Aujourd’hui, on jase avec Philippe Tardif-Michaud, cofondateur @ MovingWaldo, la façon moderne de réserver des services de déménagement
MovingWaldo c’est 10 ans, une dizaine d’employés, 17 marchés canadiens, une introduction au US en 2025 et environ 1M$ en financement dans la dernière année
On retrace le parcours de Philippe : mettre de l’argent de côté pour investir en immobilier, reconnecter avec son ami et futur cofondateur au Honduras puis arriver en tech par hasard
On couvre ensuite plusieurs points, comme :
—
Cool SaaS peeps mentionnés :
—
Abonnez-vous à l’infolettre (de feu) :
https://saaspasse.beehiiv.com/subscribe
Suivez-nous sur LinkedIn (no cringe zone) :
https://www.linkedin.com/company/saaspasse/
Suivez-nous sur Instagram (mémés inclus) :
https://www.instagram.com/saaspasse/
Faites affaire avec nos partenaires certifiés (des kingpins) :
https://www.saaspasse.com/partenaires
Affichez une offre d’emploi sur le job board (gratis) :
https://www.saaspasse.com/emplois
Inscrivez votre SaaS au répertoire des SaaS au QC (>300) :
https://www.saaspasse.com/ajout-saas
—
Crédits musique
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Parce que tous les business, tu vas avoir le vent de face. On en a parlé tantôt, c'est un game de serpents à échelle pour la plupart d'entre nous. Puis si tu arrêtes la première fois que tu pognes un serpent, c'est sûr que ça va marcher.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> What's up folks ? Bienvenue sur SaaSpasse. Aujourd'hui, je parle avec Philippe Tardif-Michaud, cofondateur de Moving Waldo, un marketplace de déménagement qui met en relation les gens qui déménagent avec des déménageurs VT. C'est aussi une plateforme qui gère de bout à bout les réservations, les transactions, puis la sécurité dans ce processus-là. Moving Waldo, c'est over 10 ans de grind. C'est 17 marchés au Canada, donc une opération nationale puis une expansion récente au Texas. C'est 10 ans aussi dans une industrie qui est saisonnière, qui est sans récurrence, où les clients sont stressés puis où les déménageurs ont souvent un stigma à porter. Eux, ils ont réussi à travers ça à non seulement builder une plateforme utile, mais à survivre à des pivots majeurs, à des hits de l'algorithme de Google qui aurait tué n'importe qui. puis viennent de closer une round angel en 2024. Donc on parle de l'évolution de leur modèle, c'est commencer par gérer les changements d'adresse, à être un lead gen propulsé par le contenu média, à devenir carrément un vrai full-fledged marketplace transactionnel. Fait qu'on va jaser de go-to-market, on va jaser de partenariats B2B comme canal d'acquisition, de risques de plateforme, puis on va plonger vraiment dans les réalités un petit peu plus tough de gérer un two-sided marketplace. puis d'essayer d'attaquer, de commercialiser ça aux US. C'était vraiment un épisode turbo énergisant. Philippe, il y a une résilience contagieuse. All right, on passe au show. Let's go ! Philippe Tardimichaud, bienvenue sur SaaSpasse. Merci. Comment ça va mon gars ? Ça va bien, ça va bien. Ouais, t'es venu ensoleiller la journée grisâtre de Montréal.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Ouais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça fait combien de temps qu'on s'est parlé ? C'est la première fois qu'on s'est parlé, ça fait longtemps.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Ouais, c'est pas fort, à peu près un an, peut-être un peu plus.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais c'est fucked up de voir justement le délai de... Parce que tu sais, avec sa force, je me fais introduire à plein de mondes vraiment sharp, vraiment intéressants. Puis des fois, c'est comme, faudrait vraiment qu'on fasse le cas sur le pod ou whatever. pis là évidemment que si t'es un monde sharp et intéressant comme toi il est « build des business » souvent. Fait que genre, vous êtes full busy, moi je suis full busy. Mais à un moment donné, ça a réussi à marcher. Puis là, aujourd'hui, ça marche.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui, ça l'a pris un an. Une couple de suivis, puis on a réussi à se trouver une date.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais je suis vraiment en stock. Fait que pour le monde qui ne te connaisse pas encore, veux-tu juste me dire ton nom complet, je l'ai dit jeudi, mais ton profil, ton background, le titre que tu portes aujourd'hui.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Le titre que je porte. Je ne suis pas tellement un gars de titre, moi. Mais oui, dans le fond, Philippe Tardif-Michaud. puis je suis cofondateur de Moving World Do.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Puis toi, tu es quel genre de co-founder ? Tu es-tu un genre d'ingénieur, un genre de… Moi,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> je ne suis pas le co-founder techné.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça, je voulais savoir.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Je pense que les gens auraient pu le deviner. Non, co-founder commercial. Mon rôle, c'est vraiment plus go-to-market, commercialisation, marketing numérique, vraiment ramener de l'argent dans la compagnie. Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Toutes tâches connexes.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Et toutes tâches connexes qui vont nous faire progresser dans notre mission.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis, Moving Waldo, comment tu le pitcherais en mode ascenseur un peu, rapido ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui, Moving Waldo, c'est la façon moderne de réserver des services de déménagement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Donc, si on pense au déménagement en soi, ce n'est pas juste déplacer des meubles. Souvent, ça vient dans un événement de vie important. Les gens graduent, retraite. Ils peuvent déménager pour une job, peu importe ce qui se passe dans leur vie. Puis malheureusement, l'industrie, c'est une industrie qui n'a pas toujours une bonne réputation et qui ne va pas toujours contribuer positivement à cet événement de vie-là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est tellement bien dit. Pourtant,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> j'adore tous nos partenaires déménageurs. Il y en a des bons, il y en a plein des bons qui ont des bons études de travail, mais malheureusement, c'est une industrie qui a mauvaise réputation. On a tout entendu parler des scams, des frais cachés, des prix pas transparents, des déménageurs qui disparaissent. Puis, dans le fond, les gens méritent mieux que ça. Donc, c'est une industrie qu'on a décidé d'attaquer.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Très cool, dude. Puis, on va disséquer puis décortiquer un peu votre parcours au fil de notre conversation. Mais si tu avais à me situer dans l'espace-temps maintenant ici, lance-moi des chiffres pour me situer, mettons. Vous êtes rendu où ? Donne-moi quelques chiffres métriques qui donnent un...
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Qui donnent une idée de où on est. Bien, tu sais, nous, ça va faire 10 ans qu'on est en affaires.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Très bien. Félicitations.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Bien, merci. Ça fait 10 ans, 7 années. Intrinsique. Probablement la compagnie en technologie qui a fait le plus de pivots et qui a joué le plus au serpent à échelle. Tu prends une échelle de temps en temps, après ça, tu prends un gros serpent, tu prends une petite échelle.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est la première fois que j'entends l'analogie du serpent à échelle. C'est réactif, c'est une bonne astuce d'analogie.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Honnêtement, nomme-moi une start-up, il y en a, mais qui a vraiment des progrès linéaires. C'est une game de serpent à échelle, l'entrepreneuriat.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> En tout cas,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> nous, ça a été le cas. On a parti des produits, on a fait des pivots, on a changé d'industrie. Il y a bien des affaires qu'on a faites, mais on a continué à pousser, on a continué à innover et on est encore debout.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Clairement. Ça fait 10 ans. Au niveau du staff, votre équipe, c'est-tu du monde plus à Montréal, ailleurs ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Nous, tout le monde est à Montréal. On a une dizaine d'employés, donc on garde ça lean. On fait beaucoup avec pas grand-chose.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Très,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> très cool. On n'est pas canadiens au niveau de la solution. Oui, c'est ça que je me demandais. C'est un marketplace pour les services de déménagement. C'est une compagnie technologique, mais ça nous permet de tout gérer de Montréal. 17 marchés canadiens. Le plus gros marché, Toronto. Le plus gros marché, Montréal en deuxième. On a ouvert cette année aussi les grandes villes du Texas. On commence à patauger un peu aux US, tranquillement. C'est un gros marché, donc on y va une petite bouchée à la fois. Mais c'est très homogène comme marché. Ils adorent la technologie plus facilement que certains marchés. marché au Canada. Ça, c'est cool. Sinon, on a eu du financement au travers le temps, mais beaucoup du financement au travers des anges.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> c'est ça que je me demandais. Nous, on a été bootstrapped pendant le plus longtemps possible. On l'a bootstrapped pendant plusieurs années avant d'en arriver là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Vous êtes combien, mettons, de co-founders sur le CapTable ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On est deux co-founders. Puis, vous avez ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, c'est ça, les anges ou autres. OK. Très cool. Man, on redouble-cliquera quand on parle de GTM sur Texas. Texas. Ouais. Puis je suis comme, what the fuck ? Pourquoi tu passes du Canada au Texas ? Ouais. Mais on redouble-cliquera. Je suis curieux de savoir, c'est quoi ton haha moment de genre, tu sais-tu quoi, moi, c'est l'industrie du déménagement que je veux, genre, disrupter ou améliorer, genre. On était dans le studio à côté, mais on se préparait, on se jasait, puis t'étais comme, tu sais, dude Ce n'est pas l'industrie la plus sexy du monde, genre. Mais parle-moi de cette jeunesse-là, je guess.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui. Non, ce n'est effectivement pas l'industrie la plus sexy du monde. Mais c'est justement ça qui la rend, à mon avis, attrayante. C'est une industrie qui est remplie d'opportunités d'amélioration. Le « ha-ha moment » , ça s'est fait vraiment plus jeune dans ma carrière.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> J'ai eu à déménager à plusieurs reprises. OK. Puis, c'est vraiment en tant que millenial typique. de regarder ça et de chercher des solutions technologiques pour simplifier le processus. Puis de voir qu'il n'y avait vraiment rien dans le marché canadien, dans l'industrie. L'expérience était plutôt archaïque. Tu veux recevoir des soumissions, tu vas devoir faire des appels, tu as de la paperasse, des contrats papiers quasiment. Des mauvaises surprises, des estimés pas transparents, un peu difficiles à saisir. Ultimement, au travers de ça, on s'est dit, il me semble qu'il y a une meilleure façon de faire ça. Quand tu le benchmark avec d'autres industries de la consommation, on regarde le taxi qui a été digitalisé par Uber il y a une dizaine d'années. L'industrie du voyage, ça doit faire une vingtaine d'années. Quelques c'était d'y rentrer dans le marché. Maintenant, tu peux réserver des vols en ligne, des hôtels en ligne. Tu peux réserver des Airbnbs en ligne. Mais l'industrie du déménagement est encore vraiment en arrière au niveau de la technologie qui était offerte aux consommateurs. Je pense que les gens s'attendent à mieux. Puis, on s'est dit, OK, c'est une industrie qui a beaucoup de points à améliorer, on s'entend. C'est une grosse industrie de 23 milliards quand même en Amérique du Nord. Ok. Elle est prête à la disruption. Il n'y a pas énormément de joueurs dedans parce qu'elle n'est pas sexy. On s'est dit, on s'essaie.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est insane, man. On dirait que je me dis aussi, tu as comme un « built-in réoccurrence » genre de « purchasing » , de « d'achat » . Le monde déménage tout le temps. Oui, il déménage tout le temps.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> « Ah, j'aimerais ça. »
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Un peu, un peu. « My bad, laisse-moi essayer de reformuler ça. » À chaque année, il y a des déménagements. Fait que je pense que la demande a fluctué, mais tout le temps, là...
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Je comprends ce que tu me dis. C'est une industrie qui est résiliente.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> c'est bien dit. I got you.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Merci.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Je comprends ce que tu me dis. C'est une industrie qui est résiliente. C'est une industrie que les choses vont bien dans l'économie, les choses vont mal dans l'économie, les gens vont déménager. Quand ça va bien, ils vont upgrade leur... Leur vie, leur habitation, quand ça va mal, ils peuvent « downgrade » . Il va toujours y en avoir. C'est à peu près 12 % de la population qui déménage à chaque année. Puis, dans l'industrie, le service du déménagement, c'est quand même des gros tickets. C'est une industrie qui est intéressante à aller chercher. Le gros défi, un peu, qu'est-ce que tu mentionnais, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de récurrence. Les gens déménagent en moyenne aux 5 ans. Le défi, c'est toujours d'aller chercher la nouvelle. business. Tu es toujours en train de courir après ta prochaine transaction. C'est important pour nous, quand on a construit notre modèle, d'aller chercher une certaine réécurrence au travers des partenariats qu'on bâtissait qui nous réfèrent des gens qui déménagent et non pas d'essayer tout le temps de trouver la prochaine personne qui déménage.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est que ta réoccurrence peut être là, mais avec des gros gaps entre les moments où je vais déménager, mais j'ai déjà ma fidélité avec toi comme user. Ça fait que ça, c'est genre... pas tant sharp en réoccurrence côté de demande, mais côté supply, les déménageurs, ils déménagent du monde à chaque année. Fait que là, tu peux builder ce côté-là aussi.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Dans le côté supply, c'est beaucoup plus facile. C'est vraiment le côté de demande qui est le plus difficile parce que le côté de demande, il n'est pas récurrent. Les gens ne viennent pas déménager chaque semaine comme si ils avaient un Uber chaque semaine. Par contre, du côté supply, ça, c'est intéressant parce qu'on n'a pratiquement aucun churn. Nos relations avec nos déménageurs sont... On a de bonnes relations, on leur envoie de la business presque tous les jours. Ça fait que c'est des gens, quand ils sont... Puis, ils sont rétribués à la qualité du service qu'ils offrent. Puis ça, c'est monitoré, nous, par un système de rating. Ça fait que de la même façon que tu vas rater ton Uber Driver ou ton Airbnb, c'est un peu un parallèle. Ça permet de gagner aussi la confiance des prochains utilisateurs en ayant le système de review qui est hyper important pour gagner la confiance puis améliorer les taux de conversion, surtout dans le checkout.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je ne sais même pas si on l'a dit upfront, mais c'est un marketplace. Oui, je pense qu'on a comme...
