est que je ne sais pas forcément des passwords qui sont compromets, c'est des tokens. Fait que même si tu as bien activé toutes tes défenses avec un MFFE sur… Je suis obligée.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Oui, MFFE.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quoi MFF ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> C'était...
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Dans notre podcast, mais c'est le multi-fucking factor.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Parce que chez tout le monde, c'est le code que soit Authenticator ou le code que tu reçois par SMS. Fait qu'au lieu de dire MFF,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> c'est plus... C'est correct. Mais si tu fais comprendre ton session, ton token de session, il a juste à le prendre et à le récupérer. Donc ça bypass. Donc encore une fois, protégez vos machines. Un EDR arrive à catcher là.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Tu sais, tu pourras couper à ta gifle si jamais tu veux enlever les bouts de trucs personnels. Mais si je peux rajouter à ça, c'est vos comptes courriel, guys, vos Gmail ou vos emails, c'est l'enfer la plus importante que vous avez. Ça, il devrait toujours avoir le multifacteur MFF là-dessus. Assurez-vous de mettre un courriel de récupération.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Que vous avez accès.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Que vous avez aussi accès.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Pas votre accès, votre réponse.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Si vous perdez votre Gmail, tu sais quand tu vas sur un site web, tu fais j'ai oublié mon mot de passe, il rentre où ce courriel-là ? Dans tes courriels ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, oui, 100%.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Si moi je réussis à compromettre ton Gmail, je peux aller resetter ton PayPal, je peux aller resetter tous les comptes. Je vais juste mentionner, donner un truc, vos adresses courriel devraient être la chose que vous protégez le plus. Tu devrais toujours rouler au minimum deux courriels, un email de junk, des affaires... Hey tu vas chez Best Buy, as-tu un courriel ? Ben oui mon homme, prends-le. Donc tout en roulant deux courriels, ici c'est le multifacteur. Si jamais vous pensez être compromis, ne faites pas juste resetter votre password. logger out toutes les sessions actives. Dans la configuration,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> il y a un bouton, peu importe le site, pour dire tu termines toutes les connexions.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Ça fait une longue tangente sur des trucs perso, mais ça, c'est même pas producace ou pas. Ça, c'est des trucs que vous pouvez faire dans votre D2D aujourd'hui pour améliorer. C'est une affaire que les CEOs ne se rendent pas compte. Si t'as des employés à se sécuriser à la maison par la bande, ils vont être... plus sécure à la job. Parce que leur hygiène, la sobriété c'est l'hygiène un peu comme tu te brosses les dents. Si t'en fais un petit peu, et que t'essaies d'être overall bien, des fois tu vas aller manger de la mauvaise bouffe. Mais bref, la sobriété c'est l'hygiène. Fait que si t'aides tes employés à avoir une meilleure hygiène à la maison, par la bande, ils vont avoir une bien meilleure hygiène au travail.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> 100%. Non, C'est comme ces pratiques numériques-là. Un, ta pratique numérique personnelle peut être une faille ou exposer la sécurité de la compagnie anyway. Exact.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Les réseaux sociaux aussi, par exemple, il n'y aura pas trop longtemps là-dedans, mais un des grands oublis de la cybersécurité, c'est nos réseaux sociaux, qui sont extrêmement importants pour beaucoup d'entreprises. C'est carrément leur channel de vente numéro 1, ou juste la réputation. Mais il y a une affaire qui est un peu mal faite dans les réseaux sociaux, c'est que tu es toujours... Tu gères ça depuis ton compte personnel. Ah,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> je suis ce que ça gosse.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Donc c'est vraiment important d'une, d'utiliser les portefeuilles, que ce soit LinkedIn ou Meta, pour justement avoir une bonne gestion. C'est qui qui est gestionnaire du compte. Et il y a quelqu'un qui est spécialisé là-dedans, le nombre de fois où tous les gens qui ont un jour eu accès ont dû être administrateurs de la page pour qu'ils soient encore là. Et Meta, il s'en fout si tu perds. Les pages business, t'arrives un petit peu à plus avoir du support. Mais si tu perds ton Facebook ou ton LinkedIn perso...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu tombes dans les limbes, man. Il n'y a pas du tout rien. C'est des histoires d'horreur, man.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Il y en a que c'est leur... que c'est toute leur page. C'est leur business. C'est là qu'ils vont les vendre et tout.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Ça se fait vite aussi souvent. Les publicités, c'est pas mal toutes où tu te fais complètement défoncer ta carte de crédit justement qui est reliée.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Deuxième compte Facebook, Mettez l'admin. Faites-vous des...
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Exigez aux personnes qui ont accès à votre compte de la sécurité. qu'ils vont fight back en disant mon compte perso, de me l'obliger. Dans ce cas-là, tu n'as pas la job. Merci,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> bye.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Tu devrais avoir envie de te protéger toi-même aussi. Ce n'est pas irréaliste qu'on demande d'avoir un mot de passe et une vérification.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Moi, j'ai tendance à angoisser un peu dans la vie. Puis là, avec tout ce qu'on vient de dire, ça me remet dans mon mood. La quantité de vulnérabilité et de failles qu'il y a dans ma vie, ma compagnie, celle du monde que je connais. Notre famille, les gens. C'est top, ça. Nous, on est en tech. Un password manager, on le sait c'est quoi, mettons. puis on ne l'utilise pas tout le temps. Imagine le monde qui ne sont même pas en tech et qui utilise genre Jean-Yves231 depuis 15 ans partout.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Tu as oublié le point d'interrogation maintenant que c'est obligatoire d'avoir souvent.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Genre le même passeport. 2022,
<strong>Nicholas Milot:</strong> 2023, 2024.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Et ça aussi dans les pratiques. C'est beaucoup de la psychologie. Les modes pour les mots de passe changent un petit peu. Et nous par exemple, on ne dit jamais qu'il faut que tu changes trop régulièrement ton password, puisque plus tu demandes à tes employés de le changer régulièrement, qu'est-ce qui se passe ? Ça va être justement : "SaaSpasse 01", puis après ça va être "SaaSpasse 02", puis "SaaSpasse 03".
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Qui vous a dit que c'était... C'est Joël !
<strong>Nicholas Milot:</strong> Avec un A commercial. Oui pour les gens, nous c'est automatique, j'en fais ces permutations là, on met une copote de mots clés, genre le nom de ta business. changer le A pour un A commercial, mettre un point d'exclamation à la place du L. T'es pas le génie du siècle. Soleil avec un 3 au lieu de Dieu, c'est du déjà vu, mon homme.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça que tu fais. Please try again.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Utilisez les paraphrases. Faites « J'aime manger des pommes le lundi » . Ça, c'est parfait.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Soleil avec un 3. Excuse-moi, je suis fatigué. J'ai trouvé ça non plus. C'est déjà vu.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Ça, c'est dit.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pour ramener ça au produit plus B2B, c'était vraiment intéressant, je trouve. Pour ramener ça au produit plus B2B, en termes de niveau d'effort et de sophistication, il y a comme une gradation des produits que vous offrez. Le plus simple et easy et pas trop money consuming, c'est un scan automatisé. Après ça, tu montes d'une coche quand tu vas à un pen test, carrément fait par un humain, partout avec tes tools. L'autre coche finale, Pour résumer, c'est un exercice d'intrusion complet red team. Je rentre dans le barraque littéralement.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Les scans peuvent être faits d'un point de vue réseau interne et d'un point de vue SaaS. Si vous êtes PCI, on ne vous le souhaite pas. Mais si jamais vous décidez de ne pas utiliser Stripe à cause de 3,2% de frais, vous allez devoir être PCI. Vous allez être obligé de faire des scans.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Et beaucoup d'autres choses. là c'est Stripe t'as pas besoin d'avoir un PCI compliant exactement c'est Stripe sauf si t'as un volume si t'as un énorme volume de transactions tu tombes dans une parallèle PCI mais on parle de gouvernance PCI tu veux pas ça tu donnes pas 2.9%
<strong>Nicholas Milot:</strong> soit pour le fun de le faire c'est parce qu'eux autres ils se tapent une sale job en arrière après ça tout ce qui est la partie Pentest encore là ça peut être fait d'un point de vue SaaS et d'un point de vue réseau interne puis après c'est effectivement Rating Rating tu vas moins voir ça par exemple pour les produits SaaS ça va vraiment plus être en internal Je te dirais que la différence, c'est dans un pentest, le but ça va être de te donner le plus de value, trouver le plus de vulnérabilité, t'as fait un beau rapport. Un red team va être plus objective base, ça veut dire que tu vas aller chercher tel genre de document ou aller se rendre à ce serveur-là précis parce que c'est là-dedans qu'il y a cette information, toute notre R&D est là. Donc, ton but ce n'est pas de scraper le plus d'affaires possible. Je ne veux pas dire donner plus de value parce que tu donnes la value à ton client quand même, mais c'est objective-based, un objectif que tu vas déterminer avec le client. Puis là, tu mets tous tes efforts là-dessus.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Et tous les clés sont permises. C'est comme une capture de flag Halo,
<strong>Nicholas Milot:</strong> genre. Oui, kind of.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Sauf qu'un autre ne t'attaque pas. Ce n'est pas meilleur. Oui,
<strong>Nicholas Milot:</strong> mais souvent, ces entreprises-là sont assez matures et ils ont une équipe de défense qui va essayer de te stopper. Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah, OK. Est-ce que tu testes aussi leur défense ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> La partie pen-test, les gars vont tuner leurs rules. Moi, je vais générer des alertes en mode pentest. Tu vas pouvoir... OK, bien, si on ne l'a pas vu, on va s'ajuster, mais ils ne vont pas me bloquer. Le but, ce n'est pas de me bloquer. Le but, c'est de s'améliorer.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On profite, en fait, de l'exercice. Surtout pour le volet des réseaux internes. Tu te rembarques sur le web après. C'est que tu as un EDR, tu as configuré justement tes règles. Tu penses avoir fait les bonnes configurations, mais c'est le meilleur moment de valider au fait, tu réagis comment. Parce que oui, toute EDR, toute protection se bypass. Si quelqu'un, un jour, vous promet du 100% cybersécurité...
