Aujourd’hui, je jase avec Carole-Ann Labrie, directrice générale et co-fondatrice chez Capitale Numérique, un OBNL qui dynamise les communautés du numérique à travers des activités et des rassemblements
Capitale Numérique c'est 2 employés, 200 bénévoles mobilisés dans l'année et le successeur spirituel de Québec numérique
On couvre ensuite plusieurs points, comme :
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<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> C'est comme si on avait des créateurs de contenu à portée de main.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais, exact.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Tu sais, honnêtement, tous les gens qui sont autour de nous ont toutes des influences dans leur réseau. Tout le monde a ses différents réseaux. Donc, tu sais, des fois, on oublie que, tu sais, la façon la plus organique d'animer des communautés puis de mobiliser des communautés, c'est par le réseau.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> What's up, folks ? Bienvenue sur SaaSpasse. Aujourd'hui, je jase avec Caroline Labrie, directrice générale de Capital Numérique, un OBNL qui mobilise les communautés numériques au Québec. à travers des événements comme Interface et Rendez-vous numérique. On parle de designer un event un peu comme un produit SaaS, de la transition de Québec numérique vers Capital numérique, du modèle OBNL versus compagnie privée, de comment tu fais pour attirer des conférenciers de qualité, même quand tu as un budget limité, puis toute la poutine opérationnelle, puis quand même intense qui se passe en arrière des coulisses des gros événements auxquels on participe tous. Ah, puis Caroline et moi, on se craint qu'aussi un petit post-mortem de la SaaS Passe-Conf. ce qu'on a nailé et ce qu'on veut vraiment améliorer pour la prochaine édition. All right, on passe au show. Let's go !
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Caroline
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Labrie, bienvenue sur SaaSpasse.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Hey, merci Frank !
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Comment ça va ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ça va bien. Un peu stressé ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais !
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ton premier podcast en studio, podcast tout court ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Bien, mon premier long podcast en studio, oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Nice. Bien, je suis honoré d'être ce point de départ pour toi. Caro, pour ceux qui ne te connaissent pas déjà, veux juste nous dire ton rôle et puis l'organisation que tu représentes aujourd'hui.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui. Caroline Labrie, je suis directrice générale et cofondatrice de Capital Numérique, qui est un OBNL de la Ville de Québec.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Qu'est-ce que cet OBNL ? Chaque OBNL a quoi, une mission ? Exactement. Bon, c'est quoi la mission de ce OBNL ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> La mission de Capital Numérique, c'est de dynamiser les communautés du numérique à travers des moments, des activités, des rassemblements, puis tout au long de l'année, afin de rallumer les étincelles.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est très bien dit. Dans le fond, il y a peut-être du monde qui regarde puis qui te reconnaisse, parce que t'as été un personnage important de l'histoire de SaaSpasse cette année, en 2025. que t'as été t'as aidé à l'idée puis à gérer la conférence annuelle SaaSpasse, la première SaaSpasse conf qu'on a faite. Fait qu'on a plein d'anecdotes qu'on va pouvoir compter puis travailler un peu autour de ça, mais il y a plein d'événements flagship derrière lesquels toi et ton équipe, évidemment, vous êtes, puis que vous avez porté. Par le passé, il y a eu l'époque, le chapitre de l'organisation qui était Québec numérique, qui avait des flagships comme le WAC, comme Semaine numérique, puis Aujourd'hui, avec ton nouveau chapeau de capital numérique, tu gères les successeurs spirituels de ces événements-là. Tout ça pour mettre la table de gens, tu en as vu, mettons, un puis un autre des conférences, des événements en tech. La question pour briser la glace, c'est, y a-tu un moment où tout a failli planter dans une édition, peu importe c'était quel show, quel événement, que tu peux nous partager, puis on va creuser ça.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Je pense qu'honnêtement, à chaque année, il y a quelque chose qui a fait en sorte qu'on s'est dit. Oh boy ! Comment est-ce qu'on va gérer ça ? Mais tu sais, en événementiel, les gens s'en rendent souvent pas compte. Puis c'est ça la beauté de la chose. C'est que, tu sais, quand l'image des canards qui pataugent, qu'on voit pas les pattes, ben tu sais, en événementiel, t'es vraiment comme ça tout le long. Fait que, honnêtement, ça arrive tout le temps. Tu sais, si je pense notamment à cette année à Interface... Il y a un midi où on était là, le dîner commence dans 30 minutes, le traiteur est-il arrivé, comment SaaSpasse ? Puis on a réalisé qu'il y avait un fuck de date avec le traiteur.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oh shit !
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Fait qu'on a 900 personnes qui sont toutes en conférence, puis qu'on doit nourrir, que dans 30 minutes, ils sortent de leur salle, ils descendent les escaliers, puis ils s'en vont chercher leur boîte à lunch.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il y avait 900 personnes en interface cette année ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ben, cette journée-là, c'était 900 lunchs, mais tu sais, souvent, il y a plus que 900 personnes, mais tu sais, il y en a qui sortent du lieu pour aller faire un échange de badge, il y en a qui vont dîner à l'extérieur, mais tu sais, on…
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis Interface, c'est le successeur du WAC.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Exactement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que c'est genre des professionnels, des curieux, des tripeurs de numérique, de tech.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Exact.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais pas nécessairement juste des business ou juste des dirigeants ou des execs de compagnie.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Exactement, ben tu sais, Interface, c'est l'événement qui s'adresse davantage aux professionnels, fait que tu sais, on s'adresse davantage à ceux qui font.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est bon. Oui. Exactement
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Exactement. Fait que 900 lunchs qu'on a trouvés. Fait qu'on était dans le corridor en avant de notre QG. Tout le monde était au téléphone en train d'appeler les commerces autour. Puis on se disait, OK, moi j'ai 50 lunchs du Ogarisan. OK, moi j'ai 200 spaghettis du cochon dingue. Fait qu'on a réussi à faire un buffet de bouffe. Il y avait plein de restaurants qui ont accepté de participer puis qui se sont donnés pour que ça arrive.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, écoute-moi, j'aurais... On a eu des mini-écops. SaaSpasse contre. J'ai failli péter une note. Je ne sais pas ce que j'aurais fait s'il fallait que je nourrisse 900 personnes en 30 minutes, une heure. C'est quoi la... Quand tu appelais ces restos-là... Comment tu fais pour leur pitcher de quoi ? T'es tellement en position de faiblesse, genre. Comment tu fais pour leur pitcher de quoi qui est intéressant ? Tu leur donnes de la visibilité ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Non, tu leur expliques la solution. Bien, pas la solution, mais la problématique qu'il y a. La situation. Puis, tu sais, honnêtement, c'est vraiment rarement arrivé qu'on ait eu des refus. Les seuls refus qu'on a, c'est juste, bien, on s'excuse, on n'a pas le staff pour produire autant en ce moment.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais tu payes-tu full price dans le fond ? Oui, absolument. C'est comme quand tu passes sur DoorDash, Express, livraison, t'as pas le choix.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui, c'est ça. Il y a une urgence, il faut trouver une solution. Honnêtement, finalement, tout le monde a été super content. Il y en a qui ne se sont même pas rendu compte que le lunch n'était pas arrivé. Les gens, il y avait des options. On avait des guédilles aux crevettes de la cage. Finalement, on a ouvert le bar sur l'heure du dîner. Les gens ont juste profité de la terrasse, ils sont sortis dehors, ils ont pris une consommation et ils ont rencontré des gens.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On ne fera pas un shout-out aux traiteurs avec qui ça n'a pas marché, mais c'était quoi la composition des restos qui vous ont sauvé les fesses dernière minute ? C'était genre cochon dingue ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Je ne veux pas de nous oublier, mais si je pense rapido, on avait le cochon dingue, on avait Ogarisan, on avait Mille et une pizzas, on a eu Salvatore aussi, la cage, parce que ceux qui sont le traiteur à la cale, qui est comme... l'espace où il y avait l'ancien festivière.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, oui, oui.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Fait qu'on a eu eux, puis on a Accor, justement, aussi, qui nous a livré des boîtes à lunch. Fait que, tu sais, on a été capables de nourrir tout le monde, puis on est même restés.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça, parce qu'il n'y a pas... C'est genre, où c'est que t'appelles, où est-ce qu'ils vont te dire, oui, oui, on va te faire 900 repas, genre. T'es obligée de faire un mix-match, genre.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Exactement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Insane, man. Puis, fait que ça, c'est côté, genre, logistique, I guess. Côté, mettons... conférenciers ou participants. As-tu des anecdotes peut-être crunchies ou s'est passé quelque chose de drôle à raconter ? Genre l'affaire qu'on verrait peut-être pas venir nous autres quand on participe à un événement, mais que toi, tu vois.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui, bien, tu sais, des fois, on a eu des conférenciers qui ont manqué leur vol.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah oui. Fait que,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> tu sais, souvent, quand on book les conférenciers internationaux, surtout, on s'arrange pour qu'ils arrivent la veille. Donc, ça nous donne quand même une marge de manœuvre pour les replacer le lendemain, faire des changements d'horaire. Donc, on en a eu un qui avait manqué son vol. Je ne me souviens plus pourquoi, mais finalement, personne ne s'en rend compte. Puis c'est ça la beauté de la chose. C'est que nous, en arrière, on est comme, OK, c'est quoi les différents scénarios qu'on a ? Mais les vols, c'est arrivé souvent. Des fois, les conférenciers qu'on cherche dans le terminal parce qu'ils sont ailleurs puis ils ne sont pas dans leur salle à l'heure. Mais c'est des petites choses.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, puis non, en même temps, quand tu l'as jamais faite, mettons, moi, notre headliner, il n'a pas manqué son vol, je ne l'ai jamais pris. Mais whatever, moving on. À Revstar, où j'ai été le MC, il y avait Marc Roberge, une grosse figure, ex-hubspot, puis plein d'avis, un éducateur, whatever. Puis comme la veille, eux autres, je me rappelle, ils se sont dit « Oh shit, what if, mettons, il manque son vol ? » quelque chose dans le genre. Je pense que c'est important à garder en tête comme logistique si tu es pour fly-in du monde. Ton pro-tip, c'est de faire l'arrivée à l'avance, idéalement, quitte à payer plus d'hôtels ou whatever it is.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Nous, minimalement, aux conférenciers, je vais parler surtout pour Interface, mais on leur offre tout le temps la possibilité de prendre les nuités et les keynotes, s'ils veulent rester quatre nuits, on leur offre quatre nuits. On l'utilise aussi comme moment pour faire découvrir notre ville de Québec. C'est une magnifique ville. Juste l'année passée, Yohana Telhanou, qui était une ex de chez Miro, qui est sur UX Goodies, aussi le podcast, sur Instagram. La belle histoire, c'est que son père, plus jeune, il voyageait pour le travail, puis il venait souvent dans la ville de Québec parce qu'il travaillait en hydroélectricité. Il envoyait des cartes postales, puis elle, elle vient de la Roumanie, elle n'avait jamais visité la ville de Québec. Quand on l'a approchée, elle capotait. Elle en a profité pour visiter le Saguenay. Elle est allée... dans Charlevoix, est allé faire de la randonnée dans la vallée de la Jacques-Cartier. Fait que, tu sais, c'est aussi un moment pour faire découvrir notre région. Puis après ça, ces gens-là se promènent dans plein d'événements. Tu sais, on l'avait rencontré à South by Southwest. Bien, tu sais, après ça, quand il parle avec des gens, bien, c'est bon pour notre carte de visite aussi en tant qu'événement d'accueillir ces conférenciers-là de cette façon-là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça, c'est comme un intéressant insight que tu dis parce que quand, tu sais, des racines, genre d'où tu viens ou d'où ta famille vient ou les liens que tu as avec un endroit, mettons, dans le passé. C'est vraiment une corde sur laquelle tu peux te tirer quand tu veux motiver du monde. Puis c'est avec Greg Eisenberg pour la « SaaSpasse contre » , c'est un peu ça aussi qu'on a fait. On disait « Hey, tu as quand même grandi dans la scène startup de Montréal, viens redonner et crains que toi. » Je pense que c'est quand même un bon prototype en termes d'outreach. Cool, on va faire un mini pas dans le passé. Parce que moi, dans le fond, toi et moi, ce qui est drôle, c'est qu'on se connaît depuis très longtemps.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On n'était pas nécessairement super proches, mais on se connaît depuis l'époque secondaire et...