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est pas grave, on l'a dit là. Je me demandais l'Elevator Pitch, puis je suis parti sur plein d'affaires.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Non, non, mais tu l'as bien, Elevator Pitcher, mais l'ascenseur était court, c'est tout. On a fait trois étages. Mais non, non, c'est parfait d'autre. Puis on va pouvoir tracer le destin ou le parcours plutôt de la business qui amène vers le marketplace, parce que ça n'a pas commencé de même. Oui. Mais avant même qu'on aille là d'autre, je voudrais savoir genre, t'étais... T'avais-tu comme l'ADN entrepreneurial, ton co-founder, lui ou elle ? Je sais pas si c'est un lui. C'est un lui, oui. C'est bon. Salut, lui. C'est quoi ton nom ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Guillaume.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Guillaume, salut, Guillaume. Shout-out. Shout-out à Guillaume. Genre, vouliez-vous « build in business » ? Parce que la manière dont tu m'as raconté ta jeune âge, c'est quasiment comme si vous étiez prêt à identifier une opportunité d'affaire.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On était vraiment affamés.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, c'est ça. Dis-moi ça un peu. Oui.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> je pense que j'ai toujours su que je voulais être entrepreneur depuis que je suis tout jeune que c'est vraiment ça qui m'anime tu vendais-tu de la drogue ? non, non, mais c'est une vraiment bonne question parce qu'il y en a 20 gros qui en ont marché le même je pense que c'est après,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> il faut le dire excuse-moi non,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> j'ai pas vendu de drogue mais tu sais, moi mettons, quand j'avais comme 19 ans je voulais acheter mon premier plex tu sais, je travaillais dans un resto pendant mon université puis je mettais de l'argent de côté parce que je voulais investir de l'argent, puis l'immobilier était comme une voix qui m'allumait à ce moment-là, qui m'allume encore aujourd'hui mais Je n'aurais pas pensé me retrouver dans la tech. Je me suis un peu retrouvé dans la tech champ gauche. Puis c'est vraiment par nos expériences, multiples déménagements à un moment donné avec mon partner. On n'était pas partner à ce moment-là, mais on était déjà des amis. On se connaissait déjà de Québec. On a été les deux à Montréal. À un moment donné, il m'est arrivé avec une idée. On s'est dit, OK, c'est intéressant. Je te dirais qu'au début, il y avait une certaine naïveté où est-ce qu'on partait sur bâtir des bons produits, pas nécessairement des bonnes business. On l'a appris beaucoup au travers de cette expérience-là. Mais oui, c'est un peu ça qui nous a amenés finalement...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis, vous vous êtes rencontrés parce que dans ton passé, il y a une couple de places. Tu es passé par l'Université Laval, Concordia, des trucs aussi plus accélérateurs, incubateurs, genre District 3, Brain Station. C'est-tu là que vous êtes, dans une de ces affaires-là, que vous vous êtes rencontrés ou...
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Non. En fait, on est deux gars de Québec.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Puis, on avait déjà des amis en commun parce qu'on se connaissait depuis le secondaire. Mais on s'était perdu de vue. On s'était recroisés un peu à Montréal. Quand j'ai déménagé ici, lui a déménagé à Edmonton. Fait que tu sais, on a eu quand même pas mal de déménagements au travers de tout ça. Puis les deux, on avait chacun notre journey. Moi, j'étais dans le corporatif à l'époque. Lui, il travaillait comme ingénieur.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Puis ultimement, on s'est recroisés complètement par hasard au Honduras.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah, what ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> 2015. Moi, je suis parti tout seul. Je suis au Honduras, je m'en allais faire de la plongée, puis je suis arrivé sur une petite île hondurienne, puis Guillaume était là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ben non, est-ce que c'est bon ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> La vie, hein ? Fait que toi,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> t'es un genre d'aventurier, Chris. Honduras, solo, plongée, j'ai angoisse quand tu penses ça, gros. C'est hot !
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Ouais, fait que là, c'est là qu'on a reconnecté, puis je te dirais comme 3-4 mois après... Lui revenait à Montréal, puis il avait ces idées-là. Il était comme l'industrie du déménagement, ready for disruption, ça n'a pas de bon sens l'expérience que les gens ont. Voici ce que j'en pense. J'ai vécu les peines similaires. Partons quelque chose, on s'essaye. Puis c'est là qu'on est rentrés à District 3.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. On m'a probablement déjà expliqué par le passé ce que District 3 fait, puis malheureusement, je l'ai oublié. Tu voudrais-tu me le réexpliquer, s'il te plaît ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> District 3, en fond, ce n'est pas... Un accélérateur au sens qu'ils ne prennent pas d'équité, ils ne font pas d'investissement dans les startups. C'est un incubateur. C'est affilié à l'Université Concordia.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est bon.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Et puis, dans le fond, il offre. Il faut que tu ailles pitcher. S'il aime ton projet, il t'offre finalement des locaux. Tu as des bureaux dans l'incubateur de Concordia. Tu as de l'accompagnement. Tu as des cours à faire, en gros. Ça a été notre premier reality check startup. ou est-ce qu'on avait des programmes qu'on devait faire puis nous forcer à accomplir certaines choses chaque semaine puis on devait rendre des comptes. Puis si tu deliver pas, tu peux te faire sortir du programme.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que full d'imputabilité dans un genre de cohorte. Dans des cohortes.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Fait que full d'imputabilité, on a fait business model validation en premier. Après ça, on a fait MVP.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Fait que là, il fallait qu'on développe notre premier produit basé sur les hypothèses qu'on avait validées sur le marché. Fait qu'il est tout force à aller parler à des clients potentiels. Il est tout force à... Il fallait qu'on parle à 50 personnes par semaine qui naviguaient dans l'industrie. C'était capoté. Fait qu'on était tout le temps partis, on allait rencontrer du monde à gauche, à droite. On a validé plein d'affaires. Après ça, on a bâti notre MVP. puis après ça, le dernier programme qu'on a fait, c'est PMF, Product Market Fit, où est-ce qu'ils veulent... que tu commences à faire tes premières ventes et que tu sois capable de faire évoluer ton produit pour mieux répondre à la proposition de valeur. Ça nous a rendu vraiment imputables. Moi, je recommande à n'importe qui, que ce soit District 3 ou n'importe quel autre accélérateur ou incubateur, c'est surtout au début, quand tu n'as pas de boss, tu veux t'assurer de rester imputable envers toi-même et envers d'autres et de rester discipliné au travers du temps pour continuer à bâtir. Ça nous a vraiment aidé à faire ça. Ça nous a aidé parce que ça nous a donné des mentors aussi qu'on a eus pendant des années après.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, ça, c'est cool.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Certains de nos mentors sont devenus des investisseurs.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça, c'est très cool.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Ça fait qu'on a tiré beaucoup de valeur de cette relation-là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui. Je pense, genre, je vais mettre une nuance, puis si on est d'accord ou pas, c'est pas grave, mais genre, je suis pas sûr que les accélérateurs ou incubateurs sont tous égaux. Tu sembles avoir eu une structure vraiment riche puis encadrante puis comme helpful. Mais mettons, pour avoir parlé avec beaucoup de founders, ciao C'est des hauts et des bas, dépendamment. Les scores ne sont pas le NPS des accélérateurs, incubateurs. Il n'est pas tout le temps au 70, mettons. Tu peux voucher pour lui, toi.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Moi, j'ai eu une bonne expérience avec eux. Ils nous ont donné du mentorat. Finalement, on a eu de l'investissement au travers de ça. Je pense que ça nous a aidés. Ils ont été très patients aussi au début, quand on devait bâtir avant de partir nos propres ailes. Ça peut être long.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je double-cliquais plus sur... J'incite toutes les founders, mettons, à passer par ce parcours-là. Je pense que tu dois choisir lequel.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Je ne peux pas parler des autres environnements.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça que je dis.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Donc, moi, j'ai une bonne expérience dans cet environnement-là. Ah oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> All right, folks. Petit shout-out à Baseline, partenaire certifié SaaSpassese. C'est mes geeks et doctorants en intelligence artificielle préférés. Ils ont accompagné un paquet de SASS en AI pour collecter et valoriser de la donnée, mais aussi pour développer des fonctionnalités et des automations critiques. Check them out sur SaaSpassee.com slash partenaire avec un S. Puis l'épisode 41 avec David Beauchemin vaut vraiment la peine. OK, de retour au pod. Fait que là, pour bien comprendre la proposition de valeur de Moving Waldo, on va rentrer dans l'industrie du déménagement pour qu'on catche comme il faut, mettons, les pains, les choses qui vous réglaient. Puis après ça, ça va nous permettre de découvrir le produit. Le journey ou le séjour client d'une personne typique qui fait un déménagement aujourd'hui, mettons, ça ressemble à quoi ? C'est où que ça accroche ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Sans Moving World ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, sans Moving World.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Je te dirais que, vu que l'industrie n'a pas une super bonne réputation, et que les gens déménagent seulement une fois au 5 ans, il n'y a personne qui a vraiment son go-to brand. Qu'est-ce qui se passe, c'est que quand les gens doivent déménager, ils font face à l'inconnu. Ils font comme, qu'est-ce que je fais ? Soit ils vont demander des recommandations à la famille des amis. ou encore ils vont aller sur Google parce qu'il y a beaucoup de requêtes commerciales qui se font pour chercher ce type de service-là. Ils vont regarder des reviews. Malheureusement, bon, il y a quand même une grosse industrie de fake reviews sur Google. Oh oui. Oui. Puis, ça peut être biaisé au niveau de l'expérience, mais les gens vont chercher à se faire une tête souvent au travers Google. Ce qu'ils vont faire, c'est qu'ils vont contacter 3, 4, 5 compagnies. OK. Parce que ça fait partie du... du consumer behavior de comparer. Il y en a un qui prend le premier du bord. Ils vont comparer. Là, ils vont recevoir soit des appels, des courriels de des compagnies qui vont vouloir leur faire une soumission. Tu répètes les mêmes affaires au téléphone. C'est quoi un peu que tu as à déménager, quel endroit, quand, à différentes compagnies. Et puis, ces compagnies-là vont te faire un peu une souvence qui va arriver. Ils ont deux choix, les compagnies. Soit ils vont te faire une soumission de coin de table pour essayer de faire ça le plus vite possible. Donc, ils vont te dire, c'est quoi la grandeur de ta maison, t'habites à quel étage, c'est quoi à peu près que t'as déménagé. Ils vont te dire, regarde, trois hommes, cinq heures, ça va coûter à peu près 800 à gagne. Ou ils vont faire un inventaire complet avec toi, inventaire virtuel, ils vont aller un peu plus loin. Puis là, ils vont arriver avec une soumission qui est plus détaillée et qui a plus de chances d'être précise. Ce qui est assez rare parce qu'ils ne veulent pas nécessairement mettre autant de temps au niveau de leurs CAQ. Les CAQ sont déjà super élevés dans l'industrie, Cost of Acquisition, donc il n'y en a pas beaucoup qui veulent la faire comme ça. Après ça, tu reçois tes soumissions, elles sont moyennement transparentes, elles sont plus ou moins faciles à comprendre exactement ce que tu vas payer, puis tout le monde a un peu peur de se faire avoir et de se faire mettre des frais cachés le jour du déménagement. Donc, ultimement, tu prends un leap of faith et tu finis par booker avec une de ces compagnies-là. C'est un peu le même que ça se fait en ce moment.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Du côté de demande, mettons.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Du côté de demande.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Puis, du côté offre, donc les déménageurs, eux autres... Sont-ils gros sur du marketing ? Leur visibilité, leur distribution, c'est quoi ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Je dirais qu'il y a quelques grosses compagnies qui vont être assez actives, en paid search, par exemple. Tu as quelques compagnies qui vont faire de la radio, des choses un peu plus old school pour bâtir de la notoriété. Mais globalement, c'est des compagnies qui sont... Si tu regardes comment l'industrie est faite, il y a 18 000 compagnies de déménagement en Amérique du Nord. La majorité, ça va être des mom and pops. OK. Donc, c'est... Des mom and pops avec 3, 4, 5, 8 camions qui vont gérer tout un peu à portée de bras. Les owners sont encore très impliqués, sont un peu débordés. Ils n'ont pas nécessairement suffisamment de scale pour être capable de se payer des vendeurs ou du marketing. Ils ne travaillent pas avec des agences parce que ça coûte trop cher. Ils n'ont pas nécessairement la connaissance de faire du marketing web non plus. Eux, ce qu'ils veulent, c'est déménager du monde. C'est sûr que d'un point de vue de l'offre, en ce moment, tu as beaucoup de compagnies pour qui qui se battent contre une industrie qui a une mauvaise réputation, même si c'est des personnes qui ont une bonne éthique de travail, ils souffrent de ça quand même. Ils n'ont pas nécessairement les skills et les connaissances pour faire du marketing, compétitionner contre les quelques gros joueurs qui prennent tout le space. Puis, ils n'ont pas nécessairement la structure de vente non plus. Ils ne veulent pas gérer du customer service parce que ça leur fait augmenter encore plus leur coût d'acquisition qui est déjà quand même élevé. Ce qu'ils veulent, c'est déménager du monde. Actuellement, ce qu'ils font, c'est qu'ils reçoivent des leads sur les channels qu'ils peuvent. Ils gèrent ça généralement par téléphone ou par courriel. Ils font ça un peu coin de table. Et puis, ils se retrouvent à gagner un client une fois de temps en temps. Puis, ce client-là, quand il y a très peu d'automatisation ou de technologie à l'interne des compagnies, il fait qu'ils ont beaucoup des fichiers Excel, des Google Drive. Il y en a des fois à qui on parle. Ils sont comme moi, j'ai patenté ma propre affaire, mon fichier Excel. Ils parlent à mon Google Drive. C'est comme, ils essayent de faire quelque chose, mais il n'y a pas nécessairement beaucoup de compagnies qui se payent des CRM très fancy dans l'industrie. Ce qui fait qu'il y a un certain niveau de désorganisation. Puis les compagnies ne vont pas nécessairement faire des suivis rigoureux avec les clients, etc. Finalement, ils vont se présenter le jour du déménagement. Puis si on choisit l'option de faire une soumission un peu rapide de coin de table, c'est là que les mauvaises surprises arrivent. C'est là que le camion était trop petit, l'escalier était trop serré. Puis ça génère des frais additionnels et des frustrations.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Parce qu'une de mes prochaines questions, Phil, c'était genre, « Why est-ce que c'est le plus archaïque dans l'industrie ? » Puis j'ai comme l'impression qu'il y a beaucoup de touch points. points autant au niveau utilisateur, fait que demande, que fournisseur, fait que supply, qui sont archaïques, dans le fond.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Beaucoup. C'est une industrie qui a très peu évolué. Si on remet les choses en perspective, nous, on est là depuis 2015, là-dedans. Fait que ce qu'on a vu, un gros, gros, gros shift au niveau de la mentalité pendant les années pandémiques. Avant la pandémie, il y a beaucoup de compagnies qui croyaient encore que, tu sais... pour pouvoir faire un bon déménagement, un bon inventaire. On parlait tantôt de ceux qui font les inventaires coin de table, qui se retrouvent avec plein d'erreurs, ou ceux qui vont vraiment être investis. Mais ceux qui étaient vraiment investis, par exemple, ils pensaient encore qu'il fallait qu'ils aillent sur place, qu'ils regardent ce que les gens avaient déménagé, la grosseur du divan, qu'ils avaient un beau papier, un contrat. Puis là, ils essayaient de faire leur vente. C'était plutôt archaïque. Puis il y avait une mentalité assez traditionnelle dans la façon que les leads et les inventaires étaient faits pour les bons déménageurs qui voulaient faire bien les choses. Fait que c'est sûr que pendant la pandémie, se sont retrouvés qui pouvaient être plus aller chez les gens. Donc, les compagnies n'ont pas eu le choix de commencer à faire des inventaires virtuels. Utiliser des technologies qui permettent de simplifier le processus, de prise en charge des leads à distance et non pas en personne, de faire les inventaires virtuels au lieu d'en personne, etc. Puis, je pense qu'il y a eu comme un changement, un vent de fraîcheur un peu vers une certaine réceptivité à la digitalisation de l'industrie. Puis, c'est là où est-ce que nous, on est comme arrivé avec notre marketplace, où est-ce qu'au début, il y avait un certain niveau de scepticisme par rapport à l'adoption que, hey, tu sais, nous, on arrive, on est comme, hey, nous, on a des algorithmes qui vont calculer. plus précisément que toi, un estimé sur un déménagement. Il était comme impossible. Fait qu'ultimement, il y a eu de l'adoption. Les early adopters ont adopté, puis on a fait nos preuves. Puis finalement, bien maintenant, il y a beaucoup plus de compagnies qui sont prêtes à embarquer dans une solution digitale comme un marketplace à cause que justement, ils ont été forcés à le faire pendant les années de pandémie où est-ce qu'ils ne pouvaient plus aller chez les gens.