<strong>Nicholas Milot:</strong> Run for your life.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Merci.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On va lui faire un t-shirt. Mais justement, c'est le temps un petit peu de... OK, on ne va pas y passer une partie, mais on va volontairement faire du bruit pour qu'on puisse voir comment est-ce que... Et si tu as un SOC, que tu payes un SOC, c'est une équipe qui surveille ton réseau H24. Est-ce qu'ils t'ont appelé ? Est-ce qu'ils ont bien respecté leur... Donc l'entente, c'est qu'ils doivent se contacter dans la demi-heure. Est-ce qu'ils l'ont bien respecté ? On essaie vraiment de tirer le maximum du test. Ce n'est pas juste de trouver les vulnérabilités, mais on teste. ton processus, comment ça fonctionne. En ça, c'est un petit peu moins le cas. C'est sûr que si un client nous voit faire des affaires live, il peut nous appeler évidemment, mais t'as moins ce jeu du chat et de la souris.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Puis, comment... J'ai l'impression, mettons, que tu veux que ta sécurité soit en train de monitorer ça ou d'optimiser ça de façon continue, genre. Sauf que, de par sa nature, un pen test, c'est ponctuel, right ? C'est comme... C'est à la shot.
<strong>Nicholas Milot:</strong> C'est comme si on prenait une image à une date précise. C'est qu'on fait le test à ce moment-là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quoi la bonne pratique à ce niveau-là ? Est-ce que tu dois en faire aux trois mois, aux six mois ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Je pense que ça va dépendre de ta maturité. Sinon, évidemment, tu as la partie scan qui est ça. Si on peut mettre ça sur une cédule, c'est un peu plus facile à automatiser. Même l'automatiser,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> d'expire release, tu scans en même temps. Il y a plein de possibilités de même le rendre automatisé, justement.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Pour la partie... Produit SaaS, je vous dirais que ça peut être fait par exemple, au lieu de faire un gros pen test par année, quand tu as des gros features qui sont probablement une à quatre fois par année, comme quand tu as vraiment un gros release, je ne te parle pas de te changer le JSON output d'un endpoint, ce n'est pas un gros changement.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Un nouveau module,
<strong>Nicholas Milot:</strong> un nouveau rôle par exemple, tu as changé tes permissions. t'es plus up to date donc ça serait des plus petits tests, un gros test par année et évidemment tu scores beaucoup de points avec les assurances et tous les gens de conformité que tu vas offrir dans ta vie parce que tu te dis nous autres c'est pas juste un pen test par année qu'on fait, nous autres le pen test ça fait partie de nos processus et tout et là tu scores des points avec ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ok, très cool. Et mettons le rapport final, si tu veux être un bon hacker en business, tu peux pas juste avoir des skills de hacker puis briser des affaires ou découvrir des vulnérabilités, il faut que tu... éduque, identifie, guide les gens sur comment fixer les affaires. Ça ressemble à quoi la forme de ce rapport final-là ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'était toujours le problème le plus complexe qu'on voulait attaquer. Parce que dans la chaîne, peu importe où, la personne qui fait le rapport, elle a eu ça. La personne qui se fait présenter le rapport, elle a eu ça. La personne qui travaille avec le rapport, elle a eu ça. C'est généralement un gros document de 150 pages qui n'est pas travaillable et qu'on se posait la question de comment est-ce qu'on pouvait être à col ce problème-là. Et en plus, il faut que ton rapport parle à deux clientèles. C'est sûr qu'en startup, on a cet avantage-là avec les applications SaaS. Souvent, le CEO et CTO, c'est pas mal la même personne. Tu peux parler exécutif et tech à la même personne. Dans des plus grosses compagnies, il faut que tu arrives à prouver la valeur et à expliquer le risque à du monde exécutif. Mais il faut aussi que tu sois assez clair pour que les gens qui vont fixer, qui sont soit les devs, soit les sites admins dans l'entreprise, puissent le comprendre. Tu es quand même en train de dire comment gérer ça. On n'est pas les seuls à avoir trouvé ce problème, à trouver un merveilleux produit, Attackforge. On n'a pas créé la plateforme. On ne fait que du plan test, mais qui est une plateforme de gestion de rapports justement. Ce qui fait que oui, on donne les PDF qui sont requis justement pour l'exécutif. D'ailleurs, on a un rapport qu'on appelle exécutif justement où tu vas avoir la liste des vulnérabilités, est-ce qu'elles ont été corrigées ou non, un résumé de la situation, tes risques d'affaires principaux qui se souhaitent soit pour ta CCO, soit si justement tu as un investisseur ou quelqu'un de l'extérieur qui veut voir le rapport. Donc c'est un beau document très formel, mais pour le monde technique... On leur donne aussi la full patente, mais on utilise AttackForge qui permet d'une, de trier beaucoup plus facilement. C'est un produit SaaS, ça ne fait que tu n'es pas sur un Excel à travailler chacun l'avoir enregistré sur ton propre bureau. Les gens mettent leurs commentaires, ils font du doublon. Ils peuvent appuyer sur un bouton qui est « Ready to retest » . Là, on a la notification, on sait qu'on peut s'attaquer au retest. Ils peuvent mettre des commentaires. Ceux qui travaillent avec nous à l'annuel, Nick a fait un gros job de personnalisation. S'ils mettent un commentaire, on les scanne. Si c'est dans les scans annuels, ça relance un scan. Comment rendre plus convivial ? Ils peuvent mettre des commentaires, on met tous nos screenshots, des vidéos, justement sur comment répliquer le bug.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Très cool.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Vraiment essayer de faire que ça soit actionnable.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'ai vraiment le même feeling que... Quand j'ai commencé à travailler avec le chiffre, le fait que ce soit juste numérisé, la comptabilité, puis qu'on ait des plateformes, des SaaS sur lesquelles on peut collaborer et se parler sur Teams. Au lieu d'avoir des PDF qui arrivent par courriel, puis que là tu t'envoies une chaîne de courriel, tu ne peux pas interroger ta donnée comptable. Anyway. Exact,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> c'est super important. Et pareil, on se fait ajouter soit au Slack, soit au team de l'équipe parce que les courriels, c'est bien pour l'offre de Slack, etc., mais au day-to-day, même moi, tous les devs qui peuvent être impliqués, on se crée un channel. Si on a une question, en bloquant quelque chose, puis on rend ça dynamique et c'est important.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis mettons, tu prends un client qui a genre le pen test relève une armée de vulnérabilité, genre un nombre de fous, mettons. Toi, dans le rapport ou via Attack Forge qui t'a placé, bon, y a-tu une manière de les accompagner sur la priorisation un peu, genre ? Ou bien là, c'est comme un peu débrouille-toi.