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui, on s'est connus à dos.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça. Pas dans la meilleure période de ma vie, mettons, mais anyway. On se connaissait, on avait plein d'amis communs et tout ça. Puis on s'est perdu de vue, comme plusieurs jeunes adultes, whatever. Puis à un moment donné, dans les événements tech, on s'est juste reconnectés. Je pense que c'est quand j'ai donné une conf au WAC ou une affaire dans le genre. Oui,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> c'est quelque chose comme ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais j'ai comme jamais eu vraiment la raison de pourquoi tu finis, toi tu finis par travailler en événementiel. Genre, tu sais, c'était-tu, au secondaire, tu devais pas regarder les événements de tech en disant un jour c'est moi qui vais organiser ça. On voulait dire, tu sais, c'est pas nécessairement un chemin de carrière que le monde sont comme, moi je veux faire ça.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Écoute, pendant tout, même moi au secondaire, j'ai fait mon programme en informatique. Fait que j'ai fait tout mon secondaire en informatique. Puis je passais mes cours à être sur MySpace, à coder mon background, puis toutes ces choses-là. C'est intéressant. Fait que je baignais déjà un peu là-dedans. Puis ce qui a fait en sorte que j'ai atterri un peu dans le monde de la tech, j'ai étudié en sciences politiques, ça n'a rien à voir. Je n'avais aucune intention de faire ça. Mais je suis rentrée à la salle Albarceau. J'ai commencé à travailler dans le domaine culturel au marketing numérique. Ça mélangeait un peu deux intérêts que j'avais, qui étaient la culture. Fait que grande fan de culture. Puis tout ce qui était de la tech, les innovations qui se fait, les réseaux sociaux. J'ai été une grande fan des réseaux sociaux au début. Moi, au secondaire, j'étais sur les réseaux sociaux, puis mes amis ne l'étaient pas encore. Tout ça a fait en sorte que je me suis intéressée aux événements sur la tech pour me former dans le cadre de mon emploi à la Salal Barceau. Puis, de fil en aiguille, j'ai voulu rencontrer des gens dans ce milieu-là parce qu'étant la seule qui faisait le métier que je faisais dans mon environnement de travail, j'avais personne avec qui échanger, partager des idées, découvrir des nouveaux outils. Puis c'est comme ça que moi, je suis rentrée comme bénévole au Web à Québec. Puis de par le Web à Québec, je suis devenue employée de Québec numérique. J'ai pris la charge des projets de la semaine numérique du Web à Québec et le reste de l'histoire,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> on la connaît.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> C'est un peu un hasard que je sois atterrie dans l'événementiel parce que mon background est vraiment plus en communication marketing.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu voulais être attachée de presse ? Oui,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> attachée de presse.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis c'est vraiment hot parce que dans le fond. T'as comme échantillonné le produit ou l'expérience qu'est un événement de tech pour améliorer tes connaissances, ton réseau, whatever. Puis après, c'est finalement ce produit-là que toi, tu t'es mis à développer.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Right ? Je trouve ça quand même nice. Puis, tu te rappelles-tu, c'était quelle année, le WAC, où tu étais bénévole ? La première fois que t'as comme mis les pieds dans la tech au Québec.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Bien, le premier événement du WAC auquel j'ai assisté, c'était 2015, je pense.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Puis, je suis devenue bénévole en
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> 2018. OK.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis il y avait ça, c'était... Tu sais, pendant un bout, il y avait des gros parties chez Spectrum, là, à Québec. Puis la première fois qu'on avait fait ça, c'était comme rogue, un petit peu. Je m'en souviens. Ça allait contre un autre after party, puis on s'était mis dans la marde, je me rappelle.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Je pense que c'est avec Oli que j'en parlais l'autre fois.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je ne dirais pas qui, mais je m'en rappelle quelqu'un qui était venu me voir. On était tellement des petits cons. Spectrum, Agence Web à Québec. Snipcart est né dans Spectrum. Salut Francis. Bonjour Francis. Ça a pris un bout avant de se séparer de ça. Je me rappelle, on passait des petits cris de papier, genre, écrit à la main, genre, After Party chez Spectrum. Il y a quelqu'un de l'organisation Québec numérique à l'époque qui était venu me voir la face rouge, les oreilles fumantes. Qu'est-ce que vous faites ? Je me sentais mal. Mais anyway, c'est comme devenu une genre de semi-tradition, maintenant, les parties là-bas.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ben, tu sais, honnêtement, avec le recul, tu sais, quand que... Moi, en tant que personne qui organise des événements, tes voix, tu te dis, tu sais, je veux pas diluer ma crowd. Fait que, tu sais, je veux pas que les gens s'en aillent à plein d'autres places. Mais, tu sais, quand tu regardes des événements qui sont gros comme à la South by Southwest, ben, tu sais, c'est ça, la façon où t'as des after-party partout. les gens ils se promènent de place en place fait que tu sais C'est comme le faux mot d'avoir trop de choses qui se passent en même temps. Avec le recul, des fois, je me dis que c'est peut-être une bonne chose. C'est quand l'événement est assez important pour que les gens aient envie de se coller sur cet événement-là et de faire des choses en marge de ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, on va en parler un peu. Ok, parfait. Genre, check le Startup Fest, mettons. Startup Fest, insane institution événementielle. Ça fait je ne sais pas combien d'années qu'ils run le show à Montréal et qu'ils mettent Montréal sur la map, amènent du monde de partout dans le monde. C'est comme... Ça a été un OBNL, une compagnie privée, je ne me rappelle plus exactement c'est quoi, Philippe me l'avait dit dans un call, mais genre, Chris Mann, c'est du travail, du cash, puis genre de l'énergie qui est mis dans genre bâtir la brand, René, l'édition, année après année, puis tout. Puis là, évidemment, ça crée un magnétisme, une genre de pôle gravitationnel de plein de talents, plein de capital, plein de monde intéressant. Fait que, of course, que tous les business autour sont comme, ben là, comment que nous, on peut genre avoir une partie de la tarte. Fait que, quand ça pop des trucs off, événements, mais que ça leverage la brand que t'as buildé, ça te met tout le temps dans une weird-ass position que t'es comme, of course, je suis all-in pour l'écosystème qui s'enrichit et se diversifie et qui se passe plein d'affaires, mais Chris, genre, tu peux-tu ordonner ou acknowledge-tu ? C'est vraiment fucked up, honnêtement.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ben, pis tu sais, honnêtement, je sais pas, en tant qu'organisateur d'événements, où est-ce que tu traces la ligne aussi. Est-ce que justement tu commences à fédérer ces organisations-là pour que tu fasses une programmation officielle ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je pense qu'il y en a qui essaient de faire ça aussi. South by Southwest doit faire ça un peu, je ne peux pas croire.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> South by Southwest, je ne connais pas l'organisation de l'interne, mais pour l'avoir vécu, souvent c'est qu'ils n'ont pas nécessairement... Eux autres, ils ne vont plus nécessairement faire de after party officiel de South by Southwest parce qu'il y a trop de choses officieuses qui se passent sur les côtés. Puis c'est un événement de 35 000 personnes. Et si c'est pas plus, je suis même pas certaine des chiffres. Fait que tu sais, il y a tellement de gens que peu importe le nombre d'événements off qui poussent autour, il y en a pour tous les goûts, pour tous les types de personnes qui sont là. Fait que tout le monde va trouver quelque chose à son goût. Fait que tu sais...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais t'es-tu... Parce que toi, t'as du knowledge que moi j'ai pas pis que tu m'as aidé à comprendre tranquillement, mettons, dans la SaaS-passe-conf, c'est genre... Tu sais... Quand les gens payent pour venir sur un lieu qui est sous ton ombrelle un peu, puis c'est comme toi qui as organisé de quoi, tu as une responsabilité envers ces gens-là, right ? Tu sais, on a pris une assurance, puis le permis, puis j'étais là, ah, c'est quoi qu'il faut que je signe ? Whatever. Mais genre, comment tu fais si quelqu'un, mettons, crée un off, un événement ou un after-party off d'une conf, mais qui utilise ta brand ? Genre, toi, es-tu liable s'il se passe de quoi dans cette offre-là ? Mon Dieu,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> je ne peux tellement pas te dire parce que je n'ai pas ces ressources-là, mais j'ai l'impression qu'à partir du moment où il n'est plus sur le lieu de ton événement, ce n'est plus ta responsabilité, mais c'est vraiment ce que je pense. Il faudrait poser la question si quelqu'un a l'information. On est preneurs.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, c'est ça. Appelez un avocat. All right, man. All right. Fait que 2018, la première fois que t'as... J'étais-tu là, tu t'en rappelles-tu ? Je m'en souviens pas.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ben, t'étais sûrement là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je t'allais à beaucoup.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> C'est sûr qu'on s'est croisés, on a dû se dire un petit salut en haut des marches.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quoi le lieu ? C'est le terminal de croisière ? Comment t'appelles-tu ça ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ben, écoute, c'est le terminal 84, c'est le terminal Rose-Goudreau, c'est le terminal de croisière du port de Québec. Fait qu'il y a plusieurs noms. Nous, on l'appelle affectueusement le terminal de croisière du port de Québec. Ok,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est ça. C'est un insane lieu, man. Ah oui ? En tout cas, on va en reparler plus tard, mais ça mettait Québec sur la map et ça continue de le mettre avec votre nouvelle mouture. Mais, all right. Fait que, mettons, pendant les années où tu as porté un peu les éditions du WAC ou de la semaine numérique, à l'époque Québec numérique, y'a-tu des learnings ou des apprentissages par rapport à l'événementiel en tech au Québec qui est ressorti, genre ? Tu sais, justement, je disais, ça nous met sur la map, le Québec. T'as-tu pu te frotter les coudes et te comparer avec d'autres pays, d'autres régions ? Genre, parle-moi un peu de ça.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui, bien, tu sais, par le passé, on avait quand même des liens avec différentes régions de la francophonie. Oui, c'est vrai. Je pense notamment avec le Web2D qui avait lieu à Nantes, le Kik Festival en Amur, en Belgique, puis le Africa Web Festival à Abidjan, sur la Côte d'Ivoire. T'es-tu allée, là ? Non, je suis allée, mais on avait des gens dans l'équipe qui étaient allées. Fait que, tu sais, ça nous a permis aussi de voir un peu qu'est-ce qui se faisait à l'étranger.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Puis, tu sais, ça nous a permis aussi de se comparer de... aussi améliorer certaines pratiques qu'on avait. Moi, personnellement, je suis allée une fois à Web2D, je suis allée beaucoup de fois au kick festival. Des fois aussi, c'est une belle inspiration parce que nos événements ne sont pas pareils, mais ils ont quand même des similarités dans la façon qu'on travaille, dans le type de personnes qui portent ces projets-là. Donc, le fait de se déplacer, ça nous a permis de voir que oui, nos conférences étaient vraiment de qualité. Ça, c'est quelque chose qui revenait vraiment souvent, puis ça revient encore. Ça nous a permis aussi de découvrir des nouvelles technos aussi parce qu'avec l'arrivée de la pandémie, il y a eu une grosse vague de « OK, maintenant, on fait des événements hybrides. Ça prend un support virtuel pour faire des événements hybrides. Comment on fait ça ? » Maintenant, il y a des apps événementielles, il y a des techs événementiels. C'est...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu te rappelles-tu de Hop In ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui, absolument.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça a skyrocket puis crashé, right ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> C'est ça, mais avec la pandémie, il y en a plein qui sont apparus. Il y en a plein qui sont disparus aussi. Mais ça a un peu changé le portrait. Ça nous a permis aussi de partager les pratiques entre différentes régions où on ne se compétitionne pas vraiment parce qu'on ne va pas chercher les mêmes personnes. Mais on a des réalités qui sont quand même similaires.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je me rappelle que les keynotes au WAC avaient toujours été dope. J'avais toujours fait tout le temps comme Chris. Tu fais tout le temps comme un petit genre, « Ah ouais, quand même. »
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> « Ah ouais, Aaron James, il est là. »
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> « Je ne sais pas c'est qui Aaron James, mais money avait ton... »
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> « Ren Fishkin qui était là. » On a eu la chance d'avoir des keynotes extraordinaires dans les différentes années du web à Québec. C'est quelque chose qu'on veut maintenir aussi avec les nouvelles moutures des événements. Honnêtement, le comité de programmation est composé de tellement d'experts. il y a beaucoup de gens qui s'impliquent dans ces différentes initiatives-là, ça fait en sorte qu'on a accès à des gens qu'on ne pourrait même pas penser des fois le fait de se déplacer dans d'autres événements aussi ça nous permet d'approcher des conférenciers de ce calibre-là je vais encore parler de Johanna Telhanou, mais on l'a vu à Sorte-Baisse-Sorte-Ouest c'est là qu'on est allé la voir, qu'on lui a dit on a vraiment mis ta conférence, on organise un événement à Québec, si tu es intéressé, laisse-nous ton courriel on va se reparler Merci.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Avec le scope et le calibre d'événements, mettons, qui a été organisé par Québec numérique et maintenant Capital Numérique, à Québec, une des affaires, je pense, qui est vraie de dire, c'est qu'on n'a rien à envier à Montréal. En voulant dire qu'on est capable de faire des zis. C'est insane, Montréal. Je suis tout le temps là pour la job, j'organise un paquet d'affaires là. Mais genre, ça reste que mon hood, c'est Québec. C'est pour ça que quand vous êtes venus me voir, toi et Rosa, c'est comme, on refait ça, puis on fait ces trucs-là à Québec, c'est comme, c'est bon, I'm in. je veux essayer de m'assurer que ça donne comme que je peux là-dessus mais genre Qu'est-ce que tu penses qui... Pas qui suck, mais... Où est-ce qu'on tire de la patte, genre, par rapport à la tech ou aux événements ? Tu sais, maintenant, tu vas voir une grosse... Une big shot, comme tu as dit, là, Yann... Yohana. Yohana, pardon. Es-tu comme, what the fuck est-ce Québec ? Je pensais que Québec, c'était Montréal, genre. C'est-tu parce qu'on manque de brand recognition ou genre...