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais genre, c'est tellement un... problem space, un espace de problèmes costauds, le déménagement. En plus, il est two-sided, comme tu disais. On dirait que je me dis, là, vous avez un beau marketplace sophistiqué avec des algos, mais vous n'allez sûrement pas attaquer, tu sais, tu manges un éléphant de bouchée à la fois, type of stuff. Si tu découpes tous les jobs to be done et les différents plus petits problèmes, c'est quoi que vous avez décidé d'attaquer en premier, mettons,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> en 2015 ? Il y a déjà quand même dans l'industrie, des CRM qui sont spécialisées pour les compagnies de déménagement sont assez dispendieuses. La majorité des compagnies ne vont pas nécessairement... C'est upmarket. Oui, c'est ça. Le mom and pop, ce qu'on parlait tantôt. Ça, c'est des compagnies qui vont t'aider à manager tes profils de lead, tes profils de client, la progression de ton pipeline, ta comptabilité, le dispatchage de tes trucks, tes grottes. Il y a des solutions qui font ça. Nous, quand on est rentrés là, on s'est dit, OK, bien, Un des problèmes qu'il n'y a personne qui t'accorde encore, puis que nous, on voit qu'il est finalement un peu une boule de neige de problèmes pour l'expérience utilisateur, c'est la prise en charge de l'estimé.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Puis en créant ces algos-là qui permettent de calculer instantanément des estimés, ça nous permet d'être plus précis, puis de s'assurer que tout est pris en charge. Quand l'information est reçue par les déménageurs, il n'y a pas de mauvaise surprise. Ils savent quelle grosseur de truc prendre. Ils savent combien de gars ils vont avoir besoin. Ils savent c'est quoi les items spéciaux qui vont être à déménager. Donc, tout a été déjà pré-calculé pour eux. Quand ils arrivent sur place, ils sont prêts, puis les déménagements se passent bien. Ça évite les mauvaises surprises. La prise en charge, finalement, de l'estimé a vraiment un impact boule de neige sur l'insatisfaction du client par après. Parce que si l'estimé n'a pas été fait adéquatement, par exemple, il arrive avec un trop petit camion, qu'est-ce qui se passe ? il faut que tu fasses un aller-retour de plus. Tu as doublé le prix. C'est tout le genre de situation qui se produisent au quotidien quand il y a une mauvaise prise en charge dès le début.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis, est-ce que ce problème-là, du côté des déménageurs, c'est la première chose que vous avez essayé de régler ? Je me rappelle que dans notre prep, tu nous avais parlé de changement d'adresse. Oui, on a fait d'autres affaires. OK, d'autres affaires. Ça, c'est du côté moi, mettons. Du côté user.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On a parlé tantôt du problème un peu côté user.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Mais tu sais, le déménagement, tu sais que je dis, ça fait 10 ans qu'on est en affaires et on en a fait du serpent à échelle.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Fait que tu sais, quand on a parti la business, on a lancé en premier un service de changement d'adresse. Fait que c'est un peu le mal de tête de devoir aviser tous tes fonceurs quand tu déménages puis aussi transférer tes services Internet, assurance, etc. Fait que c'était l'idée d'un bon produit qui permettrait d'économiser bien du temps avec des mots de tête. Ça, on l'a commercialisé au Québec au début.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Puis on est allé chercher notre premier 100 000 users. Puis après ça, dans le fond, ce qu'on s'est rendu compte, c'est qu'il y a beaucoup de choses qu'on a appris de ça. Premièrement, c'est que, dans le fond, il y avait un paquet d'autres pain points dans l'expérience de déménagement qu'on ne réglait pas avec un service de changement d'adresse. C'est ce qui nous a amené un peu vers les autres pain points, comme la réservation de déménageurs, etc. Ça nous a amené vers ça. Un gros apprentissage de ce service-là, qui, by the way, on n'a jamais exporté en dehors du Québec parce qu'il n'y a pas vraiment moyen... de le monétiser. Exact. C'est un bon produit qui nous a amené 100 000 users en deux ans, mais on ne faisait pas d'argent avec. C'est correct. On voulait développer des bons produits, mais ultimement, on avait besoin d'un modèle d'affaires qui était soutenable. Par contre, l'apprentissage qu'on a fait de ce produit-là, je pense que c'est un peu l'expérience serpent-échelle que je te parle, c'est que c'est important de prendre tes learnings, sur tes erreurs. Je ne dirais pas que ce service-là était une erreur. C'est un service qui a été apprécié par beaucoup de users et qui nous a permis d'être où on est aujourd'hui. Mais c'est un service qui a été difficile à monétiser comme on l'avait anticipé.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> As-tu essayé, excuse ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> De le monétiser, oui. on l'a monétisé pendant une période de temps on l'a monétisé avec des fonds de sort internet
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> quand tu déménages, les fonds de sort internet veulent s'assurer que tu installes leur service à la maison. On l'a monétisé pendant une couple d'années avec les fonds de sort internet jusqu'à ce qu'on se rende compte que c'est vraiment difficile à reproduire dans de nouveaux marchés. Puis c'est difficile à monétiser. Quoi d'autre est-ce qu'on peut faire pour aider les gens qui déménagent ? Où est-ce qu'on aura un modèle financier plus streamliné et plus évident ? Une chose qu'on a appris de ce service-là, c'est finalement, le déménagement, c'est une période, on en a parlé tantôt, c'est un changement de vie. C'est une période qui est stressante pour le monde. Ce que les gens recherchent ultimement, c'est la paix d'esprit. Si on est capable d'amener de la paix d'esprit pour nos users qui sentent que passer par nous, ça va être plus efficace grâce à la technologie, ça va être un environnement où ils savent que ça va bien aller. Ça, dans le fond, on va avoir gagné le cœur de nos users et ça va nous amener un bon NPS et un bon référencement. C'est ce qui fait qu'aujourd'hui, on est... encore avec quasiment 50% de nos jobs qui viennent de façon organique. Fait que, qu'est-ce qu'on a fait, c'est qu'on a réappliqué cette méthodologie-là de dire, OK, on met ça au cœur de tous les produits qu'on développe. Fait que quand on a migré vers le marketplace pour les services de déménagement, on a gardé en tête l'idée qu'il faut bâtir un produit autour de la paix d'esprit. Qu'est-ce qu'on peut streamliner, qu'est-ce qu'on peut simplifier, comment on les rassure que ça va bien aller, c'est quoi les éléments qui vont faire qu'ils vont convertir puis qu'ils vont être engagés. parce qu'ils sentent que ça va mieux aller avec nous qu'avec n'importe quelle autre solution, parce qu'en ce moment, ils vivent quelque chose de stressant. D'avoir une certaine empathie envers tes users par rapport à ce qu'ils vivent, ça, c'est ce qui fait que tu vas gagner sur n'importe quel produit que tu vas développer avec ton brand. Cette migration-là, ça a été un apprentissage, vraiment un service de changement d'adresse, mais c'est un apprentissage qui nous a permis surtout de comprendre c'est quoi l'état d'esprit de nos users et qu'est-ce qu'on doit faire pour qu'ils nous aiment.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Les vrais entrepreneurs, pas d'échecs, juste des apprentissages.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> So wise.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Non, mais c'est bon.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Surtout que ça file un peu comme des échecs, par exemple. Mais on se parle, puis effectivement, c'est toujours des apprentissages.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est hot. Puis, ce que je me demande, c'est, avant qu'on arrive à vraiment une solution qui intègre le two-sided marketplace, les déménageurs et les gens qui ont besoin de déménager, est-ce que tu as fait une craque à... Sans Marketplace, offrir un produit ou un service juste pour les déménageurs avant de faire le Marketplace ou eux sont arrivés dans le décor plus au moment Marketplace, là on fait une plateforme pour les deux ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Ouais, non, ça s'est fait plus long que ça. Ah ouais ? Ouais, sur une décennie. T'inquiète.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fais-moi le rapido, ça m'intéresse quand même.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Ultimement, au début, le service de changement à l'adresse qui a été une des premières choses qu'on a partie, qui nous a donné 100 000 users, ces users-là, on a appris d'eux. Une des choses qu'on avait fait à l'époque, c'était un peu... à coup d'essai-erreur, c'est qu'on a commencé à développer finalement du contenu autour du déménagement. On a commencé à développer un paquet de contenus puis des guides, des checklists puis des recommandations de compagnie. Une chose qu'on a faite, c'est qu'on s'est mis à développer des recommandations de compagnie dans tous les marchés dans lesquels, des compagnies de déménagement dans tous les marchés dans lesquels on opérait.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Très cool.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Dans l'objectif de pouvoir amener des gens vers notre service de changement d'adresse à l'époque. Puis à un moment donné, quasiment au-dessus d'un an après qu'on a commencé à créer du contenu, Google s'est mis à le référencer. Puis là, ça a été comme un déclic. Fait que comme, OK, du jour au lendemain, on avait 10 000 personnes par mois qui magasinaient des déménageurs sur nos pages. Fait que qu'est-ce qui s'est passé ? Si t'as de la demande, bien là, va venir. Fait que là, les compagnies de déménagement au travers le Canada ont commencé à reach out pour nous dire, hey, t'sais... Comment on peut faire de la business ensemble ? On a bâti un modèle de référencement en ce moment-là. Entre le service général d'adresse, la monétisation s'est faite surtout sur un modèle de référencement par rapport à le contenu qu'on créait. On faisait du SEO.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Un play un peu média, plus.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> 100 %. Play média, play affiliate marketing. Puis ça, nos revenus ont fait x10 en un an.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis étiez-vous des gens de SEO whiz ? C'était-tu intentionnel ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On en prend tout sur le tas, nous autres.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Ça a plus été accidentel, la genre de découverte de « Shit, on a du trafic organique qui vient de Google, puis dans le fond, ce trafic-là, il y a une valeur pour d'autres mondes ? »
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui. En fait, on a créé du contenu de façon intègre dans l'objectif d'aider les gens à pouvoir consommer du bon contenu puis à découvrir notre domaine puis nos services. Mais là, à un moment donné, l'offre a commencé, puis c'est hyper compétitif, l'industrie du déménagement. Ça fait qu'ils se sont mis à... Beaucoup de compagnies se sont mis en direct. Comment est-ce que je peux m'associer à vous pour pouvoir aller chercher de la business ? Puis là, on s'est mis à pouvoir monétiser ces relations-là. Puis c'est là qu'on a passé, on a fait fois 10 sur nos revenus en un an, un an et demi. Surtout en plus avec les années pandémiques où est-ce que le marché était en croissance.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que là, vous avez, il y a tellement des parallèles avec genre mon histoire. Puis je ne veux pas faire de narcissisme conversationnel qui ramène ça à moi. mais genre... Nous autres, avec Snipcart, c'était comme, il faut qu'on séduise et qu'on éduque un peu des devs et qu'on les convainque que notre produit d'e-commerce va être bon pour eux autres. On va juste faire du bon contenu et essayer de pousser ça sur des forums ou des blogs ou des Twitter de ce monde. Justement, un moment donné, quasiment accidentellement, on a dit, wow, t'as peur, on a du trafic organique qui rentre cet article-là, qu'est-ce que c'est ? Puis là, il y a du monde qui a cliqué sur le bouton « Essayer gratuitement » , whatever. Ça a comme été semi-accidentel. tomber dans les SEO. Ça me fait crissement penser à ton truc.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Même chose. Ça a été un peu accidentel aussi.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> L'autre chose aussi à laquelle tu m'as fait penser, c'est quand j'étais vraiment kid, au début de ma carrière, c'était encore des stages. J'étais dans une agence marketing et on faisait de la pub et du marketing pour, mettons, des compagnies de construction. Je me rappelle, les entrepreneurs en construction, c'était genre, ils voient une liste, que ce soit un article de blog, un ranking sur Google, un index, puis ils veulent être en haut de la liste. Là, ils étaient comme, Comment je fais ? Faut-tu que je paie combien tu veux pour que je sois en haut de la liste ? On dirait que ça m'a comme fait flasher ça quand tu racontais, le monde t'appelait ou t'écrivait, excuse. Oui,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> on a vécu une expérience très similaire. C'est là qu'on a compris, dans le fond, qu'il y avait énormément d'opportunités, pas juste commerciales, mais des deux côtés. Parce qu'ultimement, on avait 10 000 users par mois qui venaient sur la plateforme pour lire des recommandations de déménageurs. Ça démontrait une certaine insécurité de la part des users où est-ce qu'ils ont besoin de comparer, où est-ce qu'ils ont besoin d'accompagnement. Ce qui venait vraiment fitter dans nos valeurs de journée, de la paix d'esprit. Puis de l'autre côté, le fait que les compagnies étaient autant affamées pour pouvoir, qu'elles étaient prêtes à payer pour ça, on s'est dit, OK, il y a un vrai problème des deux côtés. Fait qu'on a navigué les revenus d'affiliation pendant, je dirais, quatre ans. Et puis en 2022, on parlait de SEO, puis là tout d'un coup, les pages rank, puis il y a du trafic. Ce chapitre-là est un peu tourné. Ultimement, aujourd'hui, les moteurs de recherche, les agros fonctionnent différemment, surtout pour des microsites. Il y a eu beaucoup d'updates, comme un update qui nous a beaucoup impacté, c'est le Helpful Content Update de 2024, où est-ce que Google a commencé à dérinker des sites qui ne sont pas nécessairement les sites de services eux-mêmes, mais qui font des recommandations. Écoute, ils ont leur raison. On peut débattre si c'est des bonnes raisons ou pas. Mais ultimement... Nous, ce qu'on s'est rendu compte, c'est qu'on a surfé la vague du SEO. On est devenu vraiment fort en SEO. On était ultra geek. On traquait tous nos KPIs. On avait une armée de contenus. Puis, on voulait scaler ça sur plein de verticales. On a commencé à monétiser les fonds de sort Internet, monétiser des unités d'entreposage, un paquet de choses. Puis, à un moment donné, en 2022, on a eu un... En fait, ce qui est arrivé, c'est que 80 % de notre trafic finissait par venir. organiquement de Google.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu ne t'en rends pas compte, mais moi, je l'ai vécu ce d'autre. On a eu des hits moins gros que vous autres. Tu ne vas pas pouvoir raconter le tien, of course, mais tu es en train de builder une dépendance à une plateforme et un canal de distribution insane. Moi, je ne m'en rendais pas compte. Moi, dans ma tête, on va toujours faire du bon contenu. On va toujours être white hat. C'est pour les perdants, les pénalités de Google ou d'Algo ou whatever. Tellement de monde se sont fait décimer leur business. C'est insane.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Parlant de décimer...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est un lay-up.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est un lay-up. Je m'en vais te dunker. Parlant de décimer, en 2022, il y a eu un update des algos. 80 % de notre trafic, on a des moteurs de recherche. Qu'est-ce qui, avec du recul, était un peu reckless ? Mais écoute, avec le revenu par utilisateur qu'on faisait, on ne pouvait pas... Speed Publicité, Partnership, les autres channels n'étaient pas atteignants. On est devenu vraiment dépendant de ça. En 2022, il y a eu un drop. On a perdu comme 50% de notre trafic en dedans de 24 heures.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Moi aussi, en 2022 avec Snipcard. Hey, Chris, en tout cas, whatever. Continue, je suis pas en ressource de 2022.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On a peut-être été affecté par le même update, mais c'est là que pour nous, on a eu un wake-up call de se dire, OK, c'est bien trop risqué de dépendre juste sur les moteurs de recherche, même si c'est une vague le fun à surfer et qui est payante, il faut qu'on se diversifie. Mais pour se diversifier, il fallait qu'on augmente notre revenu par utilisateur. Parce que si tu vends des clics, ultimement ton revenu n'est pas assez élevé pour que tu puisses payer des ads pour que tu puisses générer ouvrir un channel de partnership par exemple parce que bon ça vaut pas la peine si t'es pas capable de leur payer suffisamment d'argent bon fait que c'est là où est-ce qu'on a eu l'idée du marketplace mais