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Crise ta business au vidange et recommence. Non, déjà, les vulnérabilités vont être classées par niveau de criticité. Et ce qu'on a aussi rajouté, et on l'a même officialisé dans les rapports dernièrement, c'est qu'il y a des scores de sécurité officiels qu'on appelle les CVSS, qui sont comme pour telle vulnérabilité, de 0 à 10, c'est quoi ton score en termes du moyen critique, etc. Nous, on a rajouté le score ajusté. Parce qu'il y a un gros volet contexte aussi qui peut des fois être oublié quand on fait des panthèses ou des audits. Peut-être que ça devrait être haut, mais dans ton contexte, l'impact va être moindre. Parce que par exemple, ce rôle-là avait vraiment peu d'accès. Versus quelqu'un d'autre. Ou à l'inverse, normalement c'est pas si grave, mais comme tu as ces trois vulnérabilités-là, les trois ensemble vont devenir mission critical.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Tu pourrais avoir, ok, si t'avais une vulnérabilité-là, augmente tes chances d'avoir un DOS, mais en prod de celui du Cloudflare. Donc au lieu de te la mettre à high, peut-être qu'on te la mette à medium. On suggère quand même de la fixe.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Et des fois, c'est la même... Dans beaucoup de cas, souvent, ça reste la même chose, mais on veut pouvoir ajuster parce que souvent, la contextualisation est une problématique aussi. Et ça aussi, on veut l'adresser. On parle un peu de l'exécutif. Encore une fois, ce n'est pas un exemple SaaS, mais il est vraiment parlant. Souvent, dans les pen tests ou dans les scans, les recommandations, c'est mettre à jour. Mettre à jour, ça a l'air easy. Mais des fois, une mise à jour, ce n'est pas si évident que ça. Ce n'est pas tu pèses sur le piton et c'est good. Manufacturiers, par exemple, des fois, ils ont des logiciels avec leur machine qui roulent sur du Windows 7. S'ils veulent mettre à jour, il faut qu'ils achètent des nouvelles machines. On parle en millions. C'est pas vrai que le CEO va voir le rapport d'OpenTest et va dire « Oh, pas de problème, on commande 5 millions de machines » . Comment est-ce qu'on gère le risque de façon plus prog...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Alright folks, le spotlight partenaire du mois de janvier c'est Casimir Legrand avec Fairpoint Assurance, un courtier spécialisé en tech, SaaS, AI. Donc pas ton courtier traditionnel qui comprend rien à ce que tu fais avec ta business tech. Leur produit fort c'est le tech INO, erreurs et omissions, mais c'est de la cyberassurance de façon plus générale qui peut couvrir des trucs comme ransomware, fraude bancaire, API compromis, name it. Dans notre capsule, Casimir me raconte d'ailleurs une histoire où un SaaS s'est fait envoyer à un rançon logiciel, mais il avait besoin de 30 jours pour trouver ses backups et essayer d'esquiver ça. Pas été capable. Heureusement, il était bien assuré. La compagnie d'assurance a payé le ransomware de 8 millions de dollars. Donc le processus pour que Fairpoint trouve le bon produit d'assurance est super simple. C'est une douzaine de questions sur une page. Tu peux regarder ma capsule puis ma convo avec Casimir dans les show notes, mais aussi sur saaspass.com slash partenaire avec un S. Tu cliques sur Fairpoint Assurance, leur profil. Puis toutes les infos pour contacter CAS puis Fairpoint vont être là. OK ? De retour au pod. Une affaire qui m'intéresse, c'est de savoir, mettons... Parce que là, ça fait une couple de SaaS que vous mentionnez en cyber que vous utilisez. Mettons, vous avez dit Flare, vous avez dit Attack Forge. Kaido, pour le citer comme il était là aussi. Kaido, d'Emile et tout. Je me dis, qu'est-ce qui fait que la nature de votre travail, vous autres, vous avez décidé de la framer... la valeur que vous offrez comme un service plutôt que de productiser, mettons.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Est-ce que c'est une explication ? On vient d'une place où on faisait du service et tout, donc on a fait notre V2, entre autres. On n'enlève pas l'idée d'avoir un produit ça sur le jour, mais par exemple on va régler un problème précis, un peu comme IAC, on va se spécialiser sûrement sur quelque chose.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> « Pentes, OK, j'essaie de rentrer dans l'app » , mettons, genre, tu penses-tu que cette job-là a peu à être, genre... Faites par un agent ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Non. Pas encore, en tout cas. Non. En fait, moi, je n'ai jamais...
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On ne pense pas que ça va.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Personne qui va me convaincre. Il y a certains trucs que oui, mais il y a personne qui va me convaincre qu'un agent ou l'AI, puis je le sais, va devenir super bon, patati patata. Il y a certains trucs qui vont être meilleurs que nous.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Générer des listes, t'as assez d'offres, un cross-site scripting, la façon que tu mets les guillemets, la façon que tu mets ton string, l'AI va être capable de faire tellement... permutation de toutes les possibilités vraiment bon testé des rôles savoir que telle pointe devrait être accessible par tel user mais pas par tel user feu c'est même pas documentée par les propres d'elle j'en fais que jean majeur sur la doc et pillard et puis je suis même genre l'autre même ça va comme quasiment qu'elle est une pointe devait accéder par quel fait comment tu veux dire à l'air après cette tester ce qui a tu fais des problèmes d'autorisation cet jeune à des toques une pour chacun fait que le 6,6 à la porte plein d'autres problèmes. Il y a certains types de problèmes que l'AI, à mon opinion, ne pourra jamais faire la job de pentester. Des fois, on parlait de Flair, tu trouves un password là, tu le réutilises là, mais tu le permutes. Tu n'as pas utilisé exactement le password, tu as switché une couple d'affaires. Cette intelligence-là, d'être capable de prendre quelque chose à droite et de le mettre à gauche et de juste faire 1 plus 1, l'AI ne sera pas capable de faire ça.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Je pense que c'est comme pour les devs, c'est que les outils d'AI permettent tellement d'accélérer ce qu'on fait. peut-être plus efficace, on ne se mettra pas en l'utilisant dans nos opérations internes. Pour sortir des définitions dans les rapports, l'EA est bien meilleur que si on commençait à vouloir devenir des auteurs, etc. On regarde justement si on suit l'actualité pour voir s'il y a des outils EA qui permettent d'accélérer, d'augmenter la valeur de ce qu'on offre. Mais comme un EA n'ira pas lancer une application complète, tu as besoin de structurer, c'est quoi le problème que tu essaies de résoudre ? C'est quoi le besoin de ton client ? C'est quoi les peines ? C'est quoi les émotions qu'il va ressentir ? Comme un volet qui demande encore de l'humain, je dis encore parce que je ne veux jamais dire jamais mais je pense pas qu'on sait demain matin qu'on aura ça. Et d'ailleurs il y a des sites qui s'appellent Pentest as a service, c'est pas des pentests comme fait par de l'humain, on va appeler ça des scans sous stéroïdes. C'est meilleur qu'un scan évidemment parce qu'ils vont comme aller exploiter des vulnérabilités mais encore une fois ils peuvent pas aller faire cette logique. Cette logique c'est nous même souvent dans les présentations de rapports, on a pas assumé, on dit hey on a vu que tel, mettons que... Le manager d'équipe avait accès à cette information-là. Nous, personnellement, on trouve qu'il ne devrait pas l'avoir, mais c'est tu voulu. Ce n'est pas à nous de décider. Mais on veut s'assurer que l'information passe et qu'eux décident en se disant « Ah non, dans ce contexte-là, on veut le garder » ou à l'inverse « Oh, goose catch, on n'aurait pas dû laisser là » .
