Aujourd’hui, je jase avec Sarah Lambert, présidente et co-fondatrice chez Ora Medical, une compagnie tech qui aide les enfants avec des retards de développements moteurs.
Ora Medical, c’est 8 employés, enregistré comme produit médical dans 26 pays et le développement récent d’un SaaS : Ora Connect
On retrace le parcours de Sarah : drop-out de son deuxième BAC, la motivation d’avoir un impact et avoir des grand-parents entrepreneurs
On couvre ensuite plusieurs points, comme :
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Cool SaaS peeps mentionnés :
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Crédits musique
<strong>Sarah Lambert:</strong> Là, on est comme dans la grosse game où est-ce qu'on doit compétitionner avec des joueurs que ça fait 50 ans qui sont sur le marché. Mais c'est le fun parce qu'il n'y a pas beaucoup d'innovation dans notre domaine.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> What's up folks ? Bienvenue sur SaaSpasse. Aujourd'hui, je jase avec Sarah Lambert, présidente et cofondatrice de Aura Médical. Pour reprendre une version de son pitch, Sarah, c'est basically Modern Jesus. C'est-à-dire que elle puis sa gang, il aide littéralement les enfants à marcher. Donc avec une aide à la marche, une composante hardware, mais aussi une composante logicielle SaaS. On parle de son début de parcours académique, de drop-out de l'université, des dynamiques de marché réglementaires et d'assurance quand tu fais du medtech, de commercialiser à différents ICP, donc les pros en santé versus les parents d'enfants par exemple, des bénéfices d'avoir une mission à gros impact. de financement, d'ambition globale et de plus encore. All right, on passe au show. Let's go.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Sarah Lambert, bienvenue sur
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> SaaSpasse.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Merci beaucoup.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Comment ça va ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ça va bien. Je suis vraiment contente d'être ici.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Es-tu excitée pour ton déménagement à pied ce soir ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Je pense même parce qu'il pleut. Mais j'espère, comme on a dit, que dans 25 minutes, ça passe.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Super. Pour les gens qui ne te connaissent pas déjà, ton nom, ton titre et ton profil. Le genre ? Le genre de founder que tu es, rapidement.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Je m'appelle Sarah Lambert. Je suis la présidente cofondatrice de Ramédical. Je suis vraiment motivée d'avoir un impact social dans la vie de mes anciens patients. Donc, j'ai travaillé comme physio. Je n'ai pas fini mon bac, mais j'ai commencé.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Drop out ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, en fait, c'est que j'ai drop out mon deuxième bac. J'ai terminé un premier bac. en physiothérapie à l'Université Laval. Puis ensuite, j'ai vu un besoin sur le marché et j'étais trop motivée d'aider mes patients. Donc, j'ai décidé d'aller en génie mécanique pour les aider avec la technologie.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis c'est ce bac-là que tu n'as pas terminé parce que tu as lancé Aura.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, c'est ça. J'ai drop-out mon bac en génie mécanique.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu es 50 % drop-out. Oui,
<strong>Sarah Lambert:</strong> c'est ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il y en a un que tu es allé collecter. Aura, médical O-R. le site web c'est ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> oramedical.ca
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Comment tu fais le pitch d'ascenseur pour Aura ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Je dis que j'aide les enfants à marcher.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ok, c'est vraiment un bon punchline, mais genre explique-moi le plus, parce que moi j'ai vu un peu sur le site web, j'étais un extrait et il y a une grosse partie hardware, vas-y.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Mon but c'était d'imiter mes mains, donc quand je faisais un stage en physiothérapie pédiatrique, je prenais mes mains et je reprenais reprenais une partie de la charge du patient. Donc, j'essayais d'imiter mes mains avec un produit.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Wow ! Attends un peu. Pourquoi tu utilisais... OK. Qu'est-ce que le patient avait... Le patient avait une condition physique quelconque qui faisait que, mettons, marcher, c'était impossible ou difficile,
<strong>Sarah Lambert:</strong> genre ? Oui, exact. Donc, des enfants qui ont des retards de développement moteur. OK. Donc, en bas de 12 ans, à peu près. Donc, quand on les aide à marcher, on reprend une partie de la charge au niveau des hanches, puis on supporte le poids vers le haut. Donc, comme ça, ils mettent moins de poids sur leurs jambes, puis ça les aide à avancer. Puis, on peut les contrôler au début. Fait que j'essayais un peu d'imiter mes mains. Puis, j'avais vu un peu ce qui se passait sur le marché. Puis, j'étais comme, bien, ça n'a pas de bon sens que tous les appareils qui sont actuellement sur le marché, c'est quand même des, en tout cas, dans ce que je travaillais, c'était des produits quand même assez vieux. Puis, il n'y avait pas beaucoup de technologie dans ce qu'on utilisait. Donc là, ça serait le fun de pouvoir imiter mes mains, d'aider mes patients. Mon elevator pitch, c'est qu'on aide les enfants à marcher en construisant des nouveaux outils d'aide à la marche.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Dans la prep, tu as mis quelque chose de vraiment cool. Tu as dit quand je veux être un peu plus provocatrice, je dis qu'on est.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Le modern Jesus.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Modern Jesus. C'est vraiment baller.
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est ça que j'allais dans des... conférences des fois, puis quand tu veux vraiment être percutante, puis que les gens se souviennent de toi, je suis comme, ah ouais, moi je suis un Jésus moderne, puis je fais marcher les patients.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je trouve ça sick, le côté marketing en moi, je trouve ça très cool. Chose certaine, il y a une noblesse dans ta mission, right ? Sans vouloir diss ou insulter tous mes amis de B2B SaaS qui font un B2B SaaS crud. pour une business qui gère de la data et que c'est pour compétitionner avec Excel. C'est tout cool et j'adore ça. Mais genre, calisse. Peut-être quand même des enfants à marcher. Merci. Fait que t'as une grosse composante hardware, une composante software aussi, on va pouvoir rentrer là-dedans. Mais avant qu'on aille à ce niveau-là, je suis curieux d'avoir un snapshot en chiffres un peu de la compagnie aujourd'hui, sa croissance, t'en es où, mettons ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, on a commencé à vendre en 2023. OK. Donc, ça nous a pris trois ans à construire. On était au début à temps partiel parce qu'on était une gang d'étudiants motivés qui faisaient ça après le soir. En 2023, on a commencé à vendre. Première année, on a fait, en 2023, 150 000 $ en vente. L'année passée, on a triplé notre chiffre d'affaires. C'est cool. Oui. Maintenant, aujourd'hui, on est un produit médical, donc on a besoin d'être enregistré. On est enregistré dans 26 pays. Ah oui ? Comme un classe 1 medical device.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Il y a comme un registreur avec un arbitre de tout ça.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, il y a quelqu'un à l'interne qui s'occupe du régulatory. puis il y a plein de papiers puis c'est différent de pays en pays. Donc maintenant, on est dans 26 pays. On est maintenant remboursé en Ontario, en British Columbia aussi. Québec, ça s'en vient. On a fait notre première demande de considération spéciale avec la RAMQ. Let's go. Le but, c'est vraiment de rendre leur adaptation accessible. Donc là, en ce moment, on a un produit qui est pour enfants avec le Levity qui s'appelle, qui est notre support parcelle de poids, mais on vient de lancer un deuxième produit qui est le SaaS. et qui au début était juste connecté avec le Levity, mais maintenant, c'est vraiment un stand-alone product. OK.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quoi le nom du…
<strong>Sarah Lambert:</strong> Aura Connect.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Aura Connect.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui. Donc, le but, c'est de connecter les patients avec leurs professionnels de la santé.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Insane. Écoute, je sais qu'il y a beaucoup, beaucoup de ministres haut placés au Québec qui écoutent le podcast, ça fait que sûrement que ça risque d'accélérer votre distribution au Québec.
<strong>Sarah Lambert:</strong> On espère. Je suis désolé.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Sophie, il y a combien de personnes qui travaillent dans ton équipe ? Ça ressemble à quoi ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> On est huit.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Vous êtes huit ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui. Huit motivés.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Huit motivés ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui. Huit crainqués.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tant mieux.
<strong>Sarah Lambert:</strong> On est tous fin vingtaine, début trentaine. OK. Mi-trentaine. Fait que tu sais, vraiment un profil de... Tu sais, j'ai jamais fait ça pendant 20-30 ans. Wow. Fait qu'on apprend vraiment beaucoup à tous les jours. Puis je pense que c'est ça qui est le fun, c'est qu'on a tellement de learning à toutes les semaines, puis on est tellement motivés qu'il n'y a pas de... On veut vraiment... on veut vraiment que ça fonctionne. Puis on s'est vraiment toutes donné depuis cinq ans. La majorité, on a vraiment un corps très ingénieur. J'ai rencontré mon cofondateur dans une société technique à Polytechnique. On faisait des exosquelettes. Oh wow ! Des exosquelettes braquales.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Qu'est-ce que ça veut dire ça maintenant en moldu ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est que ça aide les articulatifs. Des fois, pour les gens qui ont des difficultés à bouger, ça va aider au mouvement. Ok. C'est souvent motorisé au niveau des articulations, ça l'aide à faire un mouvement, en cas d'hystrophie.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu ne te cacherais pas que le petit gars en moi, quand il entend exosquelette, je pense qu'il va faire des Mech Warriors, des inscriptions. Il y en a pour ça. Il y en a le pire, sûrement.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ça doit être fucked up. Dans l'armée, il y en a. Pour ça, mais nous, on était plus intéressés par le côté médical. Au début, on faisait ça le soir, la fin de semaine. Il y a eu une gang d'étudiants motivés qui faisaient des exosquelettes. Finalement, ça a l'idée à une compagnie.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est insane. Tu avais-tu une fibre entrepreneuriale à la base ou tu étais plus une passionnée, une technicienne, une doer ? Puis là, à un moment donné, tu as senti ça émerger en toi ? Oui,
<strong>Sarah Lambert:</strong> j'étais plus une doer. Oui ? C'était mon cofondateur Louis qui m'a vraiment poussé à partir de la business parce que moi je ne pensais pas que c'était possible. Mes grands-parents étaient entrepreneurs, mais il n'y avait personne. Des services en électricité, puis ils ont vendu à Hydro-Québec, je pense. Let's go. Let's go. Allez, vis. Moi aussi j'ai le Québec.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu viens du Québec, c'est vrai. Tu m'as dit ça, je pense. Ça fait longtemps, la première fois qu'on se parle. OK. Ouais.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Nice. À part ça, Louis avait tout le temps été un petit, pas rebelle, mais quand même rebelle à l'école où il aimait faire les choses un peu par lui-même, de sa façon. Puis, on faisait un comité étudiant où on faisait des exosquelettes. Puis, Louis était le directeur de la société étudiante.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Il prenait déjà des décisions. On avait déjà un certain... background de gestion, même si c'était à plus petite échelle.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Lui, Louis, était-il étudiant, assistant, professeur, professeur ? Quel rôle il jouait là-dedans ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'était juste un autre étudiant. en génie mécanique.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Qui prenait le lead là-dessus.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Qui prenait le lead, oui. Des sociétés étudiantes. C'était lui qui gérait. Puis là, on revenait. On avait gagné un concours. On est allé à Québec. Puis là, en revenant du concours, on s'est fait annoncer que nous... On avait moins de... de cash en banque avec la société étudiante. Fait que là, Louis avait dit « Ok, Sarah, on part notre business. » Ah oui ? Ouais. Fait que là, j'ai comme fait « Ok, j'ai peut-être une idée. » Fait que ça s'est passé de même.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Dans un road trip ? Ouais. Vous avez jasé là-dessus ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ouais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis, est-ce que... Parce que là, tu n'avais pas nécessairement une aspiration à la base entrepreneuriale. Tu n'avais pas d'expérience à travailler avec d'autres founders ou des investisseurs ou whatever. Celui-là qu'on mentionne qui est ton co-founder, as-tu l'impression que tu avais déjà travaillé assez avec ou que tu le connaissais assez pour lui faire confiance et embarquer dans une espèce de mariage entrepreneurial comme co-fonder quelque chose ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ça faisait deux ans qu'on se connaissait. Je savais un peu de ce qu'était son style. OK. C'était très complémentaire au mien. Moi j'aime ça parler, on faisait des concours, moi je pitchais. Louis faisait toute la prep en arrière. Je préparais aussi. On avait des profils très complémentaires et on a encore des profils complémentaires aujourd'hui. Au début, c'était lui le président. Puis là finalement, vu que j'aimais pitcher, on s'est inversé les rôles. Maintenant, c'est le directeur des opérations. super bon en opération, il aime les chiffres, il aime les KPI, il aime l'organisation. Puis, on est vraiment un bon duo.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est cool, c'est très très cool. Je suis curieux de voir, de tirer sur un fil et voir il remonte jusqu'à où dans ta vie. Mettons, physiothérapie, aider, le désir d'aide, mettons, à l'autre, c'est-tu quelque chose qui a été toujours là, qui a été émergé parce que tu as vu des choses ? Pourquoi tu avais le goût d'aider du monde ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est une bonne question. J'ai eu une entorse de cheville.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ok.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Vraiment une entorse de cheville. C'est là que j'ai vu c'était quoi la physio. Dans le temps, je faisais de l'athlétisme, de haut niveau. C'était ça. Let's go. Je me pratiquais pour ça. Ça m'avait vraiment comme... J'étais tellement anéantie du fait que je ne pouvais pas compétitionner parce que j'avais une entorse de cheville. Puis là, j'ai découvert la physiothérapie. J'étais comme, ah c'est... tellement hot de pouvoir aider des athlètes qui se sont blessés, puis à les aider dans la progression. Ils vont redevenir up to speed grâce à un peu tes services. Fait que je trouvais que c'était un milieu, bien je trouve encore que c'est un milieu vraiment humain.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ma petite soeur, c'est une athlète internationale de vélo de montagne.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ah ouais !