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est ça que je trouvais une scène Phil dans votre histoire c'est que genre c'est comme si le marché en général tirer un marketplace out of your business. Tu comprends ce que je veux ? C'est comme vous avez tellement essayé d'être helpful à différentes solutions, différents produits pour le marché, puis le marché a comme fait, ben, men, check ce qu'on a besoin, c'est un fucking marketplace. C'est vraiment hot. Ultimement,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> c'est un peu l'image de tu te tires en bas d'un avion, puis tu construis ton parachute en descendant.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu itères ton chemin jusqu'au succès.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Jusqu'à ce que tu figure it out. En 2022, on a eu ce drop-là, puis là, on a eu un... Ça a duré 30 jours, mais ça a été un 30 jours extrêmement angoissant. Puis on s'est dit, OK, il faut qu'on fasse mieux. On ne peut pas être juste un site de transfert. Il faut qu'on devienne une destination. On ne peut pas être juste un site de transition.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je ne suis pas un middleman, genre.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Exactement. Ça, il faut qu'on… Oui, mais disparamment.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Un meilleur.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Il faut augmenter notre revenu par utilisateur. Pour augmenter notre revenu par utilisateur, on ne peut pas juste vendre du trafic au CPC. Il faut qu'on réussisse à aller chercher un pourcentage de la transaction.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, fair.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> OK. Parce que tu sais, un CPC, tu vas le vendre 5-10 $ le clic. Ton pourcentage de la transaction, bien là, tu peux aller chercher un 20-30 % de la transaction dépendamment de ton industrie. Fait que c'est là où l'idée du marketplace est arrivée. Où est-ce qu'on s'est dit, OK, bien, on va développer la technologie, finalement, qui va connecter les users qui cherchent puis les déménageurs qui sont affamés. Puis on va offrir une expérience qui va être sécuritaire, une expérience qui va être simplifiée puis qui va permettre de digitaliser tout le processus d'estimation puis de réservation. puis de dispatch pour qu'ultimement, on puisse connecter l'offre et la demande sur notre plateforme puis construire le marketplace qui allait nous permettre éventuellement de réduire notre dépendance à Google. Parce qu'en augmentant notre revenu par utilisateur, en parallèle, on développait des nouveaux channels d'acquisition au travers du partenariat, au travers du paid. Fait qu'en ayant un plus grand revenu par utilisateur, on avait plus d'argent à dépenser en acquisition. Fait qu'on a pu tester un paquet de nouveaux channels. Fait qu'on a fait ça, cette transition-là a duré environ deux ans. Où est-ce qu'on a développé le produit ? Où est-ce qu'on a appris à vendre un déménagement parce qu'on n'avait jamais fait ça avant ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça que j'allais dire. Vite, mettons, sur l'échelle de ton succès ou de ton parcours, le barreau entre... OK, on faisait le changement d'adresse. OK, on fait un site de médias qui est un genre de middleman puis qu'on prend une cote, mettons, plus affiliate, whatever. Mais l'autre barreau qui est « Hey, on développe la tech pour faire un engin de recommandation sécure pis... tout sophistiqué. Le barreau, il est un peu plus haut.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Il est vraiment haut.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis ta team, était-tu juste des SEO specialists ? Je ne sais même pas si à l'interne, tu avais ce qu'il faut pour builder ça. Clairement, tu avais un co-founder technique.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Il a fallu qu'on remodélise un peu les ressources qu'on avait à l'interne, mais le core est resté. On a une équipe incroyable. Je les aime tellement. C'est du monde. Il y en a qui ont passé au travers, vent et marée avec nous autres.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est très hot.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> on est parti. De tout ça, on est parti là-bas pour finalement dire, « Ah, by the way, guys, finalement, on va plutôt faire ça. » C'est des gens qui se sont adaptés. C'est des gens qui ont pris des responsabilités, qui sortaient de leur corps de compétence initiale. Ou est-ce que... Genre, le monde a vraiment porté plein de chapeaux puis ils ont vraiment « delivered » . C'est vraiment une « startup » . Oui, oui. Puis on a engagé aussi du monde qui pouvait nous aider avec ça. Cette transition-là a duré à peu près deux ans. Ou est-ce que... Mais tu sais, quand on avait le feu au cul, c'est une histoire de « life or death » . Merci. Parce qu'on a souffert de 2022. Puis on s'est dit, OK, si on ne fait pas ça, il va y en avoir un autre. Et il y en a eu un autre.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, bien, c'est ça. En fait, c'est ça que je trouvais une scène dans ton histoire. Puis tu vas pouvoir en parler de 2024. J'ai l'impression que vous vous êtes fait donner un coup de pied sur le tibia, genre. Puis au lieu de faire juste, « Ah, j'espère qu'on n'en remangera pas un coup de pied » , vous avez fait « T'as peu le prochain coup de pied, on va peut-être l'avoir en face, genre. » puis on va pas s'enlever, fait que laisse-moi, genre, dodger ça.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On va faire l'impossible.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais. Fait que, OK, parle du hit de 2024, puis où, mettons, vous étiez rendus avec le product et la team quand ça a été en 2024.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui. Dans le fond, entre 2022 et 2024, il fallait qu'on développe toute la tech sophistiquée que je te parle.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est là que tu as levé du cash la première fois ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Ça, on a été capable de le subventionner encore, parce que, dans le fond, ce qui est arrivé, c'est que 2022, on a eu une drop de un mois, puis c'est revenu. Fait que nos revenus d'affiliation... C'est bon, c'est bon, c'est bon. ...qui étaient significatifs, et qui était aussi comme... Il n'y avait pas de coût vraiment associé à ça quand tu faisais faire du trafic. On avait beaucoup de liquidités pour investir pour le développement du produit et continuer à soutenir l'équipe dans cette transition-là. Qu'est-ce qu'on devait faire ? Développer le produit et développer des nouveaux channels d'acquisition en parallèle. Là, on est parti en développement d'affaires après des joueurs immobiliers.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oh, OK.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Là, je suis allé cogner chez... On prend des exemples au Québec parce que je sais que l'audience est beaucoup au Québec. SaaSpasse, on est allé cogner... Chez Centris, on est allé cogner chez Duproprio, on est allé cogner chez Des Blocs Solutions, chez Des Corpics, des joueurs qui travaillent dans le domaine immobilier, que ce soit des PropTech ou autres. Puis on leur a dit, nous, on travaille en développeur marketplace, puis voici de quoi ça va avoir l'air. On pourrait travailler ensemble, vous n'avez pas de solution déménagement pour votre clientèle qui achète et vend des maisons.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Fait que... En faisant ça en parallèle pendant deux ans, on a été capable de réduire notre dépendance aux moteurs de recherche en augmentant notre acquisition d'utilisateurs au travers de partenariats.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est-tu encore ton plus gros channel, Phil ? Mettons, les partnerships, integrations et tout.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Aujourd'hui, oui. C'est notre plus gros channel. C'est ça. Les partnerships, oui. Fait que cette transition-là, product, puis construction finalement du nouveau modèle d'acquisition, mais aussi flipper tous nos déménageurs d'un CPC à un CPA. en disant qu'on va maintenant faire leurs estimés, qu'on va faire leurs ventes, puis qu'on va leur dispatcher les jobs et que ça va bien aller. On a fait tout ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est insane. En deux ans.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> En 2024, on s'est fait ramasser par un autre algorithme. Malheureusement, on n'avait pas réussi à dépendre, à se libérer complètement de notre dépendance sur notre ordre de recherche. C'est quasiment impossible pour une consumer internet business de se départir complètement de Google. Ils ont le monopole sur la navigation sur Internet. Right ? On avait encore une certaine dépendance pour eux, puis on a mangé une grosse claque. Le coup de pied dans la face, tu parlais tantôt, il est venu. Ça a été le HCU, le Helpful Content Update de mars 2024. Finalement, à l'intérieur des 12 mois qui ont suivi, on a perdu environ 90 à 95 % de nos revenus organiques.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça, parce que toi, c'était aussi un pour un que moins de trafic, moins de cash, c'est lié. Parce que c'était des clics, ce que tu vendais.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> 100 %. C'est là qu'on a fait notre... C'est là qu'on est allé chercher plus de temps.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est bon, on m'exerce ça. C'est genre, là, il en faut du cash.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On était comme, on a une bonne plateforme, on a tous les partenariats qu'on est en train de builder. Ça fait deux ans qu'on est en train de pivoter vers quelque chose qui va vraiment bien répondre aux besoins du marché, qui va finalement disrupt cette industrie-là, qui est archaïque. Puis, on s'est fait couper l'arbre sous le pied comme à minuit moins qu'or. Fait qu'on avait encore besoin de cash, puis on a perdu 95 % de toutes nos ventes. qu'on faisait sur les revenus d'affiliation.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On peut-tu double-cliquer là-dessus ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Parce que, genre, on dirait que l'insulte... Puis là, je te connais peu. C'est la première fois qu'on se voit en vrai, mais tu me sembles être un gars intègre. Puis, genre, j'ose croire que le affiliate marketing puis le contenu que vous génériez, c'était legit. C'était des bonnes choses. C'était pas du spammy grey hat shit. Non. On dirait que l'insulte sur l'injure du fucking HCU... Helpful Content Update, c'est genre, OK, moi, mon contenu, il y a du monde et un algo qui ont décidé que ce n'était pas helpful.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Ah, puis ce n'était pas une pénalité manuelle. C'est vraiment les algos. Oui, oui,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> oui. Tu sais ? Fait que pas du monde. OK, je comprends.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Fait que tu sais, nous, notre contenu est intègre. Les partenaires avec qui on travaillait avant, c'est encore les mêmes partenaires avec qui on travaille pour plusieurs aujourd'hui dans le marketplace. Exact. Et aujourd'hui, j'ai plein de reviews d'users qui les utilisent et ils sont extraordinaires ces partenaires-là et je les recommanderais à ma mère. À la fin de la journée, on a passé un peu dans la machine à se cacher avec un paquet de « AI built website » et un paquet d'affaires. C'est de là à dire, les algos, on ne peut pas faire 100 % confiance aux algos de Google, mais attention, heads up, les algos aussi de OpenAI, maintenant que la navigation navigue, la nuion migre vers les robots conversationnels. Il faut diversifier ses sources d'acquisition, ou sinon, you're dead. Trust me. Le fait qu'on a réussi à survivre ça, on n'aurait pas eu d'égal de survie si on n'avait pas reçu l'investissement. Pour continuer à pousser là-dessus. Ça a été un journey qui a été quand même rock and roll.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Moi, ce que j'admire, mettons, de ton histoire, c'est un, la proactivité une fois que tu as eu le premier coup de pied sur les shins, sur les antipillots, mais aussi la réactivité une fois que le deuxième est arrivé, d'aller lever du cash, de continuer de pousser la plateforme marketplace et tout. Il n'y a pas une partie toi ou ta team même qui était comme hey c'était ce plan ouais ça mais ou let's fight this genre on connait-tu quelqu'un chez Google on essaye-tu de se faire réindexer genre où vous étiez comme man ça donne il faut que tu me donnes un coup de pied dans la face on est encore indexé mais on a perdu c'est qu'on était vraiment la ressource numéro 1 au Canada pour Google pendant vraiment longtemps puis on est devenu la ressource numéro 22 mettons on
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> a perdu c'est exponentiel ouais estime non honnêtement bonne chance à aller cogner chez Google. Tu vas perdre plus de temps que de fight back et de trouver des alternatives. On a réduit notre dépendance. à Google à ce moment-là. Puis on a ouvert des channels plus résilients.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis je veux pas compter son histoire à sa place, ça y appartient, puis tout, mais il y a des business comme Heartbacon, je pense que de Julien Brault, c'est similaire, le hit qui ont pogné. Puis je pense que l'argument peut être fait que ça a été fatal, en fait, pour certaines business. All right, folks. Jeudi, le 29 janvier, SaaSpasse débarque dans les bureaux de Nexap à Québec pour un podcast live, le 1er de 2026. Donc, on reçoit Jonathan Lessard, président et co-founder de Nexap et AxeFi, leurs produits. Puis au menu, on va parler justement de comment une shop de services tech lance sa propre SaaS, de la culture entrepreneuriale boss run, puis de l'impact de l'AI sur leurs pratiques, leurs business. Networking,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> bouffe, drinks, comme d'habitude, questions du public. Les places sont limitées, les billets sont sur Evenbright, sur la bannière sur notre site web, SaaSpass.com, ou tu peux juste t'abonner à l'infolette pour voir ce passer. OK ? De retour au pod.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Aujourd'hui, mettons, aujourd'hui, si... Moi, je me pointe sur... C'est-tu .ca ? Movingworldo.com. Movingworldo.com. Parfait. C'est quoi la suite de features, mettons, qui m'attend ? Parle-moi plus de la plateforme. Je veux qu'on rentre plus dans le produit qui ressemble à quoi aujourd'hui.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On a parlé tantôt un peu de comment ça se fait sans Moving Worldo. Je peux te parler un peu de comment ça se fait dans la plateforme.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Allons-y.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Quand quelqu'un se prépare pour un déménagement, vient Movingworldo.com. il va rentrer quelques informations par rapport à son déménagement. Évidemment, les données qui sont nécessaires au calcul d'une estimation pour ton propre déménagement spécifique, tu remplis quelques informations sur ton déménagement. Puis en temps instantanément, tu vas recevoir des estimés.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Puis ces estimés-là, dans le fond, c'est tous des déménageurs qui sont vérifiés par Moving World Do et qui sont aussi évalués. Et puis, qui sont en proximité de chez toi.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis, est-ce que les estimés sont agnostiques aux déménageurs ou ils citent ou nomment un déménageur, mettons, trois estimés ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Non, c'est ça la différence entre un lead gen puis un marketplace. Notre technologie, elle est... Les estimés que tu reçois sont les estimés que le déménageur te donnerait si tu le contacterais lui-même. Parce qu'on a une plateforme partenaire dans laquelle les déménageurs tiennent à jour leurs prix, leurs disponibilités, leurs tarifications spéciales, etc. Une plateforme d'utilisateur où l'utilisateur rentre ses informations de déménagement, son ancien adresse, sa nouvelle adresse, la grosseur de sa maison, le nombre d'escaliers, etc. En temps réel, les algos, ce qu'ils font, c'est qu'ils cross-check toutes les données. Puis, ils te calculent un estimé pour chacun des déménageurs qui sont disponibles près de chez toi.