<strong>Nicholas Milot:</strong> Il faut être capable de cliquer ta tasse. Mettons, tu arrives, je mets « Add-on ton site » , tu vas frapper « Arrête ce que tu fais, il faut le temps qu'on comprenne ce qui s'est passé » . Et Claude, il est parti, il est parti. Tu comprends ? Tu ne peux pas toujours l'être. On a une réalité un peu différente. Je pense qu'il y a un trou entre les scans et le pen test. Je pense que l'AI peut vraiment avoir son utilité. Ça ne peut pas faire la job d'un humain, mais ça peut faire beaucoup de bonnes choses, plus qu'un scan.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Comme pour la dev, je vous donne vraiment un gros comparatif avec les devs.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Il faut que tu sois technique aussi pour piloter un engin d'AI qui fait des tests ou quoi. Il faut que tu comprennes ce que tu fais.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Comme le vibe coding, si tu es dev, c'est vraiment super outil. beaucoup de gens qui ne sont pas du tout devs, qui n'ont aucune connaissance, ils sont super puissants. Mais pour un petit site, vite fait, ça va bien. Mais quand ils vont vouloir aller plus loin, ils vont prendre un mur parce qu'ils ne comprennent pas la base.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Qu'est-ce que vous avez trouvé le plus dur quand vous avez lancé Yak, vous autres ? Genre, le fait que vous étiez concentré sur le red offensive et tout ça. Le fait que vous étiez peut-être jeune ou genre pas d'historique. Qu'est-ce que vous avez trouvé le plus dur quand vous avez lancé la business ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Je t'avoue qu'une affaire qu'on pensait aller être un problème qui ne l'a pas été, qui nous a surpris. On pensait que nous, on est quand même relativement jeunes en cybersécurité, etc., qu'on aurait quand même un enjeu de crédibilité et qu'on devrait se prouver. Ça n'a jamais été le cas. Une ou deux fois, on nous a posé une question sur la taille de la compagnie. Ils ont dit « On veut une plus grosse équipe, mais fine » . Ce qui a été quand même le plus dur d'une, c'est l'avantage et l'inconvénient de ce qu'on fait. L'avantage, c'est qu'on savait très bien ce qu'on faisait. L'inconvénient, si tu peux commencer on the side, c'est que quand on s'est... dans le vide, on s'est jeté dans le vide. Il n'y avait plus de revenus, il n'y avait plus rien. Mine de rien, c'était quand même un commitment. Après, je dirais que c'est comme n'importe quelle nouvelle compagnie. Tes premiers clients, il faut les trouver, c'est plus long. Comme on ne fait qu'une seule chose, on peut moins obséler facilement. Généralement, le récurrent, ça va être une fois par année. Mais ta première année, chaque nouveau dollar, tu cherches avec les dents. - Je dirais ça.
<strong>Nicholas Milot:</strong> - Tantôt, on a parlé de... Une bonne chose qu'on a faite, c'est se spécialiser. Ça a eu des bonnes répercussions. Ça amène quelque chose de plus difficile. Mais on parlait de généralistes tantôt ou de shop IT, des trucs comme ça. C'est des généralistes en ce moment, des fois ils perdent leur lead Red Team, puis là ils perdent la pratique Red Team parce que c'est trop technique, c'est la partie technique. Donc nous, on ne va pas manger leurs clients. Fait que là, on commence, on reçoit des faits : « Hey, peux-tu t'occuper de ça ? » Eux, ils gardent la gouvernance. Eux autres, ils n'ont pas peur qu'on parte avec leurs clients.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On a aucune menace.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Donc ça, ça a été une belle surprise pour nous. J'avoue. Oui, c'est ça. Donc ça minimise nos efforts de vente.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis tu sais, sur les clients qui viennent vers vous parce qu'ils ont besoin de vos services, on en a parlé dans d'autres conversations. Je ne m'en rappelle même plus si on en a parlé dans celle-ci. Mais genre, les motivations de vouloir, mettons, aller faire un scan de vulnérabilité ou un pen test effectué par un humain, Je dois aller chercher de la compliance pour avoir des gros clients enterprise ou pour répondre à des cyberassurances ou pour lever du cash, whatever. J'ai peur parce qu'il est arrivé de quoi dans les nouvelles, parce qu'il est arrivé de quoi à un compétiteur ou à un partner ou whatever. Ou genre tout est chié. Non, il y a de quoi qui a explosé, il y a de quoi qui a pété, je me suis fait rentrer dedans, whatever. Mais j'ai-tu bien résumé ? Oui,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> et je dirais que d'un point de vue proportionnel, c'est le 1 qui est le principal. Ce qui fait mon affaire, parce que je préfère quand même, c'est une motivation qui est extérieure, c'est une motivation qui est « je vais investir en cybersécurité pour faire décoller ma business » . C'est quand même plus sympa à travailler quand c'est de la peur. Ce que justement, c'est qu'on a comme plus de valeur, c'est qu'en faisant ça, si dépenser 15 000 dans un plan de test, ça me permet d'avoir ce contrat à 2 millions, on s'entend sûr que le retour sur investissement est excellent.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Et en plus, c'est sécurisé. puis de croissance, genre, t'aimes ça. Mais tu dirais que la majorité de la business qui rentre, c'est ça la motivation ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah On dirait que je me... La peur, c'est tellement fort dans ma tête. Mais ça a changé.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Quand je reviens à 2019, quand je suis arrivée en sécurité, c'était plus justement de la peur, l'assurance, la contrainte réglementaire ou autre. Et c'était moins le fun, justement, parce que dans ce cas-là, tu étais une dépense. C'est comment est-ce que je peux payer le moins possible pour justement répondre à ça ? Comme là, il y a une mindset de gross, les gens sont plus ouverts à... il va y voir la valeur de ce que tu fais pour vrai, ça fait que t'arrives à avoir des meilleures discussions et t'es pas juste en pricing.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quoi la différence d'un point de vue sécurité offensive au Québec versus au Canada versus aux États-Unis ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> On est plus petit là, une PME au States c'est quoi 25 000 employés,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> au Québec c'est 2500.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Il n'y en a pas beaucoup à 2005. Ouais en fait au pire des types, je trouve que ce genre d'entreprise-là va être plus avancée, pas toutes mais un peu plus avancées au States, leur posture de sécurité. Ils vont faire, tu sais, au lieu d'être ton deuxième Pentest, c'est peut-être ton douzième Pentest. Plus de rating, les entreprises ont plus de budget octroyé à ceux donc je te dis que c'est...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Et quand je faisais ma prep, je recherchais sur votre site web, d'ailleurs il y a un easter egg qu'on a peu parlé mais le monde s'ils veulent savoir "Yax" si c'était une personne ce serait qui ? C'est dans le footer je crois.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Le hack, c'est le slogan, c'est le hacker que tu veux présenter à ton comité exécutif mais aussi à ta gang de nerds sur Discord.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais exact ! Un pied dans deux mondes. Comment est-ce qu'on fait pour jouer à Pac-Man déjà sur notre site ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> pacman.iac.one En fait, si tu passes la souris dans le fauteuil, il va apparaître. Là,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> il y a les petits boutons. Le ghost,
<strong>Nicholas Milot:</strong> il apparaît. Le ghost, il ne display pas. Mais quand tu passes dans le fauteuil, il apparaît. Il y a d'autres easter eggs sur le site aussi.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Mais c'était la première année. Ça faisait genre 5 mois qu'on avait lancé la compagnie. Notre graphiste avait comme fait nos cartes d'affaires où il y a un Pac-Man derrière. Et comme on a vraiment le sens des priorités dans la vie, plutôt que de chercher des clients, on a dit, viens, on fait un pack.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais sur le site, à part les Easter Eggs, il y a aussi des libs et des listes de tous les outils qu'il faut utiliser. C'est-tu genre bonne pratique, bonne éthique de hackers ? Voici les méthodes ou les outils qu'on utilise pour...