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> tous les thérapeutes physiques qu'elle a eu, entre autres physio, c'est des life savers.
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça change la donne beaucoup pour les athlètes. C'est ça. À un autre niveau. C'était quoi ton genre de... En athlétisme, j'ai l'impression que tu fais 12 affaires différentes. Toi, c'était quoi ton sport ou ta discipline où tu étais la meilleure ? C'était sûr, le lancer de la tête de boulet. Sans vouloir t'insulter, sans vouloir te mettre une tête lanceuse de boulet.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Non, j'en sais pas si tu voulais. Mais avant, j'étais vraiment grande. Fait que j'ai la grandeur que j'ai là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Parce que maintenant,
<strong>Sarah Lambert:</strong> je me considère dans la moyenne, OK ? Mais au secondaire, mettons... Au secondaire, j'étais... C'est pas mon nom. Mais au secondaire, mettons, j'étais vraiment très grande.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK,
<strong>Sarah Lambert:</strong> ouais. Mère aussi. Fait que tu sais, tu sais, les photos d'école, la personne à gauche complètement ou à droite complètement, c'était moi. C'est ça. Fait que je faisais des sprints. Des sprints ? Ouais. 100 mètres, 200 mètres. Vu que j'avais des grandes pattes, ça marchait bien.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est impressionnant, des sprints. Quand tu vois des athlètes, des Olympiens, sprinter à vitesse ralentie, tout le corps qui tige et qui mord le plancher, t'es comme, c'est tellement fou. En tout cas, c'est plus compliqué que ça a l'air. C'est le temps d'augmenter la densité de... talent et d'ambition en tech au Québec le 10 septembre avec la SaaSpasse CONF 25, notre première édition. C'est exactement ça qu'on va faire. Ça va être toute la journée à Montréal, chez WorkLeap. Il y a 250 places. Vous pouvez aller sur conf.saspace.com pour les détails. La programmation va être insane. Il y a des keynotes de GR de WorkLeap, Raph Parkin, Vicky Boudreau, deux des co-founders de Gaia, Marc Olivier et Olivier. Il va y avoir un pitch party, cinq startups qui compétitionnent devant jury et public. On va closer la journée avec un live pod avec nous l'autre que Greg Eisenberg, un de mes idoles côté business, que j'ai réussi à faire revenir à ses racines de Montréal. Gros Pokémon, légendaire, je suis bien content. Tous les commanditaires sont insane cette année. Merci à ce monde-là. Allez les voir sur conf.saspas.com slash commanditaire avec un S. WorkLeap, Ange-Québec, Capital, Capital Numérique, Goodbytes Studio, Gaia, Yak, Finalta. Merci tellement. Allez voir leurs AI avatars sur le site. Comme je vous dis, il reste des billets en ce moment, mais c'est sûr qu'on va être sold out. Il y a juste 250 places. Conf.saspas.com pour acheter vos billets. Cheers ! Cool, donc là tu as comme une entorse pendant ta carrière d'athlétiste et tu te dis, « Cris, mais il y a des physios qui vont m'aider, peut-être que moi je pourrais aider du monde aussi, genre. »
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais quand est-ce que ton désir d'aider, j'ai comme l'impression que tu avais un désir d'aider peut-être agnostique à comment aider. Oui. Parce que tu as eu la physiothérapie qui est très genre, « Ok, on a donné des exercices, on va jouer avec ton corps, ça va être très kinétique. » Oui. Voilà, c'est ça que je veux dire. C'est quoi que je veux dire ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Un peu de palpation. Un peu de toucher.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Palpiche. Mais là, t'as comme fait, le pain ou les problèmes transcendent ce que je peux faire de mes mains. Fakid, je vais m'éduquer. C'est comme prendre un petit risque, refaire des études, une fois que ta carrière a déjà starté, pour aller régler le problème d'une autre manière, avec de la tech. Ça, je trouve que c'est genre un... un symptôme de l'entrepreneur. Genre, je care enough à propos du problème que je vais trouver la manière de régler le problème. Je ne tripe pas juste sur la solution. Ça va te donner cette fleur là. Merci. C'est quand même fucking cool. Tu avais quel âge quand tu as changé de bac ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> J'avais 22 ans.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu avais 22 ans.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, j'ai gradué en physio en 2018. J'ai de mon bac. Puis ensuite, au lieu de faire la maîtrise, Je suis allée en génie mécanique faire un nouveau bac à Polytechnique. On a commencé un autre 4 ans.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oh boy, quand même. C'est là que tu as rencontré Louis.
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est là que j'ai rencontré Louis.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Alright,
<strong>Sarah Lambert:</strong> got it. Ça m'a ouvert les yeux. Tu peux créer des choses et le vendre. Je me souviens, il y avait Polytechnique. À Polytechnique, on a fait l'accélérateur Propolis. C'est quoi ça ? C'est comme un accélérateur, un incubateur, mais associé à l'école. Ok, got it. Maintenant, je pense qu'ils sont ouverts à plus qu'une école. Mais oui, on avait fait ça. Puis je me rappelle, il y avait une des personnes de Propolis qui était venue nous voir. Puis elle était comme, est-ce que tu veux commercialiser ta tech ? Dans le temps qu'on faisait des exosquelettes. Puis là, j'étais comme, c'est possible. Puis là, elle était comme, pourquoi pas ? Puis j'étais comme, ok, ce serait le fun.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est vraiment intéressant parce que je commence à en avoir interviewé pas mal de founders. Puis tu as comme des points de départ. d'histoires entrepreneuriales différentes. Et toi, tu es tombé dans la latte ou la classe de point de départ qui est académique. Oui. Parce que là, tu as des tripeux, tu as du monde technicien, scientifique, ingénieur qui développe des innovations, qui veulent régler des vrais problèmes, mais que l'initiative ou l'intention initiale, ce n'est pas nécessairement je veux capitaliser, commercialiser et profiter de tout ça. C'est genre je veux régler de quoi. Et puis là, tu es comme le « Inchrist » dans le fond. Si je pourrais amener ça. plus loin, ça va être à travers le véhicule d'une compagnie. C'est ça. Je serais curieux de voir, as-tu l'impression, je ne veux pas mettre des mots dans ta bouche, mais mettons, c'est des espèces d'accélérateurs, incubateurs qui sont associés à des universités. As-tu l'impression qu'ils sont un net positif pour notre culture startup, genre qui light des petites étincelles qui font que les founders étudiants comme toi deviennent des actual founders qui commercialisent dans la vraie économie, dans la vraie vie,
<strong>Sarah Lambert:</strong> tu sais. Moi, c'est les incubateurs qui m'ont fait en sorte de, ok, comme It's real. Le déclic. Oui, c'est ça. Moi, c'est ça qui m'avait aidée. J'avais fait le programme validé de Polytechnique un été. Oui. Puis le but, c'était de valider si ma tech pouvait être bien commerciale.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça avait bien été, ça ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui. À la fin, on avait des projets de recherche qui lançaient avec notre première patiente qui faisait des tests au centre de réadaptation Marie-Enfant, ici à Montréal. Puis... Après quelques mois, après qu'on ait fait notre premier essai au laboratoire de marche, c'est là qu'on s'est dit, OK, on ne peut pas passer à côté. La petite fille, son patron de marche était vraiment meilleur. On a fait une étude comparative avec son appareil de marche habituel. Puis là, c'était tellement beau qu'on était comme, c'est notre devoir de le pousser.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Insane. OK, on va creuser là-dessus parce que ça m'intéresse. De genre, pas de dépecer, c'est quoi le mot que je cherche ? Dissecquer un peu l'histoire. Oui. C'est pas un bon verbe, mais whatever, moving on. Fait que là, il y a une petite fille qui a des problèmes de mobilité. Ray, comment tu appelles ça ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Une des causes les plus, la plus répandue, c'est la paralysie cérébrale. Paralysie cérébrale. Ça a souvent né avec la... Ben, ça se développe, mais c'est souvent un retard de développement moteur qui tombe à un diagnostic de paralysie cérébrale.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Fait que ça, une des conséquences de ça, c'est... des problèmes de mobilité. Oui. Puis elle, cette petite fille-là, comment elle réglait ou comment on tentait de régler son problème de mobilité avant Aura, avant Levity, votre exosquelette ? On l'appelle ça encore un exosquelette ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Moi, non.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Comment tu l'appelles ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> En france, en keb, c'est une marchette. OK. En anglais, c'est un gate trainer. Un appareil de marche. On peut appeler ça une marchette.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Excuse, mais j'ai vu ma grand-mère récemment parler de marchette pour pantoute à votre truc. On s'entend avec vous. C'est exosquelette.