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis, t'en nommes-tu tout de suite ? Genre, c'est-tu une option ? Oui,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> tu reçois les différentes options. Tu peux regarder, tu peux comparer les prix. T'as un genre de Google Flight Calendar que tu peux, je crois, ta date sauver si tu changes de journée. Tu peux aussi voir les évaluations des utilisateurs précédents, comme avec Uber ou Airbnb. Tu peux lire les évaluations des gens pour donner confiance. Et après quoi, si tu es satisfait de ça, tu trouves un déménageur qui te plaît, tu passes au checkout. C'est un checkout comme n'importe quel e-commerce dans lequel on confirme tes informations sur ton checkout, puis tu peux réserver. Une fois que tu réserves, tu fais un dépôt de 100 $ pour réserver ton déménagement. Le déménagement, dans le fond, tu n'as pas besoin, toi, en tant qu'utilisateur, de communiquer avec le déménageur. Tu n'as rien à faire. C'est réservé, c'est confirmé. Le déménageur, dans le fond, la technologie, elle va dispatcher la job dans le portail du déménageur. Le déménageur reçoit toutes les informations du déménagement, la prouve et puis ça rentre dans son calendrier. Le jour du déménagement, il va se présenter chez toi. Il va te déménager. Une fois qu'il va te trouver dans ta nouvelle maison, il va faire comme ton Uber driver, il va te dire, « Peux-tu me donner une bonne review sur Waldo ? » Puis, dans le fond, c'est Moving Waldo qui prend le paiement. Ça, c'est vraiment important parce que ça change vraiment la dynamique de l'industrie. On en parlait un peu plus tôt, des fois, il y a des déménageurs, ceux qui ne sont pas tous les déménageurs, mais ceux qui sont moins éthiques, qui ont une moins bonne éthique de travail, ils vont lowballer des estimés pour gagner des jobs et ils vont t'ajouter des frais quand ils disent que tu es vulnérable le jour du déménagement dans ton salon. Malheureusement, c'est des choses qui arrivent. Avec Moving World, ça ne se passe pas parce que la transaction est contrôlée par Moving World. S'il y a des frais qui ne sont pas approuvés par notre équipe, ils vont juste être rejetés. Et si jamais tu as une réclamation à faire ou quelque chose qui n'a pas bien été, c'est streamliné aussi au travers de Moving World. Puis on garde l'argent en escroc jusqu'à ce que les réclamations soient complétées. Donc le déménageur n'est pas payé tant qu'il n'a pas dédommagé, exemple le client s'il a abîmé quelque chose ou des choses comme ça. Ça protège le client aussi contre un déménageur qui briserait quelque chose, mais qui ne serait pas responsif par après parce que c'est que tu ne redéménageras pas avant 10 ans. Ça protège le client dans cette situation-là parce qu'on contrôle le paiement. Ça protège aussi le déménageur, par exemple, dans certaines situations. Puis après ça, on va payer le déménageur pour son travail une fois que c'est complété.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Garder du cash en escroc, checker des signaux, mettons, de validité ou de travail bien fait, complété, des deux côtés, c'est quand même plus sophistiqué comme feature. C'est-tu venu plus tard dans le marketplace ? Au début, c'était pas là,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> genre ? Je peux t'expliquer comment la transition produit s'est faite. Ça m'intéresse vraiment. La première étape, ça a été, comme on en parlait tantôt, de passer d'une plateforme de contenu avec du trafic vers... marketplace. La première chose qu'on a fait, c'est qu'on a développé notre propre funnel. Au lieu d'envoyer nos leads directement vers les déménageurs, on les envoyait, on a développé notre propre funnel, puis on prenait les leads à l'interne avec des vendeurs pour comprendre un peu comment ça marche. On n'avait jamais vendu de déménagement. Comment ça marche.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pour apprendre.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui, on croit beaucoup à ça. Quand tu veux développer quelque chose de nouveau, il faut que tu le fasses toi-même avant. comment faire. Fait que là, on faisait un peu la passerelle entre les déménageurs puis les clients, mais ce n'était pas instantané. Après ça, on a développé l'estimé. Fait que quand on a lancé le portail partenaire, les partenaires pouvaient mettre leur prix, etc., on a développé les algos puis on a pu faire l'estimé. Fait que là, maintenant, en plus d'avoir notre propre funnel, on avait après ça, au bout, les clients pouvaient avoir des estimés sur mesure pour eux, mais ils ne pouvaient pas réserver en ligne. Il fallait encore qui passe par un vendeur. La troisième étape, dans le fond, ça a été d'inclure la passerelle de paiement sécurisée. le check-out, puis le dispatch aussi au déménageur. La troisième étape, maintenant, ils peuvent rentrer leurs informations de déménagement, obtenir des estimés instantanés, réserver en ligne. Le déménagement est dispatché au déménageur, puis le déménageur va se présenter, puis le paiement est pris par après. Maintenant, toute l'expérience est digitalisée bout en bout, mais ça a pris, c'est pour ça que je dis que ça a pris de 2022 à 2024, on a tout développé, on était là avec des ressources limitées, nous on a un dev. Mais c'est une machine.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Clairement, si.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Fait que, tu sais, développer le produit, puis le modèle d'affaires fallait quand même qu'il soit shifté aussi. Fait que ça a pris quand même du temps de faire tout ça, mais ça a été trois grosses étapes. Puis aujourd'hui, bien, ça transige du déménagement tous les jours.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Bien, c'est une scène. Ça paraît que vous avez été des bons étudiants du startup playbook aussi, de pas tout faire en même temps, genre, puis d'y aller de façon incrémentale, puis de prouver une partie de la proposition de valeur. Après ça, l'enrichir ou la dupliquer sur d'autres affaires. Parce, man. Il y en a des jeunes qui viennent me parler, je veux faire un marketplace, ça m'est arrivé une couple de fois, et c'est genre, dude, il y a tellement d'étapes et de confiance qu'il faut que tu génères et de problèmes que tu dois régler ou de choses dans l'industrie que tu dois comprendre avant d'être capable de mettre une plateforme sophistiquée qui répond à deux côtés. Genre, c'est long. C'est pas facile, un marketplace. C'est pas pour rien que la majorité chie. Mais quand ça marche, c'est sticky.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui, c'est ça. C'est vraiment un modèle winner takes all. Tu regardes, mettons, les modèles marketplace, mettons, ceux qui ont digitalisé les industries, c'est rare que tu aies plusieurs, vraiment, options. C'est vrai. Je veux dire, regarde le taxi. Tu as Uber, tu as Lyft. Est-ce que Uber était le premier en marché ? Je ne pense pas qu'il était le premier à le développer initialement, mais c'est winner takes all. C'est eux.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Takes most.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Takes most. Oui. Exact. Versus des SaaS, des fois, tu as plusieurs joueurs dans le même. Oui, 100 %. Qui vont se battre pour le même client.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> puis On peut-tu parler de ton modèle de pricing ? Un peu ? Oui. Genre, les choses que tu peux dire, mais genre, comment toi et ta team vous faites pour dire, genre, OK, avec toute la valeur qu'on amène du côté buy, puis, excuse, demand, puis supply side, on trouve ça justifié de prendre quoi ? Une cote ? De chercher aussi un frais fixe ? On dirait qu'il y a tellement de facteurs, man. Comment tu fais pour pricer ça ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Dans le fond, c'est un pourcentage de la transaction.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> That's it ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> That's it.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il n'y a jamais de frais fixes nulle part ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Non.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Chris Ballsy, OK, man, nice.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Dans le fond, on en parlait un petit peu plus tôt, les déménageurs, beaucoup de mom and pops qui veulent déménager du monde, mais qui n'ont pas nécessairement les skills de faire des marchés commercialisés, de faire des ventes, gestion client, etc. Donc, nous, c'est un peu ça finalement qu'on fait pour le déménageur. On attire le client, on fait la vente pour eux, on fait le customer service, on gère la transaction. Eux, tout ce qu'ils vont faire, c'est show up with pride. les déménagers. Ultimement, il y a un gros coût qui est économisé, coût marketing, vente, opération, transaction.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est énorme.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Pour les déménageurs. Le revenu est payé par le déménageur. La cote, c'est pas le client qui a payé.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Zéro.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est les déménageurs qui établissent leur prix. Je ne peux pas parler d'absolution, mais ce qu'on sait, basé sur notre expérience, c'est que nos prix sont égales, parfois même plus bas que si on contacte les déménageurs eux-mêmes parce qu'ils sont dans un environnement compétitif et des fois, les camions traînent dans le cours. Ils veulent gagner des jobs. Ils vont avoir tendance à baisser les prix. C'est payé majoritairement par le côté des...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est trop intéressant, man, parce que j'essaie de penser aux exemples de marketplace que j'ai en tête. Il y en a plein qui c'est l'inverse, man. C'est Supply Side qui paye le plus, man. Ou les deux, souvent.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Tu prends, mettons, un Airbnb qui est carrément un monopole. Si on en parle un peu, les marketplaces, des fois, c'est un peu winner takes all. Ils vont prendre un pourcentage de la transaction du côté supply, mais ils sont rendus tellement big qu'ils vont aussi prendre un frais, un Airbnb fee, qui des fois, c'est comme 400$ pour un booking à 2000$. Ils vont prendre aussi un Airbnb fee. Fait que, tu sais, Est-ce que nous, on n'a pas de frais comme ça pour l'utilisateur ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis comment tu... Une des questions qui revient souvent dans les marketplaces, puis il prolonge, tu as une réponse intelligente, c'est genre, comment tu fais pour t'assurer que tu restes le middleman en contrôle de la relation et des communications et du transfert d'argent ? Parce que le monde essaie de bypasser ou d'appeler ou de whatever. Y a-tu juste un laisser-aller de ton côté où genre, si le monde essaie de bypasser, ils peuvent ? Comment tu réfléchis à ça ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est vraiment une grosse menace dans les environnements marketplace. C'est ça, right ? Surtout des environnements marketplace où est-ce que les brands sont mis de l'avant. Si tu prends, mettons, un Uber, par exemple, c'est impossible d'entrer en contact avec le driver si tu ne parles pas par Uber. Il n'y a pas un Google My Business.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> il y a une certaine menace à ce niveau-là. Ce qui est important, c'est surtout... On appelle ça de la... sur convention de fabriquer assez marketplace ce qui est important c'est surtout de bien savoir beaucoup on peut pas empêcher c'est ce qui arrive on peut pas empêcher on a des pénalités si on apprend si je me disais tu peux en discipline genre de ces carottes bâton il ya le bâton de ce côté là ça arrive par contre il ya aussi le côté utilisateur c'est surtout une job de bien communiquer sa proposition de valeur ultimement réservé au travers de notre plateforme, ça va te protéger.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Littéralement,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> oui. Dans cette industrie-là, on en parlait un peu plus tôt, c'est stressant, c'est des événements de vie, les gens veulent la paix d'esprit. Donc, de mettre de l'avant cette communication-là et s'assurer que les users comprennent qu'ils vont être protégés s'ils passent par notre plateforme, qu'ils vont avoir un support jusqu'à ce qu'ils soient satisfaits après le déménagement. Donc, c'est sûr que c'est toutes ces propositions de valeur-là, cette communication-là, des propositions de valeur d'un côté user qui est important. de mettre de l'avant pour les amener à passer par la plateforme. On en a des users, des fois, qui reviennent et qui sont comme, « J'ai dû le déménager. J'ai réservé deux fois le même déménageur au drapeau de votre plateforme. » Ils auraient pu aller le contacter directement, mais ils l'ont fait parce que le convenience et la sécurité, qui sont les propositions de valeur marketplace que tu veux mettre de l'avant, sont suffisamment fortes. Dans ta proposition de valeur,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> côté demande, est-ce que tu es transparent dans le fait que ce n'est pas l'usager qui paye BasicLibre ? Non, je suis pas transparent. C'est ça. En plus,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Nous, on est super transparent sur tout.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu ne peux pas perdre, comme user. La question se pose, on flip the script, je suis comme, les déménageurs, je ne veux pas renforcer de stéréotypes ou whatever, mais mettons que tu en aurais dans ta grappe de raisin de tous les déménageurs qui sont sur Moving World. Il y en a, mettons, 2-3 qui sont plus louches ou moins by the book. Eux autres, ils peuvent circumvent, comme tu dis. Puis toi, dans le fond, si tu apprends ça, tu es kick-out du réseau ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> minimalement les déménageurs peuvent pas tant parce que ce qui se passe c'est que le déménageur va seulement savoir que le client existe quand il l'a gagné c'est ça pis y'a pas comme on disait la réoccurrence est fucking longue genre le user va pas essayer de déménager tout de suite après non c'est pas tant une menace d'un côté des déménageurs mais tu sais c'est plus une menace d'un côté du user c'est des users préfèrent bypasser la plateforme exemple utiliser pour obtenir des soumissions bypasser la plateforme par après et C'est vraiment comme dans l'objectif, nous, c'est vraiment de bien communiquer les bénéfices finalement, puis les propositions de valeur, de sécurité, de convenience de passer par la plateforme pour réserver versus un déménageur par toi-même. Est-ce que ça se fait ? Probablement. Difficile à 100% contrôler.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, je te file.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Du côté des déménageurs, on a des relations contractuelles aussi avec des déménageurs, nos déménageurs. Il y a des pénalités en fonction de certains comportements qu'on peut éviter. Mais au-delà de ça, on a une relation de confiance. Il y a des déménageurs qui font des centaines, des centaines de déménagements pour nous à chaque année. Tu ne mords pas la main qui te nourrit.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Non, je te fiole. Puis, est-ce que le cash, il reste longtemps en escroque par transaction moyenne ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Dans le fond, toutes les payouts se font à la fin du mois. On le garde généralement pendant un maximum de 30 jours.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu peux-tu faire du cash là-dessus ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> En le plaçant ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je ne sais pas.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est des gens qui ne nous appartiennent pas. une certaine responsabilité. Je ne connais pas ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il me semble qu'il y a déjà des business qui m'ont parlé du fait qu'ils faisaient ça.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est que tu peux... Je veux dire, la liquidité dans ton compte bancaire, tu peux faire du rendement dessus quand tu as assez de volume. Tu peux te placer dans des véhicules financiers qui ont... sans risque. Maintenant, si tu veux risquer cet argent-là, c'est que moi, je la paye anyway. Nous, on n'est pas là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça. Ce n'est pas une partie importante du business model.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Je pense que, j'avoue que je l'ai un peu anticipé que ça pourrait éventuellement devenir un véhicule de rendement. Mais pour ça, ça va prendre beaucoup plus de volume.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je te feel. Tu disais que c'est winner takes most. Vous, moi, je ne connais pas l'industrie. Hopefully, je ne déménagerai plus jamais de ma vie. Si jamais je déménage, of course, je vais utiliser movingworldo.com. Mais... Mais je me dis, genre, la compétition, ça ressemble à quoi ? Est-ce que tu... Parce que là, on a comme fait basically la liste des compétiteurs indirects. C'est le monde qui vont faire du affiliate encore, ou genre...
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Ils vont vendre des leads.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Exact. C'est ça, on en a vu popper à fond Léon dans 2010. Y'a-tu des compétitions, de la compétition directe ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> En même marketplace ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais. Oh oui, man. On dirait que ça m'impressionne aussi. Je suis comme, tu sais, oui, vous êtes smart, pis hot, pis nice, pis tout, mais genre...