<strong>Nicholas Milot:</strong> La communauté de hackers, cybersecurity en général, que ce soit Blue Team ou Red Team, c'est vraiment fort Twitter. Il y a plein de projets open source. C'est un peu de même quand tu vas chercher tes street creds. Donc, c'est en faisant des tools. le cut-off aux autres personnes. Donc oui, c'est quand même une bonne pratique. Évidemment, j'essaie d'en mettre le plus possible. Des fois, je suis comme... J'ai pas assez de temps pour enlever les affaires qu'il faudrait que j'enlève dedans pour le mettre public. Je le fais pas. Fait que j'essaie autant que je peux d'en mettre des publics. C'est cool, en tout cas. Sharing is caring. Sharing is caring, c'est un des trucs.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est vraiment... Vous vous impliquez beaucoup dans... Dans la communauté aussi, on vous voit de plus en plus dans différents trucs. Cindy, tu m'avais gros parlé du Hackfest, je pense. Exactement. Pourquoi vous vous impliquez ? Quel genre d'initiative de communauté vous trouvez cool ? Puis que vous voulez shout-out peut-être ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Je pense que justement la cybersécurité c'est... comment est-ce qu'on change ça ? C'est de la communauté. Les gens qui gèrent la cybersécurité en entreprise, c'est du monde épuisé, t'as toute l'adjointe. J'aime souvent dire que dans les TI c'est l'adjointe la plus ingrate du monde. Quand on fonctionne en compagnie, t'auras jamais un congrats. Par contre dès qu'il y a de quoi qui marche pas dans la compagnie, t'as tout le monde dans le bureau du TI avec « j'ai un zoom dans 5 minutes, peux-tu fixer le réseau ? » c'est un ransomware.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Personne ne les comprend pas aussi.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Non, ils n'ont pas compris. Le fait de s'aider beaucoup, de partager les expériences, c'est rassemblement le permettre. Il y a des conférences, il y a des happenings. par rapport à d'autres. Ça revient aussi à notre brand, notre philosophie. Ce n'est pas du corpo plate. C'est le fun. Les conférences sont super techniques. C'est comme SaaSpasse conf. La value était insane. Tu sors de là avec des apprentissages, tu as appris des choses, mais tu as eu des belles discussions et tu as eu du fun.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, exact. C'est ce que je voulais demander aussi par rapport à l'éthique de hacker. Une des affaires que vous m'aviez parlé qui était intéressante, c'est quand tu hacks dans la jungle, je ne sais pas comment dire, in the wild, si ça je voulais dire. Quand tu es un hacker en mode black hat, tu n'as pas de responsabilité éthique ou whatever, c'est quasiment différent que quand tu es un hacker dans le contexte d'une entreprise. Parle-moi un peu, Nico.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Nous on signe des NDAs comme notre... deuxième job.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On pourrait prendre le studio avec des NDA.
<strong>Nicholas Milot:</strong> On n'a pas d'NDA comme sort les tons papiers, on va s'y tromper. On en a, si t'en as pas un. Une partie qui est difficile, nous, c'est qu'on doit, on veut être le plus près de la réalité, le plus près des nouvelles techniques. La même chose que les Blackhats vont faire. Mais nous, on a des NDA. Il faut pas mettre à terre ta chaîne de prods, il faut pas mettre à terre ton site web. Faut pas qu'on fasse du dommage. Certaines boundaries à respecter. Donc, on ne peut pas nécessairement tout faire comme les Blackhawks vont faire. Donc, il faut être le plus cutting edge, être le plus près d'eux, mais rester dans notre petit carré.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Avec un nombre d'heures, une période assignée, parce que oui, on est obligé de mettre un nombre d'heures. Est-ce que dans un pen test, on a forcément trouvé toutes les vulnérabilités ? Non, ce n'est pas possible. Mais il faut qu'on trouve le juste temps qu'on va passer là-dessus. Quelqu'un qui est un attaquant dans In the Wilds, c'est vrai qu'il va passer six mois sur ton app et il va le faire.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Toi,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> tu ne vas pas aimer le bill si on fait ça, c'est cher. Et il n'a pas de rapport à faire à la fin.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est comme des contraintes d'affaires. Exact. En termes de budget ou en termes de sécurité et bonne pratique. Une analogie un peu boiteuse, mais genre, le hacker, mettons, en mode black hat, lui, il peut casser une vitre pour rentrer. Mais toi, si tu casses une vitre, avant, il faut qu'il t'aille dire « C'est beau, t'as le droit de casser une vitre. » Ouais, ouais. « On va pas te lâcher. »
<strong>Cyndie Feltz:</strong> « C'est comme casser ta vie. »
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Désolé,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> bon ça
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. J'ai l'impression qu'il y a des trucs par rapport au AI qu'on n'a pas encore couvert, que j'ai le goût de couvrir. Vous avez mentionné que ça a changé quoi dans vos ops, dans vos opérations, dans vos processus ? À l'interne, comment vous l'utilisez ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Je te dirais que c'est le AI. En tout cas, pour nous, l'impact que ça a eu, c'est surtout à l'interne. Notre capacité à builder nos tools, notre capacité à automatiser certains trucs. J'ai donné un exemple un peu banal tantôt de générer des listes de quelque chose pour... exécuter des attaques. C'est-à-dire que l'AI est super bon. Donc, si tu coupes le temps, ça te permet d'avoir plus de tools, d'avoir des meilleurs tools, ce genre de trucs-là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Qu'est-ce que tu utilises, toi, à l'interne ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Ben moi, nos trucs, c'est pas mal en Python. Quand on fait des tools, c'est un autre truc-là. Moi, je suis quelqu'un qui utilise Cloud, sinon. Anthropic. Cloud Code ? Les deux, indépendamment. Mais ouais, Cloud Code. Sinon, ben, pour l'external, on peut... Jouer plus avec l'AI, c'est-à-dire si on teste ton adresse IP. Ton adresse IP est déjà accessible à tout le monde sur la planète Terre. On est un peu moins de boundaries. Là, on peut pousser un peu plus nos tests. Quand même pas mettre down ton setup. Donc, on peut pousser plus. Évidemment, quand on fait avec certains clients, on va toujours être upfront, demander s'ils attendent dessus.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On teste des nouveaux tools. Est-ce que tu veux qu'on embarque ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> La majorité sont quand même très comme « ben oui, je veux » . Tu te dis, si ton attaquant ne va pas s'arrêter et me le demander, évidemment tu utilises ton jugement. Quelque chose qui est peu utilisé de nos jours, mais ça sert toujours d'utiliser son jugement pour faire quelque chose. Mais oui, la majorité des temps, le client est assez down. Il est comme, certains, c'est mieux que ce soit toi. Comme nous, on est comme, je vais te donner plus de value, peut-être qu'on va trouver plus de choses.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Dans un pen test, j'ai pas carvé cette définition-là encore dans ma tête, mais tenter... de ficher ou d'hameçonner des clients, leur monde passe, qui eux donnent accès au système. Ça fait-tu partie de la... C'est très dans le rating. Plus en rating.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On va assumer qu'on a réussi le phishing. On va te sauver ce temps-là et de l'argent-là. On pourrait le faire, mais pour justement rester dans un cost value qui fait du sens. C'est pour ça d'ailleurs que je vous disais en open test sur applicatif ou interne, oui, on va essayer de break ton login. On va te demander justement d'avoir des identifiants, des différents rôles qu'on va déterminer ensemble pour valider justement si un de tes users se fait ficher, ce qui est quand même très probable, qu'est-ce qu'un attaquant pourrait faire depuis ce compte-là ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> On n'ira pas dans toute la sensibilisation, mais c'est ça, en red team on va le faire. Quand tu fais ça, t'es pas à ton premier pen test, c'est que t'en as fait une couple, t'es assez solide parce que... L'hameçonnage est une partie de ce qui est la sensibilisation. Quand tu fais un test d'hameçonnage à l'intérieur de ton entreprise, c'est pour vérifier les comportements de tes users. Mais la vraie chose, ça serait du contenu pour les sensibiliser. Quand ils ont vu quelques pieces de contenu, tu fais un autre test d'hameçonnage pour voir si tu as amélioré, ce genre de trucs.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Récompenser des comportements, les signaler.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Jean-Ginette, elle a cliqué, elle a exécuté, elle a perjoint. T'assumes que...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> T'assumes que, exactement. OK, très intéressant. Je savais pas ça. Puis, mettons... J'ai l'impression qu'il y a des nouveaux risques qui émergent avec l'utilisation du AI, que ce soit dans le vibe coding ou dans l'agent TKI, peu importe. Y en a-tu que ça vaut la peine qu'on mette ça à table, mettons, puis qu'on parle un peu au monde qui écoute ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Je pense que oui, évidemment.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Y a des trucs qui reviennent, les vulnérabilités au niveau... Oui,