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est exactement ça qu'on veut donner comme impression. On est entre une marchette et un exosquelette. Il y a comme un sweet spot où il y a du remboursement, mais c'est juste un peu plus high-tech que les marchettes habituelles.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pour revenir à notre petite fille qui était au début un peu de la genèse ou dans les premiers chapitres, elle, c'est quoi qu'elle utilisait ou qu'on utilisait avec elle pour l'aider à marcher ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Elle, elle utilisait une marchette, comme un déambulateur, qu'est-ce que ça s'appelle ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, ça a quatre pattes.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, c'est ça. Puis, elle met tout son poids sur les avant-bras. Oui. C'est un peu comme les marchettes pour les personnes âgées aussi. Ils s'aident en mettant du poids sur les avant-bras. Mais ça, ça fait en sorte que Naila, son nom, était super forte. des avant-bras, elle était super forte, mais les jambes, on ne mettait pas assez de poids sur les jambes, ça ne permettait pas de développer une marche qui était autonome. Donc, c'est comme si ça la rendait tout le temps dépendante de son appareil. Si on renforce jamais les jambes, les mains vont devenir super fortes. Puis, on regardait au laboratoire de marche, elle avait de la triple flexion, ça s'appelle une flexion au niveau des hanches, des genoux, puis des chevilles. Ça veut dire qu'elle était un peu accroupie. Oui,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> je pense que je vois le genre.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Un peu penchée, mais ses jambes n'étaient pas dans une bonne posture, comme un V. Oui, oui,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> oui.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Donc, avec le levitis, ce qui était le fun, vu qu'on reprend une partie de la charge, on permettait à ses jambes d'être plus droites. Donc, après... on est encore en train de le démontrer, mais on pouvait voir que Naila, si elle avançait plus vite avec l'appareil, elle gardait une bonne posture de marche, contrairement à son autre marchette habituelle, où est-ce qu'elle mettait beaucoup de poids sur les avant-bras, fait que les jambes allaient un peu dans une moins bonne direction.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Le patron de marche, je sais que vous avez une manière d'évaluer un peu le rythme ou la fréquence des pas sur un genre de papier calque, je ne sais pas comment ça marche.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, il y a vraiment une science sur le patron de marche, ou est-ce que quand tu déposes ton pied au sol... voici la biomécanique de ta jambe. Donc, il y a vraiment une science à travers ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Moi, je me l'ai déjà fait un peu, puis je marche comme ça. Comment tu appelles ça ? Prenation.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est le seul défaut que j'ai.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Maintenant, c'est rendu que je le spot dans la rue quand des gens... C'est sûr.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, donc là, tu dis que vous avez eu un moment un peu de... Pas un choc, mais un genre de... Un wow,
<strong>Sarah Lambert:</strong> un genre de... Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est trop beau ce qui se passe, il faut qu'on continue.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> À ce moment-là, vous n'aviez pas eu encore de... Avez-vous eu des défis entrepreneuriaux aujourd'hui ? Des défis, mettons, de financement, commerciaux ? Avez-vous commencé à déléguer du cash et des RH ? Ou c'était plus encore dans le R&D, dans le technique, dans le prototypage ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'était vraiment plus R&D, prototypage.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Vous avez eu cette flamme-là de mission-là au départ.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Early on.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Puis comment d'abord, fais-moi le pont, parce que là je comprends comment tu commences à valider dans le vrai marché via un peu l'enrobage d'accélérateur-incubateur que tu parlais, mais comment ça devient une vraie compagnie, puis que ça sort d'une espèce d'enclos universitaire.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, c'est une bonne question. Qu'est-ce que les incubateurs m'ont poussé à faire, c'était d'aller chercher, de parler à des gens, ce que j'aurais fait de toute façon, mais eux autres, Il fallait vraiment que je fasse un rapport là-dessus, sur ce que j'avais appris. Je suis allée revoir mes anciens profs de physio en pédiatrie. J'avais pitché l'idée. J'étais comme, t'en penses quoi ? Penses-tu que c'est une bonne idée ? Si au lieu de l'enfant mettre son poids sur ses mains, maintenant le produit reprend une partie de la charge, il peut s'entraîner. Qu'est-ce que tu penses de ce principe-là ? Ils ont vraiment aimé. Après, j'ai parlé à un médecin. qui m'avait dit, tu aurais parlé à ce chercheur-là. Vraiment, ce chercheur-là m'introduit à son assistante de recherche qui est maintenant avec nous au sein de RAD. Ça a vraiment tout déboulé. C'est un jeu de connexion. Ça nous a vraiment appris. Premièrement, on évalue la tech sur est-ce que ça vaut la peine d'être commercialisé. On a fait des premiers essais au laboratoire de marche. Puis ensuite, dès qu'on voyait, OK, il y a un potentiel, après, ça a été de fine-tune. le prix avec... Là, on est comme dans la grosse game où est-ce qu'on doit compétitionner avec des joueurs que ça fait 50 ans qui sont sur le marché. Mais c'est le fun parce qu'il n'y a pas beaucoup d'innovation dans notre domaine. Ça nous permet de se faire entendre quand même rapidement. Il y a beaucoup de distributeurs qui reach out parce qu'ils veulent l'essayer et ils veulent le voir.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Comment, on dirait que là, deux questions. À ce moment-là, quand vous commencez à commercialiser, vous buildez votre réseau et tout, est-ce que la partie logicielle est déjà dans votre esprit ou pas nécessairement ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ouais, même qu'au début, je l'avais faite full high-tech. J'étais comme, OK, cet appareil-là va avoir toutes les prises de mesures possibles. Ou est-ce que... OK,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> les métriques, comment tu appelles ça ? Genre, ouais.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ouais, les métriques.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Bon, OK, c'est bon.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Fait que tu sais, je regardais la distance de marche, tout ce que je pouvais imaginer. Je voulais que ça émite mes yeux, que si l'enfant se pratiquait à la maison, que je puisse avoir toutes les données comme si j'étais avec lui. Wow ! Donc ça, c'était un peu notre vision. Ok. Mais c'était un peu trop bold, dans le sens que… C'est ça qu'on s'est rendu compte, c'est qu'on mettait plein de capteurs dans l'appareil. Puis là, c'est là où est-ce que la notion de bien comprendre le marché puis les classes de medical device est importante parce qu'en ajoutant tous les capteurs dans le produit, ça faisait que le produit devenait un classe 2 medical device. OK. Puis ça, la commercialisation est beaucoup plus longue où est-ce que tu as besoin, c'est plus difficile de commercialiser, tu as besoin de plus de recherche clinique, tu as besoin de beaucoup plus de paperwork avant même d'avoir fait un dollar, tu sais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis là... Écoute, j'ai pas beaucoup de référents, donc éduque-moi, mais quand tu dis classe 1, classe 2 pour appareils médicaux, est-ce que c'est comme une autorité quelconque nationale qui va déterminer où on classifie le produit médical que toi, tu développes ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, c'est Santé Canada. Aux États-Unis, c'est FDA. Avec Santé Canada, le moins que c'est, le moins invasif que c'est. nous on est un classe 1,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est pas très invasif c'est un classe 1 ou c'est même pas rapport,
<strong>Sarah Lambert:</strong> c'est trop il y en a c'est peut-être classe 1 un déambulateur qui est prescrit à ma grand-mère c'est probablement un classe 1 aussi ça se peut que ça n'en soit pas aussi ça dépend de ton claim non ça dépend de ton claim à chaque fois tu dis comme nous c'est Notre appareil aide les enfants qui ont des déficiences d'équilibre. Donc, il faut montrer que l'appareil, notre claim, c'est que ça aide les enfants qui ont des déficiences à l'équilibre ou à la marche. Donc, ça dépend de ton claim. Si c'est que tu vas faire en sorte que si c'est un classe 1 ou un classe 3, par exemple, quelque chose de super invasif, une puce au cerveau qui t'aide à marcher, ça c'est sûr que c'est une classe beaucoup plus élevée.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quoi la classe maximum au Canada ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Je pense qu'au Canada et aux États-Unis, c'est différent. Je suis entre 3 ou 4.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais ça ne se rend pas à 100.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Non.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est bon. Neuralink, ce serait quand même…
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, c'est ça. C'est pour ça que ça prend des années de développement avant de pouvoir le vendre.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça veut dire que tu as un gatekeeper ou un checkpoint dans ton modèle de commercialisation qui est par faute d'avoir un meilleur mot, des fonctionnaires. Tu passes à travers des fonctionnaires pour faire approuver l'EVT, votre appareil d'assistance à la marche, avant de pouvoir le vendre à, mettons, qui ? Une clinique de physio, mettons ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, à tout le monde. On le vend à tout le monde, on le vend en famille, on le vend en clinique, on le vend en distributeur. Oui, on le vend partout.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah, bien là, explique-moi ça, ça m'intéresse. Parce que dans ma tête, je pensais que tu étais obligée de passer par des professionnels de santé qui travaillent dans une institution X, mais pas nécessairement.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Non, pas obligée. Il y a des familles qui peuvent l'acheter sans l'avis d'un professionnel. OK. C'est pour eux. Mais c'est sûr qu'on recommande tout le temps l'avis d'un professionnel. Mais des fois, c'est juste pas accessible s'ils n'ont pas de physio privé et que ça fait des années qu'ils n'ont pas vu leur physio au public. Donc, on laisse quand même le choix aux parents. Mais c'est sûr que c'est mieux d'avoir un avis, soit d'un médecin ou d'un physio traitant. Si on veut le remboursement, ça prend une lettre médicale pour le remboursement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça. Puis, si ce n'est pas indiscret, le remboursement d'un... apparaît comme levity. C'est-tu toi qui demande au gouvernement « Rembourse donc au moins 60 % » ou c'est eux qui disent « Selon ta classe, selon tes coûts, nous, on va rembourser. » Comment ça marche,
<strong>Sarah Lambert:</strong> ça ? Oui, c'est différent de province en province. Puis aux États-Unis, c'est différent de state by state. On est en train de naviguer tout ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tes marges sont weird. Non, ça ne joue pas nécessairement sur tes marges à toi. C'est ton top line. Tu vas vendre plus ou moins, dépendamment à quel point c'est remboursé.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Souvent, c'est ça. J'ai donné des exemples. Au BC, ils remboursent 8 000 sur des standers et des gait trainers. OK.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> En général, pas nécessairement juste au RAS ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Non, c'est ça. Pédiatric gait trainer, pédiatric stander. C'était 8 000 qu'ils remboursaient.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK,