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Bien, je pense pas nécessairement que c'est ça. Puis tu sais, encore là, c'est très personnel comment que je vais le dire, mais... Tu sais, j'ai l'impression que le fait que... C'est tout le temps Montréal qui est mis de l'avant quand on parle de Québec. Ça fait en sorte que les gens associent le Québec avec Montréal. Fait que quand tu les approches pour dire, « Ah, on voudrait que tu donnes une conférence à Québec » , c'est comme s'ils le voient comme au Québec.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> tu sais, surtout, mettons, du côté international, mais tu sais, je t'avouerais que quand on commence à présenter la ville, montrer un peu c'est quoi les choses qu'il y a à faire ici. On n'a rien envie. Avec les étoiles Michelin qu'on vient d'avoir pour les restaurants, je pense que ça fait juste aider de ce côté-là. Nous, on trouvait, en partant Capital Numérique, c'était aussi un moment de se poser la question, est-ce qu'on demeure à Québec ? Est-ce qu'on fait des événements ailleurs aussi ? Parce que la mission de Capital Numérique, puis Capital Numérique qui est un OBNL différent de Québec Numérique, on fait les choses pas de la même façon. C'est pas les mêmes personnes. fait que Ce qu'on s'est dit, c'est le moment d'un peu réfléchir à tout ça. Puis un des éléments quand même qui était super important pour nous, c'est que la ville de Québec, on est tous ici. On a eu la chance d'avoir des événements d'ampleur pendant plusieurs années. Puis on oublie souvent qu'il n'y a pas juste Québec et Montréal. Il y a tout l'est du Québec aussi. Admettons, on pense que tu habites à Chicoutimi, tu veux aller à un événement sur la tech parce que tu travailles dans tech. Bien, tu sais... soit 6 heures de route à faire ou 3 heures de route une grande ville comme Montréal ou une ville qui est à taille humaine comme Québec ben tu sais des fois je pense que ça vient quand même jouer dans la balance fait que notre avantage compétitif à mon avis d'être dans la ville de Québec c'est que on est une magnifique ville on est au terminal de croisière devant le fleuve avec le château Frontenac qu'on voit à côté.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis quand tu penses à ça un event, une conférence une conférence à Montréal genre les sous souper et les off ou les after party qui s'organisent sont tout le temps full proches, en proximité de où le noyau de l'event est. Puis à Québec, le noyau, quand tu le pines au terminal, comme vous faites, tu sors à pied et c'est insane. Tu as des restos insane, tu peux marcher sur le bord du fleuve, tu peux aller au château. Tu es comme... Même si, dans toute la géographie de Québec, il y a moins de stock, je pense, qu'à Montréal. Puis il y a plein de... Il y a une densité d'expérience et de trucs cool à Montréal qu'on n'a pas. Mais dans le petit pocket d'événements, genre le micro à l'atmosphère autour, ça, c'est insane.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Puis tu sais, juste admettons, tu sors du terminal, puis tu es à deux pas de la rue du Petit Champlain, qui est la plus belle rue du Canada à mon avis, puis je pense qu'elle a déjà gagné des prix.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu sais,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> on n'a rien à envier. Puis même chose, on est en off-season quand on fait les événements. Donc, tu sais, c'est bon aussi pour l'économie de notre région.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Au-delà, Caro, du WAC, puis des semaines numériques qui avaient... Ben, le WAC avait une énorme brand. Les semaines numériques, c'était une bonne brand aussi. Ben oui, quand même, à sa huitième année. C'est ça, qui roulait et tout. Ben, Québec numérique aussi, ça avait une brand, right ? Pour plusieurs initiatives. Il y avait le volet événementiel, mais d'autres trucs aussi. Puis on ne va pas rentrer dans les détails de patinage, de do whatever exactement, ce qui est arrivé, mais à un moment donné, Québec numérique a été dissous. Toi, puis une partie de monde, ont décidé de reflipper... pas ça, mais de continuer la mission, mettons, d'avoir un autre OBNL. Avant de faire ce move-là, comment toi, tu as vécu ce moment-là ? Puis tu sais, de ton point de vue à toi, puis on n'est pas obligé de rentrer dans les dirty details ou il n'y a même pas de dirty details, je veux juste dire... Tu comprends ce que je veux dire, je pense.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Absolument. Ben tu sais, 50 % de l'équipe de Québec numérique avait sa dernière journée d'emploi, la dernière journée du WAC. Fait que tu sais, on s'entend, on était une équipe, tu sais, ultra serrée, et puis Tout le monde s'appréciait, on avait une belle dynamique. Fait que de savoir que 50 % de l'équipe terminait son emploi à cause de toute cette situation-là, à la dernière journée du WAC, ça venait comme rajouter une couche. Deux semaines plus tard, le reste de l'équipe a appris que tout le monde perdait son emploi finalement et que Québec Numérique allait fermer. Puis tu sais, il y a eu... Puis tu sais, j'ai l'impression que comment ça s'est vécu, c'est qu'il y avait beaucoup de solidarité. et Même quand c'est sorti dans les médias, quand on avait lancé une initiative pour dire « Nous soutenons Québec numérique et ses projets » , il y a eu une énorme vague de solidarité sur les réseaux sociaux, des gens qui ont été touchés par les différentes activités que Québec numérique avait. Puis un des éléments qui ressortait beaucoup, c'était tout ce qui était relié à l'événementiel du côté que moi j'ai perçu. Parce que, tu sais, deux semaines après avoir vécu l'événement, tu l'as vu, tu l'as vécu le rush après, là, SaaSpasse, les vagues de messages, puis les publications. Tu sais, on était encore là-dedans. Fait que, tu sais, d'un côté, t'as comme les gens qui sont en train de partager leur takeaway de qu'est-ce qu'ils ont appris au WAC, qui ont vu, qui étaient contents de voir, qu'est-ce qu'ils ont préféré. Puis de l'autre côté, t'as l'OBNL qui porte ces projets-là, qui dit, bien, c'était notre dernière édition. on se dissout puis tout le monde a perdu son emploi tu sais Ça te met dans une drôle de position. On appelle ça un post-partum événementiel, un blouse événementiel. On était encore là-dedans. On n'était pas encore remis de tout ça. Je pense que ça a été une drôle d'expérience. De mon côté, c'est quand même ça qui a fait en sorte que ça l'a mijoté aussi de dire qu'on ne peut pas laisser ça comme ça. Il faut qu'on fasse de quoi. On s'entend, on n'avait pas de solution magique quand c'est arrivé. Moi, pourquoi je suis allée cogner à la porte ? de Jonathan et à la porte de Jean-Philippe avec qui on a cofondé Capital Numérique. Jonathan, ça a été le premier directeur général de Québec numérique, mais ça a aussi été un des membres fondateurs du Web à Québec. Je me disais que c'est un excellent moyen de revenir un peu aux bases du Web à Québec, qui était un événement qui était paré pour la communauté, où est-ce qu'on veut que les gens soient impliqués et qu'on veut que cet événement-là perdure. Puis Jean-Philippe, qui avait été directeur général de la VETIC. qui était un OBNL qui existait avant Québec numérique. Donc, tu sais, J.P., de par sa présence à la Vétique, de par son implication aussi dans les soirées e-commerce qui existaient avant la semaine numérique, bien, tu sais, je trouvais que c'était vraiment le triangle parfait pour avoir les différentes cibles qu'on avait besoin puis les différentes expertises qu'on avait besoin pour lancer quelque chose puis que ce soit crédible aussi. parce que on partait de zéro. On s'est dit, OK, on part un OBNL, mais partir un OBNL, quand tu le sais que les attentes des gens sont là aussi, il faut que tu livres la marchandise.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça que je trouvais un peu fucked up. Clairement, il y a une partie que vous deviez être high de « on ne peut pas laisser partir tout ce concept et cette valeur-là, puis on a tellement eu du bon feedback de tout le monde qui vient de finir. » Tu es comme dans le pic après ton événement. Mais il y a une partie de naïveté aussi là-dedans. On va en dire. Pour chipper le WAC, mettons, la semaine numérique, il fallait du cash, il fallait des ressources, il fallait du brand recognition, il fallait genre... Tu sais, man, c'est pas des meet-ups, je sais pas comment dire. Fait que là, vous partiez avec basically comme zéro en termes de... Tu sais, il y avait pas de structure, il y avait pas encore de funding. I guess, vous aviez des contacts, puis genre, t'es capable d'aller recueillir des portes pour faire genre, hey, on continue la mission de notre manier, voulez-vous nous supporter ? Mais genre, puis t'as basically moins d'un an, en fait, pour... T'as viré de bord pis l'as rechipé. Pis comme tu m'as appris, ça se prépare basically presque un an en avance, genre au moins six mois en avance. Pas trois mois comme nous autres on l'avait fait. Fait que genre... Tu le savais un peu, tu le savais ou tu le savais pas que tu t'en allais dans une espèce de chemin de croix genre « Chris, il va falloir recréer une brand, rechercher des financiers. »
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ben, admettons de me dire de recréer des brands, sites web, pages de réseaux sociaux, toute la petite poutine. C'est tel que t'es. J'appelle ça la petite poutine, mais il y a eu beaucoup de travail qui a été fait là-dessus, on s'entend. Ça, je le savais, j'étais consciente de ça, mais la partie que j'avais vraiment négligée, c'est que tu pars une... entreprise, une entreprise qui est un OBNL, tu as toute la paperasse administrative aussi qui vient avec. Je ne pensais jamais que j'allais avoir à gérer tous ces chapeaux-là, mais tout ça était parti d'une volonté que ça ne s'arrête pas et qu'il fallait que ce soit porté. Moi, j'avais l'impression que mon travail était incomplet et que je n'avais pas livré ce que j'avais toujours eu envie de livrer. Je travaillais sur quelque chose depuis plusieurs années. Puis, tu sais, j'étais rendue au stade où est-ce que j'avais l'impression qu'on était capable d'emmener les choses plus loin, de changer certaines choses. Puis, tu sais, c'était aussi en reconnaissance de tout le temps de tout le monde qui a été mis dans ces événements-là depuis tant d'années.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça, c'est bien dit, Manon.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Parce que, tu sais, le web... Tu sais, on parle du web à Québec, on parle de la semaine numérique, mais tu sais, ce que les gens ne savent pas, c'est qu'il y a tellement de gens qui s'impliquent avec des chapeaux personnels, des fois avec des chapeaux de leurs organisations. Des fois, ça a été un tremplin pour quelqu'un qui fait maintenant des conférences à l'étranger, mais que sa première conférence a été donnée au Web à Québec. Fait que, tu sais, on dirait que moi, je sentais que j'avais comme un devoir puis que j'avais peut-être un petit peu le pouvoir de faire en sorte que tous les efforts puis que tout ce que les gens ont mis soit quand même...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Reconnu. Reconnu, oui, c'est ça. Continuer d'être cristallisé. Que, tu sais,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> ça fasse pas juste... de tomber aux oubliettes puis que ça n'aille jamais exister puis que dans cinq ans, on n'en parle plus pas en tout. Fait que oui, c'est un peu ça ma motivation, mais je t'avouerais que j'ai été très naïve puis qu'il y a plusieurs fois dans l'année que je me suis arrêtée. Vraiment plus simple de me trouver une job plutôt que de faire ça. Est-ce que je le regrette pas du tout ? Est-ce que je le referais ? Probablement, mais peut-être pas aussi naïvement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est vraiment hot. Puis comment ça marche dans le fond ? Faut-tu que... Ça se situe des genres d'actifs ou des assets que l'ancienne OBNL, genre liquide, puis là, tous tes orpongues, pour garder un peu comme le flagship des shows où c'est carrément des nouveaux actifs que tu spins, une nouvelle brand, un nouveau produit, je sais pas comment le dire.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Nous, ça a été 100 % des nouveaux produits. Fait que quand on a lancé Capital Numérique officiellement en octobre 2024, ce qu'on a fait, c'est qu'on a juste dit on a des noms pour nos événements, on a un semblant de brand, on ouvre la billetterie, et puis... De cette façon-là, ça nous a permis de commencer à vendre un peu des billets pour se financer. Justement, en le faisant de cette façon-là, ça nous a permis de commencer à travailler sur les marques, de commencer à faire du bruit là-dessus. Puis éventuellement, Québec Numérique, ils ont liquidé les actifs de Québec Numérique. Fait que nous, en février 2025, on a acheté le Web à Québec et la semaine numérique. Donc, ça nous a permis quand même de... de reprendre les marques. En ce moment, on est propriétaire de ces marques-là. On a eu les archives aussi, ce qui était super important pour nous parce que on partait de zéro, zéro liste de contacts, zéro page de réseaux sociaux. On start from scratch, puis il faut que tu essaies que le mot se passe pour que les gens le sachent.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Honnêtement, moi, je n'étais pas convaincu que vous aviez le pull-off.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Il y en a beaucoup, puis c'est drôle parce qu'avec le recul, des fois, admettons, on allait approcher autant des partenaires que des participants qui étaient comme « Ah, on est vraiment content que vous le fassiez, mais on n'est pas prêts à jump in. » Parce qu'ils attendaient de voir ce qu'on allait faire. Puis de l'autre côté, tu avais des gens qui étaient comme, « Ah, bien, tu sais, on n'est pas convaincus non plus, mais on va vous encourager. » Fait que, tu sais, tu avais vraiment les deux postures. Puis, tu sais, ce que je comprends à 100 %. Mais, tu sais, je t'avouerais qu'on a tellement pu compter sur une équipe de bénévoles extraordinaires, sur des membres du CIE qui se sont impliqués, sur des fournisseurs partenaires. Tu sais, c'est même pas des fournisseurs, c'est des partenaires avec qui on a travaillé que, tu sais, ça pouvait pas mal aller.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> All right, folks, un petit shout-out à Unicorn, partenaire certifié SaaSPass. C'est une firme d'experts en infonuagique, AWS, Amazon Web Service, qui ont les talents et les processus pour migrer, scaler, optimiser des infrastructures cloud pour les startups et les SaaS. Il n'y a pas de jargon inutile dans leur affaire, pas de solution démesurée, juste un team de passionnés devs et cloud qui peuvent vraiment vous conseiller, vous sauver des bidoux, puis même construire du produit avec vous. Check them out sur SaaSPass.com slash partenaire avec un S. Il y a une solide entrevue avec le founder Éric Pinet, OK ? de Retropod. À partir du blank slate, il y a un autre genre de fourchette ou de fourche de décision que moi, je comprends pas, mettons, pourquoi vous l'avez pris. Puis là, ça va montrer le biais personnel que moi j'ai, qui était genre, quand je start, SaaSpasse, il faut que ça soit une compagnie privée, que ce soit indépendant, puis genre, je veux rien savoir de nos BNL. Au final, je ne connaissais pas tant que ça, ça, un OBNL aussi, en passant.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Fair enough.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais mon point est qu'il n'y a rien dans les lois de l'univers et de la physique qui vous empêchait de faire une compagnie privée.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Absolument.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Des compagnies privées d'événementiel, il y en a, right ? J'en connais pas tant, mais il y en a plein.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Il y en a vraiment beaucoup.