<strong>Nicholas Milot:</strong> tout ce qui est les secrets, tout ce qui est vérification côté client, problème d'autorisation. Souvent, on va être un peu plus lazy, on ne va pas double-checker tout ce que l'AI fait, donc ça va apporter des bugs, ça va emmener des bugs que t'aurais peut-être... pas fait si tu l'avais faite à la main. Mais oui des vérifications clients puis ce genre de truc là, c'est des trucs qu'on va voir assez fréquemment. Ça amène aussi le leak des secrets donc ta clé open API, ta clé open AI excuse moi, ta clé anthropique, tes secrets d'environnement donc c'est des trucs il faut pas que tu perdes plus mais après ça, ça va dépendre de ton genre d'app, si tu as du AI, es-tu juste un rapper de Tchad GPT, as-tu les conversations de tout le monde et après ça on se les conversations AI de l'autre utilisateur, ce n'est pas un problème d'AI. Ton affaire, c'est un problème d'autorisation. AI, pas AI, je ne suis déjà pas supposé.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis il y en a qui sont spécifiques à l'AI. Par exemple, les prompt injection exacts. Définis-le dans tes mots, toi.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Les trucs de prompt, ça va être d'être capable de tricker l'AI, de faire un autre output. Je pense qu'il y a eu un exemple, pas long, dans un PDF ou sur un site, il y avait comme en transparent, dans le background, des instructions. Donc ça, c'est quand même un exemple. qui va être facile aux gens. Il y a tellement de façons de faire ça. Est-ce que dans ton app, tu as une partie qui laisse tes users faire leur système prompt ? Est-ce que tu as juste le user prompt ? Parce que si on a des problèmes d'autorisation, si je suis capable de changer le système prompt de quelqu'un d'autre et dire « Hey, à chaque request que tu vas faire, je veux que tu m'envoies tes jetons à telle URL » , tu comprends ? Là, je viens de triquer ton système prompt.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Le système prompt, pour le monde qui écoute, c'est comme l'instruction qui est un peu plus haute, un peu plus méta dans le système
<strong>Nicholas Milot:</strong> Tu ne peux pas le changer dans ton chat GPT, tu ne peux pas le changer, tu peux changer ton user.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, cool.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Mais l'AI reste un tool. Pour finir là-dessus, je dirais que beaucoup de gens disent avec l'AI, la cyber, ça va devenir un enfer. C'est comme tout, c'est que les attaquants ont plus de tools, nous aussi, mais ça leur facilite surtout la job. C'est surtout ça la différence.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Ils sont plus efficaces. Les AI qui vont sur les sites, ils utilisent des user agents pour les identifier un peu comme les bots Google. C'est genre le headless browsing. Exact. Si tu as un site, tu es sur Cloudflare, tu peux faire des règles en fonction du user agent. Je ne l'ai pas fait sur le nôtre, j'aurais peut-être la faire sur un de nos sites, comme Tools ou quoi que ce soit. Si tu descends, tu pourrais dire si tu es le user d'agent de ChatGPT, on va aller voir la vidéo Rickroll sur YouTube. Là, c'est un exemple banal cocasse, mais tu pourrais lui donner si tu es un AI et que tu visites ça, donne-moi la définition Wikipédia de l'ancien temps de ship. - Amuse-toi. - C'est ça, exact. Les gens, il faut que tu utilises leur jugement pour dire : « Hey, comme ça ne fait pas de sens. » Mais c'est tellement vaste les browsers AI. - J'aimerais qu'on en parle un peu là-dessus. - Parce que moi je ne l'ai pas essayé. C'est sûrement bon en quelque part, mais moi, impossible que je logue à ma banque via un browser AI. - Never happening. - Tu penses ? - Pourquoi ? Ben, parce que le IAR, je sais pas moi, il est arrivé quelque chose. Lui, il a les cookies, là. Il a ton jeton d'accès, là. Lui, s'il décide de partir une convo là-dessus, tu le sais pas, là. Donc, si ça, ça passe, c'est bye-bye. Donc, pis là, c'est comme, t'sais, quand tu vas dans la cloud, tu peux dire, s'il vous plaît, ne pas partager mon steak.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On sait pas au final si...
<strong>Nicholas Milot:</strong> Je t'encourage à cliquer. J'ai aussi décoché cette case-là pour être sûr de pas shareer ce genre d'affaires-là. Mais on peut-tu vraiment... À quel point qu'on... notre niveau de trust envers ces compagnies-là. On a coché une case.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On a envoyé un peu la vérification côté client. On a coché la case, mais nous-mêmes, on ne veut pas vérifier si le groupe n'est pas pour vrai. Ça reste la même logique. On les trust.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Mais le browser, c'est que tu logins avec ça. Tu logins dans ton Facebook, tu logins tout. À chaque fois que tu logins... Imagine, tu utilises un AI browser, tu vas sur ton Facebook, il y a toutes tes infos personnelles, tous tes amis, il y a tous tes contacts. Tout, tu fais juste...
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Tu peux scraper ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Après ça,
<strong>Nicholas Milot:</strong> tu te connectes à ton Snapchat. Après ça, t'envoies des nudes. Après ça, tu fais ci, tu fais ça. Moi, j'aime mieux avoir mon chat app ou utiliser Cloud Code ou whatever que tu utilises. Mais comme browsing, j'aime mieux...
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Pour l'instant, on va se garder un pigeon.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'ai pas encore expérimenté assez beaucoup avec, mais il y a du monde qui le font beaucoup. Puis je pense que justement, quand c'est des workflows qui nécessitent pas... naviguer sur des applications où il y a des logins et de l'authentication, là ça peut être vraiment powerful.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Moi je n'ai pas rien utilisé encore. En tout cas, si tu veux faire des affaires avec le browser, tu as des pop-ups. Mande à Claude de générer un script qui simule un browser.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça j'ai fait avec Playwright et Stagehand.
<strong>Nicholas Milot:</strong> C'est bien mieux ça que tu l'aies toi.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On pourra en reparler des Agentic Browser dans l'année, Nick et Cindy, mais qu'on refasse d'autres trucs. Anything else sur les hares ? On a fait le tour, je pense. Oui. C'est bon. Je suis curieux de savoir, ça va être plus genre en rafale les dernières questions, mais mettons, votre pricing, vous autres, c'est quoi les units économiques ? Comment tu fais pour déterminer combien ça vaut un pentest ? Est-ce juste comme hourly rate ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Alors on va vendre à forfait, le client va avoir un pricing forfaitisé, mais nous comment est-ce qu'on calcule ? Oui, on va regarder combien de temps ça va nous prendre. Et ce qui va jouer sur le pricing, c'est évidemment la complexité de l'application, plus t'as de endpoints. forcément plus ça va prendre de temps, le nombre de rôles qu'on va tester. Donc c'est vraiment là-dessus. Pour parler pricing, généralement sur de l'applicatif, je vais faire une moyenne, c'est une grosse fourchette, on va être entre 7 et 15 000 en général.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pour un pentest ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Oui, pour de l'applicatif.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça inclut-tu des scans de vulnérabilité ou c'est autre chose ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On pourrait, mais le web souvent c'est moins... C'est ça, exact.
<strong>Nicholas Milot:</strong> 37 à 10 000 évidemment, si t'as comme 500 à 1.8 rôles, ça va être plus que ça. Donner une idée de pricing en général, si t'as comme... Dans les entoures de 100 endpoints, tu as comme 3-4 roses. C'est le standard.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Explique donc, Nick, autant pour moi que pour les autres, honnêtement, genre un endpoint, comment tu le définirais ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Tu as un call API. Voici comme l'URL que tu as dans ton...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que c'est des manières de rentrer dans l'app.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Oui, puis chaque endpoint te donne de l'info. Le call profil va te donner du data différent que ton call projet, mettons. Tu vas lister tous tes projets.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis est-ce que c'est aussi dumb mathématique que... Tu multiplies le nombre de rôles par endpoint pour les possibilités ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Kind of. C'est certains rôles qui devraient avoir accès à certaines points ou te retourner de la certaine info. Ça fait que c'est de confirmer ces trucs-là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu as juste plus de trucs, de scénarios à tester. Souvent,
<strong>Nicholas Milot:</strong> ce qu'on va demander, c'est quoi tes calls get et tes calls pas get. Mettons que tu remplis un formulaire où tu changes tes informations sur ton profil, ça va être un call post output. Si tu décides de changer ton username, il faut que tu envoies ce bout de data-là au serveur. Quand tu vas sur ta page profil, de leur tourner. Tu n'as rien dit de changer ou quoi. Ça,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est get ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Get, exact. Donc nous, évidemment, quand c'est des posts, put, match, il faut builder la request qui vient avec quand on a plus de tests, on a plus d'inputs à tester.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Quand tu poses la donnée dans le site. Très cool. Fait que tu costes, t'analyses un peu la situation et après ça, tu fais un forfait, Cindy, c'est-tu ? Oui,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> exact. Souvent, nos meetings de vente, justement, on va te poser des questions mais là, c'est ta business logic aussi. Ce n'est pas juste du technique. Comprendre ce que fait ton application, c'est quoi le problème que tu veux résoudre, etc. Après, il n'y a rien de mieux qu'une démo de l'app. Puisqu'ils nous montrent justement l'app, on a un fil chou et qu'on peut s'estimer. On commence quand même à être ravis de jouer avec les SaaS. Ça fait qu'en quelques minutes, on se donne une bonne idée de tout ce que l'app peut faire et comment est-ce qu'on peut tamper avec. Et c'est pas mal ça.