<strong>Sarah Lambert:</strong> quand même. Nous, on est dans un pricing entre 8 000 à 10 000. Un petit peu plus, quand même relativement… pareil ou similaire à des produits semblables. Mais nous, on a le support dynamique qui nous différencie. Ça fait qu'on a été capable de justifier la différence de prix. Tandis qu'en Ontario, le processus m'a pris un an. Puis aussi, on est nouveau sur le marché. Je ne dis pas si ça faisait comme 50 ans que nos compétiteurs qui vendent des produits connaissent tous les physios, ils connaissent tous. Nous, il fallait... 10 lettres de physio de 7 différentes cliniques qui approuvaient le device, qui sont ADP certified, ça c'est l'équivalent de RAMQ, Assistive Device Program. Ça en prenait 10 physios de 7 différentes cliniques, ils voulaient tous le voir, l'essayer avec un enfant. Je me promenais partout en Ontario pour essayer d'avoir mes lettres, puis ça c'était juste le premier gate. Ensuite le deuxième gate c'était de... il y avait des tests techniques à faire. Il fallait chipper un third party aux États-Unis. On a fait les tests deux fois avant de l'avoir.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'était quoi les tests ? Comment tu t'es sentie quand ça a échoué ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> La première fois, c'était comme, c'est poche. La deuxième fois, c'est comme, il faut prendre ça au sérieux parce que ça nous coûte un appareil à chaque fois. Le coup de chipper et tout. Finalement, on a fait, on a renié des tests. On a un partenaire ici à... à Montréal. On a fait des pré-tests avec eux. On a vraiment tout arrangé le produit. Puis là, ça passait.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mais c'était quoi les tests, genre ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ah, c'est des tests... Ça fait des années que c'est là, puis ils l'ont pas changé. Mais il me semble qu'il faut que ça roule à une certaine vitesse sur un tapis roulant avec une charge de 80 livres qui... pèsent sur l'appareil pendant 200 000 cycles. Oh wow ! Ça me semble que c'était ça. C'est un test quand même. On était tout le temps vraiment proche de l'avoir. À chaque fois, c'était comme... Premièrement, on ne met pas une charge de 80 livres. Oui, mais 200 000. En tout cas, on a passé les tests. Maintenant, l'appareil est full sécuritaire. Très, très, très sécuritaire. Grâce à ces tests-là.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Pour ceux qui l'écoutent en audio, en studio, en ce moment, on a l'appareil. Moi, je vais l'essayer. Psych ! Guys, on va pas faire marcher chaque... Alright, folks ! Le spotlight partenaire du mois, c'est Émilie Carignan, Fractional CMO pour B2B SaaS. Elle et moi, on a enregistré une belle capsule sur les jobs du to-be-done, donc le framework pour poser des bonnes questions aux clients. Puis sur comment M, elle utilise un petit hack AI avec Notebook LM qui transforme tes transcripts d'entrevues clients en rapports clairs sans hallucinations. Si tu veux catcher pourquoi tes clients embauchent, ou pas ton produit, passe donc voir son profil sur saspace.com slash partenaire avec un S, scroll down un petit peu, Émilie Carignan, the letter M, ou check out la vidéo YouTube directement, le lien est dans les show notes. OK, back au pod. Je veux faire un mini détour plus humain, puis après ça, on va rentrer plus dans la composante logicielle qui m'intéresse beaucoup aussi. Tu dis « on » , tu dis « nous » à cette époque-là. Dans notre prep, je pense que tu m'avais dit que vous étiez à la base quatre cofondateurs. Ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, est-ce que c'est juste toi et Louis ? Est-ce qu'il reste...
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est moi et Louis, mais on a quand même donné des stock options aux gens qui sont dans l'équipe parce qu'on voit vraiment... On est très au nous et on est une équipe. Parfait. Même si c'est moi qui est plus front-facing, je ne serais pas capable de faire ça sans le reste de l'équipe. 100%. C'est un peu comme ça qu'on fonctionne.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Comment tu gères ça, le départ et où, les désagréments entre cofondateurs dans les premières... années de faire de la compagnie. As-tu trouvé ça tough ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, pendant qu'on était quatre, mettons. Oui. C'était vraiment comme un commitment thing, dans le sens que... Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Moi, j'étais... J'étais all in, là. J'étais tellement crainqué que j'étais comme... Tu sais, on passait... Quand on était étudiants encore, on passait toutes nos soirées, nos fins de semaine. Puis après, quand j'ai décidé de drop l'école... Tu sais, au début, ça a été progressif, là. Au début, c'était comme, OK, je vais faire deux courses sessions. Puis là, finalement, j'allais à mes cours, puis j'étais comme, pourquoi je suis ici, tandis que je pourrais faire des ventes, ou pourquoi je suis ici, tandis que je pourrais signer d'autres partnerships. Ça fait que c'est très progressif, mais on le voyait un peu dans le commitment que ce n'était pas le même pace, tandis que Louis était très intense, j'étais très intense, puis on était très... Les autres aussi étaient intenses, mais ils avaient quand même des désirs de finir leur bac, ce qui est très noble et respectable. Ça fait que, oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que c'est quand même tôt la coupure là.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ouais, ça a été quand même tôt. Mais on reste très proches, il y en a qui sont revenus. Fait qu'on continue de travailler ensemble.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ok, cool. Fait que c'était pas nécessairement un problème de vision ou un clash de personnalité. Y'a pas de T-Show et de drama à extraire en ce moment.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ah non, j'aime pas. Non, c'était vraiment plus un commitment où est-ce que c'était comme, ben moi je suis tellement all-in que veux-tu dropper ton bac, si tu veux pas dropper ton bac. Ouais. T'sais, c'était plus ça. Ouais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Écoute, il y a ça qui est intéressant comme rituel pour les founders qui passent par la traque académique de genre, t'es-tu all-in au point d'abandonner le diplôme ? pour lequel tu as commencé ce journey-là dans le fond. Tu sais, c'est comme un rituel de genre, en tout cas, moi, je trouve ça intéressant.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Après, c'est ça que mon père disait, il était comme, est-ce que Greg Sarah, Steve Jobs aussi ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'était intéressant quand tu te fais comparer à Steve Jobs.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, c'est ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Cool. Tu disais qu'au début, vous essayez très intense, puis quand vous avez drop out, puis continuer en ligne. Vous grindiez beaucoup. Faisiez-vous ça de la maison ? Faisiez-vous ça d'un bureau ? Restez-vous à l'université ou vous étiez où ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, c'était la COVID au début. Au début, c'était très en ligne. On a fait tous nos programmes, Propolis, le Santec, tous les programmes d'incubation. Next AI, on commençait un peu à être en personne, mais c'est pendant cette période-là qu'on a tout eu le COVID. Après, on a été immunisés. Puis, on a loué... Quand on a fait le Santec, après on est allé en propulsion. On avait des petits locaux qu'on pouvait louer à 200 $ par mois. Ça fait qu'il y a quand même une aubaine. Puis en plus, on se séparait avec notre ami qui avait fait de propulsion aussi.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Propulsion, c'est un programme du Santec ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui. Ça fait que tu fais accélération. Ça fait que c'est comme un programme condensé de quelques mois. Puis après, propulsion, qui est un programme de deux ans, donc qui est suivi un peu plus long terme, qui est moins intense, mais qui est un touch-up avec... des entrepreneurs en résidence qui t'aident dans le journey.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ok, cool.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ouais, fait qu'on a partagé notre local avec Azimut. Shout out à Azimut.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça roule encore ? Azimut, je pense. C'est Azimut Labs, c'est ça ou je me trompe ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Je me semble que c'est Azimut Medical.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça doit être ça. My bad. Cool, fait que là, on va aller voir le logiciel, mais la première question, c'est comme la chaîne d'approvisionnement. physique, quand tu construis carrément une machine, un peu comme vous avez construit, par où tu commences pour sourcer, où tu vas faire produire les choses, le design, ces choses-là ? Éduque-moi un peu là-dessus, c'est comme alien pour moi.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, c'est une bonne question. Ce n'est pas moi qui le fais à l'interne, c'est Sam. Puis Sam est vraiment bon là-dessus, aller chercher des quotes. J'aurais aimé ça le faire tout au Québec au début, mais la réalité, c'est vu qu'on est encore dans un considéré petit volume, Pour l'instant. Avant qu'on ait des dizaines de milliers d'appareils par année vendus. Quand on est encore dans des productions de centaines d'unités, aller chercher des quotes en Chine, c'était quand même ce qui était le plus abordable. Surtout en considérant qu'on deal avec des joueurs que ça fait 50 ans qui sont dans l'industrie, leur coste est super bas parce qu'ils en vendent beaucoup, ils ont le volume. Puis les autres, ils ont déjà les machines, leur marge est déjà bonne parce qu'ils produisent tout à l'interne. donc nous on n'avait pas le choix d'aller chercher des côtes à l'international. Mais là, on est en train de le ramener tranquillement au Québec. J'avais travaillé au début, pendant qu'on faisait la conception avec Positek, qui m'avait aidé avec lui faisait le padding avec des chaises roulantes. Fait qu'on avait jasé quand même, puis on l'utilisait comme fournisseur.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> La composante logicielle qu'aujourd'hui tu appelles Aura Connect.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> explique-moi le job to be done donc la chose qu'on veut accomplir grâce à la composante logicielle de Aura,
<strong>Sarah Lambert:</strong> puis c'est qui qui l'utilise moi la value prop que je voyais c'était de motiver le patient et sa famille dans leur réadaptation en même temps que de donner du data aux professionnels de la santé parce que souvent de voir des petites progrès c'est ça qui va faire en sorte que l'enfant va rester en thérapie S'il y a un plateau, c'est difficile de justifier la thérapie auprès des instances, soit gouvernementales ou des assurances privées. Tandis que si on voit et on continue de voir une progression avec du data, l'enfant peut continuer d'avoir accès à des soins de réadaptation. Donc, c'était vraiment dans une optique de motiver, mais aussi de ne pas couper les services.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, c'est vraiment cool. Ce qui est intéressant d'un point de vue UX là-dessus, c'est que tu as... I guess deux types d'accès différents à ton app. Tu en as un que c'est enfant et ou parent probablement ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, parent. Parent plus,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> mettons. OK. Puis les thérapeutes, les professionnels de la santé. Oui. As-tu essayé de développer pour un de ces personas-là en premier ? Comment ça a été ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui. Au début, on utilisait juste le téléphone qu'on mettait sur l'appareil. En fait, il y a eu différentes itérations. Au début, on avait mis tous les capteurs dans l'appareil, comme je disais tantôt. Ça devenait un classe 2. On a vu ça. On ne pourra pas vendre avant des années. On ne peut pas faire ça. Charlotte a marqué ça pour ça parce que c'est un consultant vraiment bon qui nous a tous dirigés et aidés là-dedans. OK, cool. On avait fait ça. C'est vraiment bon. Je dis tout le temps aux entreprises en MedTech, connaissez votre parcours réglementaire parce que ça peut vraiment vous sauver de l'argent et du temps dans vos décisions d'entreprise. Première étape, on a enlevé les capteurs de l'appareil, on a remplacé ça par le téléphone sur l'appareil. C'était comme le téléphone qui était un produit à part, mais il s'utilisait en symbiose avec notre appareil hardware.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Parce qu'il y a déjà, comment tu appelles ça, des capteurs, il y a un mot qui finit par mettre, je ne sais pas quoi.