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il y en a plein et puis comme genre, il y en a que ça fait des années et des années que ça existe. Il y a un vrai modèle d'affaires réaliste et potable là-dedans. Toi, es-tu juste un cas de genre, « Moi, tout ce que je connais, c'est un OBNL, donc je fais un OBNL ? » Pourquoi vous n'avez pas fait une convaincance privée ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> J'ai plusieurs réponses à cette question. Ma première réponse, c'est que ce qu'on fait, ce n'est pas juste organiser des événements, c'est qu'on mobilise des communautés.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> c'est plus philosophique,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> aspirationnel.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> C'est plus philosophique, mais en ce moment, on le fait par des événements, mais est-ce que ça va toujours être ça ? Alors que, tu sais, Notre objectif, ce n'est pas de faire des événements en marque blanche pour les autres, c'est d'avoir un impact sur les communautés grâce à des moments qui peuvent être des événements. Il y a ce côté-là. D'un autre côté, il y a tout l'aspect que j'en parlais tantôt un peu, mais on mobilise beaucoup de gens. On mobilise des bénévoles. Il y a 45 bénévoles qui s'impliquent toute l'année sur Interface. Il y en a une vingtaine qui s'impliquent sur le rendez-vous numérique. Puis ça, c'est sans compter tous les membres du conseil d'administration qui s'impliquent bénévolement aussi pour la gestion de la gouvernance de l'OBNL. Fait que, tu sais, avec toutes ces personnes-là, à mon sens, c'était pas réaliste de dire que c'est une compagnie privée puis que tout le monde donne du temps parce que, tu sais, les gens donnent du temps. Puis, tu sais, on s'entend, on a tous 24 heures dans une journée. Fait que tout le monde, si on est capable de trouver du temps, on va le faire. Fait qu'ils donnent du temps pour le bénéfice de des actionnaires, à mon sens, c'était pas logique. Puis c'est un peu pour ça que je me disais...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> L'OBNL, ça fait en sorte que si il y a des surplus ou quoi que ce soit, ça doit toujours être réinvesti dans la mission. Pour moi, c'est vraiment la meilleure façon de dire « OK, vous vous impliquez, mais ce n'est pas perdu. Ce n'est pas quelqu'un qui va s'acheter un gros pick-up à la fin de l'année. » Je caricaturise, mais c'était vraiment de se dire « Ça nous appartient à tout le monde. Comment est-ce que tout le monde peut être impliqué là-dedans dans les décisions qu'on travaille en comité pour que tout le monde ait un impact ? » dans les décisions qui peuvent se prendre.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais, je pense que les deux, pour moi, mettons, les deux meilleurs arguments que tu viens de dire, c'est genre, la mission, c'est de mobiliser une communauté. Ça va se faire par des événements, mais par d'autres choses, probablement. Puis ces autres choses-là, peut-être que la structure mieux positionnée pour les faire, c'est un OBNL. Puis l'autre argument qui a vraiment le plus résonné, c'est genre, Chris, il y a un paquet de bénévoles qui s'impliquent, genre, puis qui donnent à la communauté. Si nous, on est en mode amasser ou profiter, C'est comme ça désaligne un peu ces deux choses-là. Puis une des affaires que j'ai apprises avec la « SaaSpasse contre » , c'est justement que tu ne peux pas pour l'offre un événement sans plusieurs paires de bras, mettons, plusieurs personnes. Puis toi, si l'outil avec lequel tu es capable de bien travailler puis de construire une expérience événementielle, c'est beaucoup les bénévoles, bien là, il te faut une structure qui fit pour ça aussi. Absolument. Parce que tu sais,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> je te parlais des 20 bénévoles du rendez-vous numérique, je te parlais des 45 bénévoles pour Interface, mais tu sais, ça, c'est nos bénévoles annuels qu'on appelle. Mais là-dedans, je ne compte pas tous les bénévoles qui sont là à l'événement aussi, sur le terrain. C'est peut-être 200 bénévoles qui sont mobilisés dans l'année dans nos activités.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est vraiment nice.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Pour moi, ça faisait juste plus de sens comme ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis la gouvernance de nos BNL, grossièrement, c'est quoi les choses qu'il faut qu'on sache pour savoir comment tu prends les décisions ? Comment tu décides d'allouer ton budget, ton temps ? Faut-tu que tu reportes un
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> CA ? Moi, mes patrons, c'est le président du conseil d'administration.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, c'est bon.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Donc, comment que ça fonctionne, c'est qu'on a un conseil d'administration qui, lui, son rôle, c'est vraiment de définir la vision puis de s'assurer qu'on respecte la vision puis que toutes les décisions qui sont prises ont un lien avec la mission qu'on a comme organisation à but non lucratif.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis toutes les décisions qui arrôlent, c'est-tu genre, c'est pas aussi micro que genre, va-tu prendre du poulet rouge ou bien prendre du shishkao ? Non, non, non.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Non, mais tu sais, par exemple, si on a un... structure de « OK, à partir de tel montant, il faut que ce soit approuvé par deux personnes. À partir de tel montant, c'est approuvé par trois personnes. » C'est vraiment des chartes que le conseil d'administration va mettre en place. C'est comme si, admettons, la meilleure image que je pourrais te donner, c'est comme si le conseil d'administration me dise « Caroline, voici un train. Maintenant, conduis le train. » Puis assure-toi qu'on arrive à la destination. Fait que, tu sais, c'est un peu ça mon rôle, moi. Puis, tu sais, justement, c'est de m'assurer qu'il y ait les bonnes personnes, les bons wagons qui sont attachés au train, qu'on ait tout le matériel qu'on a besoin. Fait que, tu sais, c'est un peu comme la meilleure image que je pourrais te donner de c'est quoi la gouvernance d'une OBNM.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais es-tu plus lourd qu'une compagnie privée ? Je sais que tu n'as pas nécessairement été en compagnie privée full, mais fais juste me dire, genre,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> à quelle fréquence tu parles au CA, genre ? notre réalité où est-ce que j'ai été la seule employée pendant plusieurs mois. Maintenant, on est deux. Bonjour, Sable. C'était pas mal avec eux. Il y a des comités dans le conseil d'administration aussi. Dans notre réalité, ils ont un rôle qui est des fois très stratégique, des fois très de conseil où est-ce que j'ai besoin de certaines expertises. Donc, moi, je leur parle quand même fréquemment. Je pourrais dire une fois par semaine, au moins, je parle avec Jonathan, qui est le président de notre conseil d'administration. Puis, on a des rencontres une fois par mois, au moins, pour le CE. Ça, c'est sans compter si on a des rencontres pour faire, par exemple, la planète stratégique ou bien qu'on a d'autres choses à regarder.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On décide de collaborer avec un événement qui n'est pas, mettons, notre IP ou notre produit à nous autres, comme SaaSpasse à Montréal. Ça, c'est une décision qui est passée par le CE aussi. Absolument. C'est sûr. Oui. Parce que ça impliquait de votre temps, puis genre un échange de services, puis plein d'affaires. Exactement. Puis, tu te rappelles quand j'essayais de savoir ce que je faisais avec la conférence, au début, genre en janvier 2025. Oui. La première fois qu'on s'est parlé, t'étais comme, tu sais Frank, il y a vraiment beaucoup de conférences et d'événements que, dans leur montage financier, dans leur financement, c'est des subventions, qu'elles soient municipales, provinciales ou nationales. Nationales, je ne sais pas, dans le fond. Oui,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> il y en a tous les paliers.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis tu étais comme, tu sais, aller chercher ces subventions-là, ça requiert un minimum de mise en place de structure, de projet. C'est un process, mettons. Toi, mettons, tu étais capable de faire ça parce que vous avez le muscle, puis vous l'avez développé, mettons, que ce soit avec QN ou l'ECN. La question, I guess, c'est à quel point ça prend du temps de ton staff salarié, à quel point c'est un gros poids. dans le financement, mettons, d'une interface de ce monde. Tu sais, je veux « catcher » , mettons, le rôle des subs pour vous autres.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Bien, tu sais, ça va être différent d'un OBNL à l'autre. Puis, tu sais, des fois, c'est d'un palier de gouvernement à l'autre ou d'un ministère à l'autre, c'est des différents programmes. Donc, tu sais, des fois, oui, il y a des entreprises privées qui en ont aussi. Mais tu sais, admettons que je parle du Code capital numérique en particulier. Tu sais, comme c'était notre première année d'existence pour beaucoup de... d'aide financière du public, ça te prend des états financiers audités de tes années antérieures. Donc, nous, on appartient au BNL, même l'an zéro, on n'avait pas encore un an. Donc, on n'avait rien de ça. Donc, on n'est pas allé à la recherche de subventions. On est allé voir des partenaires comme la Ville de Québec qui ont été là dans les dernières années avec les derniers événements. Puis, on a déposé vraiment un projet. pour voir si on pouvait avoir une aide financière. Puis on a obtenu une aide financière de la Ville de Québec, mais c'est la seule subvention qu'on a eue l'année dernière.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais c'était comme quasiment custom, là. On veut dire que ce n'était pas dans un programme existant ? Oui, oui, oui.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Dans le fond, c'est au développement économique. Ça fait que c'est le développement économique de la Ville de Québec. Puis, tu sais, nous, au final, admettons qu'on regarde la fin d'année que Capital Numérique a eue, les subventions du public représentent 20 % de nos sources de revenus. Le reste, c'est que du privé. On est allé chercher soit par des partenariats privés, soit par de la vente de billets. Je pense que ce n'est pas fréquent. Ça existe. Mais des OBNL qui ont autant de financement privé, ce n'est pas le coutume de ce que je sais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> All right, folks. Jeudi, le 29 janvier, SaaSpasse débarque dans les bureaux de Nexap à Québec pour un podcast live le 1er de 2026. Donc, on reçoit Jonathan Lessard, président et co-founder de Nexap et AxeFi, leurs produits. Puis au menu, on va parler justement de comment une shop de services tech lance sa propre SaaS, de la culture entrepreneuriale boss run, puis de l'impact de l'AI sur leurs pratiques, leurs business. Networking, bouffe, drinks, comme d'habitude, questions du public. Les places sont limitées, les billets sont sur Evenbright, sur la bannière sur notre site web SaaSpass.com ou tu peux juste t'abonner à l'infolette pour voir ce passer. OK, de retour au pod. Mais tu sais, mettons que tu as 80 % de financement qui vient de compagnies privées. C'est quand même une grosse tranche. Fait que je me dis As-tu le luxe de refuser les compagnies privées des fois, genre, qui ne fiteraient pas avec ta mission ? Je guess que tu as comme une charte de mission, de valeur, quelque chose dans le genre que ça peut être une manière de dire non à certaines compagnies ou ça n'arrive pas full, ça, à date ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ça n'arrive pas vraiment parce que, tu sais, on a quand même, tu sais, on connaît les gens avec qui on côtoie, tu sais, des gens qui n'ont peut-être jamais été partenaires. On les a quand même croisés dans plein d'autres événements. Donc, tu sais, on en parlait un peu tantôt, mais Québec, c'est petit. Puis, tu sais, même le Québec, c'est petit quand tu travailles dans le domaine de la tech. Donc, tu sais, c'est jamais arrivé qu'on a refusé des partenaires, mais tu sais, si on sait qu'on n'est pas un bon match, puis que, par exemple, les objectifs qu'ils ont, on ne sera pas capable de les aider à les atteindre, bien, tu sais, on n'ira pas dire, OK, bien, on va vous signer comme partenaire, même si on sait qu'on ne sera pas capable de « deliver » ce qu'on vous a dit, tu sais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que ça veut dire qu'il y a comme une période de qualification, de validation des partners que tu essaies de « catcher » . C'est de la notoriété, c'est des leads, c'est du recrutement. C'est de l'éducation, c'est quoi que tu veux, genre.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Exactement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Là, tu fais matcher ça avec ton produit qui est résidu, ta conf, ton contenu, tes participants, puis là, tu dis ça marche ou pas.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Exactement, parce que c'est même souvent arrivé que des gens nous approchent pour, par exemple, l'interface, mais qu'on dit, avec les objectifs que vous avez, c'est un rendez-vous numérique que vous devez être.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis comment, on dirait que j'ai vraiment trouvé ça tough. Ouais, j'ai quand même trouvé ça tough cette année, mettons, la Space Conf. Puis c'est tellement pas concret, mettons, ce que tu vends, parce que tu vends... Tu vends genre un package, pis dans le package t'as genre de l'exposition à des partenaires commerciaux qui eux veulent genre ton argent, ton attention. T'as aussi, mettons, du réseautage avec du monde vraiment sharp qui vont vouloir peut-être faire de la business avec toi ou travailler pour toi dans le futur. T'as du contenu que genre tu apprends ou tu t'inspires avec du monde vraiment nice qui ont fait des trucs cool. T'as de la bouffe, des drinks, pis comme un party ou genre une vibe. T'sais, c'est comme... Tu vends comme beaucoup d'affaires. C'est quoi le produit, dans le fond ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Il y a plusieurs façons que tu pourrais le séparer. C'est comme une poupée russe de produits, à mon avis. C'est une poupée russe de produits. Mais ultimement, ce que les gens achètent, ça va varier d'une personne à l'autre parce que tu as quelqu'un qui va acheter le réseautage et qui va acheter les leads. Tu as quelqu'un qui va acheter la formation. Moi, comment je le dis, c'est que tout le temps, on vend une expérience parce que les gens vont venir chercher ce qu'ils ont besoin. puis tu sais tu peux ressortir de là avec plusieurs éléments. Tu ne ressors pas de là avec juste « j'ai vu une conférence, j'ai des takeaways et voici ce que je ramène » . Il y en a que c'est ça qu'ils veulent venir chercher. Tant mieux, c'est possible. Mais c'est un peu... Comment qu'on monte nos événements, c'est un peu un tout-inclus dans le sens où tu arrives, ta charge mentale, tu la mets à zéro, tu as juste à faire ton horaire et le reste, laisse-toi porter.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est vraiment nice. Une expérience. Je pense qu'il y a un bon mot comme valise. Puis la notion de poupée russe, c'est le fun. À la limite, si tu n'as pas le goût d'aller jusqu'à une petite poupée russe, je ne sais pas, la qualité du traiteur. Tu n'es pas obligé de te rendre là, mais tu choisis ce que tu veux, les couches que tu veux enlever ou creuser. Exactement. Comment tu vends ça à des commanditaires, un événement ? Tu nous as parlé un peu, tu as dit alignement d'objectifs.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça a-tu été dur de vendre à des commanditaires pour Capital Numérique pour la première édition. Ça a quand même bien été.