<strong>Nicholas Milot:</strong> 5-10 minutes, je sais comment ton app marche. Je n'ai pas besoin de voir tous les boutons. J'ai une couple d'affaires que je veux voir. Oui,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> parce que tu as internalisé les patterns de genre un app. C'est ça, exactement.
<strong>Nicholas Milot:</strong> J'ai vu des cadres d'upload, de changer ton avatar, des affaires. faire des TTP. Si tu as une app de parking,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> tu peux t'imaginer ce que tu peux faire sur l'app. C'est bon.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis un cycle de vente, c'est-tu long genre ou pas tant vu que c'est plus une bande, tu me disais ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Ça dépend. La moyenne, je dirais deux, trois mois parce qu'il y a du monde, j'appelle ça la demande de miracle. C'est « Allô, j'ai besoin d'un Pentest pour closer la vente. Peux-tu me le faire hier ? »
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, oui.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Après, il y en a qui sont très longs aussi. Ils savent qu'ils ont le besoin mais ça se fait systématiquement reporter en termes de priorité.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah, c'est sûr.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Parce qu'encore une fois, moi, je ne travaille pas sur les gens qui mettent... pas la cybersécurité. C'est une urgence, mais je veux aussi qu'on reconnaisse que quand t'as ta business, t'as la cybersécurité, t'as les RH, t'as les finances, t'as les ventes, t'as comme plein d'urgence de tous les bords. Fait qu'à un moment donné, il faut que tu priorises. Et souvent, c'est celui-là qui va crier le plus fort. Ça va être l'urgence absolue. Mais ça va varier, je dirais en trois mois en général, mais c'est une moyenne de très long et de très peu.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Y a-t-il bien des objections quand vous êtes en mode vente ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est l'avantage qu'on a d'être en inbound, c'est que essentiellement les gens qui nous contactent, moi je fais pas généralement quand ils contactent il y a qui savent qu'ils ont besoin d'un pentest il y a eu quelques cas où on s'est fait référer à du monde en cybersécurité et là effectivement souvent même on va les recommander de pas faire un pentest, qu'ils sont pas rendus là par exemple mais dans le temps où je faisais plus de la généralité de cybersécurité, j'ai pas le budget Après, oui, un pentest cher par exemple, et pour plein de compagnies, sans faire un pentest, il y a plein de choses qui coûtent peu cher ou pas cher que tu peux faire. Fait que dire je ne fais pas de cybersécurité parce que je n'ai pas d'argent, c'est comme tu peux barrer la porte de chez toi, tu vas être déjà plus en sécurité que par la barrée. Tu n'es pas obligé d'acheter un système de caméra pour commencer.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> On donne l'analogie. Le classique, personne ne s'intéresse à moi. Sauf qu'on oublie que la majorité des attaques qui ont lieu en PME, à moins d'être ciblée parce que tu es justement le petit maillon faible pour aller dans le donneur d'ordre. Moi, j'appelle ça de la pêche à la dynamite. Il fait des attaques wide et il voit qu'il y a ce qui mord et ils vont récupérer, mais c'est essentiellement ça. Oh, et le classique aussi. « Je ne suis pas encore prêt. Je vous appelle quand je serai prêt, que mon app est belle. » C'est quand même attendre que ton app soit parfaite avant d'aller au marché. Si tu attends de se sentir prête, tu n'y arrives jamais au marché.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Puis, mettons, côté personnalité de vous deux comme co-founders, dans quoi, mettons, est-ce que chacun est plus dur à gérer ou... a une faiblesse versus l'autre ? J'ai le goût de vous contraster vos difficultés de travailler avec nous.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Je peux commencer. Cindy, elle a beaucoup d'idées et beaucoup de choses à communiquer. Elle communique beaucoup, elle dit beaucoup de mots. Des fois, il faut juste dire « check » , il faut que je prenne ma bulle ou j'ai des trucs à avancer. Which is good, il faut juste que tu le manages. Show-time,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> panté marketing.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Et puis, qu'est-ce qui est le plus drôle avec nous deux ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> C'est pas justement ce qui est drôle, mais... Parce que moi, c'était un petit peu le revers de la médaille de ça. Et l'important, c'est de se connaître. C'est moi justement, pour ceux qui connaissent les couleurs, je suis jeune à 100%. Ça fait que je n'arrête pas de parler, je me fatigue moi-même. Et quand justement, on a des enjeux, des difficultés, des questions, moi, je vais ventiler et je vais beaucoup parler à voix haute. Nick, avant de donner son opinion, il va d'abord le ventiler à l'interne. Et au début, effectivement, quand on a commencé à travailler ensemble, j'ai eu des frustrations de « il ne répond pas, il m'écoute-tu ? » etc. Alors en fait, il était juste en train de le faire dans sa tête. Donc au début, j'avais de la frustration. Mais quand j'ai compris que c'est son modus operandi, c'est vraiment important juste de comprendre comment l'autre fonctionne. Et le fait aussi qu'on n'ait pas de clash. D'une, comme dit, on avait déjà trois ans d'expérience ensemble. Il gère la tech, gère les ventes. Oui. Ça,
<strong>Nicholas Milot:</strong> c'est un enfant dont je pense que ça va être pertinent parce qu'il y a beaucoup de co-founders. Oui, c'est pour ça. Je pense que le truc qui fait notre succès, On a beaucoup de respect pour ce que l'autre fait déjà. On a du respect pour son art et comment elle performe son art. Et on ne se pèle pas ses pieds. On n'est pas deux professionnels à faire la même chose. Au début, on s'entend. À un moment donné, tu penses que tu es meilleur que l'autre et là, c'est comme une guerre de code. On ne se pèle pas ses pieds. Les deux, on se trosse et les deux, on respecte le travail que l'autre fait. Je pense que c'est vraiment...
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Dans ce micro-management, c'est... Si je veux aller un 5 à 7 à un événement, au niveau des tools...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça nécessite une confiance forte. Tu sais, on se laisse gérer.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Après, si à un moment donné, je veux aller mettre un investissement d'un an avec Saspas, c'est clair qu'on va se parler. C'est du marketing, ça revient dans ma cour, mais des gros mots où on va se parler parce que c'est de la stratégie, c'est important. On n'est pas en train de se rendre des comptes à tous les jours. « Hé, j'ai vu ce tool-là à 50 piastres, peux-tu l'acheter ? »
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu sais,
<strong>Nicholas Milot:</strong> puis c'est ça le fait qu'on a travaillé ensemble trois ans. Exact, on a vécu des moments tissés. des up and down, des trucs comme ça aussi.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Êtes-vous souvent pas d'accord quand t'es prise de décision ? Non ? À date,
<strong>Nicholas Milot:</strong> ça va bien. On essaie de trouver parce qu'on s'est dit, les gens, ils vont pas croire que vous êtes jamais pas d'accord. Exact, mais...
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Il y a souvent des petites affaires qui sont parissées dans la mémoire. On a eu des petits désaccords, mais encore une fois, on n'a pas eu de désaccords sur des grosses décisions. Donc s'il y a des petits désaccords, encore une fois, c'est technique. Je suis pas d'accord. Nick Douillot aussi.
<strong>Nicholas Milot:</strong> on pensait que la deuxième phrase, peut-être que moi j'aurais aimé mieux ce tourneau-là. Ça a l'air niaiseux,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> mais à date c'est ça.