<strong>Sarah Lambert:</strong> IMU, c'est Inertial Measurement Unit.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça, tu as des capteurs, basically, dans le téléphone, c'est-à-dire, puis toi, tu hijackais ça ou tu utilisais ça. pour extrapoler de la donnée pour le levity.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, on voyait des données comme la distance de marche, la vitesse de marche, la position du tronc de l'enfant dans l'espace. Mais les données n'étaient pas assez fiables.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK, donc, prochaine itération.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Donc, prochaine itération. C'est ça qu'on s'est rendu compte. On a fait aussi des projets de recherche avec le téléphone. Cette version-là de téléphone.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Projet de recherche, ça veut dire quoi ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Avec un CIUSSS. Oui. eux autres, ils utilisaient le Levity en combinaison avec la plateforme. Puis le but, c'était d'avoir du feedback sur, tu sais, donnez-nous, est-ce que vous l'utiliseriez en clinique ? Est-ce que vous êtes satisfait de votre utilisation en clinique ? Puis ce qu'on s'est rendu compte, c'est que les données de la plateforme n'étaient pas assez fiables. On le savait déjà, mais le SalaCom validait un peu plus que, tu sais, les données ont besoin d'être très, très fiables pour être prises au sérieux par un thérapeute. Fait que... qu'est-ce qu'on a fait à l'étape 3. On a comme fait un entre-deux en attendant que ça prend moins des mesures sur l'enfant, mais qu'on focusse plus sur les exercices. Au lieu de devenir vraiment comme nous. C'est encore une bonne combinaison avec le Levity, mais maintenant on donne des exercices à faire avec le Levity. Ce qu'on s'est rendu compte depuis qu'on vend notre appareil hardware, c'est que les parents, une fois qu'ils avaient notre appareil à la maison, ils étaient comme « Ok, mais je fais quoi avec ? » Là, on s'est rendu compte qu'au lieu de leur donner du data comme la distance de marche, la vitesse de marche, qui peut être motivant pour l'enfant, mais qui est... quand même des fois biaisées, on aide la famille avec des exercices. Il y a une liste d'exercices, on propose de connecter avec leurs physios. Fait que les autres, leurs physios peuvent tout le temps voir en temps réel c'est quoi qui se passe à la maison. Comme un peu un Strava, mais pour la réadaptation pédiatrique.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais, c'est genre, je te vends des haltères, mais je vais aussi te donner un plan d'entraînement avec ça pour que tu saches comment élever sans te blesser. Ouais. Mettons, mis de façon grossière.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est ça. OK. Je suis très curieux par rapport au modèle d'affaires. Ce que je me demande en ce moment, j'essaie de deviner, mettons. Là, toi, tu as des costs physiques, right ? Genre, développer le levity, ça coûte de l'argent. Il faut que tu ailles un mark-up par-dessus ça pour faire un minimum d'argent. C'est clair que ça va être un montant X flat probablement pour le levity. Après ça, par contre, ta composante logicielle, j'imagine que tu pourrais ajouter un prix qui est peut-être même un abonnement, dépendamment de ta vision des choses, vu que c'est comme une valeur. Tu extrais plus de valeur de ta possession du levity grâce à l'app pour laquelle tu payes. Fait que, I guess que je dirais que... peut-être devinette là mais j'ai peut-être pas raison, dis-moi ce que tu en as.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui c'est ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est ça ? Ouais.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Fait que le hardware c'est un one time payment, comme t'acheter du hardware. Ouais. Et puis notre plateforme c'est un SaaS component, qu'on paye, mais on charge les physios. Donc notre but c'était de rendre leur adaptation accessible. C'est ça. Fait que je voulais pas charger aux familles, parce qu'ils ont déjà beaucoup de bills. Peut-être que t'as un enfant avec des besoins particuliers, les bills s'accumulent.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oh shit ouais.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Fait que je dis qu'on va chercher... les professionnels de la santé, a un coût très modique. C'est 20 $ par clinicien par mois.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Ça, c'est peu importe le nombre de patients ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Peu importe le nombre de patients. Avec la plateforme actuelle. OK. Ça fait que c'est une plateforme d'exercice. Mais là, dans les prochaines étapes, on est en train de rajouter le monitoring. Donc là, où est-ce que je parlais de voir des données un peu plus subjectives, puis de monitorer comment le patient se porte à la maison. Donc, au lieu qu'il aille à la clinique plusieurs fois par semaine. Aux États-Unis, depuis la COVID, il y a des codes de remboursement, RPM, Remote Patient Monitoring, Remote Therapeutic Monitoring, qui permettent de charger par patient. Donc, c'est 150 $ par patient par mois que le clinicien peut biller en faisant du monitoring à distance.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. Fait que c'est capé, mettons, vu que c'est à distance, puis pas présentiel ou… C'est pas le même prix que si j'allais te voir puis me faire traiter.
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est ça. C'est juste du monitoring à distance. Si tu es dans un intensif ou en post-chirurgie, puis que tu as un suivi intensif à faire, donc il y a souvent une partie monitoring. Donc, on regarde comment le patient évolue à la maison. Donc, ça sauve souvent un lit d'hôpital. Il y a quand même des coûts associés au monitoring en présentiel. Tandis que quand ça se fait à distance, depuis la COVID, ils ont installé ces codes de remboursement-là, qui sont quand même très intéressants d'un point de vue business. Puisque là, au lieu d'être un business model par clinicien, nous, on peut le shifter par patient, puis d'avoir une marge sur chaque patient suivi.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Très cool. Oui. C'est fou l'importance de la dimension. je vais dire réglementaire dans le MedTech, HealthTech, ça joue sur tous tes leviers, tes costs, ta marge, l'adoption de ton produit, c'est fucked up. Je suis vraiment pas habitué de penser de même. Chaque fois que je parle à quelqu'un comme toi, je suis comme, c'est vrai qu'il ne faut pas t'oublier ça. Tantôt, c'était beau ce que tu as dit. Tu as dit, tous les startups, founders qui s'en vont en MedTech, connaissez et apprivoisez votre parcours réglementaire. Ça, ce n'est même pas le cas que j'aurais pensé. Moi, dans ma tête, je me serais lancé YOLO, mettons.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Puis même plus que ça, c'est le... Il y a le parcours réglementaire qui est le premier step. Mais le deuxième step, c'est le remboursement. Parce que le processus de remboursement, parce que même si ta tech est approuvée, si elle n'est pas remboursée, dans notre cas, il y a une chance qu'on commence à être remboursé. Parce que si les parents, il faut qu'ils continuent à faire des GoFundMe et des crowdfunding, c'est plus difficile.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est grave, Carmen.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Nous, on veut, c'est ça, on veut que le produit soit accessible, puis que ce soit facile pour les familles, puis c'est dans notre mission. Fait qu'il faut aussi bien connaître le processus de remboursement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je ne sais pas si c'est une bonne question ou pas, mais je vais la poser pareil. Pourquoi tu penses qu'il n'y a pas eu tant d'innovation puis de compétition aux géants ou aux incumbents comme on dit ? on dirait en anglais, dans les dernières années ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Dans ton domaine. Dans notre domaine.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Dans ton domaine spécifiquement.
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est un plus petit marché. On commence par les enfants, mais moi j'ai une vision, est-ce qu'on va attaquer l'adulte, puis notre produit va pouvoir s'adapter, mais on dirait que dès qu'avoir du funding quand un marché est plus niche, c'est quand même plus difficile. On s'était fait dire, mes premiers pitchs, tu vas être une belle PME québécoise, mais tu ne vas jamais à l'international. Puis là, what's up, on est rendu dans 26 pays.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> What's up ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est bien de voir. C'est bon.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça t'a peut-être chié à l'époque de te faire dire ça.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ah oui, mais moi, ça me fiaulait. Puis Louis est bon là-dessus, parce que... Moi je suis un peu plus émotive sur ces affaires là, mais Louis il en rit tu sais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Moi je suis plus émotif. Ouais. Non, il y a quelqu'un récemment qui m'a dit que ma business c'était pas une business whatever. J'étais comme, pis que ça scalait pas pis j'étais comme what the fuck.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ouais c'est ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Genre regarde moi aller, check my body. Mais ouais, je veux pas que ce soit à propos de moi. Fait que ça veut dire que t'as déjà une ambition ou une vision quand même globale tu sais. Parce que si ça te gossait de te faire dire ça au début, ça veut dire que... Tu y pensais déjà plus grand là ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ouais ouais ouais,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> 100%. T'as-tu des compagnies ou des appareils ou des trucs qui t'ont inspiré ailleurs qu'ici ou ici ? Genre des compagnies que tu regardes et que tu es comme « ouais, moi je veux une trajectoire comme ça » . Je te la sors un peu le champ gauche, le fait que si t'as rien qui te vient en tête, en tête, tu ne te rends pas gaffe.