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ça a quand même bien été. Il y en a beaucoup qui sont embarqués parce qu'ils voulaient être sûrs que SaaSpasse. Je l'ai plugé. Ils voulaient être sûrs qu'il y avait un événement qui se déroulait. Ils étaient contents que ce soit encore à Québec. Ils étaient vraiment là en mode supporté. Il y en a beaucoup qui étaient là parce qu'ils croyaient aussi dans la... On n'était pas à notre premier rodéo. Si ça avait été ma première réédition et que je n'avais pas été là les dernières années, peut-être que ça aurait été différent aussi. Si Joe et JP n'avaient pas été là, si on n'avait pas eu un CE, une structure qui était crédible, je pense que ça aurait peut-être été différent. Mais on avait quand même ce volet-là où est-ce qu'on était capable de livrer et on savait où est-ce qu'on s'en allait. C'était crédible. La preuve, on l'a livrée. Si ça n'avait pas été crédible, je pense qu'on ne se parlerait pas aujourd'hui. fait que tu sais des fois c'est des des ça n'a pas été nécessairement difficile. Ce qui a été difficile, c'est que, je vais le répéter, mais j'étais toute seule à porter tous les chapeaux. Faire le développement des affaires, faire les com marketing, faire la prog, ça a été quand même colossal.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Mais ça n'a pas été nécessairement difficile, mais si j'avais eu plus de temps, ça aurait peut-être été plus facile.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Puis là, on comprend un peu comment tu le vends à des commanditaires. Comment tu le vends à... des conférenciers, parce que t'as mentionné genre d'avoir des gros keynotes quand même pour les évents que vous faites hum... Ouais, je suis curieux. Genre, tu vends-tu la ville ? Tu vends-tu l'exposure ? Tu vends-tu redonner ? C'est quoi que tu vends, mettons, pour avoir des gros kinos ? Un petit peu un perdième, mais tu ne dois pas les beurrer de cash non plus ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Non, pas nécessairement, mais tu sais, tous les conférenciers ont une option de rémunération qui leur est offerte. Fait que, tu sais, on ne demande à personne de le faire bénévolement, à la base. À moins qu'ils ne le peuvent pas. Tu sais, des fois, je sais que des gens de la fonction publique, par exemple, peuvent donner des conférences, mais n'ont pas le droit d'accepter de rémunération. Donc, Mais par exemple, un keynote, souvent, c'est qu'on va leur parler de c'est quoi la mission des événements qu'on fait, de l'OBNL. On leur présente vraiment le big picture, c'est quoi les valeurs profondes de ces événements-là. Puis ça, souvent, c'est quand même déjà un élément qui vient nous aider autant dans la négociation des cachets que dans la négociation des keynotes qu'on va avoir. Du côté des conférenciers, parce qu'on a le privilège de pouvoir mettre de l'avant beaucoup de talent local. Nos événements sont francophones, ça fait qu'on fait venir... sur, par exemple, 65 conférences, on en a peut-être 6 qui sont en anglais, toute la balance est en français. Donc, tu sais, ça nous permet de mettre sur la map des conférenciers qui vont, des fois, vivre leur première expérience sur scène puis que ça va leur donner la piqûre puis qu'ils vont avoir envie de continuer. Ça va faire en sorte aussi de mettre de l'avant la crédibilité de plusieurs entreprises qui développent des nouvelles techs, qui développent des nouveaux produits ou quoi que ce soit. Donc, tu sais, on a des... Des gens, tous les conférenciers travaillent à quelque part, donc ça vient donner de la crédibilité à ces entreprises-là aussi. Puis ça nous permet aussi, un des éléments qui va... Je t'avouerais qu'on n'a plus beaucoup à convaincre les gens. Notre historique a fait ses preuves, mais on n'accepte pas les pitches de vente. C'est très difficile, par exemple, à Interface, tu ne peux pas acheter une conférence, il faut que tu passes par le processus. Avec des comités de programmation, ça fait en sorte que quand tu es sélectionné, tu le sais. que c'est parce que ton contenu est bon pis que genre t'es vêté par le comité je sais toutes les années où j'ai pas été sélectionné je me suis tellement trouvé pas bon ben des fois c'est tellement pas juste ça en plus mais ouais je pense que l'expérience des conférenciers c'est vraiment par, on te prend par la main pis on veut que t'enjoies le ride on t'envoie ton guide du conférencier, tout est écrit dedans t'as même pas,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> tu te casses pas la tête pour l'avoir été à quelques reprises conférencier c'est cliquer. Comme tu dis, c'est tout inclus. Il y a de la lounge, il y a de la bouffe. Tu as de la place pour mettre ton stock. Il y a quelqu'un qui vient te voir pour te rappeler. Ça s'en vient. Viens, on va aller voir les lieux avant que tu commences. Ils t'amènent littéralement. Ils t'introduisent. C'est genre smooth as butter. Comment tu fais pour vendre la participation à des bénévoles ? Comment tu fais pour attirer des bénévoles ? C'est-tu basically le même pitch dans le fond ? Pour les conférenciers, sauf la partie visibilité de ta business, tu vas à la mission.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Les bénévoles, honnêtement, il y en a beaucoup que c'est parce que c'est une expérience à ajouter à leur CV. Moi, par le fait que je suis rentrée comme bénévole, pour moi, ça me permettait de tester des affaires que je n'avais pas l'occasion de tester dans le cadre de mon emploi. Je sais qu'il y en a que c'est ça qu'ils viennent tester. Ils viennent tester des nouveaux stacks techno. Par exemple, on a des devs, justement, que c'est ça qu'ils viennent faire. Il y en a qui viennent... pour développer leur réseau. On a des gens qui viennent tout juste d'arriver à Québec, qui travaillent dans le domaine de la tech, qui ne connaissent pas beaucoup de monde. C'est une porte d'entrée. On en a beaucoup qui sont là depuis des années parce que ça leur permet justement d'avoir... Tu parlais de meet-up tantôt. On se voit à toutes les trois semaines en présence. Ça fait en sorte qu'à toutes les trois semaines, tu le sais que tu as cette récurrence-là, que tu vas voir. Ça devient tes amis aussi. Ça nous permet de se créer un petit réseau qui vit la même réalité dans des entreprises qui sont similaires. Donc, c'est vraiment le sentiment d'appartenance que les gens viennent chercher en étant bénévoles. Puis on en a beaucoup qui arrivent comme bénévoles terrain. Puis qu'après ça, quand on commence le recrutement des bénévoles annuels, bien, ils souhaitent venir. Il y en a que c'est juste parce que l'entreprise pour laquelle ils travaillent, ils n'ont pas les moyens de leur payer leur badge. Fait qu'ils veulent être bénévoles terrain. Fait que ça comprend ton biais. Fait que tu peux assister aux conférences, mais en même temps, tu redonnes un peu. Fait qu'il y a plusieurs motivations pour être bénévole, mais, tu sais, à chaque année... Et malheureusement, on doit même en refuser parce qu'on a plus de demandes de bénévolat que de besoins de bénévolat. C'est sérieux, non ? Oui, absolument.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est que le troll que je te faisais pendant la « SaaSpasse con » , c'est là qu'il faut que tu me donnes ta source secrète pour comment avoir des gens qui travaillent pour moi, mais que je ne les paye pas, dans le fond. C'est beaucoup plus complexe que ça. Non, mais tu l'as bien cadré, je trouve. Il y a des affaires auxquelles je n'avais même pas pensé. C'est des terrains d'apprentissage et d'expérimentation avec des outils ou des stacks. Parce qu'il y a tellement d'affaires à faire autour d'une crise des conférences. Je l'ai vu moi-même. Le site web. J'ai passé vraiment trop de temps là-dessus. C'est ça, le designer, le hosté, le remplir de contenu, le faire valider, l'updater, le partager, checker l'analytics de tout ça. Oui, c'est ça.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ben, pis tu sais, justement, c'est un méchant beau terrain de jeu. Pis tu sais, admettons, je me sentirais imposteur de te dire ça, de te vendre ma salade sans l'avoir vécu moi comme bénévole. Mais tu sais, c'est ça que j'ai ramené aussi après ça. Parce que tu sais, une fois que j'ai été bénévole, ben il y a des choses de mon bénévolat que j'ai ramenées dans mon entreprise après, tu sais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, on m'accepte. Puis, mettons, séquence idéale, quelqu'un qui écoute ça et qui est comme moi, moi je veux organiser un événement ou une conférence à un moment donné, es-tu mieux de sécuriser le cash des commanditaires en premier, le cash des early birds, des billets en premier, des subs en premier, je sais pas, tu sais, genre ta séquence de financement idéale, c'est quoi ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ben, si t'as pas de participants, Même si tu as des commandes de fer, même si tu as ton financement, ton événement, ça ne marchera pas. Je pense qu'honnêtement, c'est tout le temps de t'assurer que tes participants, ça les intéresse, qu'est-ce que tu as en tête et qu'ils vont être là. À partir de ce moment-là, tes subs, c'est que c'est le processus le plus long. Honnêtement, tu n'as pas le choix de dispenser plus tôt que tard. Tes partenariats privés, même chose. Dans les dernières années, les tendances qu'on observe, c'est que les gens réservent de plus en plus proche de la date. Fait que, tu sais, avant la pandémie, les gens étaient peut-être plus propices à réserver tout en early bird, justement. Mais, tu sais, maintenant, c'est pas rare que tu vois la semaine avant ton événement 50 % de tes billets se vendent. Fait que, tu sais, maintenant, c'est une nouvelle réalité avec laquelle on doit composer. Fait que, tu sais, je pense qu'il faut quand même que tu avances, même si t'as pas encore atteint tous les billets que tu voulais vendre.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis là, dans le fond, indépendamment du financement, du cash qui rentre dans l'événement, pour pogner des participants le plus tôt possible puis en premier... As-tu nécessairement besoin d'avoir closé et confirmé des conférences et du contenu ? Ou même pas nécessairement ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Pas nécessairement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que tu ouvres les portes vraiment tôt. Tu as une brand, un site web, voici la mission, les thèmes aussi qu'on va couvrir.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui. Nous, dès qu'une édition se termine, on ouvre les early bird. Les early bird sont disponibles pour les gens qui étaient là et pour les gens qui n'ont pas pu être là mais qui voudraient déjà sécuriser leur place.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Nous, on n'a pas fait ça.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> On a commencé plus tard, par exemple.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu m'avais dit.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Mais dans le fond, nous, c'est souvent ça qu'on fait. Mais pour ça, il faut souvent que tu aies eu une première édition parce que les gens ne se garrocheront pas les yeux fermés si tu n'as pas montré que tu allais livrer. Nous, on le fait, mais ce n'est pas nécessairement ça qu'on fait à chaque...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> qui marche tout le temps. Comment tu markets Comment tu fais la promotion et le marketing pour vendre des billets ? J'en sais que SaaSpasse, c'était comme, je veux pas dire facile, parce qu'on a fait de la promo en innocent.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Mais t'as une crowd qui est super engagée aussi, t'sais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mon point, c'est que notre business, c'est une audience, puis une communauté, c'était comme plus facile, puis on a un podcast, un infolette, un site web, on a plein de points de contact où est-ce qu'on peut les reach déjà, genre, directement, social, tout ça. Toi, c'est comme, c'est ça, c'est par où que tu passes, genre ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Honnêtement, ça dépend tellement tout le temps de la clientèle à qui on veut s'adresser. Ton interface. Nous, les canaux qui vont beaucoup fonctionner, LinkedIn, ça fonctionne tout le temps parce que ultimement, on est des événements d'affaires, donc les gens viennent pour un contexte d'affaires. Les infolettres, c'est un des canaux qui fonctionnent le plus aussi pour les taux de conversion. Puis, par exemple, interface Instagram va en être un bon. Facebook, on oublie ça. Mais si on parle sur Instagram pour le rendez-vous numérique, ce ne sera pas le canal qu'on va privilégier. On va vraiment mettre plus d'énergie sur LinkedIn, par exemple.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> All right, folks. La job du mois de décembre, SaaSpasse chez Matador AI, une plateforme d'AI conversationnelle pour concessionnaires auto qui automatise les échanges, donc appels, SMS ou campagnes, pour générer plus de leads, de rendez-vous et de ventes. Matador cherche un ou une marketing manager. C'est une business de Montréal, bootstrappée, qui va super bien, qui double de taille chaque année. Ils sont remote-first avec une équipe qui est aussi distribuée à travers 10 fuseaux horaires, donc c'est global. Une grosse présence sur le marché aux US. Ils ont une stack AI maison plus qui utilise les LLMs modernes. Selon moi, si tu veux travailler sur un produit en forte croissance, qu'il y a du vrai AI appliqué dans le produit, c'est ta shot. Donc, check l'offre d'emploi et mon entrevue avec le co-founder et CEO Nick sur saspace.com slash lajobdumois. saspace.com slash lajobdumois. OK ? De retour au pod. Une des affaires que tu m'avais appris aussi, et que tu m'avais dit, c'était genre, un de tes engins marketing, c'est le monde qui participe. Autant les participants que les conférenciers. Vous faites des assets, mettons, que le monde peut partager. Tu fais des incitatifs à genre... Faire du bruit à propos de ta propre participation ou engagement dans le truc.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> C'est comme si on avait des créateurs de contenu à portée de main.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais, exact.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Tu sais, honnêtement, tous les gens qui sont autour de nous ont toutes des influences dans leur réseau. Tout le monde a ses différents réseaux. Donc, tu sais, des fois, on oublie que, tu sais, la façon la plus organique d'animer des communautés puis de mobiliser des communautés, c'est par le réseau.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> La communauté, le moins. Ouais. Comment, tu sais, parce que je faisais beaucoup de... Quand je faisais ma prep pour notre... conversation d'aujourd'hui, je me disais, il y a tellement des parallèles avec le produit. Quand je te disais, c'est quoi que tu vends comme produit ? Comment tu fais pour mesurer ta récurrence, mettons-tu en SaaS ? On parle souvent de ton churn rate et à quel point le monde renouvelle et upsell. Comment tu t'assures ? Question plus simple. Est-ce que tu mesures la récurrence à travers tes participants ? T'essaies-tu de voir un peu, d'année après année, est-ce que... Dans mon crowd, c'est 80 % du monde qui était là l'année passée. C'est du monde nouveau. Absolument.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui, puis c'est super important. Nous, la journée que les gens ne reviennent plus, il faut qu'on se pose des questions sur pourquoi les gens ne reviennent plus. Est-ce que notre offre a changé ? Est-ce qu'on ne fait plus ce que les gens ont envie d'avoir ? Parce que si les gens ne viennent pas, c'est qu'on n'est pas sur le X qu'on devrait être.