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Keep going.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Non, mais il y a d'autres mondes qui pourraient se dire, Chris, je peux aller... Il y en a eu,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> là. Honnêtement, depuis qu'on a... Ah,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> il y en a eu ? Oui,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais ils n'ont pas survécu.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Ils n'ont pas survécu. Il y en a qui ont essayé de faire des marketplaces, il y en a qui ont essayé de faire des services alternatifs ou similaires.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Il y en a beaucoup qui n'ont pas survécu.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pourquoi tu penses ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est une industrie qui est tough.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est une industrie qui est tough pour plein de raisons. Mais je te dirais, beaucoup la récurrence rend ça difficile.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Carrément.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Être capable de construire une bonne expérience qui rely sur un supply qui est unreliable, c'est difficile. Nous, on le figure out grâce à nos processus de vérification puis notre rating system puis l'expérience qu'on a. Mais non, il y a beaucoup de compagnies qui ont... Le déménagement est une conséquence du real estate, de l'immobilier. L'immobilier, c'est des cycles. Avec l'économie. Oui. Donc ça, je te dirais qu'au niveau du modèle financier, c'est 100 % transactionnel. T'as acheté à tuer. C'est ça qui m'impressionnait tantôt quand tu me disais 100 % transactionnel. Je me suis dit,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> je me suis dit, je me suis dit, je me suis dit, je me suis dit, je me suis dit, je me suis dit, je me suis dit, je me suis dit, je me suis dit, je me suis dit, je me suis dit, guess, vous avez capturé une bonne partie des deux côtés, puis vous avez un volume qui vous permet d'être une business saine et de générer assez de revenus et tout, et tout, et tout, puis je comprends ça, mais... On dirait que je me dis, le côté « risk averse » dans ma tête, ça dirait genre, j'essaierais peut-être de pousser une subscription mensuelle ou annuelle aux déménageurs. On dirait, tu vas avoir de la visibilité toute l'année.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui, on a considéré, parce que j'avoue qu'on le comprend bien, qu'un revenu récurrent, ça serait intéressant.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Vous n'êtes pas capables. On est sur la même planète que vous autres.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Puis oui, on le cherche un peu, différentes avenues.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> dans le futur ok mais tu sais peut-être que il n'y a pas suffisamment de gens qui sont risk-averse dans notre équipe en même temps je me dis quand tu fais les choses différemment c'est là que ça marche mais clairement la value prop est tellement clean pour les deux côtés que c'est comme ça ne nous offre pas que ça marche ok puis là tu as parlé d'un channel qui est vraiment important côté commercialisation qui est les partnerships tu as dit hey Frank et... Bonne partie de ma demande ou de mes nouveaux users qui peut venir de partenaires avec lesquels j'ai des deals, que ce soit des partenaires qui offrent du software ou des services dans le grand milieu de l'immobilier-ish, comment tu fais pour structurer un deal de même ? C'est tellement le fun de faire des deals,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> des frameworks de deals avec ces compagnies-là, j'adore.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ok, mais moi je suis quand même noble là-dedans, j'aimerais ça que tu m'éduques un peu.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> mais bon ben coupe d'affaires C'est un peu comme n'importe quel deal. Il faut que tu identifies le bon joueur. Nous, on a testé beaucoup de choses dans l'immobilier. Puis, qu'est-ce qui fonctionne le mieux, c'est les compagnies qui sont tech first. OK. Fait que PropTech, principalement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Prop, c'est Property Tech ? Property Technology. OK,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> c'est bon. Fait que ce soit des plateformes de gestion, exemple, des portails de gestion de locataires, des... des softwares de signature de baille électronique, des plateformes de transactions immobilières, des listings, mais surtout des listings qui ont une expérience dans le back-end pour accompagner dans la transaction, si on va du volume. Aussi, des grosses corporations d'inspection en bâtiment. OK, oui. Dans le fond, dès qu'il y a une transaction et que cette transaction-là peut devenir un webhook, like, we need to talk. Parce que ce webhook-là, dans le fond, il est démontré qu'il va convertir pour les services Connex. Fait que tu fais, exemple, que tu achètes une maison, une transaction immobilière qui passe, une fois que tu as ton hypothèque, la prochaine étape, c'est tes déménageurs. Même chose si tu fais inspecter ta maison, la prochaine étape après ta transaction d'inspection, que ça te dit que tout est beau, c'est les déménageurs. Quand tu signes ton bail, ton bail électronique, même chose. Fait qu'on arrive avec une proposition de valeur qui est unique parce que... Il y a beaucoup de ces compagnies-là qui veulent offrir une expérience client améliorée. Un genre de 360 on-buying experience. Au Canada, il y en a beaucoup de gros joueurs qui veulent faire ça. On devient une solution qui est assez clé en main. Parce que, un, on est national. Pour les gros joueurs, on peut desservir tout le Canada. Deux, on est tech first.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Donc,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> on offre une expérience qui est innovante. puis qui contribuent à la qualité de leur expérience client. Trois, on est transactionnel, donc on est en mesure de sécuriser la transaction. Ils ne vont pas vouloir référencer une plateforme qui ne sait pas comment s'est passé l'expérience de leur client. Donc nous, on est hands on transactionnel jusqu'à la fin. Et puis, transactionnel, on prend le paiement. Donc, en prenant le paiement, on est en mesure de aussi redonner un kick back revenue share à nos partenaires pour Just Good Business. Merci pour la référence. Les deux grosses propositions de valeur vont être amélioration de l'expérience client, génération d'un revenu additionnel. Notre plateforme s'offre en white label aussi. Ah,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est là que j'allais ? Ah oui ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Co-branded, mais principalement white label. Tu sais, le Moving Wado va toujours rester powered by, mais c'est offert dans les couleurs, les logos, pour vraiment offrir une expérience qui est intégrée. Fait que pour un joueur dans l'immobilier, c'est une façon de bonifier ton expérience, de générer du revenu, puis on est clé en main parce qu'on est national, puis quand on... une compagnie tech, puis qu'ils n'ont pas à gérer les déménageurs. Il n'y a aucune de ces compagnies-là qui veulent faire ça. Donc, nous, on arrive avec une infrastructure technologique puis un réseau de déménageurs démontré. Après ça, c'est juste de voir avec eux comment leur user journey est construit, trouver où la transaction, puis utiliser les bons channels pour faire la promotion du partenariat. Puis une fois que c'est on, on parlait tantôt, on n'a pas de revenus récurrents qui proviennent vraiment de l'utilisateur parce que les gens déménagent aux 5 à 7 ans. Mais nos partenaires, eux, ont des déménagements récurrents. Donc, c'est vraiment là qu'on va chercher une certaine récurrence sur notre business. On a beaucoup de partenariats always-on qui nous amènent la business en continu.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Alright, folks. La job du mois de décembre, SaaSpasse chez Matador AI, une plateforme d'AI conversationnelle pour concessionnaires auto qui automatise les échanges, donc appels, SMS ou campagnes pour générer plus de leads, de rendez-vous puis de ventes. Matador cherche un ou une marketing manager. C'est une business de Montréal, bootstrappée, qui va super bien, qui double de taille chaque année. Ils sont Remote First, avec une équipe qui est aussi distribuée à travers 10 fuseaux horaires, donc c'est global. Une grosse présence sur le marché aux US. Ils ont une stack AI maison plus qui utilise les LLMs modernes. Selon moi, si tu veux travailler sur un produit en forte croissance, qu'il y a du vrai AI appliqué dans le produit, c'est ta shot. Donc, check l'offre d'emploi et mon entrevue avec le co-founder et CEO Nick sur saspas.com slash lajobdumois. saspas.com slash lajobdumois. OK ? de retour au pod. Puis le fait que le end user, l'utilisateur final qui va utiliser Moving Wall Doe pour gérer son déménagement ne veut pas être un daily ou monthly active user, tu sais, qu'il n'y a pas beaucoup de récurrence, comme on disait, au point de vue de l'utilisateur final, c'est-tu ça qui justifie un peu dans ta tête le white labeling puis que ça ne te dérange pas de ne pas mettre ta brand all over it parce que tu es comme anyway, man, genre.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Bien. To be fair, c'est « powered by » . Notre logo est toujours là. Maintenant, est-ce que l'attention va où ? Je pense que le user qui va finir par réserver avec nous au travers de la plateforme co-branded White Label, il sait que son expérience est avec Moving Wild Do. Parce qu'il réserve avec nous, il reçoit nos courriels de confirmation, il parle à nos agences s'il y a des questions. On a quand même des agents à l'interne qui sont là pour accompagner le client si les gens veulent parler à quelqu'un.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est bon.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Fait que l'expérience... a quand même une note Moving Wildo. Je te dirais que c'est quasiment comme faire une co-branded lending page. C'est un petit bonbon qui est offert aux partenaires et qui permet aussi de donner une certaine continuation à l'expérience client quand il arrive de leur plateforme.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis comment tu fais pour déterminer, puis on n'est pas obligé d'en parler si tu ne veux pas entrer là-dedans, mais comment tu fais pour déterminer la cote que tu leur donnes à ce moment-là ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Je l'ai déterminée, puis c'est la même pour tout le monde. Take it or leave it.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> T'es sûr ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Fait que t'as itéré, t'as essayé différents deals, puis un moment donné, t'as comme fait ça, c'est un sweet spot.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Anyway,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> eux autres, comment qu'ils vont faire pour régler ce problème-là pour leurs users ? Ils ont aucune autre solution.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Soit ils le font, soit ils le font pas. Au Canada,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> je parle.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Soit ils travaillent avec nous, soit ils travaillent avec personne. Ultimement, je pense que ça, c'est un peu first mover advantage. Ou est-ce que quand on approche ces groupes-là, ben, tu sais, ils ont pas d'autres options pour, un, monétiser la verticale, puis deux, offrir l'expérience. Par contre, il n'y a aucun, et ça c'est important à mentionner, il n'y a aucun de ces joueurs-là qui le ferait juste pour l'argent. Ces joueurs-là le font parce qu'ils croient que ça offre une bonne expérience à leurs utilisateurs, et ils ont raison. C'est sûr qu'il faut leur vendre. On leur fait des démos, on leur montre comment la prise en charge est faite, on leur montre que dans le fond, ça ne va pas nuire à leur brand, ça va bonifier leur brand. Il faut qu'ils croient à ça. Une fois qu'ils y croient, après ça, les revenus, c'est juste un « good business » .
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On dirait que j'ai une couple de côtés, une couple de directions dans lesquelles je veux aller. On a vraiment ouvert la porte, j'ai l'impression, sur la commercialisation et le « go to market » . partnership est un gros canal pour vous autres. Mais tu es encore probablement PTSD de dépendre seulement d'un canal avec ce que tu nous as compté. Ça ressemble à quoi, mettons, les autres canaux qui peuvent générer de la demande ou de l'offre ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On va faire un peu de paid pendant la high season.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça, parce qu'en plus, vous avez une saisonnalité, vous autres. Le fixed fee, ça marche bien.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On parle des ventes fastes. On en a parlé tantôt. Ça fait partie des raisons pour lesquelles c'est une industrie qui est difficile, la saisonnalité. Mais un peu de paid en high season, mais pas à l'année.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Tu fais-tu in-house ou tu off-load ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> In-house. On fait quasiment tout in-house.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça, tu as des généralistes start-upers, man.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Le monde est polyvalent.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On fait presque tout in-house. On fait un peu de paid en high season, sinon on fait encore du SEO. Oui, on a encore. C'est juste qu'on a perdu beaucoup, mais on fait encore du SEO. On a encore du bon contenu sur le site qui nous amène du trafic. De plus en plus de directs aussi, du référencement de des gens qui l'ont essayé et qui en parlent à leurs amis. Les gens ne déménagent pas souvent, mais tout le monde connaît tout le temps quelqu'un qui déménage bientôt.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Moi, je veux dire, Moving Oldo, c'était de la bonne.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Bush Array s'en marche bien.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Vente directe ? T'en fais-tu ? Mettons, pour aller te pogner, plus de fournisseurs ou de supply side ? De déménageurs ? Oui. T'as du staff qui fait juste ça, mettons ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui. Oui. Bâtir le réseau, ça se fait par vente directe. D'un point de vue de demande, c'est vraiment marketing numérique puis partenariat. D'un point de vue supply, c'est vraiment de la vente directe. Au Canada, on est chanceux parce qu'on commence à avoir un bon footprint. Il y a des déménageurs qui nous contactent. On a des inbound qu'on peut traiter, mais il faut quand même qu'on fasse un processus de vérification, qu'on les onboard. On vérifie leurs assurances, leurs incorporations. On fait des entrevues avec eux. C'est sûr qu'il faut qu'ils soient vérifiés avant. à la prochaine, au revoir. quelqu'un qui doit s'occuper de ça. Mais on est strictement sur de la vente directe. Quand on rentre dans un nouveau marché, on va prospecter le supply avant d'aller chercher la demande. Parce que bon, le supply, si tu leur dis qu'on s'en vient avec de la demande, généralement, il n'y a pas de coûts fixes pour eux d'embarquer. On n'en parle pas tantôt. Ils sont comme ok, let's do it. Puis ils sont assez affamés. Les déménageurs sont toujours à la recherche de clients. Ça fait que c'est pas... C'est un côté qui est plus facile, mais il faut quand même... Il faut quand même prendre le temps de les prospecter et de bâtir la relation.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis là, tu as combien de markets ? Puis si tu as un market, ça peut être une grosse ville ou une région, je pense. Ça dépend.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Une région métropolitaine, mettons.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu en as combien ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> 17.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que tu es rendu avec un playbook, right ? De genre, quand j'ouvre un market, c'est pas mal ça en ordre que je fais. Oui. OK. Puis ce playbook-là, veux-tu le mettre dans les show notes open source pour tout le monde ? Non, c'est une mauvaise blague. Moving on. Tu as parlé même de... Tu as parlé d'autres manières de générer du revenu peut-être récurrent, puis de diversifier le modèle d'affaires aussi, Marketplace. Puis là, on dirait que ça m'a comme fait cliquer sur, ben, vous ne pourriez pas, genre, via API, être intégré complètement dans une autre plateforme, puis comme peut-être dans d'autres marchés rentrés de cette manière-là, genre API-ifié, Moving Worldo. Dans d'autres places ? C'est-tu genre une affaire qui fait du sens, ça, ou c'est comme...