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est parce que là, après, je me suis fait plein d'amis en Medec, à Montréal. Là, je vais faire d'autres shout-outs, mais Jade de Puzzle Med, qui fait une pompe cardiaque. Maintenant, je me tiens proche d'autres compagnies en Medec, où est-ce que je suis comme... C'est mes amis, mais d'un côté, je suis comme, t'es tellement cool. OK. Ça fait que c'est de l'horreur. Puis non, après, on s'est entouré d'autres mentors puis d'aviseurs qui ont un parcours vraiment inspirant. Il y en a qui ont investi aussi dans la compagnie. Puis il y en a que c'est des grosses compagnies qui continuent d'être super à l'international avec des centaines de personnes au sein d'entreprises. Ça fait que je pense de s'entourer avec des gens qui sont juste un petit peu plus en avant. pour continuer de t'inspirer dans les moments plus toughs, ça peut vraiment être utile.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Tu as parlé de certaines de ces personnes ou compagnies intéressantes qui ont investi. J'ai l'impression que je n'étais même pas posé sur cette question-là encore. Comment vous avez financé Aura ? Ça a-tu été du non dilutif, des gros risques personnels, du dilutif early on ? Parle-moi un peu du journey de financement d'Aura.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, on a fait un pre-seed de 425 000. avec des anges investisseurs. Ça,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'était en 2023 ou 2024 ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> 2022. Ça nous a permis d'avoir un produit qu'on a été capable de vendre en
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> 2023. OK,
<strong>Sarah Lambert:</strong> parfait. Ça nous a donné du juice pour faire nos 10 premières ventes.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis ensuite ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ensuite, on a fait un deuxième investissement avec un stratégique américain qui a l'idée la ronde en 2024. Donc, on y a investi Merci. Au total, toute la ronde avec les viciés, 1,7 million.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> J'ai une question un peu funky, mais pour moi, fascinante. Dirais-tu que c'est raisonnable d'affirmer que nous sommes, en tant qu'humains, déjà pas mal des cyborgs, c'est-à-dire profondément augmentés et modifiés par la technologie, qu'elle soit logicielle ou physique ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Je pense que dans mon domaine, il y aurait bénéfique à ce qu'on soit plus. On n'est pas assez cyborg.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> On n'est pas assez cyborg.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Dans notre domaine. Il y a vraiment les deux opposés. Dans le domaine de réadaptation pédiatrique, il y a vraiment les deux opposés. Il y a soit des physios qui font tout à la main, qui font encore des PDF pour envoyer les exercices après le traitement, ou des exosquelettes super avancées. qui sont quand même très, très dispendieux et qu'il n'y a pas encore de remboursement. Il y a vraiment comme les deux opposés où est-ce que c'est soit tout à la main ou soit sommes super full high tech et on dirait qu'il y a quand même une bonne partie qui reste stock dans le early phase de tech. C'est sûr que j'ai l'impression, surtout avec AI, HGPT, maintenant c'est rendu beaucoup plus accessible. Il y a comme une vague de comme ça va pousser vers l'automatisation, mais c'est On dirait qu'il y a beaucoup de phys C'est très physique, c'est très en personne. On veut palper, on veut trouver, on veut voir. On voit qu'il y a quand même... On doit faire beaucoup d'éducation.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Dirais-tu que dans une partie de ton ICP, donc la partie des professionnels de la santé, il y a une partie qui a une réticence envers la technologie ou la modernisation ? Ou c'est juste qu'il n'y a pas d'éducation encore là-dessus ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Nous, on est chanceux parce qu'on n'est pas trop tech. technologique. On n'est pas encore une puce dans le cerveau. Vu qu'on n'est pas trop technologique, puis que c'est comme mécanique, mais assisté avec une app, ils peuvent le comprendre puis le voir. Là, on commence, l'adoption est quand même bonne, mais il a vraiment fallu s'ajuster où est-ce qu'au début, on était comme un full high-tech AI device. Puis que là, finalement, on était comme, OK, on peut pas se brander comme ça parce que ça a quasiment l'air trop high tech pour nos customers.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> OK. C'est intéressant quand même. Comme quoi, genre la psychologie ou l'état, la relation avec l'innovation ou la technologie de ton ICP influence comment tu développes ton produit. Oui. Qu'est-ce que... J'ai l'impression que par rapport au financement, j'ai peut-être occupé l'enfer. Je checkais ça vite fait. Il y a une partie du cash que tu as levé qui était dilutif, en équité, mais il y a une partie qui était non dilutif.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui. C'est ça en plus. Hein ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est quoi le mix entre les deux ? Pourquoi ça a été fait comme ça ? On dirait que ça m'intéresse.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui. Au début, en 2020, quand on a commencé, c'était juste du non-dilutif. On gagnait des bourses par-ci, par-le, 5 000, 10 000, 25 000. Puis là, au fil des années, ça s'est accumulé avec les shreds qui embarquent. Les retours pour les crédits aérés. de recherche et développement. Donc, ça s'est accumulé. Maintenant, depuis cinq ans, on a peut-être au total deux millions en non-dilutif qu'on a accumulé. Ça, c'est en plus du 2,1 million en non-dilutif. Fait qu'un total de 4,1 millions.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est bon, je comprends. Fait qu'il y a comme une séparation de le moment où cet argent est rentré dans la compagnie. Cool, puis t'as-tu levé avec des... Tu as parlé d'un stratégique américain qui a mis du cash dans le round. Sinon, c'était-tu des VCs canadiens, américains ? C'était quoi ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, la majorité des anges canadiens, quelques VCs institutionnels aussi, Québec, Ontario, beaucoup. OK. On a vraiment un bel écosystème. Puis là, on dirait qu'il y a de plus en plus de fonds d'impact qui sortent. Oui, oui. Puis je trouve ça super intéressant parce qu'on en a besoin. ou est-ce que on va faire un 3-10, mettons, dans les 4 à 6 prochaines années. Mais il faut que ça existe, parce que sinon, on dirait que ça peut pas juste être des B2B, SaaS et AI qui font un 100 000 X. Fait que, tu sais, il y a comme un...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est juste tellement qui je suis, puis tellement vrai ce que tu viens de dire. Faut quand même que j'ai eu Valérie Larachelle de Eugéria, sur le pod, la semaine passée. c'est genre Un peu comme toi, la fille, elle s'assied, elle m'explique sa mission, puis je suis comme, oh, c'est-tu man, il y a plein de founders dans le même, qu'on dirait que quand ils t'expliquent leur mission, ça met ta mission, genre, en dessous de l'eau, t'es comme, oh, c'est-tu, je me sens, je suis genre, il me semble que ma mission est pas assez noble. Non, mais c'est, ben, c'est, c'est que c'est important, man, puis tant mieux si il y a, genre, des poules de capital, puis des incentives qui se développent pour qu'on capitalisme ça aussi, genre, l'impact, les gens, fait. Ouais. Je trouve ça sick qu'il y ait du monde comme toi sur le market.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Merci.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> All right, folks, un petit shout-out à Unicorn, partenaire certifié SaaSPass. C'est une firme d'experts en infonuagique, AWS, Amazon Web Service, qui ont les talents et les processus pour migrer, scaler, optimiser des infrastructures cloud pour les startups et les SaaS. Il n'y a pas de jargon inutile dans leur affaire, pas de solution démesurée, juste un team de passionnés devs et cloud qui peuvent vraiment vous conseiller, vous sauver des bidoux, puis même construire du produit avec vous. Check them out sur SaaSPass.com slash partenaire avec un S. Il y a une solide entrevue avec le founder Éric Pinet, OK ? de Retropod. Puis, par rapport à votre clientèle spécifiquement, le cycle de testing, d'adoption, de vente, ça ressemble à quoi pour Aura ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, avant, on faisait tout nous-mêmes. Quelqu'un avait un request, soit on allait en personne quand c'était au Québec, ou on shippait quand c'était un peu plus loin. Mais là, on s'est rendu compte que pour vraiment avoir le meilleur service, comme nos compétiteurs directs, Merci. font de marchés traditionnels. Eux autres, ils font vraiment des essais en personne. Après, ils font la quote, ils aident au remboursement. Ils font même le service d'après-vente. Ils se rendent à la maison du patient pour vraiment expliquer. Ils font vraiment un service comme tout clé en main.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Canciergerie, Gamblant, plus plus.
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est ça. C'est avec des distributeurs.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ouais.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Fait qu'ils prennent quand même une bonne marge. Mais leur service est one. Ils pitchent à des conférences en plus. Ils ont des démos. ils achètent des démos. On a pris une autre stratégie que d'autres compagnies aussi en MedTech font, mais on s'est rendu compte que pour vraiment avoir l'impact qu'on voulait et le growth qu'on voulait en pas beaucoup de temps, on voulait aller dans un modèle qui était un peu plus de distribution que d'avoir 10 personnes à l'interne qui gèrent des shipments de back and forth. C'est surtout qu'en ce moment, le marché... Il offre un bon service, puis c'est un service très humain, où est-ce que le distributeur va voir le patient, puis il prend le temps d'assesser ses besoins. Puis on voulait donner la même qualité de service.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que vous, vous en avez des partenaires comme ça ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Des distributeurs, oui. On en a à peu près 8-9 au Canada.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis eux, c'est quoi leur nom ? Pas leur nom, mais genre, c'est quoi leur type de compagnie ? Ils font ça avec d'autres devices comme vous autres, genre ? Ou c'est comme des... Des middlemen de santé pour enfants, comment ils appellent ça ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, c'est des distributeurs, mais directement médicaux. DME en anglais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Donc, ils ont des reps, des thérapeutes qui travaillent pour eux autres. Oui,
<strong>Sarah Lambert:</strong> c'est plus des reps, des sales reps, consulting reps. Et leurs reps travaillent avec des physios. Donc, dès que le physio voit que ce patient-là a besoin d'un appareil de marche, il reach out à leur distributeur de leur choix. C'est pour ça que nous, on a avantage à être avec plein de distributeurs parce que si ce distributeur n'a pas notre appareil, il ne démo pas au produit. Puis, ce qui est le fun, c'est que pendant la démo, il essaye différents produits. Il essaye les produits de nos compétiteurs. Mais là, c'est le fun parce que nous,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> on veut…
<strong>Sarah Lambert:</strong> On veut win. On a fait le device plus léger pour que l'enfant soit plus facile à initier. Puis là, on commence à avoir des reps qui nous disent « on a essayé tous les autres produits sur le marché, puis le vôtre c'est le seul qui était capable d'initier des pas » . C'est cool comme exemple.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Excellent feedback, bien oui, insane. Ça fait que ça c'est pour, mettons, les professionnels de la santé et ou les cliniques, eux autres tu peux les toucher, les joindre grâce à des distributeurs. Mais mettons, tu m'avais dit aussi, il y a une partie de notre clientèle des fois que c'est plus B2C, genre directement les familles. Eux autres ils te découvrent comment ? Faites-vous du marketing un peu plus classique, inbound, je sais pas ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> On utilise beaucoup les social media comme Instagram, TikTok. C'est ça qui nous apporte le plus de leads. Puis c'est sûrement parce que c'est quand même heart-whelming. Tu vois des enfants avec leur appareil actuel comparé au nôtre. En une petite vidéo de 2-3 secondes, tu peux voir la différence. On la voit souvent tout de suite. Ça fait en sorte que ça a quand même une belle portée. Nos Reels qui ont plus de portée, c'est peut-être dans les 70 000. Quand même. Ça fait que c'est quand même plusieurs views.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> As-tu du staff à l'interne qui fait ça ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> J'aimerais dire que oui. Puis ça, c'est dans mes asks. On va regarder quelqu'un en marketing. À la date, c'est moi.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui,
<strong>Sarah Lambert:</strong> c'est normal. Oui, c'est le split.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Là, tu dis, WhatsApp, on est dans 26 pays. Tantôt, tu as dit ça. Comment tu fais pour avoir de la visibilité en Occident, anglo, ailleurs qu'au Québec ? Ton contenu, est-il en anglais, mettons ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> On a traduit notre matériel plus médical, nos claims dans plusieurs langues. Puis l'application aussi, là, on commence à la traduire. On l'a traduit en portugais pour le Brésil. Là, on parlait à une clinique en Israël qui demandait de le traduire dans d'autres langages. Puis là, ça commence à être plus difficile. C'est ça, traduire en... J'étais en plein sur. C'est ça que mon CTU disait. C'est comme ça. Ça s'écrit de droite à gauche, j'étais comme... Ah ouais, ça est putain.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fais-moi donc un genre de diff ou delta entre tes premiers mois de CEO ou de founder et les derniers mois. Ton day-to-day, qu'est-ce qui a le plus changé ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, je ne touche plus à la tech du tout. Des fois, je donne mon feedback, mais je ne fais plus rien. C'est une aussi des raisons. Je me dis pourquoi je finirais mon bac en génie.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Mais je suis quand même ouverte, c'est pas les techniques que vous allez me donner. Mais ce que je me dis, c'est qu'au début, j'étais très dans la tech. J'avais fait des prototypes. Je n'étais pas la meilleure juste parce que je ne passais pas tout mon temps là-dedans. J'apportais plus de valeur à la business en parlant à des physios. Puis vu que j'avais le langage, on communiquait de la même façon quand je parlais des physios. C'était plus pertinent que je fasse ça. que je m'assois et que je fasse la tech en arrière de l'ordi. On s'est quand même séparé les rôles assez rapidement. Dès qu'on s'est rendu compte qu'il faut avoir plus de validation et de faire plus de partenariats, c'était moi qui portais un peu plus le chapeau. Puis, ça a évolué comme ça. Maintenant, ils veulent mon feedback. On fait des reviews de produits, mais maintenant, je suis vraiment plus dans signer des nouveaux partnerships et le financement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Make sense. Là, ça fait 3,5 ans. Ça fait combien de temps ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ça fait 5 ans total.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> 5 ans total.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Mais, tu sais, full-time, 3 ans et demi, mettons.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Sur ces 5 ans-là, disons, c'est quoi la décision la plus difficile que tu as eu à prendre comme entrepreneur ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Les rentes de financement, c'est vraiment plus difficile. que je pensais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Donne-moi de la couleur, donne-moi des détails.