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, nice. Comment tu fais pour, quand, mettons, tu as une drop de renouvellement ou de récurrence, appelle ça comme tu veux, Comment tu fais pour identifier c'était quoi la cause, genre ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Bien, il y a plusieurs éléments. Tu sais, souvent, on suit beaucoup au sondage de satisfaction post-événement. Fait que, tu sais, on regarde aussi où est-ce qu'il y a eu... Tu fais tout le temps ça, oui. Oui, fait que, tu sais, on regarde aussi où est-ce qu'il y a eu, par exemple, des lacunes, où est-ce qu'il y avait des petits irritants qu'on était capables d'éviter, justement. Des fois, c'est tout simplement qu'il y a eu des coupures budgétaires dans les organisations. Fait que, tu sais, les gens ne se paieront pas leur billet de leur propre poche, de leur propre poche si c'est pas de la formation tu sais tu sais C'est niaiseux, mais nous, l'élément qu'on utilise pour valider si la personne revient, c'est si c'est le même courriel. C'est notre champ unique, mais si la personne a changé de job, son courriel a changé. Des fois, il y a juste ça aussi.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, il y a un moyen.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Il y a un moyen quand même, mais je t'avouerais que dans la dernière année, je n'ai pas fait ce calcul. Souvent, c'est de se questionner est-ce qu'on a bien fait les choses ? Comment est-ce qu'on peut les améliorer ? À la fin de chaque édition, moi, je surveille beaucoup les commentaires qui vont sortir, oui, dans les sondages, mais aussi sur les réseaux sociaux. L'année passée, à titre d'exemple, j'ai une participante qui avait écrit qu'elle avait vraiment aimé l'événement, mais qu'elle trouvait qu'une fois que la dernière conférence se terminait, il n'y avait pas de moment de cool-down avant le début du 5 à 7. Puis, tu sais, j'y ai juste écrit pour dire, « Hey, bien, tu sais, t'as raison. Comment est-ce qu'on pourrait faire en sorte que les gens qui ont besoin d'un cool-down puissent cool-down après la conférence ? » pas sentir qu'ils sont obligés de s'en aller pour avoir l'air qu'ils ont besoin, mais qu'ils peuvent prendre un 15-20 minutes, ils s'en vont dans une salle, il y a des casques d'écoute, ils peuvent écouter de la musique, un balado ou quoi que ce soit, puis qu'après ça, 20 minutes plus tard, ils sont prêts à rejoindre le 5 à 7, bien, ils s'en viennent, puis on les accueille. Fait que, tu sais, je pense que c'est ça aussi de vraiment tout le temps être en mode veille, de, OK, qu'est-ce qui se dit, comment je peux améliorer, puis qu'est-ce qui se fait ailleurs.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais c'est tellement fucked up. Je le compare encore à du produit, à du SaaS, mais genre... Mettons que tu as quelqu'un qui a des abonnements mensuels, puis là, tu en as qui churn, il cancelle, puis là, il y en a un, un sondage post-exit, qui ressemble à ce que tu viens de dire qu'on envoie. Tu peux avoir plus rapidement les signaux de ce qui marche et ce qui ne marche pas. Le produit est tout le temps on. Je ne sais pas comment dire. Ton SaaS, tu peux l'améliorer, faire des bugs fixes, choper des nouvelles features, des nouvelles intégrations, enlever des features. En fonction, c'est très dynamique et très right on the spot, real-time. Une conf, c'est genre... Vraiment fucked up parce que le produit, il se livre à une date, un espace, puis un temps ultra limité. Puis comme, boum, pendant une journée, tu livres le produit. Après ça, tu récoltes le sondage. Mais ça te prend une autre année avant de relivrer, mettons, le produit dans le cas d'un annuel, mettons, comme on fait. Oui. Fait que genre, je trouve ça, je sais pas, je trouve ça spécial, honnêtement. Puis tu compites, ça change aussi sur le niveau de compétition parce qu'il y a... tant de dates dans l'année. Tout le monde a des vacances à peu près au même moment. Tout le monde a les fêtes à peu près au même moment. Il y a tant de jours dans un mois. Fait que là, c'est comme t'as un inventaire extrêmement limité où tu peux aller dire « Moi, dans le calendrier, je fais mon event là. » Puis il y en a qui peuvent se dire « Moi, je le fais la semaine d'avant. Je le fais le jour même. Je le fais la semaine d'après. » C'est un peu fucké, honnêtement. Puis tu sais, on en a beaucoup parlé, genre, dans les coulisses de la Sasse-Passe-Conf et tout. J'ai comme l'impression que... Y'a pas... Il n'y a pas de magie. Je voyais Guillaume Demain qui postait sur LinkedIn. Oui,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> la date du Parti de Noël, le 4 décembre.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Moi, mettons, il y a comme 4-5 événements en même temps. Entre autres, un de SaaSpasse. Il y a le gala des communautés de startups. On est nominés. On ne pourra même pas y arriver. Ça n'a pas de sens. C'est plein d'affaires. Je suis comme, en même temps, comment tu fais ? Ce n'est pas une mafia des événements. Tu ne peux pas t'asseoir autour d'une table et te dire, genre c'est « Ok, moi, je suis le plus vieux, je vais prendre telle date. Toi, vas-y, next. » Comment tu fais pour gérer un peu la compétition, je suppose ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Il va toujours y en avoir,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> ça, c'est sûr.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Nous, les deux événements tombent souvent en même temps que d'autres événements. Ça risque souvent, admettons, quand on sait qu'on est en même temps que des événements, on va souvent essayer de se parler entre organisateurs pour voir si l'année suivante, on est capable d'éviter ça. Des fois, c'est des ententes pluriannuelles aussi avec les lieux sur lesquels on fait nos événements. On est pogné pendant quelques années, mais après, on est capable de jouer avec ça. Honnêtement, de par mon expérience et les discussions que j'ai eues, il y a tout le temps beaucoup d'ouverture à ce qu'on trouve une solution pour pas nécessairement se piler ses pieds. Mais ça reste que, comme tu dis, il y a un choix limité de date. À un moment donné, on ne peut pas faire des miracles. Si tu veux que ton événement soit en avril et en même temps que Pâques, il n'y a pas des millions de dates. Non, c'est ça. Ça dépend vraiment tout le temps, mais tu sais... Je pense que c'est un problème auquel on n'a pas vraiment de solution. Mais d'un côté, ce que je me dis, c'est que ça montre quand même que c'est un milieu qui est sain, où est-ce qu'il y a beaucoup d'initiatives qui fleurissent. C'est vrai. Fut un temps où il n'y avait pas nécessairement autant de choix. Maintenant, les gens ont le choix d'aller où est-ce qu'ils veulent. Ça peut être aussi un argument pour dire, est-ce que si on est quatre événements à voir lui en même temps, puis le nôtre il y a pas de personnes, toutes les autres sont aux autres événements, des fois, ça te permet aussi de peut-être te requestionner sur comment tu fais les choses avant que tu sois obligé de tirer la plug.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'ai hâte d'avoir l'année prochaine. On s'en parle. 100%. Puis, qu'est-ce qui... Parce que là, mettons, le monde qui te connaisse à travers les événements, ils vont te voir la journée de l'événement. Oui. Caro est dans le jus, elle synchronise une équipe, genre il y a de la logistique, puis c'est très comme dans le moment, présent, très en temps réel, stressant. Il y a de la pression, puis tout, puis tout. Mais comme on a dit plus tôt, c'est genre, tu te prépares ça pendant 6 à 12 mois à l'avance. Fait que c'est quoi le type de travail que tu fais ou que ta team fait qu'on voit pas, mettons, mais qui est vraiment partie de ton quotidien puis qui est vraiment essentiel pour nailer un événement, mettons.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ouais. Ça passe par beaucoup de choses. La première chose qu'on commence souvent, c'est par sécuriser justement les personnes avec qui on veut travailler. Les lieux, les fournisseurs techniques, les traiteurs même. Tu parlais de plusieurs événements en même temps. Ça peut devenir un enjeu de ce côté-là. Donc ça, c'est quelque chose qu'on fait quand même assez tôt. Puis on fonctionne beaucoup par appel à conférence pour nos événements. Donc si on les ouvre quand même assez de bonheur, parce que, tu sais... Les conférenciers qui vont être retenus vont devoir bloquer leur agenda, prévoir peut-être des déplacements. Donc, on le commence quand même assez tôt. La preuve, c'est nous, en octobre et en novembre, on ouvre les appels à conférences pour les deux événements qui ont lieu en avril et en mai.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est genre six mois à l'avance ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui, six mois à l'avance environ.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ils sont-ils fermés ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Rendez-vous numérique vient de fermer, puis Interface ferme le 12 janvier. L'événement est à la fin mai, ça nous donne un peu plus de temps. Puis après ça, on tombe en mode analyse. Dans le day-to-day, admettons, moi, une journée... typiques, carreaux, j'ai beaucoup de rencontres parce que là, en ce moment, on est en mode renouvellement des partenariats. Donc, j'ai des rencontres avec les partenaires, j'ai des rencontres pour le développement de nouveaux projets aussi. Capital numérique, on en a parlé un peu, mais on a travaillé sur notre positionnement, on a travaillé sur qu'est-ce qu'on fait dans notre réseau, dans nos communautés, au-delà de juste deux événements. Ben, tu sais, on est tous en train de travailler là-dessus.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ton R&D, basically.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Exactement. Puis, ben, tu sais, On a les rencontres avec les bénévoles. Les bénévoles, justement, on a toute cette partie de la gestion de projet-là qu'on doit s'assurer qu'il y a les livrables qui sont là. On met à jour les sites web. On fait les nouveaux brands. On change les brands pas mal à chaque année ou on fait des bons changements.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Et c'est qu'en passant, le nouveau brand. Interface. Oui, interface. Le refresh de Capital Manipur aussi.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Shout-out, Jean-Nic. Il y a tout ça qu'on travaille en amont. puis tu sais tout ce qui est de runner le show quand on est dans notre feuille de route de savoir à quelle heure les choses arrivent y'a-tu d'autres activités au-delà des conférences, qu'est-ce qu'on fait quand y'a pas de conférence est-ce qu'on bonifie le réseautage comment on bonifie le réseautage on travaille-tu avec des nouvelles tech on monte l'app ça je vais juste double cliquer là-dessus Caro parce que moi ça m'a vraiment impressionné mais dans le fond ...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Vous produisez un minute by minute, qui est un échéancier à la minute près, basically, de la journée ou des journées au complet. Puis moi, je me rappelle, je me dis, « Sacré fils, c'est granulé. » Mais c'est comme ça que tu designs l'expérience que tu vends, right ? C'est que genre, elle va être structurée dans l'espace-temps, puis il faut que ça… C'est juste une journée ou juste, mettons, deux, trois journées. Il faut que ça soit tight. Au même titre que quand tu designs un produit, tu ne crisses pas des boutons partout, tu t'assures que le monde… savent où cliquer, quand, si j'ai eu tel problème, je vais aller dans le menu ou quand je cherche aide, blablabla. C'est comme la même philosophie de design un petit peu que vous faites. Puis moi, le minute by minute, ça m'a vraiment impressionné.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> C'est du design d'expérience qu'on fait rendu à un événement parce que tout dépendant où est-ce que tu mets ton affiche pour dire où sont les toilettes, c'est où est-ce que tu vas chercher ta botte à lunch et où ta salle de conférence. Il y en a, quelqu'un qui n'est jamais venu à l'événement, il arrive sur le lieu, il faut qu'il soit capable de se diriger, il faut qu'il aille les... Il faut qu'il y ait les éléments nécessaires. Toute la partie, c'est niaiseux, mais on pense que ça ne prend pas de temps, mais la partie des badges de conférence, savoir s'il y a un code QR sur ton badge, je mène à quoi, comment tu fais en sorte que ça fonctionne, tes billetteries, il y a beaucoup d'éléments que quand ça va bien, personne ne se rend compte que c'est important. C'est quand ça va mal, si tout bug, tu te rends compte que ça marche mal.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais moi, je n'ai tellement pas la psychologie pour gérer cette pression-là. Je l'ai vu cette année, ça a somme toute bien été, mais j'étais extrêmement stressé. J'étais exténué aussi. It is what it is, mais genre, mettons ton SaaS s'y plante. Il y a un fuck avec l'infrastructure, avec Cloudflare, avec AWS, peu importe. Puis genre, ton SaaS n'est pas accessible. Le monde t'envoie des courriels. Le monde t'appelle au pire. Ils t'écrivent sur social, whatever. Puis là, tu es comme... Hey guys, on est en train de diagnostiquer ce qui se passe, puis comme ça va revenir. Ça risque que t'es genre dans ton bureau ou chez vous, en arrière d'un écran, puis comme au pire t'as un appel inconfortable ou un courriel qui est de la merde, ou t'en as plein de courriels qui sont de la merde, mais genre ça peut revenir, être on and off, genre tu peux... Il y a comme un certain précédent au niveau de la tech que c'est normal des fois que ça y ait un petit downtime ou un bug qui va être fixé dans le temps, dépendamment de l'équipe, tout ça. T'as comme la marge de manœuvre pour quand quelque chose pète, le réparer. En événementiel, c'est genre, quand ça pète, ça pète là, dans ta face, en avant de plein de monde, pis faut que tu le fixes right now. Pis ça, moi, ça m'a genre sidéré.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Honnêtement, t'sais, quand on se dit se revirer sur un 10 n, en événement, t'as pas le choix, t'as pas le choix d'avoir des plans de A jusqu'à Z. On a déjà une édition du WAC où on a manqué d'électricité. L'électricité a été coupée. Il n'y a plus rien qui marchait. On n'avait plus de presse des conférenciers. Il a fallu couper. Il a fallu sortir tout le monde des salles de conférence et dire « Hey, pause anticipée ! » Mais c'est sa partie-là. À part faire venir l'électricien et attendre que ça se règle, tu n'as pas d'autre marge de manœuvre. Justement, le minute-by-minute sert à ça aussi. Est-ce que ça te permet de tout passer et de voir où est-ce que j'ai un trou où est-ce que je peux reprendre du temps ? On a une longue pause de dîner. Si jamais les conférences de l'après-midi décalent, on ne sera pas obligé de décaler ceux de l'après-midi. C'est toutes des choses comme ça que ça nous permet d'anticiper déjà où est-ce qu'on va prendre le temps. Parce que dans un événement, souvent, ça va être ça l'enjeu. Le temps va en être un. Tout ce qui est de la gestion de foule aussi. Plus que ton événement est gros, plus que tu as de gestion de foule à faire.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Moi, ça, ça m'impressionnait. Genre, je ne l'avais pas vu venir. Tu sais, moi, je suis à retard animé tout le temps. Genre, j'ai comme l'impression que le temps est élastique alors qu'il ne l'est pas. Puis toi, puis Sab, mettons, quand vous faisiez le minute by minute puis le design de la journée, c'était genre... Non, mais genre, si Franck, si tu mets, mettons, un autre slot de speaker ici, genre, ça réduit, mettons, le breathing room ou le padding qu'on avait, mettons, entre deux confs. Puis ça, c'est le seul padding que tu as dans une journée au complet que le monde peut, mettons, aller aux toilettes. Oui. puis genre c'est Frank, t'as pas pensé aussi que sortir tout un troupeau de monde de l'auditorium par les petits corridors chez Workly, ça va te prendre, mettons, tant de temps, puis les faire rentrer. Puis là, une fois que le monde va parler dans la conférence, de l'autre bord, si t'as des laggers, des errants qui sont pas venus, eux, ils vont parler, puis là, le son, il carry, ça fait un écho. Fait qu'il faut peut-être des herders puis des chuchoteurs qui vont voir le monde. J'étais là, man, une grosse petite chance qu'il y a du monde qui meurt.