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Non, non, ça serait du sens. Dans le fond, c'est un peu comme... Tu parles de rentrer en API chez des partenaires qui ramèneraient de la business ou dans des plateformes qui travaillent dans le milieu immobilier. C'est-tu à ça que tu fais allusion ? Ou tu parles de rentrer notre plateforme dans des sites de déménageurs eux-mêmes, par exemple ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je n'avais pas pensé à des sites de déménageurs. Non, j'avais pensé plus à des partenaires qui sont très connexes.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui. Ultimement, ça revient un peu à la même chose qu'on parlait tantôt avec les partenariats, dans le sens que c'est juste une optimisation. Ce que tu proposes, c'est une optimisation du user journey sur le channel partenaire. À place de référencer dans un white label, par exemple, on pourrait venir connecter nos API directement dans un portail d'un prop tech et de pouvoir auto-populer des soumissions directement dans leur environnement à eux au lieu qu'ils viennent chez nous. Oui. Ça ferait du sens. On a ces discussions-là, sauf qu'on ne l'a pas fait encore. On n'a pas encore de joueur où est-ce qu'on se dit, OK, c'est vraiment un investissement qui vaut la peine. Je sais qu'aux US, ça se fait. Mais aux US, les volumes par partenaire sont tellement plus élevés à cause que le marché est dix fois plus gros. Donc, c'est sûr que c'est le genre d'intégration qui sont plus communs. Au Canada, pour le moment, on ne l'a pas eu à le faire nulle part où est-ce que ça valait la peine des deux côtés de faire ce type d'intégration-là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> je pense qu'on a Ça fait deux fois qu'on mentionne les US, puis qu'on double-clique pas. Là, je vais double-cliquer, je pense, parce que ça m'intéresse vraiment. On va checker les US de deux points de vue. On va checker les US d'un point de vue go-to-market, vos premiers pas, mettons, aux États-Unis. Puis après ça, on va checker d'un point de vue financement. Parce que je pense que tu avais comme, dans notre prep call il y a longtemps, tu m'avais parlé du fait que lever du cash-sit versus aux US, mettons, c'était différent pour un marketplace. Fait que commençons par ton go-to-market aux US. Quand est-ce qu'elle t'exhase ? Vous avez une grosse map, j'imagine, dans vos bureaux et tu as mis une pin sur le Texas et tu as dit, on s'en va là. Comment ça va ? Ou c'est un happy accident ? Explique-moi.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Honnêtement, tu regardes le US, tu ne peux pas tout faire. Nous, on n'est pas une compagnie qui est surfinancée, qui peut travailler sur 10 000 projets en même temps. On ne s'assoit pas sur notre cash. On est vraiment plus en mode optimisation. Quand on fait quelque chose, on prend le temps de regarder ça et on se dit, c'est où qu'on va en premier. On ne s'assoit pas se tromper. La raison pour laquelle on a choisi le Texas, c'est que la première chose qu'on fait dans notre playbook, c'est qu'on regarde pour bâtir le supply. On a fait différentes approches dans différents marchés qui répondent à une certaine grosseur. Le Texas Triangle, c'est un 20 millions de personnes. C'est gros quasiment comme la moitié du Canada, juste dans cette région-là. On a testé différents marchés New York. Floride, Texas, Californie.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tester, ça veut dire quoi ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Ça veut dire qu'on a prospecté et on a commencé à bâtir des relations avec des déménageurs pour savoir lequel marché est plus dynamique.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> À distance ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> À distance. Parce qu'il faut qu'on aille du supply avant d'amener la demande, on s'entend. Puis le supply side, c'est plus facile. C'est sûr qu'on a testé un peu pour voir l'adoption, voir quel marché adopte le plus. Parce qu'il y a des marchés qui peuvent être vraiment gros puis surprenamment les gens n'en ont pas. C'est quelque chose qu'on a découvert à Chicago, par exemple, que c'est un super gros marché, mais les déménageurs adoptent moins. For some reason. Puis là,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> l'adoption, excuse-moi, si tu la mesures avec le niveau de sophistication technologique au sein de la compagnie de déménagement ou s'ils utilisent un compétiteur.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui, notamment. Est-ce qu'ils utilisent des compétiteurs ? Puis aussi, quand on leur parle, est-ce qu'on leur parle dans un langage qu'ils comprennent ? Puis est-ce qu'ils sont intéressés à embarquer là-dedans ? Est-ce qu'ils sont prêts à payer cette cote-là ? Il y a des marchés où les cotes ne veulent pas les payer, notamment des tiers d'oeuvre, le plus petit marché. Le Texas s'est retrouvé à être un marché qui, d'un point de vue supply, était dynamique. On était capable de demander des déménageurs assez rapidement. Il était Texas à vie. Il parlait le même langage que nous. Ça, c'était bien. Deuxième chose, la densité de la population. Si tu regardes, tu vas aller t'ouvrir au Montana, tu as besoin de plus de supply pour couvrir la même... population, parce que les gens sont plus spread out.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est juste physique.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Optimisation, nombre de déménageurs nécessaires pour couvrir une certaine quantité d'habitants. Le Texas Triangle, c'est des villes qui sont immenses, qui ont deux heures de transport entre les villes. Ça faisait vraiment du sens en termes de bassin pour patauger. L'autre chose aussi, c'est les régulations. Au US, il y a des régulations particulières. Par exemple, la Californie a des régulations qui sont beaucoup plus agressives au niveau des compagnies de transport logistique, quel genre de permis tu dois avoir, etc. Donc, c'est sûr qu'on a regardé les régulations aussi. Puis finalement, quand on a mis toutes ces données-là une après l'autre, on s'est dit, let's go, on s'essaye au Texas.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Insane. Combien de temps ça vous a pris de faire ça, genre l'espèce d'exploration US avant de décider le Texas ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Normalement, genre un mois.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Chris, OK, vous en avez fait des appels, puis des courriels, puis des vidéos calls, tout simplement ? Ouais.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Environ un mois.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, man. Puis là, vous êtes, vous avez officiellement des clients au Texas. Low scale. Low scale.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Low scale.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis, la compétition est plus présente, si on a un ROI US. Beaucoup plus présente. C'est ça. Donc, c'est ça. Ton positionnement devient plus tricky, lui.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Je te dirais, d'un point de vue technologie, notre marketplace est très compétitif en termes de user experience versus ce qu'ils ont au US.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, nice.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Donc, on n'a rien à envier à personne au point de vue d'expérience utilisateur. Je te dirais que le gros défi, c'est le demand side. On en parlait tantôt au Canada aussi. Au Canada, vu qu'on est « first to market » et qu'on a réussi à bien s'établir, on est allé chercher des partenaires. Aux US, c'est beaucoup plus difficile de closer les partenaires parce que soit ils ont déjà des joueurs à être établis, soit ils sont ailleurs. Il y a tout ce qui est affiliate marketing, marketplace. C'est quelque chose qui est aux US depuis beaucoup plus longtemps que celui-là au Canada. Ça fait que ça là, c'est de réussir à aller chercher ces deals-là, macro, économiques, qui sont plus difficiles. Deuxième chose aussi sur laquelle on se frappe, c'est que pour rentrer, mettons, avec des gros joueurs comme les gros joueurs qu'on a au Canada, comme en immobilier, ils vont souvent demander un footprint beaucoup plus gros. Au Canada, c'est parfait parce qu'on est national, parce que ça fait longtemps qu'on bâtit notre supply. Ça fait que tout d'un coup, c'est un clé en main pour eux, mais on n'est pas clé en main aux US. Ça fait qu'il faut trouver des joueurs mid-size qui opèrent dans des pockets. Il y a quand même un playbook qui est un petit peu différent tant qu'on ne scale pas le supply.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis, tu veux-tu... Parce que si tu veux scaler ton footprint aux US puis genre closer plus aux US...
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est un risque parce qu'il faut que tu bâtisses ton supply. Fait que tu investis pour bâtir ton supply, mais tu n'as pas encore le demand. Mais une fois que tu as le supply qui est plutôt broad, après ça, tu vas chercher du domaine plus national. Mais c'est super compétitif. Fait qu'on ne peut pas partir là-dessus avec les ressources qu'on a. Fait qu'on y va state by state. On les ouvre state by state. Tu trouves des joueurs, des groupes immobiliers locaux qui veulent travailler avec toi. Tu le testes dans un marché. Quand ça marche bien, après ça, tu ouvres un deuxième marché pour après produire la même chose. Tu ne peux pas partir partout en même temps. C'est trop gros et on n'a pas assez de ressources. Ça prendrait une grosse ronde d'investissement pour voir ce qu'est le US au complet en même temps.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je pense que c'est un parfait segue dans le financement parce qu'on dirait que la cloche qui s'en est dans ma tête, c'était un peu genre... Fait que tu veux tu lever une crise de grosse rente puis essayer d'aller au stage. La première rente, c'est un... La dernière rente, c'est un C,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> c'est ça ? Oui. Dans la dernière année, on était à chercher à peu près un million en financement. L'objectif, c'était de continuer à consolider les partenariats au Canada puis d'ouvrir un marché aux US. De démontrer une preuve de concept aux US.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Juste des anges ou du VC cette fois-là ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Juste des anges.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On peut parler du VC si tu veux. Nous, on est...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais non, je veux dire, quand tu décides de franchir la ligne de genre, OK, là, je lève du cash de VC, mettons, ça change la dynamique. Complètement. Des anges, c'est plus patient.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui, c'est patient. Puis, c'est supportive. Souvent, les anciens entrepreneurs. Effectivement. Là, il va y avoir une décision à prendre. À quelle vitesse on veut ouvrir des nouveaux états au US ? C'est sûr que sans VC, on ne va pas rapidement ouvrir des états au US. Les choses vont se faire de façon plus progressive. Mais on est patient. C'est comme ça qu'on le bâtissait. C'est ça. Non, mais ce n'est pas quelque chose qui nous dérange. Est-ce qu'ultimement, on va avoir besoin de plus de capital ? Oui, c'est sûr qu'on va toujours avoir besoin de plus de capital pour pouvoir grossir dans les nouveaux marchés.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis comment tu pitches ton rendement à ces anges-là ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Comment je pitche mon rendement ? Dans le fond,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Amine, sans vouloir te mettre des mots dans la bouche, est-ce que c'est juste un exit un jour ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui, c'est un exit. Ce serait d'avoir un exit un jour. Oui. C'est growth in GMV. On fait du growth sur le GMV à chaque année. Il faut juste continuer à démontrer un go-to-market qui est sticky. Après ça, c'est de continuer à faire des rondes. Est-ce qu'on va prendre un VC pat ? Je veux dire, I don't know. On verra où est-ce que...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ton inclinaison, ton intuition, ce n'est pas nécessairement d'aller vers une hyper growth le plus vite possible avec une ronde de VC en ce moment.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Pas en ce moment.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pas en ce moment.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Non, mais on y est pas.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça laisse les portes ouvertes. Je te feel, man. C'est trop cool, man. Une des affaires que tu me disais, c'est, je pense qu'aux US, on a eu des modèles de financement de marketplace successful, les exemples qu'on cite tout le temps. Peut-être que les investisseurs sont plus friands de ce modèle d'affaires-là. Quand toi, tu es arrivé dans ton crunch où tu te dis, wow, il faudrait que je lève un peu de cash pour être sûr de, genre, exécuter mon modèle de marketplace, c'était-tu comme tough à pitcher à des anges ici ? Comment tu as senti ça ? Ou ça a bien été.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Pitcher a des anges. Ça a bien été. OK.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis tu as acquis que ça a mal été, mettons ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Je te dirais, pas mal été. Ça n'a pas mal été avec personne. On a eu des belles conversations avec que ce soit des anges ou des vicis au Québec ou au Canada. Honnêtement, on a eu des bonnes conversations. Je pense que les vicis au Canada et au Québec sont plus à la recherche de MRR et d'un revenu. qui est récurrent, qui est prévisible, puis qui est sécuritaire, puis je comprends pourquoi. On a moins de VCs au Canada qui sont à l'aise avec les dynamic marketplace ou qui sont à la recherche de ça ou qui ont eu des success stories qui leur donnent envie d'en faire plus. Quand tu parles avec un VC aux US, tous les plus gros marketplace du monde sont sortis du US. Ils ont tous été financés parce qu'il n'y a pas un marketplace qui est profitable avant très longtemps, à la vitesse dans laquelle ces marketplaces-là ont grossi. Donc, il y a des VCs spécialisés en marketplace aux US, il y a des VCs généralistes qui font beaucoup de marketplace aux US, qui comprennent bien les dynamiques et qui comprennent que quand ça paye, ça paye beaucoup. Les conversations avec les VCs aux US sont plus organiques, ceux qui comprennent bien les marketplaces. Au Canada, ils ont une thèse plus sasse, puis c'est correct. Mais on a des belles discussions, mais on n'a pas eu d'action concrète de la part des VC canadiens à se joindre à notre aventure. Puis je pense que c'est peut-être pour plus tard ou c'est peut-être pas fait pour être. Parce que comme tu le disais, au Canada, les marketplaces, c'est un peu une vivite incompris de nos venture cap. Fait qu'à suivre.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu es un bon CEO, mais dans tout cas, de la manière que tu t'exprimes. Non, mais tu ne crisses jamais personne en dessous de la bus. Je pense que je peux... Le bus. Je peux prendre des... Ah, tu viens de Québec. Je peux dire la bus avec deux. Oui, tu peux dire la bus,