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est que des fois, des fois, il y en a qui veulent arriver avec d'autres termes. Fait que là, de mettre tout le monde sur les mêmes termes, je trouve ça très difficile. Je trouve ça difficile de dire non. Ouais. Je trouve ça... Tu sais, moi, je suis une yes person, là. C'est comme on le fait. Puis de dire non, des fois, à des gens que tu ne le sais pas, tu sais, peut-être, peut-être. que j'aurais dû dire oui. Donc de mettre tout le monde sur des termes, ça veut dire des fois dire non ou on se voit plus tard. Ça fait que ça a été quelque chose que j'ai trouvé très difficile.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Y a-tu un moment où tu crains pour la survie de la compagnie ou pour ta capacité à la gérer ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Quelque chose que j'ai craint. Avant notre CIDE, avant... Avant qu'on reçoive notre première ronde de financement significative, je pense qu'on a toute cette peur-là. Quand tu n'as pas de vente, et que tu vends du hardware, et que tu es un peu dépendant de tes ventes. C'est sûr qu'au début, j'étais comme « On fait quoi ? » Finalement, il y avait ce stratégique-là qui a « inbox » dans mes DM en me disant qu'il voulait devenir partenaire et investir. Au début, c'était quasiment sceptique. Il a attendu de me le dire en appel, mais au début, j'allais presque ne pas répondre.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> By the way, ça m'a fait la même affaire que ceux qui ont acheté ma compagnie.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ah ouais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis je suis bien content finalement d'avoir répondu à celui-là.
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est ça, tu sais, au début, t'es comme...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> T'es qui toi ? Qu'est-ce que tu veux ? C'est ça. T'as ton agenda.
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est ça, tu sais, t'as ta to-do liste d'affaires dans la journée. Puis ce monde-là reach out. Puis quand c'est le contraire, puis que c'est les gens qui reach out à toi. Ouais. Ben premièrement, ça close mieux. Ben pas que ça close pas bien sinon, mais que... Je comprends. Ouais, fait que c'était surprenant.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Qu'est-ce qui est le plus dur, tu dirais, à propos de travailler avec toi ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Je suis une « yes person » .
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah,
<strong>Sarah Lambert:</strong> qu'est-ce que tu veux dire ? J'ai tendance à prendre tous les projets. Oui. Puis c'est là où est-ce que je dis qu'on est une super belle complémentarité, moi et mon cofondateur, parce que lui est capable de me dire « Sarah, ça c'est non » . Il était comme « ok, ça ne marche pas » . Ok. Donc j'apprends un peu plus. à dire non mais Louis est beaucoup plus drastique dans le non, ça c'est non.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Dans ton entourage d'entrepreneurs, Sarah, qui a le plus d'influence ou qui t'apporte le plus de support ? C'est-tu genre coach, mentor, ami, out-founders ? Parle-moi un peu de ça.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ouais, je dirais mon sac de founders que j'ai rencontré à travers le Centec. Ouais. Propolis, avec tous les accélérateurs, même Next AI. On a rencontré des super belles compagnies qu'on est super proches aujourd'hui. Tu sais, juste de prendre un café, des fois, 20 minutes, ça t'économise deux jours de travail. C'est fou des fois à quel point c'est des hackings de juste parler et de connaître du monde dans le domaine, ça peut t'aider à avancer. Je dirais notre cercle, puis on a des aviseurs aussi. Pascal Labrecq. qui est un de nos aviseurs, qui a vendu Samet Tech, puis là, il nous aide comme aviseur.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Fait que vous avez un comité aviseur aussi pour Aura ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, on a un comité aviseur scientifique, puis un comité aviseur plus business.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ah, c'est intéressant ça. Et question de nous, pourquoi sont séparés ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Des fois, les gens qui sont un peu plus, tu sais, du point de vue scientifique, de comment on traite les patients, ils n'ont pas nécessairement les connaissances pour une Seed ou une Series A. C'est juste des complémentarités, des champs de connaissances différents. Toi,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> tu prends ce que tu as besoin des deux et tu prends tes décisions avec ça. Oui. Ça fait sens. Comment tu fais pour recruter du monde qui ont une expertise dans le hardware, la santé des enfants, le software ? Genre, tu n'es pas des généralistes qui sont bons dans tout ça, right ? Tu dois embaucher. spécifiquement pour différentes disciplines. Oui.
<strong>Sarah Lambert:</strong> On est quand même chanceux parce que on est pas mal le même. On était comme notre crew d'étudiants de pôle technique. Oui. C'est le même noyau depuis qu'on a commencé. Souvent, c'est juste une personne qui s'est joint, qui connaissait. Ça a souvent été ça, des jeux de contacts de notre réseau d'étudiants d'ingénierie. qu'on savait, ah lui était fort, tu comprends-tu ? Ça a souvent été ça. Puis je pense qu'il y a une personne dans l'équipe en ce moment qui était à travers LinkedIn sur 8. Le reste, c'est très cercle proche.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est fou quand même parce que vous n'avez pas une grosse équipe puis vous êtes capable d'avoir des beaux résultats pareils. C'est cool, je me dis aussi, plus j'interview des compagnies similaires à la tienne, plus je vois le pattern de, tu sais Frank, notre mission, c'est un avantage concurrentiel sur le marché de l'emploi. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui vont vouloir travailler avec nous, entre autres à cause de la mission, pas juste à cause de l'innovation, du package de rémunération ou du logo Baller sur leur CV. Ouais. Ça fait que ça c'est cool en crise de l'average ici je pense.
<strong>Sarah Lambert:</strong> C'est super concret, hier. hier soir, il y a un patient qui est venu chercher son appareil au bureau. Il le voit, tu comprends, c'est très, très pratique.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Comment tu penses que l'intelligence artificielle va influencer ton domaine, mettons, appelons ça réadaptation pédiatrique ou autre ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> À court terme, je pense que l'IA va aider beaucoup dans tout ce qui était tâches bureaucratiques des physiothérapeutes ou des praticiens.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Prendre des notes, faire des suivis, des comms, des updates de data à droite à gauche.
<strong>Sarah Lambert:</strong> 100%. Fait que tu sais, d'avoir comme quelqu'un, un voice-over qui traduit tout ça, qui fait ton subjectif, objectif, plan de traitement, qui te séquence ça un peu comme tu ramasses tout le... l'interview de comment ça va avec le patient, puis lui, il a le class après. Tu sais, à court terme, je pense vraiment que ça, même, il doit déjà avoir des softwares qui existent qui font ça. Sur le long terme, je pense que ça va être vraiment comme un plan de traitement personnalisé, puis quelque chose de vraiment pain point de suivi. Puis tu sais, maintenant, tu peux le demander à chat GPT de « Ok, c'est à peu près ça, ça que j'ai » . Mais maintenant, je pense que dans le futur, on va être vraiment capable d'avoir un pinpoint. OK, c'est ça que tu as. J'avais parlé, quand j'avais fait un stage en physio, je parlais à la physio et elle m'avait dit que des fois, ça prend quelques sessions avant qu'on ait vraiment un diagnostic. Tandis que là, je pense que l'IA va vraiment aider à avoir un diagnostic précis en combinaison avec... le savoir du clinicien, mais ça va beaucoup aider dans le plan de traitement.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> As-tu vu un, pas un retard, mais une adoption facile, moins facile dans le médical, dans la santé au Québec par rapport à l'intelligence artificielle ? J'ai comme entendu des bribes de ça, mais je ne suis pas connaissant super,
<strong>Sarah Lambert:</strong> beaucoup. Ça va beaucoup être dans le data privacy, je pense. À quel point est-ce que le data est sécurisé ?