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Mais tu sais, ça, honnêtement, c'est l'expérience. L'année prochaine, tu vas faire ton événement, puis tu vas déjà le savoir, j'aurais même pas besoin de te le dire. Ouais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis le clicker va marcher en tabarnak la semaine prochaine.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Mais tu sais, justement, c'est ça, des affaires que, admettons, ça t'arrive une fois, puis après, tu le signes. Tu sais, c'est déjà arrivé. Tu sais, même dans les événements, souvent, on va souvent mettre quelqu'un dans le fil juste pour qui chronomètre la file prend combien de temps. Parce que c'est important de savoir, la file du dîner, ça prend-tu une demi-heure ? Si ça prend une demi-heure et qu'on est au jour 1, il faut que demain, ça en en prenne 15. Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on change le soir pour que ça aille mieux le lendemain ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est vraiment ça, une affaire aussi que tu m'as dit, c'était comme, le café est bon, Les dessins sont beaux La ligne à café, ça marche pas, Frank. Genre, l'année prochaine, il faut qu'on change de quoi, parce que là, c'est trop long pour moi, j'aime pas ça, le turnout. Le monde n'a pas le temps de pogner leur café, de chiller, puis de retourner à l'autre conférence. Plein d'affaires que... Moi, j'étais comme le MC encore, avec Guess, genre, de la conférence, puis t'as pas la conférence que t'organises.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Jamais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est pour ça que tu veux un espèce de réseau décentralisé de bénévoles ou d'employés qui prennent le pouls sur place des différentes affaires qui se... Parce que c'est comme en temps réel. Si toi, tu peux pas être partout, tu peux pas être en train de tester la file, tu peux pas être en train, genre, d'être dans le backroom avec un conférencier ou une conférencière. Puis en événement,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> t'as pas le choix d'avoir... Les rôles ont pas le choix d'être extrêmement bien définis parce que si t'as deux personnes qui sont sur la même chose, qui se pêlent ses pieds, le mauvais corps au mauvais moment va tout changer dans ton déroulé. Fait que, honnêtement, en petite équipe, des fois, c'est plus compliqué parce que t'as pas le choix de porter plusieurs chapeaux. Mais en grande équipe aussi, c'est là que des fois, tu as des choses qui peuvent overlap. Dans la gestion des rôles, il faut tout le temps que tu gardes la place aussi pour tout ce qui est des imprévus. Parce que tu as déjà un rôle quand tout va bien, mais quand tout ne va pas super bien, il faut que tu aies quelqu'un qui soit capable de jump in et de s'assurer justement de régler tout ce qui bug.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est que la marge, tu n'as juste pas de marge.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Tu n'en as pas parce que le temps de réaction doit être tellement vite. Tu ne veux pas que les gens s'en rendent compte. Plus que c'est long avant que tu réagisses. plus que les gens s'en rendent compte.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah, pis hey ! Un des fucks qui m'avait bien stressé à la SaaSpasse con, c'est genre Raph, pas aucun speaker, arrive sur le stage. Puis stage, on s'entend, là. On s'était fait un petit set-up, là, genre. Au cœur de l'auditorium. Le fuck de... L'appel. L'écran, oui, de présentation qui marchait pas. Fait que Raph était comme juste debout en avant de tout le monde. Moi, j'essayais de dire des jokes, de passer le temps au micro, j'avais la patate qui pompait. Puis là, il y a un dude, tu sais, il voulait pas m'en faire ou rien, j'en avais pas de shade, mais il se lève, il est comme « Hey, ben tu sais, pendant qu'on attend, moi j'avais des questions pour l'autre conférencier. »
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Je m'en souviens.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Là, moi j'avais les yeux qui m'exorbitaient, puis j'étais là « Man, tu penses-tu que je vais dire à mon speaker d'aller s'asseoir, de ramener un autre speaker, de poser des questions le temps qu'on fixe l'écran ? » voyons donc tu sais genre avec le Puis c'était tout live. On avait des 250 personnes qui me regardaient. Puis j'étais là, « Ouais, man, c'est mineur. » Au final, ça a duré trois minutes et demie, peut-être, genre, je fixais tout ça. Mais c'est-tu que j'étais stressé ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Bien, c'est qu'on dirait que tu tombes vraiment en événement. Nous, comment qu'on disait ça ? On disait, c'est comme si on s'en va en guerre. Fait que tu sais, genre, tu vis des choses vraiment très intenses. C'est des grosses journées. Puis ça tisse des liens extrêmement rapidement. Juste quand on a fini la Sasse-Passe-Conf, on n'avait jamais passé une journée complète ensemble, mais à la fin de la soirée, tout le monde était content de se retrouver au Airbnb. On chillait tous ensemble. Ça aussi, c'est comme une récompense d'avoir livré ce que tu as livré. Plus que tu as une cohésion d'équipe, plus que ce genre d'affaires-là se règle vite parce que tu finis par savoir comment la personne va penser, qu'est-ce qu'elle va faire, puis tu anticipes déjà ce qui peut mal aller.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Là, on a parlé de toutes les affaires qui peuvent mal aller ou des défis, genre, d'une conf, mais tu sais, il y a tellement beaucoup de beaux et de positifs et d'excitants dans organeler des gros événements comme ça. Toi, c'est quand les moments, ou un moment où tu as un moment où tu steps back, tu regardes ça et tu te dis « C'est pour ça que je fais ce job-là, fuck yeah ! »
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quoi ça ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Moi, souvent, le moment qu'on ouvre les portes, Quand on commence à remettre les premières coquillardes, honnêtement, moi, ça, c'est tout le temps un moment que je ne peux pas être ailleurs que dans le corps d'or où est-ce que les gens arrivent. Parce qu'on dirait que là, je me dis, OK, c'est là qu'on sait si ça marche. Les gens sont là, on est en train de le livrer. Puis, un des autres moments que j'aime, c'est quand tout le monde est sorti des salles de conférence, où est-ce que justement les gens sont en mode réseautage ou sont dans l'espace pour dîner et tout ça. puis tu sais je prends juste le temps de regarder tous les gens qui se parlent ensemble, qui ont un good time, qui rient, que tu vois pas qu'il y a l'air d'avoir de l'irritation. Moi, c'est juste de voir tout le monde qui sont rassemblés et de me dire « On a réussi à faire ça, on a réussi à ramener autant de monde sous le même toit. » Maintenant, il y a des petites affaires qui se passent qu'on contrôle plus. Peut-être qu'il y en a deux qui sont en train de... signer un deal ensemble. Peut-être qu'il y en a deux que ça fait six ans qu'ils ne se sont pas vus, puis que là, ils se retrouvent, puis que là, ils se mettent à jour sur leur vie. Peut-être qu'il y en a que, tu sais, c'est peut-être un nouveau couple qui est en train de se créer. Tu sais, on ne sait pas. Il y a plein d'affaires qui se créent. Fait que, tu sais,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> de me dire...
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Peut-être, on ne le sait pas. J'aime mieux pas savoir. Mais, tu sais, justement, c'est tout ça qui fait en sorte que tu te dis, hey, on a réussi à mobiliser toutes ces personnes-là. Ah ouais,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est une salle.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Puis tu sais... C'est tous des gens qui croient dans ce qu'on fait, puis c'est comme le gaz qui nous fait aller pour la fois d'après. Puis tu sais, un moment que je trouve très overwhelming, mais que j'apprécie aussi quand j'ai pris un peu de recul, c'est de voir aussi tous les commentaires qui poussent sur LinkedIn, parce qu'après un événement, c'est quand même une grosse vague d'amour. Puis tu sais, des fois, ça peut être difficile à prendre. Des fois, t'es comme... Mon Dieu, OK, genre, je ne sais pas comment répondre à tout le monde, je ne sais pas comment gérer ça, mais tu sais, tu te dis que tu réussis quand même avec ce que tu as livré à avoir un impact dans la vie des gens.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ben oui, clairement.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Genre moi, quelqu'un qui se trouve une job parce qu'il est venu à un des événements, je suis comme, parfait, je suis vraiment contente.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais, c'est que tu crées une quantité, oui, d'expérience, mais de connexion aussi, genre.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ultimement, oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais, c'est vraiment nice. Qu'est-ce qui est le plus dur à propos de travailler avec toi, Caro ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> J'ai une bonne paix de cochon. j'ai une bonne tête de cochon pis t'sais quand j'ai comme une idée en tête c'est dur de me faire aller à droite si j'avais prévu aller à gauche pis je pense que quoi d'autre ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On va se faire un mini... On s'en va vers notre closing tranquillement. On va se faire un mini post-mortem de la SaaS-Passe-Conf. Je voulais faire ça avec toi. Ah,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> j'aime ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Fait que là, elle est quand même vague, mais essayons de faire ça relativement en mitraille, tu sais, comme rapido. Genre, toi, en tant que professionnel qui en a organisé plein de conférences, comment t'as vécu la SaaS-Passe-Conf ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> J'ai vraiment aimé ça, pis j'ai aimé ça voir autant de gens que je connaissais pas.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais, fair.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Parce que c'est un domaine dans lequel je baigne un peu moins les sasses. Honnêtement, de voir autant de personnes, de voir justement à quel point les gens étaient contents d'être là. Moi, c'est toujours ça qu'en tant que pro, je fais comme, OK, je suis contente de vivre ça. OK, nice.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Qu'est-ce qui a, selon toi, le mieux fonctionné dans cette première édition ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Le lieu, honnêtement. La collab avec Workly, ça a été vraiment sharp. Puis la collab entre Cénum. puis SaaSpasse. Honnêtement, gros coup de cœur pour ça. Fait que le côté genre travail d'équipe, 10 sur 10.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Merci à Simon, Guillaume, Louise, tout le monde de WorkLeap en fait, qui est quand même très... J'en oublie plein, je m'excuse. Mais ouais, on a été super bien accueillis. C'était un game changer aussi. Ça a réussi à être un événement profitable, entre autres parce que deux des gros, gros morceaux dans la conférence, ça a été des échanges de services. Un avec toi. qui t'agagnent pour la logistique, la gestion, tout ça. Puis un avec WorkLib pour l'hospitalité, l'accueil, le lieu, si tu veux. Oui,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> puis quel lieu magnifique.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est insane. Puis on s'enligne pour leur faire... Puis toi,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> c'est quoi ? Je serais curieuse d'entendre ta réponse.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Moi, ce qui a le mieux fonctionné, honnêtement, puis là, ça va être un peu, égoïste peut-être, mais genre, la qualité du contenu puis des conférenciers, genre, il y a beaucoup de SaaSpasse que c'est... je crée le contenu puis la communauté que j'aurais voulu avoir quand moi je faisais Snipcart mettons fait que tu sais ça me donne beaucoup beaucoup de liberté puis je suis indépendant de cet éditorial puis j'étais comme ça a vraiment pas été dur d'amener des vraiment bons conférenciers qui ont shippé du contenu vraiment sick fait que ça moi voir le line-up de conférenciers puis voir tous ces talks-là aller bien puis être bien préparé c'est ouf nice Je pourrais dire la même chose,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> mais j'ai... eu le temps d'assister à aucune conférence. C'est ça, moi j'étais dingue. Mais tu sais, ce que j'ai vu après sur les réseaux, justement, c'était vraiment ça. Les conférenciers, ils ont tous été nommés pour dire que c'était les conférences préférées, puis tout ça. Fait que tu sais, avec tout ce qui est sorti, je n'étais même pas capable de départager pour dire « Hey, cette conférence-là, c'est vraiment elle qui a tout ce panier. »
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est vrai que c'était tough. Vite de même ça, pour ne pas redire ce que toi t'as dit non plus, à l'inverse, Qu'est-ce que tu penses qu'on devrait changer ou qu'il y a le moins bien été peut-être ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Le flow de la journée. Tantôt, tu parlais du minute by minute. Je pense qu'admettons avec le recul, l'année prochaine, on va respecter vraiment plus l'horaire qu'on s'est donné et de mieux gérer la foule quand les gens entrent en salle parce que de par la disposition de la salle avec l'auditorium, tout le monde passe par le center stage. Ça rendait ça des fois un peu compliqué quand on voulait commencer officiellement la conférence et que tu commences à prendre la parole. Moi, ça, c'est un des éléments que dans ma tête l'année prochaine, on change ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, 100%. Quoi d'autre, man ? Moi, je pense que... Parce que j'essaie de penser... On a envoyé un sondage aussi. Oui. J'essaie de penser à ce qui sortait des trucs constructifs. I guess, c'est con, mais genre... être assis dans un auditorium, c'est comme, tu sais, c'est raide un peu, là, à l'ombre dans la journée. Fait que, tu sais, on peut se mettre des petits coussins, genre, augmenter le confort du monde. Puis, ce que le monde m'ont dit, c'est, il n'y avait pas nécessairement trop de contenu, mais il n'y avait pas assez de temps libre où est-ce que je pouvais chiller, puis connecter. Je voyais du monde fucking intéressant où je voulais connecter plus longtemps, puis c'était comme, « Hé, je suis en train de faire un café, il y a une autre conférence qui commence dans un an. » Fait que, genre, si on est capable de mettre du spacing un peu dans la journée. pour qu'il y ait des connexions plus informelles puis du hangout. J'aimerais ça. C'est très réaliste. Ah, Chris, une affaire à refaire. Notre dry run. Oui. Notre dry run. On a fait une bonne dry run, mais on n'a pas fait une dry run technique. On a quand même été un peu yolo sur le côté technique. On était comme, c'est juste un écran en un an, clicker, tout va bien aller. Oui. Fait que, genre, de vraiment faire une dry run technique au complet, mettons, puis pas juste le walkthrough de la journée comme on avait fait. Fait que, oui, ça. puis juste pour prendre Le gars de TI nous l'avait dit pour l'hostie de clicker. Il nous avait dit, « Man, il va y avoir plein d'appareils, plein d'ondes, plein d'affaires. Mais que tu mettes cette clicker cheap-là, même si tu as une puce USB-C, ça ne va pas marcher. » On va l'essayer. « Hey man, c'est l'enfer. »