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> tu peux dire la grête, tu peux dire baleine. Non, mais tu sais, c'est parce qu'à la fin de la journée, tout le monde a son... Les gens font ce qu'ils pensent qui est le mieux pour leur business.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Of course.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> En fonction de l'environnement dans lequel ils sont. Puis le fait... que les vici canadiens comprennent pas ou ne comprennent pas mais qui n'ont pas d'appétit nécessairement pour des marketplaces, ça ne les invalide pas. C'est juste de trouver le bon fit comme un mariage.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> 100%. Non, c'est bien dit, d'autres. Puis, est-ce que pour les... J'ai le goût qu'on se craigne que, mettons, les dernières questions qui me restent en mitraille, genre. Fait que là, genre, rapido, mettons. ça te va-tu ? ouais c'est excitant oui c'est excitant let's go alright fait que là premièrement impressionnant parcours genre la résilience les pivots se réapprendre se réinventer insane story fait que genre merci d'avoir conté tout ça merci beaucoup c'est gentil je le pense c'est intéressant d'avoir posé les questions of course man c'est ma job avec recul si t'avais à décrire un unfair advantage que toi, tu as comme fondateur, ce serait quoi ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Aujourd'hui ou quand j'ai commencé ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Aujourd'hui, yes.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Tu l'as nommé, honnêtement, je pense que c'est vraiment la résilience. Je pense que c'est une des choses qui fait que des compagnies réussissent, c'est pas juste d'être à la bonne place au bon moment, c'est d'être capable de ne pas arrêter quand c'est tough. Parce que tous les business, tu vas avoir le vent de face. On en a parlé tantôt, c'est un game de serpent échec. de part d'entre nous. Puis si tu arrêtes, la première fois que tu pognes un serpent, c'est sûr que ça ne va pas marcher. Fait qu'ultimement, je pense qu'un unfair advantage de notre équipe, c'est qu'on a passé au travers beaucoup d'étapes, beaucoup de pivots, beaucoup de claques d'en face. Puis ça, ça développe une certaine résilience puis une espèce de discipline dans notre équipe de continuer à faire beaucoup avec peu, de continuer à... mettre notre effort toujours au bon endroit pour que ça move the needle, de s'assurer d'automatiser tout ce qui ne crée pas de valeur. On a un thinking vraiment bootstrap. Je pense qu'ultimement, cette résilience-là, de continuer quand c'est plus facile d'abandonner, c'est ça qui fait que sur du long terme, tu gagnes.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je vais tricher à mon propre jeu de mitraille parce que j'ai le goût de double-cliquer. Je veux plus d'infos là-dessus. Fuck ma mitraillette, dude. Qu'est-ce qui fait que tu penses que t'as cette résilience-là ? T'es-tu genre... T'as-tu été un athlète avant ? T'as-tu... Non, mais genre... Dude, le monde qui mange des claques dans la face, il y en a plein qui vont... Ils en mangent une, OK, deux, c'est fini. Je m'en vais, genre, laisse faire. Ça m'impressionne, moi-même, ce côté psychologique-là. Puis moi, je suis une personne super sensible, genre. Puis à certains égards, je pense, quand même fragile. Fait que je sens les choses, je les vis peut-être un peu plus fort. es-tu capable de méga rationaliser genre, elle vient d'où cette résilience-là ? Ça, c'est une belle courbe. Ça, je ne te l'avais pas envoyé en prep.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Je pense que ça vient de... Premièrement, elle se développe. Il n'y a personne qui naît avec... Il n'y a personne qui naît et qui est comme « Moi, je vais prendre des noms et je vais prendre des claques dans la face et je vais continuer quand même et je vais figure it out. » Je pense qu'il faut que tu y crois et que tu sois prêt à continuer à pousser même quand c'est tough. Quand c'est tough... Ça veut dire que you're on to something great. Si c'était facile, le problème serait déjà résolu par quelqu'un d'autre. De continuer à pousser, je trouve qu'il y a une certaine gratification. Développer un ticker skin aussi, juste personnellement, c'est quelque chose qui est une valeur que juste l'entrepreneuriat peut vraiment donner. Athlète aussi. C'est un cadeau. Athlète aussi, oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est pour ça que je pensais à ça. Je parle beaucoup à ma petite soeur, c'est ainsi, une athlète internationale de vélo de montagne. Il y a certains parallèles. Elle est dans une transition. Est-ce que c'est peut-être la fin de son journey d'athlète professionnel ? En tout cas, excuse-moi si tu n'es pas venu.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est définitivement un bon parallèle aussi, les athlètes.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Est-ce que la relation avec ton co-founder, je rentre dans le psychopop, psychologie à Frank, je m'excuse, est-ce que la résilience était égale des deux bords tout le temps, pas mal ? Vous êtes à la même longueur d'onde. OK, c'est une claque, mais comme... On va passer à travers ce crunch-là et ça va faire qu'on va être plus fort et qu'on va builder de quoi de meilleur et de plus résilient. Ou des fois, c'était comme, moi j'ai besoin que tu me pick-up en ce moment. Moi j'ai besoin que tu me flatte dans le dos en ce moment parce que là, je serais sur le bord d'aller appliquer ailleurs.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Il y a eu définitivement des moments où il y en avait un qui avait plus d'énergie que l'autre et qu'on s'est soutenu au travers de ça. Ça c'est hot.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est beau ça.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est surtout lui qui est résilient. C'est lui qui est le plus résilient. Je lève mon chapeau honnêtement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Nice.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est surtout lui qui m'a donné une claque dans le dos quand j'en avais besoin.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Très cool.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Puis j'ai appris beaucoup de sa résilience. Puis je pense qu'aujourd'hui, dix ans plus tard, je le suis beaucoup plus.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est hot, man. Vraiment hot. Qu'est-ce qui est le plus tough à propos de travailler avec toi ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Tu es trop casu. Qu'est-ce qui est le plus tough ? Je l'ai trouvé bonne cette question-là. Je le sais qu'est-ce qui est le plus tough. par rapport à travailler avec moi. Tu vas-tu me le dire ? Je pense, à moins que, je ne sais pas si mes collègues, mon partner serait d'accord avec ça, mais je pense que oui. Je pense qu'une des choses qui fait que c'est, une des choses qui doit être tough de travailler avec moi, c'est que je suis beaucoup plus excité par le nouveau que par le déjà fait. Fait que j'ai tout le temps tendance à regarder vers le futur, à chercher la prochaine opportunité, excited by the next new toy. J'adore le développement d'affaires, j'adore Framework. framer des deals, essayer de trouver des pockets de valeur, puis ramener ça à la maison. C'est ça que je trouve le fun. Le problème avec ça, c'est qu'une fois que les opportunités sont trouvées, puis qu'elles sont framées, puis qu'elles sont comme, OK, bon, mais voici ce qu'on va faire. Bien là, ça prend quelqu'un qui peut pick up les balles derrière moi parce que je suis déjà parti sur the next exciting thing. Je te dirais toute la rigueur d'exécution, les systèmes, le reporting. C'est moins ma force, c'est quelque chose qu'il faut que j'améliore, mais chanceux, j'ai un partenaire qui est ingénieur, fait que tu parles à quelqu'un de systématique et organisé, fait qu'on se complète bien. Fait que oui, ça doit être frustrant un peu des fois pour le monde qui travaille avec moi, c'est comme ok, t'as ramené ça, mais là, maintenant, il faut le faire, puis t'es déjà parti sur d'autres choses, fait qu'il faut que je me parle. Je suis excité par la découverte, puis l'aventure, puis ça, SaaSpasse en avant, plus jamais en arrière.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis dude, c'est un côté d'une même médaille. Si t'as la flippe de bord, c'est une force génératrice. C'est ça qui amène de l'eau au moulin. C'est ça qui défriche, qui découvre de nouvelles opportunités. Comme, il en faut une énergie comme ça dans une business, man. Puis mon planif financier, Aval People, l'autre jour me disait ça un peu. Puis je l'ai peut-être déjà conté sur le pod, mais genre... Ils disaient, tu sais, t'as des entrepreneurs qui sont plutôt chasseurs, que genre... Eux, leur job, c'est d'aller creux, loin, deep, dans la forêt. Trouver une proie, puis j'haïs cette analogie-là parce que c'est de la chasse, puis je suis pas nécessairement... Whatever. Je peux rentrer là-dedans. Mais genre, puis trouver une proie, faire the kill, mettons, mais après ça, il y a d'autres mondes qui ramènent the kill, qui le dépèsent. Moi, je le dépèse pas. Moi, je le dépèse pas. Mais c'est ça. Puis si t'as ta contrepartie plus gatherer, ou genre bâtir le HQ, puis la base, puis s'occuper comme il faut des opérations, c'est all good.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On a tout le défaut de nos qualités.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Exact, c'est ça. C'est une belle connaissance de toi. Je pense que tu es capable de le formuler de même. J'aime ça. On est pas mal rendu à la fin, mon gars. Une question que j'aime ça en bonus à la fin dire, c'est genre, y'a-tu un SaaS qui te fait triper si t'en as-tu ? Qui t'amène de la valeur, soit perso, ou dans la compagnie que tu utilises pas mal.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est vraiment drôle, un moment exceptionnel pour poser cette question-là. Parce qu'avec l'AI, y'a des nouveaux SaaS qui pop à tous les jours.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais, c'est fucked up.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Honnêtement, j'ai l'impression que tu me reposerais cette question-là dans un mois ou dans un an. Ma réponse va être différente. On est dans un shift incroyable au niveau des technologies disponibles. Une chose qu'on a découvert, c'est un site que je trouve qui est cool. Nous, on utilise... Attends, laisse-moi juste relèver. Ben oui, même. Adolovable.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, lovable. Je l'ai utilisé beaucoup.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> C'est hot. Il y a des alternatives. Nous, on utilise lovable, mais on est capable de... à cause du AI, de coder des applications simples en créant une discussion avec le SaaS. Puis c'est vraiment trippant parce que ça remplacera jamais le dev extraordinaire qu'on a in-house. Mais ça peut coder une petite app qui te permet d'automatiser des tâches à l'interne ou d'offrir un soutien à des partenaires ou de faire des choses qu'avant ça t'aurait coûté 50 000 à un dev 6 mois. Ça, moi, je pense que c'est un immense game changer. Puis, oui, je dirais que ça, c'est pas mal le SaaS que je trouve qui nous aide beaucoup en ce moment sur plein de petits projets.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> En fait, c'est encore plus un game changer quand tu le mets dans les mains de gens de startups, de gens généralistes un peu. Tu sais, on a décrit un peu le profil de ta team de même, du monde que ça ne leur fait pas peur de se mettre à parler en AI, en builder un tool, même s'ils ne sont pas des programmeurs, mettons. Fait que, oui, moi, j'ai beaucoup utilisé ça. Tout le site web, la conférence annuelle, SaaSpasse avec Loveable puis Midjourney pour le... Là, le côté direction artistique. Cool tool, très cool tool. All right, man, on est pas mal rendu à la dernière. T'as-tu des shameless plugs à part movingwaldo.com si vous voulez déménager, genre ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Des shameless plugs ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> N'importe quoi, man. T'embauches-tu, tu cherches-tu des partners ? Whatever.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> On cherche toujours des partners. Life is so much better when you have friends. C'est bon. Ouais, ouais, définitivement. Je te dirais comme... Qu'est-ce qui est vraiment la clé pour nous, c'est de continuer à builder la demande, right ? Surtout en crise du logement, on veut du monde qui déménage. Fait que je te dirais, ça, c'est vraiment un univers qu'on veut continuer à bâtir, puis ça marche. Fait que c'est sûr qu'on veut continuer à investir là-dedans. Shameless Plug, c'est... Mon but ultime, c'est d'intégrer en mode partenariat, comme on en parlait tantôt, d'offrir les services à une certaine clientèle qui déménage, d'intégrer avec une banque. ou une institution financière. Je pense qu'il y a énormément de transactions hypothécaires qui passent chez Desjardins. Il y a énormément de transactions hypothécaires qui passent chez RBC, Banque royale, intégrées avec une banque. Ce n'est pas quelque chose qu'on a fait encore, mais les volumes sont là. S'il y a des gens, puis je le sais qu'autant Desjardins, avec leurs initiatives Montois, Espace Proprio, cherchent à offrir de la valeur ajoutée pour les clients dans le domaine de l'immobilier, puis de la rénovation, puis de la maison, autant qu'ils essayent de... ils le font également chez Banque Royale. Je te dirais deux beaux partenaires que j'aimerais avoir si vous travaillez chez Banque Royale au niveau des solutions connexes. Vraiment. Philippe à movingworld.ca.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Philippe, tardis, Michaud, on peut-tu te poker sur LinkedIn si on veut te jaser ou te dire merci ?
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Oui, je me fais plein d'amis sur LinkedIn.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Hey dude, c'était un blast, man. Je t'ai fait le fistbomb de la fin. Cheers, mon gars, merci.
<strong>Philippe Tardif-Michaud:</strong> Merci à toi.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Alright, folks. Avec SaaSpasse, on a... une infolette de feu hebdomadaire qui est très moitié fun, moitié fond à notre sauce. Il y a des hot takes, des expérimentations que je fais, des histoires vraies de SaaS, vraiment pour t'aider à prendre les meilleures décisions, que ce soit par rapport à ta compagnie ou ta carrière. C'est une place où je peux être 100% moi-même. Ça fait du bien, j'adore ça écrire, d'avoir ce outlet-là, c'est complètement motivant pour moi. Il y a plus qu'il y a 850 SaaS folks et curieux qui nous suivent. Ça augmente chaque semaine. J'aimerais ça que vous en fassiez partie, puis qu'on se rende à 1000, puis qu'on se rende à encore plus que ça. Bien franchement, ça me craint au bout d'avoir des nouveaux abonnés qui se joignent sur l'infolette. Ça me craint qu'à continuer d'écrire, à continuer de faire de la recherche, de me poser des questions, d'analyser ma conversation avec cette fondatrice-là ou ce fondateur-là. Ça pourrait être transformé en un éditorial que moi, j'amène dans l'infolette. Fait que si vous voulez aussi, vous pouvez joindre les SaaS Pals. On a un petit forfait payant qui permet de nous supporter directement comme individu ou comme compagnie. On a déjà plus que 22 personnes qui nous supportent comme ça. C'est insane. Je n'en reviens pas. Puis, eux, ils font ça en échange contre des extra goodies, right ? Fait que pense à, mettons, des updates extra que je fais avec personne d'autre qu'avec eux, des previews de la roadmap du podcast, des rabais sur les événements, puis d'autres trucs. Fait que vous pouvez aller sur saspace.com. Il y a un pop-up qui va vous apparaître d'en face, en théorie. Sinon, dans le footer, vous pouvez vous inscrire. Sinon, vous googlez « SaaSpasse » puis « BeHive » , c'est l'outil qu'on utilise pour l'infolettre. Ça me craint vraiment de voir ça grandir. Ça me tient à cœur, fait que check it out. Si vous avez du feedback constructif aussi, vous pouvez me le… All right, folks. Un petit shout-out à Vasco, partenaire produit SaaSpasses. Vasco, c'est la plateforme RevOps pour optimiser votre commercialisation de SaaS. Ça aligne les ventes, le marketing et le customer success pour que tout le monde avance dans la même direction, mais surtout que les revenus suivent. Check them out sur SaaSpasse.com slash partenaire avec un S. Il y a une solide entrevue avec leur architecte de revenus, Alexis Boucher. OK, de retour au pod. SaaSpasses, c'est une business d'amour, une business indépendante. Il y a un paquet de choses que vous pouvez faire pour nous supporter dans notre croissance, pour qu'on puisse continuer de créer du contenu de feu, d'organiser des beaux events, puis de mousser, puis de tirer par le haut cette communauté de tech qu'on a au Québec. First, si vous n'avez pas ajouté votre SaaS sur notre plateforme, allez sur saaspass.com, il y a un gros bouton mauve pour faire juste ça. Vous pouvez check out le Job Board, si vous avez une offre d'emploi quelconque, c'est gratuit, un outil super cool pour toute notre audience et notre réseau. Si vous ne nous suivez pas déjà, Par rapport aux pods sur Spotify, Apple Podcasts, allez faire ça s'il vous plaît. Puis vous pouvez aussi nous laisser un review, ça nous aide vraiment beaucoup. Vous pouvez nous suivre sur YouTube, qu'on investit de plus en plus là-dedans. On met des shorts sur le plus de contenu possible, que ce soit organique ou avec des partners. Fait que check this out. Si vous voulez venir aux événements, puis pas manquer de billets, parce qu'on est souvent sold out, vous devriez nous suivre sur Eventbrite. Fait que vous allez sur Eventbrite, vous écrivez ça à ce poste, vous pouvez vous abonner puis avoir des notifications. On fait ça roughly à peu près chaque mois-ish. Puis, last but not least, suivez-nous sur LinkedIn et Instagram. On met du beau contenu, du contenu souvent drôle. Je pense que ça vaut la peine. Je veux finir cette outro custom un petit peu en remerciant les partners certifiés de Sasspace. On a des compagnies de fous qui nous supportent financièrement, stratégiquement, des fois même psychologiquement dans mon cas. Sans ces compagnies-là, la majorité du revenu de Sasspace n'existerait pas et on ne pourrait pas faire ça. Je veux que vous preniez le temps d'aller les regarder. saspace.com slash partenaires avec un S. Ils sont tous listés là, ils ont une belle fiche avec du contenu, avec des liens, des détails. Je vous les nomme rapidement. Léviat Legal, des avocats qui sont tech et founder friendly. Le Chiffre, des comptables et fiscalistes qui sont calés en tech aussi. Baseline, des gros geeks pour innover avec les haies. Unicorn, des experts cloud AWS pour optimiser et scaler votre infrastructure. Puis on a aussi cette année des Partners Produits. Donc Vasco, une plateforme RevOps pour votre go-to-market. Missive, un inbox collaboratif pour vos teams, pour vos communications de team, pardon. Puis Apollo 13, un studio no-code pour construire des MVPs et des side projects. Vous pouvez tout aller voir sur saspace.com slash partenaire avec un S. Puis moi, du fond du cœur, je vous dis juste merci de nous suivre et de nous supporter. C'est insane comme aventure ce qu'on a lancé là. Bien privilégié de pouvoir faire ça. Cheers !
Updates sur le podcast, la cie, les events IRL. Contenu premium pour les abonnés SaaSpal — éditorial de Frank, Q&A, roadmap du pod.