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est clair d'Américain qu'on n'a pas accès.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, oui. Puis le data anonymisé. Ça va être de voir est-ce que l'IA va être capable de vraiment d'avoir tout l'aspect cybersécurité, tout en étant super intelligent. Je pense que oui. Ok.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Sweet. Tu vois Aura médicale. ou dans 5 ans, est-ce que tu as des nouveaux produits, une expansion plus aux États-Unis, ailleurs, sur la Lune,
<strong>Sarah Lambert:</strong> je ne sais pas.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, 100 %. 100 % sur la Lune.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Non, mais on veut aller vers l'adulte. Donc là, en ce moment, on avait une belle niche avec l'enfant, mais ça nous a permis de nous créer un nom. OK. Puis on a un bel impact. Puis là, on veut aussi aider plus de personnes. Il y a 800 millions. 800 millions de personnes dans le monde qui ont des problèmes de mobilité. Donc, il y a beaucoup de personnes. Puis, la réalité, c'est que ça va être toi et moi plus tard.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Peut-être toi. Définitivement, je vais être dans la gang avec toutes les blessures que j'ai accumulées.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Je pense qu'on va être plus vieux. Je me dis que ça serait le fun d'avoir quelque chose qui nous aide à être vraiment indépendant jusqu'à 100 ans. On peut être super mobile. Pas utiliser la marchette que je vois à la pharmacie, mais d'utiliser quelque chose qui me rend quand même super mobile. Ça, c'est un peu la vision que je vois.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Type dans ta tête, exosquelette, sign me up, Scotty. Je peux avoir une qualité de vie plus supplémentaire. C'est ça. J'en vois les personnes âgées, il y en a qui sont des vrais cris de struggle.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui, c'est ça. Ça te dit. autant qu'on est chanceux d'être autant indépendant et mobile qu'on est maintenant. C'est ça que je fais souvent réaliser quand je fais des pitches. Je parle aux investisseurs en disant, je ne sais pas à quel point vous savez, à quel point vous êtes chanceux d'être venu ici à pied aujourd'hui. Parce qu'il y a une bonne gang, 800 millions de personnes qui savent, c'est vraiment difficile. Ça,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est un aussi bon hook de pitch, by the way, Sarah, j'aime ça. Oui,
<strong>Sarah Lambert:</strong> c'est même que j'ai gagné le Star Tennis. Voilà,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Roger Vissi, lève-toi ! Ce que tu viens de faire, 800 millions ne peuvent pas.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Légit, ça ressemble à ça.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Je suis « Modern Jesus » investi.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Mais c'est vrai, tu sais, puis il y a des tests pour se rendre là, tandis que, tu sais, comme je disais, le plan de remboursement pour une chip d'entraide, il n'est pas là encore, tu sais. Donc, il faut suivre un peu le processus de remboursement pour qu'on va se rendre là à un moment donné. Puis c'est là que Aura Medical veut se rendre, veut rendre leur adaptation accessible, veut faire en sorte que les gens soient capables de marcher, peu importe où, peu importe quand.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ok. Amen. Je suis rendu dans mes dernières petites questions quick pour notre closing. Quelle sasse tu utilises à l'interne qui te rend de bonne humeur ou qui t'aide beaucoup ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui. Ce n'est pas le même pour moi que pour mes…
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Mes droplets.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ok. Moi, c'est Chagibiti. Oui. Parce que… Ça me sauve du temps parce qu'avant, je suis un peu perfectionniste dans ma vie et j'essaie que non. Mais quand j'écris un message en anglais, des fois je fais des fautes. Et une partie de moi est comme « ah, j'aime pas ça faire des fautes quand je parle à un potentiel investisseur » . Donc, GPT m'aide avec mes fautes d'anglais et ça me rend heureuse. Oui,
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> c'est simple et simple.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Sinon, HubSpot pour traquer mes ventes. Oui. Je suis très… de voir que j'ai un pipeline, ça me rend contente.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, je trouve que je me discipline sur mon pipeline à moi, ça me rappelle.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Puis ensuite, mes collègues, moi aussi, mais plus eux parce qu'ils aiment beaucoup plus ça, c'est ClickUp.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Oui, c'est Project Management, ClickUp ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui. C'est ça ? Exact. Tu peux traquer le temps que tu passes sur chaque tâche qui est très utile pour tes projets ARS et DE. Mais aussi, nous, on l'utilise pour tous les KPI d'entreprise. On fait des objectifs globaux pour l'année. On fait des objectifs globaux pour l'année. Puis, on le sous-divise par corps. Ensuite, par corps, on a des objectifs. Puis, on les track avec des KPI, des Key Performance Indicators. Là, on sait chacun a besoin de faire quoi. Là, tu peux voir comment les gens dans l'équipe... On est tous driven. on se connaît assez, c'est le même noyau.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Parfait. Puis, écoute, je me sentirais mal de ne pas name-drop pour Louis, parce que j'ai vu dans mes notes, mais Louis et lui, ils traînent sur Figment.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ah oui, c'est vrai. C'est vrai, Figment, pour le rendu... Mais c'est Guillaume aussi, il traînait beaucoup sur ça. C'est pour le rendu de... Faire des previews. de quoi l'app pourrait avoir l'air. Fakio, UX, ils aiment beaucoup ça pour faire des petits plans avant de l'exécuter.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> 100%. Si on va dire que des tools d'AI intéressants, il faut que je l'essaye aussi, figment make et d'autres trucs. Tu souhaites ici une nouvelle question que je pose à la majorité du monde dans les interviews, c'est si je te demandais de te décrire comme personne, mais que tu n'avais pas le droit de parler de ta carrière, ton boulot, ta job, qu'est-ce que tu me dirais ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> J'aime ça faire du bien aux gens.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça fait sens.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Oui. Puis j'utilise le levier d'horreur pour le faire à travers ma carrière, mais je pense que juste le fait de voir des gens sourire, peu importe comment, c'est ça que j'aimais en physio. C'était comme je voyais les gens sourire. Peu importe le véhicule de... Une petite chatouille. Oui. Ça me fait...
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Aider le monde. Écoute, c'est beau. T'as-tu des shameless plugs ? On est pas mal sur notre closure. On est prêt à pluguer. La table est à toi.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Fait que je vais ouvrir un peu ton marketing. Parce que là on est rendu à un point où on a assez de leads parce que ça vaut la peine de tracker ce qui marche et ce qui marche pas. Nice ! C'est cool. Ouais, tu sais, on s'est rendu là. euh Fait qu'on va ouvrir un poste en marketing bientôt. Let's go. Si vous connaissez quelqu'un qui nous écoute aujourd'hui, qui voudrait essayer qu'un enfant pourrait bénéficier d'utiliser un appareil comme le nôtre, Kids Physio Montréal, qui est une clinique qu'on s'entend super bien avec eux, ont un Lévitis, fait qu'ils peuvent faire des essais. Ah, OK, wow. Ouais, fait qu'ils peuvent reach out à nous ou à Kids Physio Montréal.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> C'est Kids Physio Montréal ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ouais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ok, je vais te mettre une échantillonne de soucis.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ah ouais.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Puis si jamais on veut appliquer au poste de marketing, c'est sur ton site, tu as-tu un onglet carrière ou quelque chose dans le genre, ou sinon sur LinkedIn peut-être ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ouais, soit ils peuvent m'écrire sur LinkedIn, Sarah Lambert, mais sinon ils peuvent écrire à info.oramedical.ca.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ok. As-tu d'autres choses à plugger ou ça fait le tour ?
<strong>Sarah Lambert:</strong> Ça fait le tour.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Ça fait le tour ? Oui. C'est excellent. Écoute. continue ton bon travail toi et ta gang de driven, crinqués chez Aura Médical. On a besoin de plus de start-ups comme ça je pense dans notre civilisation.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Merci beaucoup.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> Cheers.
<strong>Sarah Lambert:</strong> Merci.
<strong>François Lanthier-Nadeau:</strong> All right folks, avec SASSPASSE on a une infolette de feu hebdomadaire qui est très moitié fun, moitié fond à notre sauce. Il y a des hot takes, des expérimentations que je fais, des histoires vraies de SASS, vraiment pour t'aider à prendre des meilleures décisions que ce soit par rapport à ta compagnie ou ta carrière. Merci. C'est une place où je peux être 100% moi-même. Ça fait du bien, j'adore ça, écrire. Fait que d'avoir ce outlet-là, c'est complètement motivant pour moi. Il y a plus qu'il y a 850 SaaS folks puis curieux qui nous suivent. Ça augmente chaque semaine. J'aimerais ça que vous en fassiez partie, puis qu'on se rende à 1000, puis qu'on se rende à encore plus que ça. Bien franchement, ça me craint au bout d'avoir des nouveaux abonnés qui se joignent sur l'infolette. Ça me craint à continuer d'écrire, à continuer de faire de la recherche, de me poser des questions. d'analyser ma conversation avec cette fondatrice-là ou ce fondateur-là. Ça pourrait être transformé en un éditorial que moi, j'amène dans l'infolette. Fait que si vous voulez aussi, vous pouvez joindre les SaaS Pals. On a un petit forfait payant qui permet de nous supporter directement comme individu ou comme compagnie. On a déjà plus que 22 personnes qui nous supportent comme ça. C'est insane. Je n'en reviens pas. Puis eux, ils font ça en échange contre des extra goodies, right ? Fait que pense à, mettons, des updates extras que je fais avec personne d'autre qu'avec eux. des previews de la roadmap du podcast, des rabais sur les événements et d'autres trucs. Vous pouvez aller sur saspas.com. Il y a un pop-up qui va vous apparaître en face, en théorie. Sinon, dans le footer, vous pouvez vous inscrire. Sinon, vous googlez Saspas et Beehive. C'est l'outil qu'on utilise pour l'infolettre. Ça me craint vraiment de voir ça grandir. Ça me tient à cœur. Check it out. Si vous avez du feedback constructif aussi, vous pouvez me le shooter. All right, folks. Un petit shout-out à Vasco, partenaire produit SaaSpasses. Vasco, c'est la plateforme RevOps pour optimiser votre commercialisation de SaaS. Ça aligne les ventes, le marketing et le customer success pour que tout le monde avance dans la même direction, mais surtout que les revenus suivent. Check them out sur SaaSpasse.com. Il y a une solide entrevue avec leur architecte de revenus, Alexis Boucher. OK ? De retour au pod. SaaSpasses, c'est une business d'amour, une business indépendante. Il y a un paquet de choses que vous pouvez faire pour nous supporter dans notre croissance pour qu'on puisse continuer. de créer du contenu de feu, d'organiser des beaux events, puis de mousser, puis de tirer par le haut cette communauté tech qu'on a au Québec. First, si vous n'avez pas ajouté votre SaaS sur notre plateforme, allez sur SaaSpass.com, il y a un gros bouton mauve pour faire juste ça. Vous pouvez check out le job board. Si vous avez une offre d'emploi quelconque, c'est gratuit, un outil super cool pour toute notre audience et notre réseau. Si vous ne nous suivez pas déjà par rapport aux pods sur Spotify, Apple Podcasts, allez faire ça s'il vous plaît. Vous pouvez aussi nous laisser un review, ça nous aide vraiment beaucoup. Vous pouvez nous suivre sur YouTube, qu'on investit de plus en plus là-dedans. On met des shorts sur le plus de contenu possible, que ce soit organique ou avec des partners. Check this out. Si vous voulez venir aux événements et ne pas manquer de billets, parce qu'on est souvent sold out, vous devrez... vous devriez nous suivre sur Eventbrite. Vous allez sur Eventbrite, vous écrivez « SaaSpasse » , vous pouvez vous abonner et avoir des notifications. On fait ça, roughly, à peu près chaque mois-ish. Puis, last but not least, suivez-nous sur LinkedIn et Instagram. On met du beau contenu, du contenu souvent drôle. Je pense que ça vaut la peine. Je veux finir cette outro custom-là un petit peu en remerciant les partners qui sont certifiés de « SaaSpasse » . On a des compagnies de fous qui nous supportent. financièrement, stratégiquement, des fois même psychologiquement, dans mon cas. Sans ces compagnies-là, la majorité du revenu de Sassport n'existerait pas et on ne pourrait pas faire ça. Je veux que vous preniez le temps d'aller les regarder. Sassport.com, partenaires avec un S. Ils sont tous listés là. Ils ont une belle fiche avec du contenu, avec des liens, des détails. Je vous les nomme rapidement. Léviat Legal, des avocats qui sont tech et founder friendly. Le Chiffre, des comptables et fiscalistes qui sont calés en tech aussi. Baseline, gros geeks pour innover avec l'AI. Unicorn, des experts cloud AWS pour optimiser et scaler votre infrastructure. On a aussi cette année des partners produits. Vasco, une plateforme RevOps pour votre go-to-market. Missive, un inbox collaboratif pour vos communications de team. Apollo 13, un studio no-code pour construire des MVPs et des side projects. Vous pouvez tout aller voir sur saspace.com. Pis moi, du fond du cœur, je vous dis juste merci de nous suivre pis de nous supporter. C'est insane comme aventure ce qu'on a lancé là pis je suis bien privilégié d'être partenaire. Cure.
Updates sur le podcast, la cie, les events IRL. Contenu premium pour les abonnés SaaSpal — éditorial de Frank, Q&A, roadmap du pod.