<strong>Nicholas Milot:</strong> C'est ce genre de mésentente qu'on a.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Ça va arriver un moment donné, mais pour l'instant on s'en sort bien parce qu'on a la même vision.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est hot. Puis là, Yax a 3 ans et demi ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Ça va avoir 3 ans au mois de mai.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça va avoir 3 ans, excuse. Ça fait plus 2 et demi, mettons. Mettons que tu look back, y'a-tu un faux pas ou des affaires que vous avez faites, que vous auriez faites différemment, si vous en startiez aujourd'hui ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> On aurait retardé notre première embauche probablement. On a embauché un peu vite, ça nous a mis de la pression, cash flow. On ne s'est pas payé un petit temps et après ça on l'a rattrapé. C'est emballé,
<strong>Cyndie Feltz:</strong> c'est que les ventes faisaient comme ça. J'aime dire que je suis très naïve et optimiste en entrepreneuriat, mais en même temps c'est pour ça que ça marche. Si d'un coup les ventes lèvent, ok, on a de la misère à livrer dans les délais des clients, il va falloir qu'on commence à doubler nos capacités. Tu recrutes. C'est parti et c'est cher un Pentester. L'automne dernier, on parlait à du monde à toutes les semaines. Lydie en avait qui rentrait, mais il n'y avait rien qui signait. Pas qu'on les perdait, mais c'est comme si tout était mort pendant quatre mois. On sortait de l'été qu'il y avait eu un cash flow down parce que c'est l'été. Après, ça a remonté, ça a été positif, mais on a serré les dents un petit peu. À avoir su, on aurait été un peu plus... On aurait été meilleurs en tant que conservateurs et on aurait fait un peu plus d'analyses. On ne le regrette pas aujourd'hui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Honnêtement, c'était une éducation, c'était le fun, man. C'était une grosse conversation. J'aime vraiment ça parler avec vous autres parce que ça paraît que vous carez. Vous aimez ça, ce que vous faites. Ça paraît, genre. Y a-t-il un conseil avec lequel on peut laisser, mettons, des startups ou les solopreneurs ou le monde qui commence puis qui se disent « Ah, la sécurité » justement, je ne suis pas une cible ou whatever. Je suis trop petit. Est-ce qu'il y a une espèce de monde ?
<strong>Nicholas Milot:</strong> Commence par ton hygiène perso. Commence par gérer tes passwords, prendre ta douche, te brosser les dents, activer les MFF. Tout ce genre de trucs-là. Je te dirais la deuxième chose, sois curieux. Pour vrai, la majorité des trucs que les gens qui ont un SASS vont vivre en sécurité, qui sont demandés, ça a été vécu. T'étais à une recherche Google, je te le dis, d'avoir ta réponse. C'est vraiment pas sorcier. Si ils disent, moi je connais pas ça, l'informatique, je connais pas ça. J'exagère.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Ce serait problématique.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Quel genre de client vous cherchez, mettons ? Mettons qu'on se met en mode plus chez Plugs, chez MS Plugs et tout.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Bien sûr qu'on a SaaSpasse, fait que pas mal tous les SASS m'ont amené dans leur cycle de vie. Certains, plus tôt que tard, vont avoir besoin d'un pentest.
<strong>Nicholas Milot:</strong> 100%. Restepi, GraphQL, n'importe quel SASS, mon slide, lui, de nos jours, j'ai 80-90%, c'est some kind of... TypeScript ou whatever backend après ça que tu utilises. Mais ça va être des API différents. Ça va être évidemment du custom, on fait d'autres types d'apps. Mais aujourd'hui, les produits SaaS, c'est le qu'on va voir. On peut tous les faire. Puis on peut aider ISO 27001, PCI, SOLIDER type 2. DGV.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Qui nécessitent tous des pen tests pour avoir ces certifications.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Nos rapports passent bien.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Et d'ailleurs par rapport à ça, sur les conseils qu'on pourrait donner, comme tu disais justement, c'est que les problèmes ont été résolus par d'autres. Et souvent quand t'es une start-up et là tu viens de te faire apprendre qu'il faut que ça conforme TGV, SOC2 ou whatever, la conformité, tes bras tombent, tu regardes ça et t'as l'impression de lire du mandarin, ce qui est normal. Même nous des fois on lit les demandes et pourtant on est donné le domaine et on lit du mandarin. Il y a plein de compagnies dans la communauté tech à Québec ou au Québec qui sont passées par là. Écris sur LinkedIn, fais un post, reach out to Frank. cherche du monde qui... Non mais... Pour que tu fasses le lien, que tu shout out. C'est dans ce sens, il y a tellement de gens qui sont passés par là, ils se sont cassé les dents, qui ont testé. Aidez-vous. Parce que généralement, tu peux sauver de l'argent et on l'oublie un petit peu. Tu crées la communauté, c'est pour ça, c'est pour s'aider entre problèmes. Pleure ton cou quand tu vois la norme, c'est normal, il faut que ça sorte. Puis après, appelle la communauté et essaye de dire comment est-ce que je peux faire ça. Si les autres y sont arrivés, je devrais y arriver. Mais prends une route plus rapide.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Si vous êtes une boîte de dev, vous êtes une place qui connaît des applications et tout, on le fait avec d'autres déjà. Donc si vous voulez avoir en option quand vous faites des offres à vos clients, si vous voulez qu'il y ait une option pen-test, on s'arrange, on build quelque chose ensemble. Ça fait en sorte que vous pouvez offrir à vos clients un app qui est pen-testé, mais c'est pas vous qui pen-testez. Évidemment. Donc ça, c'est le genre de truc...
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Télite le trouble de « Hey, je me suis fait acquérir mon app trois mois après la livraison sur le Petra. » Exact.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Y a-t-il quelque chose que vous voulez plugger ? Genre des events, des collabos, des partenariats, embauchez-vous ?
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Pas encore mais dans les prochains mois sûrement. Là on apprend de notre erreur justement. On est en gestion un peu plus efficace même si justement le carnet de commandes est plein.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Nice.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Passez au Hackfest !
<strong>Nicholas Milot:</strong> Hackfest en octobre prochain. Pensez-vous dans le temps de l'Halloween en plus l'année prochaine. Hackfest va avoir 18 ans. Très cool. Fait qu'il devient majeur.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Yes. Et justement c'est un peu l'image du monde de la sécurité mais il y a tellement de devs qui viennent là. Il y a même un CTF, capture de flac, pour justement jouer un petit peu là-dedans. Même le contenu que tu apprends là-dedans, l'ambiance est le fun. Ça coûte du monde en hoodie. Ce n'est pas un événement costume cravate. C'est accessible financièrement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> En hoodie, je pensais que tu allais dire en hoodie, genre en charge. Ça paye la sécurité. Tout le monde est en hoodie.
<strong>Cyndie Feltz:</strong> Pas si faux que ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Guys, honnêtement, c'était un plaisir et un privilège. Je veux juste vous dire merci.
<strong>Nicholas Milot:</strong> Cheers. Merci pour l'invite. Ciao !
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Alright folks, avec SassPost on a une infolette de feu hebdomadaire qui est très moitié fun, moitié fond à notre sauce. Il y a des hot takes, des expérimentations que je fais, des histoires vraies de SaaS, vraiment pour t'aider à prendre les meilleures décisions que ce soit par rapport à ta compagnie ou ta carrière. C'est une place où je peux être 100% moi-même, ça fait du bien, j'adore ça écrire, d'avoir ce outlet là c'est complètement motivant pour moi. J'aimerais ça que vous en fassiez partie, puis qu'on se rende à 1000, puis qu'on se rende à encore plus que ça. Bien franchement, ça me craint au bout d'avoir des nouveaux abonnés qui se joignent sur l'infolette. Ça me craint qu'à continuer d'écrire, à continuer de faire de la recherche, de me poser des questions, d'analyser ma conversation avec cette fondatrice-là ou ce fondateur-là. Ça pourrait être transformé en un éditorial que moi j'amène dans l'infolette. Fait que si vous voulez aussi, vous pouvez joindre les SaaS Pals. On a un petit forfait payant qui permet de nous supporter directement comme individu ou comme compagnie. On a déjà plus que 22 personnes qui nous supportent comme ça, c'est insane. J'en reviens pas, puis eux ils font ça en échange contre des extra goodies, right ? Fait que pense à, mettons, des updates extras que je fais avec personne d'autre qu'avec eux, des previews de la roadmap du podcast, des rabais sur les événements, puis d'autres trucs. Fait que vous pouvez aller sur saspas.com, il y a un pop-up qui va vous apparaître d'en face en théorie. Sinon, dans le footer, vous pouvez vous inscrire. Sinon, vous googlez SaaSpasse puis Beehive. C'est l'outil qu'on utilise pour l'infolettre. Ça me craint vraiment de voir ça grandir. Ça me tient à cœur. Check it out. Si vous avez du feedback constructif aussi, vous pouvez me le shooter. All right, folks. Un petit shout-out à Baseline, partenaire certifié SaaSpasse. 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