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Mais you live and you learn.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, vraiment, vraiment, vraiment. Non, je pense que pour une première édition, c'était un souci. Ah ben oui.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Honnêtement, moi, j'ai adoré l'expérience.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, oui. J'essaie de penser à d'autres choses. Ah oui, pour nous, à l'interne, à améliorer, il faut faire ça plus à l'avance.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui, bien oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça a pris genre janvier, février, mars quasiment de « Ah, c'est dans longtemps, on voit ça venir » que genre je faisais des petits calls avec toi de temps en temps, que je me disais « Où est-ce qu'on pourrait bien faire ça ? » « À qui on prend-tu de l'aide ? » « On fait-tu des subs ? » Ça a comme pris tellement longtemps juste de se brancher sur la grande direction générale ou avec qui on va travailler, que ça nous a juste laissé trois mois pour genre « Closer la con, se closer les commanditaires. » faire la promo, vendre les billets. Les speakers. C'était cave, ces trois mois-là. Mais là,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> t'imagines, on a déjà une date puis un lieu.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Exact, exact. Puis une brand. Tu sais, c'est ça.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Il y a bien des affaires que l'année passée, on faisait. Le fait de faire une première édition, ça fait en sorte que t'as beaucoup de choses à faire pour une première fois, mais qu'après ça, rendu à l'année 2, t'as déjà tous tes templates, t'as déjà un peu ton workflow.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais une autre affaire aussi, c'est... Ah ! Oui, tu m'avais dit, dans un monde idéal, une fois que tout le monde est sur le high de la fin de la conférence, tu ouvres tes early birds, puis tu as déjà ton système en place un peu pour l'année prochaine, puis tu peux même commencer à collecter des commandites pour l'année prochaine. Puis je me rappelle, j'étais tellement brûlé, parce qu'on l'avait tellement crunché, puis pour plusieurs raisons, j'étais juste exténué, que je me rappelle avoir dit officiellement, hey man, non, genre, je vais l'ouvrir, j'ouvrirai mes shit en janvier puis en février, puis ça sera ça, parce que là, j'ai besoin de... pu penser à ça pendant un bout. Parce que, veux, veux pas, la conf, c'est un gros truc, puis on est une petite équipe. Puis on a plein d'autres affaires à faire, la communauté, le contenu, les autres événements. Le pod. Ça, j'aimerais ça qu'on le fasse mieux l'année prochaine, qu'on soit plus séquencés dès que ça finit.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Le fait que tu le commences plus tôt aussi dans l'année, ça va faire en sorte que tes plans de commandite, tes early bird, t'es pas obligé de le faire après, ça peut déjà être prêt avant ta conférence.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis on en a déjà, honnêtement, Pas mal de vendus des commandites pour l'année prochaine. On a eu du inbound ou du monde qui voulait repeat. Fait que, tu sais, c'est quand même dope. OK. Quelqu'un qui veut se lancer un événement dans sa communauté, sa région, sa ville, peu importe. Par quoi qu'il devrait commencer ? Première affaire.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Première affaire, faire une analyse de qu'est-ce qui existe déjà dans ta région, dans ta ville, dans ta communauté.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Check le calendrier. Check le calendrier.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Puis, tu sais, check c'est qui les acteurs aussi qui font déjà des choses. parce que tu sais, tu ne veux pas nécessairement te mettre personne à dos. Tu veux le faire en connaissance de cause. Puis de valider c'est quoi le besoin de la clientèle que tu veux desservir avec ton événement. Si tu parles à une crowd qui veut juste des événements virtuels, ben tu sais, CorsoPol, c'est qu'à faire un événement présentiel, ce qu'ils veulent, c'est l'écouter de leur salon. Fait que je pense que c'est de prendre le pouls de ce que ta cible veut.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Analyse le marché, comprend les vrais problèmes à régler. C'est pareil comme quand tu veux te lancer un SaaS.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Exactement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pas si différent que ça,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> finalement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Non, mais j'aime ça faire les parallèles. Je dirais que ça m'aide à mieux gérer comment faire les confs.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Y a-tu un outil ou un SaaS à l'interne qui te facilite la vie à toi ou à ton équipe ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Nous, je vais parler pour moi et Sabrina, mais des grandes power users de Asana.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ça facilite beaucoup nos opérations quotidiennes parce qu'on a réussi à automatiser beaucoup de choses. On est capable de dupliquer les projets d'une année à l'autre aussi. Donc, le travail qu'on fait une année ne peut pas être refait à 100 % l'année suivante.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça vous a-tu fait chier de ne pas l'utiliser à Sana pour travailler avec nous autres ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Non, pas du tout. Je l'ai utilisé.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, tu l'utilisais dans le background. Oui, c'est ça. Tu pourrais m'inviter si tu veux que je travaille dans
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Sana. Moi, c'est ça. Je ne veux pas nécessairement t'imposer un outil si ce n'est pas le même que tu travailles. Toi, je sais que tu utilises beaucoup Notion. On aurait pu dupliquer, mais juste le faire dans Notion, ce n'est pas un problème. Mais non, fait que, tu sais, tous les appels à la conférence, on les gère là-dessus, tu sais, du moment où est-ce qu'un conférencier dépose jusqu'au moment à savoir si on le paye puis si on lui a envoyé le sondage de satisfaction. OK. Fait que, tu sais, ça nous facilite grandement la vie. Puis pour les communications, autant avec les bénévoles qu'avec l'équipe, on est des grands fans de Slack. Fait qu'on utilise beaucoup Slack pour s'assurer, justement, de garder le lien avec... tous les gens qui sont impliqués dans nos différents projets.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pour l'operating system de CENUM, c'est genre beaucoup Asana, Project Management, Slack, What It Comes.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Exactement. C'est le core de ce qu'on fait.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, 100 %. Puis, tu as parlé justement d'appel à conférence. Là, on est sur notre dernière question. Puis là, ce pod-là devrait sortir genre vers mi-fin décembre ou worst case genre janvier. Y a-t-il des plugs que tu veux faire ? C'est n'importe quoi honnêtement. C'est sûr pour tes events, pour CENUM. C'est le temps vraiment, les gens.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Ben oui, en fait, nous, Cénum, justement, on est en pleine planif stratégique pour les prochaines années. Fait que je pense que ça va être important de surveiller le calendrier qu'on vous proposera d'activité pour les prochains mois.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On va où ? On suit sur LinkedIn Capital Numérique,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> genre ? Oui, LinkedIn Capital Numérique ou l'infolettre aussi, super. Tu sais, c'est notre canal qui convertit le plus, comme je disais. Fait que oui. Puis le site web,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Capitalnumérique.com Aussi simple que ça, capital avec un E.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Pour la capitale.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, madame.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Et non, le capital.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pour le capital.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Exactement. Puis, on va lancer la programmation du rendez-vous numérique le 11 février prochain. Ça va être un événement ouvert à tous. Avant, c'était un événement qu'on faisait plus avec nos collaborateurs, nos partenaires. Maintenant, on veut utiliser cet événement-là pour mobiliser les gens, pour rassembler les gens aussi. Déjà, de voir quelques visages familiers avant de se retrouver en avril pour l'événement. Ça pourrait être bien chouette de vous y voir. Puis, Interface, l'appel à conférence est en cours jusqu'au 12 janvier prochain. Profitez de la période des fêtes pour nous envoyer vos suggestions de conférences.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Si je veux m'acheter un billet pour rendez-vous numérique ou pour Interface, je peux en ce moment ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui, les deux billetteries sont ouvertes. Capitalnumérique.com, justement, toutes les informations sont là. Ça va vous rediriger aux bonnes places.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis là, mettons qu'il y a du monde qui a écouté ça et qui sont comme « Hey, j'aimerais ça collaborer avec Capital Numérique pour m'impliquer, redonner, financer, ou j'aimerais peut-être ça travailler sur un événement Capital Numérique, whatever. » On peut-tu te poker sur LinkedIn ? T'es-tu down avec ça, mettons ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Oui, sur LinkedIn, par courriel, le canal qui vous convient, je répondrai.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Carole Trésignon-Anne. Oui,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Carole Trésignon-Anne à commercialcapitalnumérique.com Il n'y a pas de « e »
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> à Anne, right ?
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> Anne, il n'y a pas de « e » . à Carole, oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je suis en train de me rendre compte que c'est ma note Notion. J'ai mis un E. Je me sens crissement en mal.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> C'est pas grave. Écoute, t'écouteras le numéro de Louis-José Hood qui parle des Carolanes qui vont pour demander des autographes. C'est un peu l'histoire de ma vie.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Sur cette excellente plug. Merci ma chum, c'était le fun.
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> C'était bien cool. Merci Frank. Cheers. Bye.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Alright folks. Avec SaaSpasse, on a une infolette de feu hebdomadaire qui est très moitié fun, moitié fond à notre sauce. Il y a des hot... takes, des expérimentations que je fais, des histoires vraies de SaaS, vraiment pour t'aider à prendre les meilleures décisions, que ce soit par rapport à ta compagnie ou ta carrière. C'est une place où je peux être 100% moi-même. Ça fait du bien. J'adore ça, écrire. Fait que d'avoir ce outlet-là, c'est complètement motivant pour moi. Il y a plus qu'il y a 850 SaaS folks puis curieux qui nous suivent. Ça augmente chaque semaine. J'aimerais ça que vous en fassiez partie, puis qu'on se rende à 1000, puis qu'on se rende à encore plus que ça. Bien franchement, ça me craint au bout d'avoir des nouveaux abonnés qui se joignent sur l'infolette. Ça me craint qu'à continuer d'écrire, à continuer de faire de la recherche, de me poser des questions, d'analyser ma conversation avec cette fondatrice-là ou ce fondateur-là, ça pourrait être transformé en un éditorial que moi, j'amène dans l'infolette. Fait que, si vous voulez aussi, vous pouvez joindre les SaaS Pals. On a un petit forfait payant qui permet de nous supporter directement comme individu ou comme compagnie. On a déjà plus que 22 personnes qui nous supportent comme ça. C'est insane. Je n'en reviens pas. Puis eux, ils font ça en échange contre des extra goodies, right ? Fait que pense à, mettons, des updates extra que je fais avec personne d'autre qu'avec eux, des previews de la roadmap du podcast, des rabais sur les événements, puis d'autres trucs. Fait que vous pouvez aller sur saspace.com. Il y a un pop-up qui va vous apparaître d'en face, en théorie. Sinon, dans le footer, vous pouvez vous inscrire. Sinon, vous googlez Saspace puis Beehive. C'est l'outil qu'on utilise pour l'infolettre. Ça me craint vraiment de voir ça grandir. et Ça me tient à cœur, fait que check it out. Si vous avez du feedback constructif aussi,
<strong>Carole-Ann Labrie:</strong> vous pouvez me le shooter.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> All right, folks, un petit shout-out à Missive, partenaire produit SaaSpassese. Missive, c'est un email client multijoueur qui réinvente la boîte courriel pour aider les équipes à mieux communiquer et collaborer. Il y a au-dessus de 3500 entreprises à travers 75 pays qui leur font confiance, dont SaaSpassese, et un paquet de SaaS. Donc, check them out sur SaaSpassee.com slash partenaire avec un S. Il y a une solide entrevue avec Phil Lehoux, le co-founder, sur ce qui s'en vient pour Missive. OK, de retour au pod. SaaSpasse, c'est une business d'amour, une business indépendante. Il y a un paquet de choses que vous pouvez faire pour nous supporter dans notre croissance, pour qu'on puisse continuer de créer du contenu de feu, d'organiser des beaux events, puis de mousser, puis de tirer par le haut cette communauté tech qu'on a au Québec. First, si vous n'avez pas ajouté votre SaaS sur notre plateforme, allez sur saspass.com, il y a un gros bouton mauve pour faire juste ça. Vous pouvez check out le Job Board, si vous avez une offre d'emploi quelconque, c'est gratuit, un outil super cool pour toute notre audience et notre réseau. Si vous ne nous suivez pas déjà par rapport aux pods sur Spotify, Apple Podcasts, allez faire ça s'il vous plaît. Puis vous pouvez aussi nous laisser un review, ça nous aide vraiment beaucoup. Vous pouvez nous suivre sur YouTube, qu'on investit de plus en plus là-dedans. On met des shorts, le plus de contenu possible, que ce soit organique ou avec des partners. Fait que check this out. Si vous voulez venir aux événements, puis pas manquer de billets, parce qu'on est souvent sold out, vous devriez nous suivre sur Eventbrite. Fait que vous allez sur Eventbrite, vous écrivez ça à la sphère, vous pouvez vous abonner, puis avoir des notifications. On fait ça, à peu près chaque mois. Et, la dernière chose, suivez-nous sur LinkedIn et Instagram. On met du beau contenu, du contenu souvent drôle. Je pense que ça vaut la peine. Je veux finir cette outro custom un petit peu en remerciant les partenaires certifiés de SaaS'Passe. On a des compagnies de fous qui nous supportent financièrement, stratégiquement, des fois même psychologiquement dans mon cas. Sans ces compagnies-là, la majorité du revenu de SaaS'Passe n'existerait pas et on ne pourrait pas faire ça. Fait que, je veux que vous preniez le temps d'aller les regarder. saspace.com slash partenaires avec un S. Ils sont tous listés là, ils ont une belle fiche avec du contenu, avec des liens, des détails. Je vous les nomme rapidement. Léviat Legal, des avocats qui sont tech et founder friendly. Le Chiffre, des comptables et fiscalistes qui sont calés en tech aussi. Baseline, des gros geeks pour innover avec les haies. Unicorn, des experts cloud AWS pour optimiser et scaler votre infrastructure. On a aussi cette année des « Partners Produits » . Donc Vasco, une plateforme RevOps pour votre go-to-market. Missive, un inbox collaboratif pour vos communications de team. Puis Apollo 13, un studio no-code pour construire des MVPs et des side projects. Vous pouvez tout aller voir sur sasports.com. Là, je suis partenaire avec un S. Puis moi, du fond du cœur, je vous dis juste merci de nous suivre et de nous supporter. C'est insane comme aventure ce qu'on a lancé là. Bien privilégié de pouvoir faire ça. Cheers !
Updates sur le podcast, la cie, les events IRL. Contenu premium pour les abonnés SaaSpal — éditorial de Frank, Q&A, roadmap du pod.
